05/09/2017 : Prendre son temps

 

« Elle ne dérangeait personne. Elle n’entrainait personne dans sa déviance. (…) Son acte était individuel, conforme à ses envies, répondant à ses besoins. Ça ne regardait qu’elle. C’était sa vie et elle avait choisi d’en faire ce qu’elle voulait. Et ce qu’elle voulait, c’était être à Lui. »  L’Esclave – Éva DELAMBRE

 

Le temps…. oh oui, le temps! Celui dont on dispose, ou celui qui passe… Celui là même qui peut être un supplice quand il est trop court, ou trop chargé de silence, ou une véritable délivrance quand il s’éternise dans ces instants de plaisirs partagés.
Cette notion relative est différente selon la perception de chacun de N/nous : selon que l’on soit celui qui vit un instant unique ou celui qui attende de le vivre, la perception du temps n’est pas la même. Trop court pour le premier, trop long pour le second…et pourtant…

Ce temps là, celui qu’il m’est offert de passer à Ses côtés, n’est jamais assez long. Mais, il l’était encore moins quand ma pause déjeuné se limitait à une petite heure en Sa présence. Aussi, j’apprends à profiter de chacun de N/nos précieux instants, de chaque heure, de chaque minute où je suis à Ses pieds. Bien qu’il n’y en ait jamais assez pour l’insatiable gourmande que je suis. Sourire.

Ce matin là, je prenais le temps de me préparer, libre de mes activités pour quelques mois, plus calme, plus posée, plus tranquille. Ces instants toute à Lui, avant même d’être avec Lui.
Je L’informais de mes préparatifs, Lui demandant du coup pour quelle heure je devais me présenter.

« Sois prête avant 11h »

Cette douce pression qui me tenaille le creux des reins, à nouveau là, j’active mes préparatifs… J’en déduis que je serais à Ses pieds bien plus tôt qu’à mon habitude, et j’aime infiniment cela.
Lorsque je me présente à Lui, sur son lieu de travail, espace public… J’avoue que je suis un peu perdue et maladroite: Que dois-je faire? Rester là? Faire le tour et venir le saluer? Mon palpitant s’affole un peu du côté inhabituel de la situation.

Je suis là, dans l’entrée, ma robe arrivant juste sous mes fesses, mon collier autours du cou… Je n’ai aucune gène à me tenir là, si ce n’est que je ne sais pas où est ma place, simplement.
Il perçoit mon embarras, et m’invite à aller faire des courses pour N/notre déjeuner.

Je m’exécute. Petit commerce de quartier où je trouve de quoi N/nous sustenter. Aucune gène particulière pour moi à me balader avec mon collier autours du cou au milieu des passants. Je suis celle que je suis, et j’en suis plutôt fière.
Je reviens chez Lui, et sur son indication je Le suis à l’étage. Je range les courses, N/nous sers un verre à boire, et viens prendre place sur mon tapis. Il me demande de me rapprocher de Lui, et j’arrive à Ses pieds. Pas de salutations coutumières non: à la place, Il m’invite à venir contre son torse. Sa main parcoure ma nuque, mon dos, mes bras… Ma bouche caresse Sa peau, y déposant ça et là un léger baiser. Il redresse mon visage vers Lui, et vient déposer un baiser sur ma bouche. Sa langue glisse entre mes lèvres. A cet instant, je ressens tout ce qu’un simple baiser peut révéler de désirs ou d’envies… Les miennes, mais les Siennes aussi.
Puis, N/nous discutons, calmement. Prenant N/notre temps.

Il me demande de me mettre au centre de la pièce, debout face à Lui.

« Ôte ta robe… »

Je la retire délicatement. Il me fait signe de me retourner: mes marques, voilà ce qu’Il veut voir. Son oeuvre, Son chef d’oeuvre, ainsi posé sur ma peau. Ce que la badine et la cravache ont laissé de traces sur moi. Ce que Son désir, Son plaisir, Son éducation a écrit sur ma peau…. Je suis fière de me retourner et de Lui présenter mes deux belles marques violacées sur chacune de mes fesses. Plus les quelques traces rougeâtres sur mes hanches. Comme je les aimes ces marques. Je n’ai eu de cesse depuis ces derniers jours de les admirer. Je les ai tellement convoitées, tellement attendues…

« Tu es très belle ainsi … Va préparer le repas, et dès que tu le peux, viens me sucer. »

Voilà une perspective des plus plaisante: je m’affaire, et me libère de la préparation de N/notre déjeuner pour venir me placer à genoux devant Lui. Un sentiment d’intense excitation me resserre le ventre. A Sa demande, je Le lèche en premier. Ma langue vient glisser doucement de Ses bourses à Son gland… Je bave littéralement du désir de l’avoir en bouche. Quand enfin, Il m’y autorise. Ma bouche vient alors glisser le long de Sa queue, mes lèvres épousant Sa forme, je m’imprègne de Son goût et m’en délecte avec gourmandise. Je glisse aussi loin que ma gorge peut le supporter, parfois me donnant des hauts le cœur…Oh comme j’aimerai pouvoir les maîtriser! J’ai encore à travailler la dessus pour que mon corps ne réagisse plus ainsi et le reçoive pleinement.

« Tu sais que c’est moi qui décide ma petite chienne! »

Il me prend la tête et appuie de façon à ce que je l’avale au plus profond encore un peu. Il maintient la position, je retiens ma respiration, tentant d’ouvrir ma gorge du mieux que je puisse. Mais à nouveau ces hauts le cœur, des larmes glissent sur mes joues, mais elles sont de celles que j’aime voir couler.
Et je reprends mon mouvement, intensifiant Son plaisir au vu de Ses gémissements et des mots qu’Il prononce…. et j’aime infiniment ça. Mon Maître libère ma poitrine du carcan de mon soutien gorge, de façon à ce que mes seins viennent caresser Sa peau, et je ne m’en prive pas, bien au contraire.

Je n’aurai pas le temps de mener mon action à son terme: le repas est prêt.
N/nous déjeunons… A la fois complice, et détendu. Je m’aperçois que je me sens plus à l’aise, déjà du fait de n’avoir pas à regarder l’heure pour ne pas être en retard, mais également plus sereine quand à ma place, plus libérée, pleinement épanouie.

Le repas touche à sa fin, et mon Maître regagne le salon. De mon côté, après avoir débarrassé N/notre couvert, je Lui amène un thé et reprend place sur mon tapis. A Sa demande, je reprends ma tâche là où je l’avais laissée.
Alors que mes mouvements sur Sa queue s’intsensifie, je ressens un premier coup sur mon cul: La badine. Je me doute que mon Maître veut savoir si j’ai bien retenu ma leçon de jeudi dernier:

 » Badine! »

En suivant, un autre coup sur l’autre fesse:

« Cravache! »

Il alterne les coups de façon à tester ma capacité à différencier les deux, tantôt sur mes hanches, tantôt sur mon dos… je crois bien que désormais je saurais faire la différence. La badine, bien que plus douloureuse que la cravache à mon sens, n’est pas désagréable. Mais je la crains car ces coups sont plus difficile à tolérer physiquement…

Mon Maître se lève, et m’oblige à mettre la tête sur le canapé. Ne pas bouger et attendre. Je suis à quatre pattes. Il glisse mon string au niveau de mes genoux, et vient me prendre en levrette. Je gémis du plaisir retrouvé de Le sentir en moi. J’ai effroyablement envie qu’Il me baise. J’en suis liquide de mon désir de Lui. Ces coups de reins appuyés dans mon antre me transporte rapidement. Les mots qu’Il prononce également :

 » Tu aimes venir te faire baiser ainsi,  hein ma chienne? Tu sens combien tu es devenue salope? Combien tu te lâches? « 

« Oh que oui mon Maître! »

Et Il me fait répéter Ses mots. En effet, je ressens cette évolution, ce lâcher prise… bien que je sois persuadée qu’il pourrait encore évoluer, et que mon Maître saura faire tomber les dernières briques de ce mur de convenances que je m’impose.

Chaque fois que Sa queue me pénètre, je me cambre, souhaitant m’offrir encore plus : plus loin, plus profondément, plus intensément. Il tire sur mon collier, légèrement, mais suffisamment pour me faire manquer d’air, ce qui accroît l’intensité de mes désirs et assouvissements. Il saisit alors  un oreiller et le place sur le sol afin que je vienne y déposer ma tête: ainsi positionnée, mon cul est largement plus accessible, plus offert. Il se saisit de mes hanches, prenant appui sur une de ses jambes et me prend encore plus profondément. Il veut m’entendre, Il veut entendre Sa petite salope lui dire combien elle aime ça, et je le Lui confirme, tant par mes mots que par mes gémissements….. Ces même gémissements qui se transforme peu à peu en râles de plaisirs, et finissent en un cri de jouissance tant chacun de Ses mouvements est source de plaisir, tant L’entendre prendre plaisir fait monter le mien. Il jouit en moi, et je suis comblée.
Je me repositionne à quatre pattes, mains au sol.

 » Ne bouge pas! »

Je ne bouge pas. Je reste ainsi. Mon Maître vient se rasseoir sur le canapé, et je ne quitte pas d’un millimètre ma position. Mon corps est encore sous le coup de la jouissance qu’il vient de connaitre: je suis tremblante. Mes muscles sont assaillis de petits spasmes, et il est difficile de garder la position. Mais je ne bouge pas. Je me concentre sur mon corps, ses ressentis, sur chacun de  mes muscles tendus par ce plaisir, suspendus à Son bon vouloir. Cela a pour effet de prolonger l’intensité de mes ressentis. Mon cerveau bouillonne. Tout mon esprit, mon corps se sent vivant, vivifié, ranimé, ravivé…. Je suis intensément Sienne. Et je le ressens dans chaque centimètre carré de mon corps et de mon âme à cet instant précis.

« Va dans la salle de bain, agenouille toi, et présente moi ma serviette, je vais prendre ma douche »

Une première pour moi. Il ne me l’a jamais demandé auparavant. Et j’aime cette idée. Je l’avais déjà lu au travers de mes nombreuses lectures, et espérais un jour avoir cette occasion. Vous me direz qu’Il n’y a là rien de très excitant, rien de très motivant, ou encore rien qui ne soit difficile.
En effet, pour ce qui est de la difficulté, il n’y en a aucune.
Par contre, il y a là une dimension toute autre : le plaisir de servir, de Le servir. D’être là, à attendre qu’il termine Sa douche, L’observer, chacun de Ses gestes, regarder la mousse recouvrir Son corps que je bade, que j’aimerais pouvoir caresser à chaque fois que je suis en Sa présence… Juste ça. Etre à genoux, là, pour le servir, et avoir le droit de Le regarder. Ce qui habituellement, est fait dans l’intimité, ce midi là, Il me l’a partagé. Alors oui, cela m’a infiniment plu. Oui, j’ai aimé passer ces longues minutes à genoux, bras tendus, attendant qu’Il sorte de la douche pour pouvoir lui donner la serviette que je tenais dans mes mains. Mais j’ai profité de chacune de ces secondes d’intimité, j’ai rêvé être Sa main parcourant Son corps, et bien qu’encore sous le joug de mon précédent orgasme encore tout récent, j’avoue que j’en mouillais de désir et de plaisir.
Et quand Il est sorti de la douche, quand Il a pris la serviette de mes mains, quand Il m’a regardé fixement dans les yeux, avec ce je ne sais quoi qui chaque fois me déstabilise, mon désir s’est intensifié au creux de mes reins. J’avais envie soit de l’essuyer moi s’Il me l’avait autorisé, soit de lécher chacune des gouttes d’eau qui recouvraient son corps…

Mais non. Dans un sourire, Il m’invita plutôt à aller faire la vaisselle.
Et bien, même ça était plaisant pour moi. je n’en ai eu que rarement l’occasion, de part le fait que le temps, ce fameux temps, N/nous manquait cruellement bien souvent. Donc, nue, je file à la cuisine faire cette tâche domestique. le fait de savoir qu’Il n’aura pas à le faire me fait plaisir. Le fait de me sentir utile à autre chose, me fait plaisir. Et je réalise combien j’aime Lui faire plaisir. Simplement.

Et au final, je m’interroge sur tout ces petits et grands plaisirs que je vis grâce à Lui:

J’aime Ses ordres, la discipline qu’Il m’impose, malgré mon côté de femme indépendante et sûre d’elle…..

J’aime être sous l’emprise de Sa contrainte physique…. Etre à Sa merci…

J’aime avancer vers l’inconnu, ne pas savoir ce qu’il va m’arriver, Le laisser me guider…

J’aime ce qu’Il me fait découvrir de plaisirs masochiste… qui aurait pu croire que je prenne autant de plaisir sous le fouet, la cravache ou que sais-je encore. Bien que j’ai conscience que le fait qu’Il tienne Lui dans Ses mains soit aussi le vecteur de mon plaisir.

J’aime admirer mes marques, garder des traces de N/nos séances, et ressentir combien je Lui appartiens dès que je les contemple…

J’aime me sentir dominée par Lui, qu’Il soit dans ma tête, dans mon esprit…Qu’Il lise en moi.

J’aime savoir que quoiqu’Il en dise, Il est à mon écoute….

J’aime chaque jour essayer d’avancer encore pour être encore plus près de ce qu’Il attend de moi.

J’aime Le servir… Que ce soit en tant que meuble, ou en Lui servant Son thé, simplement être à Sa disposition, selon Son bon vouloir.  Ces petites choses du quotidien qui me font me sentir à ma place de soumise et Lui à la Sienne de Maître…

J’aime lire dans Ses yeux combien Il est fier de moi…

J’aime tout ce que cela développe chez moi: ma confiance, ma féminité, mon assurance, ma plume…

Donc oui, j’aime Lui faire plaisir.

Je réalise aussi que lorsque je Lui ai donné mon collier, lorsqu’Il l’a accepté, je n’avais pas idée de jusqu’où cela me mènerait. Et c’est avec Lui que je veux continuer ce chemin, loin, encore plus loin. Car je Le vois aussi changer, évoluer… et cette capacité qu’Il a à toujours me surprendre, m’impressionne énormément.

Il est bien plus que mon Maître, Il est LE Maître dont j’avais besoin. Et nul autre que Lui n’aurait su aussi bien révéler celle qu’Il a fait naître.

Pour Vous mon Maitre, pour tout cela, je Vous dis humblement merci.

Votre dévouée soumise,
Votre salope amoureuse,
Votre chienne insatiable,

Sakura

Et juste pour finir, je tiens à remercier une de mes sœurs soumise, Nobia Vampi, Kadjira de son vrai titre, qui m’a fait comprendre quelque chose de précieux au travers de Ces mots:  » Chaque mot, chaque « j’aime », chaque attention, prends le comme un baiser sur ton front et tu verras qu’Il t’embrasse beaucoup ».

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