Séance du 15/02/2018 : Dialogue

la soumission est la force de faire confiance à une autre avec tout ce que vous êtes
afin de trouver tout ce que vous pourriez devenir

 

“Le but de la discussion ne doit pas être la victoire, mais l’amélioration.” – De Joseph Joubert

 

Je me suis réveillée ce jeudi matin, une légère appréhension m’envahissant doucement… à mesure que la journée s’avance, et que l’heure de N/nos retrouvailles s’annonce, une légère peur me gagne : peur de ne pas obtenir mes réponses, ou inversement, peur de les avoir et qu’elles viennent corroborer mes craintes.

Mais je m’accroche à Vos quelques mots dans la journée, qui, sont venus me rassurer… Tout en douceur.

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Je serai la Sienne…

Le temps d’un souffle coupé
Par un soir tardif d’été
Les anges partirent avant
Et leurs visages tachés de blanc

Je crois qu’il est trop tard
Pour t’avouer que j’ai mal
A mon coeur mourant
Et mes souvenirs tachés de blanc

Refrain
Si l’on me perd
Sache que je serais la tienne
Et aux creux de ses bras
La mort nous bercera
Car si l’on me perd
C’est seulement pour rester la tienne
Et aux creux de ses bras
La mort nous bercera

La pluie coule sur mes tempes
La foudre chante ta descente
Blottit contre ma vie
Ton rire résonne et puis s’enfuit

Je crois qu’il est trop tard
Pour te dire que ça fait mal.
Mon coeur n’est plus comme avant
Car il s’endort tout doucement

Refrain (bis)
Si l’on me perd
Sache que je serais la tienne
Et aux creux de ses bras
La mort nous bercera
Car si l’on me perd
C’est seulement pour rester la tienne
Et aux creux de ses bras
La mort nous bercera

Cœur de Pirate- Album Blonde 2011

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Une chanson qui fait écho en moi.

Simplement.

La soumission : un chemin jalonné de difficultés

“Après une nuit de dialogue avec toi-même, l’oppression infinie de ton coeur s’envolera.”- de Yu Dafu. 

Qui oserait penser que cet acte du don de soi, est un long fleuve tranquille? A part celui qui au travers de quelques lectures hasardeuses sur le sujet se laisse berner par des pseudos romans à l’eau de rose, celles et ceux qui comme moi ont fait don de leur corps, de leur âme et de leur cœur à leur Maître savent que chaque jour est différent, et porte avec lui son lot de questions, de difficultés, de désir de dépassement de soi…parfois au prix d’un équilibre quelque peu léger.

L’acte de soumission demande de nombreux efforts, tant dans la façon de penser de manière différente que dans les actes qui en découlent. Les obstacles font partis du chemin que nous empruntons, et parfois, il arrive que nous y trébuchions. Trébucher, tomber, avoir ce sentiment d’échec n’est pas une fin en soi…car il faut réussir à trouver le moyen de se relever. Si possible fièrement, sans oublier jamais ce que nous sommes : de fières soumises.

Il faut alors aller puiser cette force de se redresser, et chercher à comprendre là où nous avons fauté. Ensemble, accompagnée, guidée par son Maître dans l’idéal. Mais ce n’est pas toujours le cas.
Je m’explique:

Il se peut parfois que le chemin de la communication soit momentanément interrompu : par choix, par nécessité, par manque de disponibilité…

Comment réagir? Comment faire face à une chute sans avoir de secours, de directive à suivre dans notre raisonnement, comment éviter de partir en tout sens? Comment retrouver sa confiance en soi quand on se sent abandonnée et sans réponse face à un problème, verbalisé pourtant, mais qui n’obtient aucune réponse. Comment ne pas s’enfoncer plus avant dans ce gouffre des peurs et du sentiment d’abandon?

Je n’ai pas de réponse parfaite, la mienne est celle que j’ai choisi d’emprunter. Je ne sais pas si elle sera suffisante, si elle me permettra de reprendre confiance en moi…pour le moment elle me permet de patienter dans l’attente de jours meilleurs….car j’avoue que pour le moment, je me sens un peu perdue dans ma soumission. Oh pas que je ne pense pas être soumise, non. Cet état de fait est bel et bien réel, c’est là ma nature, celle que mon Maître a su réveiller en moi. Mais ces derniers temps j’ai le sentiment qu’elle s’éffiloche… qu’elle ne Lui est plus autant essentielle et nécessaire qu’elle ne l’est à moi.

Et comme mes questions restent sans réponse… Je suis donc obligée d’aller chercher en moi les réponses à mes propres questions. Ce n’est pas impossible, il s’agit là d’un gros travail d’introspection… qui est à double tranchant: soit j’en ressors plus confiante et je m’accorde le droit de penser que mes réponses sont justes (bien que je n’aurai à ce sujet aucune certitude), soit je commence à douter de moi, de mes capacités, et ma soumission ne sera plus totale aux pieds de mon Maître car j’aurai perdu l’essence même de ce qui m’y aura mené….
Je tiens à préciser que c’est un jeu auquel Il m’accorde de jouer, de par son absence de réponse.

Donc comment réussir à obtenir ses réponses par mes propres moyens?

La première des choses étant d’aller chercher dans des échanges plus anciens avec Lui, les mots rassurants, ceux qui font du bien à mon âme de soumise…une façon de panser mes blessures, d’y passer un baume réparateur. A la question « est-ce que ces mots sont encore valable aujourd’hui? » je réponds oui, sans aucun doute. car si ce n’est pas le cas, il se doit de me le faire savoir. Si un problème subsiste au sein de N/notre relation, Il se doit également de le verbaliser.
Donc ces mots sont sources d’apaisement pour moi.

La deuxième chose étant de comprendre ce qui m’a amenée à ce sentiment d’échec. Quels sont les éléments qui me font douter? Quels sont les failles décelées en moi qui aujourd’hui me font douter de ma capacité à être une bonne soumise? certaines de ces questions n’amèneront aucune réponse valable, car seul Lui auraient les réponses. Alors je tente d’extrapoler, de me rassurer, seule. En cherchant à reprendre confiance en moi.

La troisième chose est de réaliser que s’il y a un problème réel et concret, mon Maître saurait, et même aurait le devoir, de m’en faire part. Donc, les doutes ou questionnements que je peux avoir quant à la qualité de ma soumission, ne peuvent exister réellement tant que Lui ne les remet pas en question.

Il ne reste plus qu’a essayer de comprendre le « pourquoi cette absence de réponse? ce sentiment de fuite de sa part devant mes interrogations »… Il y a bon nombre de facteurs qui peuvent entrer en ligne de compte : des changements significatifs dans Sa vie, une surcharge de travail, un problème de santé, ou simplement peut être que Lui aussi connaît une période de doutes … Il ne faut pas oublier qu’avant d’être un Maître, un Maître est aussi un homme… S’il n’est pas disposé à répondre, au moins est-il disposé à écouter. Et ça, je ne peux pas Lui en faire le reproche. Il est à mon écoute.

Donc voilà, la patience est aujourd’hui mon alliée…patience d’attendre une meilleure disponibilité de Sa part, patience de le voir me rejoindre sur N/notre chemin pour m’aider à en affronter les obstacles qui le jalonne…

Chaque route, chaque chemin a son lot d’obstacle, de difficultés: alors il faut juste s’accrocher et essayer d’y être plus attentive.. Parce que lorsqu’on arrive à franchir ces obstacles, lorsqu’on gravit par soi-même le sommet de ses propres peurs et doutes, on peut à nouveau percevoir l’étendue des paysages merveilleux qui restent encore à découvrir.
Chacun de nous à en soi de nombreuses ressources, variable selon le degré du don de soi et d’abnégation faite à celui à qui on a remis son être dans sa globalité.
Et doucement, on reprend confiance, doucement on se sent fière et heureuse d’y arriver.

Rien n’est impossible à qui le désire vraiment.
Fermez les yeux, respirez calmement…et regardez combien nous avons progressé, combien nous avançons certes parfois sur la pointe des pieds….

Mais à un moment donné, ne faut-il pas lâché la main de l’enfant pour le laisser apprendre à marcher seul , au risque qu’il tombe et se blesse?
Faire ses premiers pas en solo, même à genoux….mais toujours vers Lui, toujours pour Lui.
Car Il est pour moi, ce qu’il y a de plus précieux dans ma vie.

Et Sa main protectrice, Ses mots rassurants sauront retrouvés le chemin de la communication je l’espère. Je ne veux plus en douter.

 

05/01/2018 : Mes vœux renouvelés.

« La valeur d’une personne se mesure non pas à la quantité de ses actes mais au degré d’amour et de persévérance qu’elle met à les accomplir »- Cécile Fortier Keays 

Mon Maître, Mon Amour.

Un an… Ce n’est pas rien. Ce n’est pas anodin.
Un an déjà. Comme ce nombre m’effraie et me fascine à la fois…

Il m’effraie par la crainte de voir apparaître Votre lassitude… Il me fascine par ce temps que je n’ai pas vu passer à Vos côtés.

Il y a donc une année où Vous êtes venu me trouver…
Un an où j’étais fatiguée de ma relation vanille dont j’avais fait le tour. J’ai eu bien des expériences… Entre le libertinage, les parties à plusieurs, les femmes qui ont traversées ma vie.

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Souvenirs 05/01/2017 : Première rencontre

“Rien n’est plus vivant qu’un souvenir.” De Federico Garcia Lorca 

Voilà un an, le 05 Janvier 2017, que Vous entriez de nouveau dans ma vie, chamboulant toutes mes idées reçues… N/nous avions repris le contact par messages, mais je n’avais pas encore eu la chance de Vous revoir….jusqu’à cette belle journée de janvier 2017.

Je vous partage ici le récit de cette première rencontre, avec les mots qui furent les miens il y a un an, ceux de cette soumise en devenir, qui se découvrait, qui ne se savait pas…qui avançait à tâtons, incertaine et pourtant tellement sure de son choix.

N/nous n’avons pas encore eu la chance de fêter comme il se doit ce bel anniversaire, et je ne doute pas que Vous saurez y remédier. Tout comme N/nous fêterons N/notre Noël également …une pierre deux coups comme on dit…Sourires….

Un an que ma vie a basculée, que Vous m’avez transformée… Un an que je vis des émotions intenses, vibrantes, parfois effrayantes, déstabilisantes… Un an que Vous avez su me redonner le goût de vivre, avec violence, intensité, passion.
Je N/nous souhaite plus que tout que cette année ne soit que la première d’une belle série d’autres anniversaires. Bien que j’ai appris que seul aujourd’hui compte, et que demain reste incertain.
Je garde toujours en moi ce secret espoir de Vous avoir près de moi encore très longtemps.

Il me tarde de Vous retrouver. Il me tarde de prendre le temps de Vous dire tant et tant de choses que ces vacances m’ont permises de Vous écrire, et que je souhaite pouvoir Vous lire, comme à chaque fois, à genoux, à Vos pieds…laissant mes émotions guidées les tremblements de ma voix, avec l’appréhension que mes mots ne soient pas les mieux choisis…mais ils sont les miens, ceux que Vous avez toujours su faire naître en moi…Vous, ma plume, Vous mon encre, Vous….mon Vénérable Maître.

Je vous laisse à Votre lecture, transmise à mon souvenir par mon bien aimé Maître, qui aura su les conserver alors qu’à l’époque je publiais sur Facebook et que par la suite, mon profil avait été supprimé.

Merci de Votre bienveillance à mon égard .

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29/12/2017: Une Nuit Précieuse

 

 »J’aimerais, avant de m’endormir, entendre les battements de Votre cœur qui bercent mon sommeil…
J’aimerais, avant de m’endormir, ressentir la chaleur de Votre peau contre la mienne…
J’aimerais, avant de m’endormir, entendre Votre respiration apaisée par le repos…
J’aimerais, avant de m’endormir, que N/nos lèvres soient scellées par un dernier baiser…
J’aimerais, avant de m’endormir, que Vos bras m’entourent d’un cocon protecteur…
J’aimerais, avant de m’endormir, avoir la certitude que demain Vous serez encore près de moi. »

 

Mes draps sont encore emprunts de Votre odeur à l’heure où je Vous écris ces mots.

Ce besoin viscéral que j’ai de Vous retrouver encore et toujours, par n’importe quel moyen que ce soit, ici ou ailleurs.

Ce besoin de venir Vous partager l’impressionnante multitude de ressentis, d’émotions qui m’ont traversées hier et encore aujourd’hui.

Tout à commencer déjà Mercredi, subtilement…lorsque je suis montée dans mon train pour rentrer chez moi. A mesure que les kilomètres défilaient sous mes yeux, je savais que je me rapprochais de Vous aussi.
Mais voilà…. Mercredi. Encore deux jours à attendre avant de Vous retrouver, avant de pouvoir me sentir moi, l’unique, la seule que j’aime être vraiment, celle qui n’a ni masque ni faux semblant.

Deux jours qui malgré tout passent relativement vite. L’impatience des premiers temps laissant doucement sa place à une excitation non contrôlée.

Et pour cause: non seulement je savais que Vous m’offriez une nuit avec Vous, mais qui plus est, chez moi. Et le mélange de ces deux choses m’a rendue presque hystérique… Vendredi, à mesure que l’heure approchait, je suis passée par un panel de sentiments aussi vaste que la palette d’un artiste peintre peut l’être… telle l’anxiété (de ne pas Vous voir arriver), le doute (serais-je à la hauteur de Vos attentes), la peur (et si…), le tout mêlé à ces sentiments d’une teinte plus agréable: l’excitation, l’euphorie, la nervosité, l’effervescence…. Comment pouvez-Vous réussir à me mettre dans des états pareils sans même être présent?

Donc malgré les montagnes russes que connaissent mes sentiments, tantôt euphorique, tantôt anxieuse…j’arrive à tout mettre en place à la maison pour pouvoir Vous recevoir convenablement.

Je porte la nuisette noire et rouge que Vous avez choisie parmi celles que je possède, mes bas et talons hauts, comme demandé.

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Déjeuner du 11/12/2017 : Vous entendre.

 

 » On adoucit les souffrances d’autrui en en prenant sa part, on double ses jouissances en les faisant partager. » Alfred Auguste Pilavoine.

J’ai pris la route, plus apaisée que la veille.
Ce sentiment que j’ai connu depuis dimanche soir, suite à la non lecture de mes deux écrits, suite à N/nos échanges où Vous ne laissez rien percevoir de Vos sentiments ou ressentis quelqu’ils soient pour moi, alors que l’absence de séance de jeudi me fait ressentir un manque non négligeable… Je Vous sens loin… Loin de moi physiquement bien évidemment, mais par la pensée également. Et j’ai alors eu peur de n’être qu’un divertissement, qu’une petite chose accessoire qui vient Vous divertir deux fois par semaine… Et cela m’a fait horriblement mal.

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Séance du 30/11/2017 : Bonheur(s) à profusion

 

Le bonheur ne sait ni craindre ni prévoir, il jouit et ne réfléchit pas.

Jeudi…

Me voilà en route pour Vous retrouver. Ce même chemin que j’emprunte depuis des mois, non par habitude mais par désir, par besoin.
Cela s’insinue en moi dès l’après midi, où je commence à compter les heures…. Et ce moment où je glisse mes jambes sur mon fauteuil, où mes mains se posent sur mon volant et où j’allume le contact libérant les vrombissements de mon moteur et ceux de mon corps.
Je vois glisser sous mes yeux cette longue étendue de bitume où se reflètent mes phares… Grisée par la nécessité de Vous retrouver encore et toujours… Pas de lassitude, pas d’habitude, pas de train train.
Je ne sais jamais si Vous m’attendez avec ce même désir, cette même envie… Mais je me laisse le croire. Après tout Vous sauriez me le faire comprendre si ce n’était pas le cas.

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Mon ennemi, c’est moi.

« Le premier ennemi à combattre est à l’intérieur de soi. Souvent, c’est le seul. » Christine Orbane. 

 

Que je résume un peu le pourquoi de ce titre affirmatif : Mon ennemi, c’est moi.

Il y a eu cette difficile séance du 12 octobre sur laquelle je ne reviendrai pas. Depuis, N/notre relation a évolué : le Maître et la soumise ne sont plus les seuls parties en présence, l’Homme et la femme le sont aussi. Mais je n’arrive pas à trouver la place de cette dernière au sein de N/notre relation. Aussi je doute, j’ai mille et une question qui m’assaille, et je me sens perdue.

Aussi, je comprends aujourd’hui que je ne vais pas dans la bonne direction.

D’où mon analyse ci-dessous dont je V/vous fait part.

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