29/12/2017: Une Nuit Précieuse

 

 »J’aimerais, avant de m’endormir, entendre les battements de Votre cœur qui bercent mon sommeil…
J’aimerais, avant de m’endormir, ressentir la chaleur de Votre peau contre la mienne…
J’aimerais, avant de m’endormir, entendre Votre respiration apaisée par le repos…
J’aimerais, avant de m’endormir, que N/nos lèvres soient scellées par un dernier baiser…
J’aimerais, avant de m’endormir, que Vos bras m’entourent d’un cocon protecteur…
J’aimerais, avant de m’endormir, avoir la certitude que demain Vous serez encore près de moi. »

 

Mes draps sont encore emprunts de Votre odeur à l’heure où je Vous écris ces mots.

Ce besoin viscéral que j’ai de Vous retrouver encore et toujours, par n’importe quel moyen que ce soit, ici ou ailleurs.

Ce besoin de venir Vous partager l’impressionnante multitude de ressentis, d’émotions qui m’ont traversées hier et encore aujourd’hui.

Tout à commencer déjà Mercredi, subtilement…lorsque je suis montée dans mon train pour rentrer chez moi. A mesure que les kilomètres défilaient sous mes yeux, je savais que je me rapprochais de Vous aussi.
Mais voilà…. Mercredi. Encore deux jours à attendre avant de Vous retrouver, avant de pouvoir me sentir moi, l’unique, la seule que j’aime être vraiment, celle qui n’a ni masque ni faux semblant.

Deux jours qui malgré tout passent relativement vite. L’impatience des premiers temps laissant doucement sa place à une excitation non contrôlée.

Et pour cause: non seulement je savais que Vous m’offriez une nuit avec Vous, mais qui plus est, chez moi. Et le mélange de ces deux choses m’a rendue presque hystérique… Vendredi, à mesure que l’heure approchait, je suis passée par un panel de sentiments aussi vaste que la palette d’un artiste peintre peut l’être… telle l’anxiété (de ne pas Vous voir arriver), le doute (serais-je à la hauteur de Vos attentes), la peur (et si…), le tout mêlé à ces sentiments d’une teinte plus agréable: l’excitation, l’euphorie, la nervosité, l’effervescence…. Comment pouvez-Vous réussir à me mettre dans des états pareils sans même être présent?

Donc malgré les montagnes russes que connaissent mes sentiments, tantôt euphorique, tantôt anxieuse…j’arrive à tout mettre en place à la maison pour pouvoir Vous recevoir convenablement.

Je porte la nuisette noire et rouge que Vous avez choisie parmi celles que je possède, mes bas et talons hauts, comme demandé.

20h00 l’heure prévue de Votre arrivée. Je suis assise sur mon sofa, mon cœur bat fort et vite dans ma poitrine, je le sens taper dans ma cage thoracique, je cherche à me calmer par peur de ne pas réussir à tenir debout. je prends de grandes inspirations: la tête me tourne. J’ai l’impression de devenir folle de ne pas réussir à contrôler tout ça… Mais en ai-je vraiment envie? N’est-ce pas juste délicieux de se sentir vivante à ce point? De pouvoir vibrer autant, de mon désir de Vous en toute chose?
Mes yeux sont rivés sur mon téléphone, attendant un message m’annonçant Votre arrivée… Mille questions me traversent l’esprit : chez moi… Vous y êtes venu il y a bien longtemps… Vous en rappelez Vous? Vous souvenez Vous de la route? Ou est-ce que Google Vous a permis de retrouver Votre chemin? Sourire… Je ne sais pas. Et au fond de moi je doute que Vous ayez gardé le souvenir de ce passage à mon domicile il y a quelques années en arrière. Ma mémoire en est emprunte pour les raisons que Vous connaissez…

Mon cerveau est une véritable usine à suggestions, questions, tâtonnements, doutes…. Mon amie S. est présente et patiente avec moi. Vous m’aviez demandée de N/nous trouver quelqu’un pour la première partie de soirée. J’avais 48h pour trouver. Le dilemme : aucune indication quant à savoir l’objectif de cette demande: souhaitiez Vous un moment calme? un moment plus libertin? comment en 48h trouver quelqu’un apte à N/nous rejoindre, qui plus est en période de fête, et qui plus est chez moi! Vous m’avez toujours demandé de veiller à protéger ma vie vanille… je ne pense pas que Vous souhaitiez que j’invite un ou une inconnue…Mais ….mais si je m’étais trompée? Dans la journée, Mademoiselle A. m’a dit être libre, j’aurais pu aussi. Mais je ne pouvais pas décommander mon amie S. Ce n’est pas correct. Et puis, auriez-Vous apprécié? Vos rapports ne sont plus les mêmes… Mais peut-être que la soirée, sûrement même, aurait tournée différemment, et qu’elle aurait plus convenu à Vos attentes… 20h10… 10 minutes que mon cerveau turbine en tout sens sur moi, mon choix, ma qualité de soumise, mon incapacité à savoir lire Vos attentes… ma peur de l’échec, celle de Vous décevoir… Mille images me traversent l’esprit, échafaudant tous les scénario possibles et inimaginables… L’angoisse me gagne…

Quand tout à coup retenti le bruit significatif de Vos notifications de message me faisant sortir de mon état semi inconscient et pensif. La lecture du message me glace le sang et m’étourdie en même temps:

« Entrouvre ta porte »

Vous êtes là.

Je me lève, tremblante comme une feuille et me dirige vers mon entrée, laissant le téléphone sur la table basse par mégarde. J’entrouvre la porte comme demandée, et reste postée à l’arrière non visible par mon voisinage. J’attends… Je cherche à entendre le bruit de Vos pas à l’extérieur, mais j’entends le bruit des gens dans la rue… Mon cerveau repart de plus belle dans ses hypothèses et supputations: peut-être attendez Vous qu’il n’y ait plus personne de façon à ne pas m’exposer au danger des ragots de voisinage, peut-être ne voyez Vous pas la porte entrouverte? Soudain le doute… dois je remonter chercher mon portable? peut-être avez Vous notifié d’autres consignes, et sotte que je suis, prise par mon empressement à Vous obéir, je l’ai laissé au salon! dois je attendre en bas? Si oui, dois-je me tenir debout? à genoux? A cet instant je suis à deux doigts de m’évanouir … Oui oui! la pression est immense pour moi, bien au delà de celle que je connais habituellement lorsque c’est moi qui Vous rejoins.

Je place mes mains dans mon dos, tête légèrement baissée, je ferme les yeux, tentant de retrouver mes esprits… Bruit du claquement d’une portière, bruits de pas dans la rue… c’est Vous. J’en suis persuadée. Votre démarche. Vous poussez la porte et Vous voilà devant moi. Je pense que j’ai souris lorsque j’ai levé les yeux vers Vous. Vous êtes là. En une seconde, je me sens plus apaisée.

 » A genoux! »

Aussitôt dit, aussitôt fait. Me voilà à genoux devant Vous. A ma place. C’est idiot mon Maître, mais à cet instant, j’ai une subite envie de pleurer tant je me sens soulagée par Votre présence.

« Bien »

Vous m’aidez à me relever, et, une fois debout, venez me déposer un doux baiser sur les lèvres. Je vois deux roses dans Vos mains et Vous m’en tendez une : elle est d’un rouge profond, au bouton large …. elle est magnifique. Je ne sais pas si Vous connaissez le langage des fleurs mon Maître… en voici la signification commune: Un promesse d’amour véritable, gage de respect.
Dans N/notre monde, moins vanille, elle représente la passion et  le désir du  Maître à protéger à tout prix sa soumise, et l’acceptation de l’ensemble des responsabilités qui en découlent.
Je Vous remercie pour ce magnifique présent : la première fleur que Vous m’offrez … Sachez que je garderais précieusement quelques pétales, préalablement séchés, en guise de souvenir de ce cadeau et de cette nuit.

Après avoir fermé la porte, je Vous précède et me dirige à l’étage par l’escalier. Mon cul sous Vos yeux, Vous ne résistez pas à l’honorer de Vos mains…. Sourire. Qu’il est bon de Vous retrouver!

N/nous rejoignons S. sagement installée dans ma cuisine. Vous la saluez, et lui offrez à son tour une belle rose blanche à bouton large également. Elle est synonyme de paix, de pureté, de sympathie et de reconnaissance.
Dans N/notre monde, elle symbolise la soumission… sourire. Je crois que Vous aurez compris qu’avec S. cela s’avère difficile voir impossible!
S. fut très touchée de Votre geste, qu’elle me qualifiera de « gentleman » par la suite. Ce en quoi je Vous reconnais sans aucun doute possible.

Je V/vous invite à rejoindre le salon, ou je V/vous sers l’apéritif du temps que V/vous fassiez connaissance.
S. est une amie très proche. Elle sait beaucoup de choses N/nous concernant au travers de mes récits ici ou de ce que je peux lui partager en ressentis et émotions. Ses conseils m’ont toujours été très précieux tant elle a une perception fine de N/notre relation. Elle me recadre bien souvent quand prise de doutes (mon manque de confiance en moi!) je me confie à elle sur mes peurs. Je lui accorde le titre de ma petite voix intérieure, ma conscience… et je lui dois beaucoup. De part l’importance qu’elle tient dans ma vie, il me semblait logique que Vous puissiez la rencontrer.

Je Vous connais assez pour savoir que Vous l’approcheriez par Votre côté Dominant. Et j’ai aimé ce jeu de tentatives, toute en douceur et en respect. Sans la brusquer, sans la choquer.

Je V/vous rejoins au salon pour prendre part à l’apéritif avant de lancer N/notre repas : debout face à Vous, j’attends de savoir où sera ma place. J’ai disposé au besoin une couverture pliée sur le canapé qui pourra faire office de tapis si Vous le souhaitiez. Mais Votre main claquant le canapé à Vos côtés m’invite à prendre place auprès de Vous, et j’en suis honorée.

Je suis proche de Vous, et j’ai cette envie de venir me lovée contre Vous…. 8 jours que N/nous sommes séparés et mon besoin de Vous sentir près de moi est immense. A croire que Vous lisez au travers de moi, Vous venez glissez Votre main dans mon dos avec douceur. J’en frissonne.
N/nous prenons quelques verres (avec modération…sourire) en grignotant quelques bouchées apéritives sur fond musical. L’ambiance est agréable, détendue et doucement je redescend en pression.
S. se lève pour un besoin naturel et se dirige à la salle de bain de l’étage, N/nous laissant seuls quelques instants : à peine a-t-elle tournée les talons que Vous me placer la main sur Votre queue, déjà durcie de désir! Mon Dieu que j’ai envie de la goûter, de la glisser entre mes lèvres, et de Vous déguster mon Maître! Voilà un apéritif qui me convient parfaitement! A nouveau dans mon esprit, il ne Vous faut pas plus de quelques secondes pour défaire Votre pantalon. Je me place à genoux devant Vous, à Vos pieds, et viens me délecter de ma friandise. L’appréhension de voir S. redescendre et N/nous surprendre me grise et je Vous rappelle que c’est une de ses limites qui pourrait la pousser à N/nous quitter plus tôt que prévu.
Ce petit aparté de quelques minutes fut un plaisir des plus agréable pour moi, bien évidemment interrompu par le retour de S.

Je V/vous laisse à V/vos échanges (et jeux de séduction), du temps de préparer le repas et dresser le couvert. Une fois tout en place et en court de cuisson, je V/vous rejoins.
S. reçoit alors un appel, qu’elle monte prendre à l’étage.
N/nous voilà à nouveau seuls: dans un geste précis et rapide, je me retrouve sans string, Vos doigts venant fouiller mon intimité, glissant sur mon bouton de plaisir,  Votre bouche venant m’embrasser la bouche, me prendre le sein ou le mordre … je suis trempée et Vous me le faite remarquer. Je remercie S. intérieurement de m’offrir cet instant de liberté avec Vous, toujours troublée de la possibilité d’être surprise par elle.
N/nous l’entendons N/nous rejoindre, aussi, prestement, je me réajuste, mais toujours les fesses à l’air dans ma petite nuisette… S. remarque de suite le string posé sur la table basse et sourit de la situation.
Je ne suis absolument pas gênée, mais plutôt amusée. Etant proche d’elle, la nudité ne nous est pas inconnue, et elle Vous le souligne. Je passerai le reste de la soirée sans mon string.
Nous terminons l’apéritif, Vos mains, Vos doigts glissant tantôt sur ma cuisse, tantôt sur mon bras, m’effleurant ça et là d’une douce caresse. Et j’aime infiniment ça.

N/nous passons à table et dînons de façon détendue et agréable. J’oscille entre mon rôle de maîtresse de maison, d’hôtesse et de non moins soumise, veillant à ce que V/vous ne manquiez de rien ( sauf peut-être de sauce…rires… mes excuses mon Maître). La discussion est plaisante, Vous semblez être à Votre aise ainsi placé en bout de table (je ne souhaitais pas Vous placer à côté de moi, marquant ainsi de façon maladroite ma possessivité, ni à côté de S. ce qui Vous aurez empêché d’échanger avec elle de façon visuelle comme Vous aimez le faire…. et je ne voulais pas la priver non plus de Vos regards, qui savent être pour le moins, déstabilisant…Sourire).

A l’issue du repas, S. prend congés pour rejoindre les siens. Je la raccompagne, la remercie et Vous rejoins au salon où Vous avez pris place. Je retire mes chaussures et viens me lover contre Vous. J’ai attendu ce moment avec grande impatience, et j’espère ne pas Vous l’ avoir trop fait ressentir… Mes mains glissent dans l’ouverture de votre chemise: je recherche le contact de Votre peau. J’en ai besoin. Vous venez m’embrassez, Vos lèvres se posent sur les miennes avec désir, Votre langue vient glisser sur la mienne. Je ne peux m’empêcher d’emprisonner Vos lèvres dans les miennes par une douce morsure Vous signifiant par ce geste combien j’ai faim de Vous. Votre main vient saisir mes seins et Vous les étreignez avec ardeur et avec appétit.
Vous Vous relevez et retirez Vos chaussures. Je me place à Vos pieds et viens Vous aider à retirer Votre pantalon, ne gardant que Votre chemise. Comme j’aime Vous voir ainsi vêtu, paré de cette élégance qui Vous est propre et qui Vous sied à merveille. Ce que Vous êtes beau! Surtout là, à cet instant, Votre queue dressée devant moi. Je connais Votre attente, et sans en attendre l’ordre, je viens m’en saisir avec la bouche, plaçant mes mains sur la peau de Vos hanches. Chaque sensation de touché est différente: celle de mes mains qui caressent Votre peau douce, celle de Votre queue dans ma bouche qui me remplie, et viens combler le vide de ces 8 jours loin de Vous. comme j’aimerais figer cet instant de façon infini. Vous, là, dans mon salon, chez moi, « à moi » pour une nuit entière. Ma langue vient glisser le long de Votre membre tendu, en léchant de plaisir chaque centimètre, venant sucer Vos bourses, lapant…. la bave me monte aux lèvres, ma bouche s’en remplie à mesure de mes vas et vient sur Votre queue que je dévore de gourmandise. Comme j’aime ce plaisir dont Vous m’honorer, pouvoir ainsi Vous sucer à loisir, me sentir remplie de Vous au plus profond de ma gorge. Avoir ce plaisir non dissimulé de Vous entendre me dire combien Vous aimez ça, combien cela Vous a manqué. Je ne résiste pas à lever les yeux vers Vous, afin de lire ceci également dans Vos yeux.

« C’est quoi ce regard? »

Votre ton, amusé mais ferme, me fait baisser les yeux, mais je souris. Mon regard est désirs, mon regard est plaisirs, mon regard est envies. Mais il est aussi, et même surtout, mon respect, mon amour, mon devoir, ma vénération et mon dévouement.

Après quelques délicieuses minutes de dégustation de Votre si délicieux membre, Vous Vous relevez et me prenez la main pour me redresser. Toujours ma main dans la Votre, Vous me guidez jusqu’à l’accoudoir du canapé et venez me placer mains sur l’assise, cul offert à Votre vue. Vous me laissez ainsi quelques instants et revenez vers moi. Quelle ne fut pas ma surprise de sentir la douce morsure du martinet sur mes cuisses et mon cul! Vous ne le voyez surement pas, mais mon sourire en dit long sur la nature des bienfaits qu’il me procure! Et que dire quand au fait que Vous ayez pris la peine de l’amener avec Vous! Toute prise à mon effet de surprise mêlée au plaisir de le sentir me mordre la chair des cuisses, je ne réalise pas un seul instant quelle est Votre demande!

« Crois tu que ta position est convenable? »

Je reprends mes esprits et comprends en effet que mes jambes ne sont pas assez écartées: je rectifie sur l’instant.
Votre martinet viendra me tourmenter merveilleusement le dos, les épaules, les cuisses ou le cul… Hummm comme j’aurais aimé que Vous continuiez encore un peu, que je puisse prendre place dans ma bulle…Cette bulle de plaisirs où j’aime me laisser guider par Vous, faisant monter la douleur de façon progressive,  celle où Vous savez si bien me mener quand mon corps répond à chacun de Vos coups, par des grognements de satisfaction!

Je ne souhaite que profiter de cet instant, je veux graver dans ma mémoire chaque souvenir, qu’ils me pénètrent l’âme. Je veux pouvoir demain, regarder mon sofa et savoir qu’à tel endroit il s’est passé ça, à tel autre ceci…. Je veux pouvoir vous voir, ici, chez moi, partout où mes yeux se poseront. A cette idée mon corps se grise, s’électrise… mon excitation se veut cérébrale et tout autant physique…. Et, à cet instant où mon esprit s’étourdit des images que j’y inscris, Vous venez me pénétrer, là, dans la tiédeur moite de mon antre. J’épouse chacun de Vos coups de reins aussi loin que je peux les recevoir, me délectant de la force que Vous donnez à chacun d’eux. Mes doigts viennent griffer la têtière du canapé qui en garde aujourd’hui une légère trace et je sombre dans ce que je qualifierais d’un premier orgasme cérébral. Il a cela de différent qu’il me parcoure d’abord le sommet du crane avant de me redescendre l’échine pour venir mourir entre mes reins, parcourant ainsi le chemin inverse de celui que je qualifie de physique. Il est surprenant!

Vous me redressez vers Vous, et toujours attentionné mais non moins dirigiste, Vous me menez vers la table de la salle à manger, me tenant toujours par la main. La table de la salle à manger…. Ohhh mon Maître!!! J’en ai rêvé! Comme je le désirais! Vous me soulevez dans Vos bras afin de me faire prendre place, pieds en appui sur le rebord. Je m’allonge posant ainsi mon dos de tout son long sur la table…. songeant à combien j’aurais loisir à m’évoquer ce souvenir à chaque fois que je passerais devant ou que j’y dînerais… Et Vous ne manquez pas de me le faite remarquer :

 » Tu penseras à moi lorsque tu mangeras à cette table, ou lorsque tu  y recevras du monde? »

« Oh mon Maître! A chaque fois!  sans aucun doute possible! »

Vous tirez mes jambes vers Vous de façon à me rapprocher de Vous, et venez à nouveau glisser en moi. A cet instant, je redresse ma tête et ouvre les yeux pour fixer en moi cette image : Votre regard, Votre désir visible, écouter Vos murmures de plaisirs, entendre Vos mots… L’intensité renouvelée tant dans mon plaisir physique que mental me fait connaitre un deuxième orgasme d’une puissance exquise. Je relâche toute forme de pudeur, de retenue ou de discrétion : mes cris de jouissance sont violent, fort et puissant. Et, comble du paroxysme, m’entendre libérer ainsi mon plaisir de façon si auditive, augmente de façon impressionnante la force de ma jouissance. Je me sens débauchée, complètement possédée, chienne indécente et immorale, dépravée dans son impudicité, abreuvée d’une scandaleuse luxure.
A cet instant je n’ai plus aucune conscience de mon voisinage. Je ne suis plus qu’infini plaisir et total lâcher prise. Rien ne pourra venir en atténuer le besoin que j’ai de vivre ces instants dans toutes les sensations que Vous m’offrez.

Chancelante, haletante, ou encore ébranlée, Vous m’aidez à redescendre de cette table.
Cette fois ci, c’est dans l’angle du canapé que Vous me faites prendre place. Adossée au dossier, jambes sur Vos épaules, Vous reprenez possession de mon corps.

 » Tu sais à qui tu appartiens? »

N’en doutez jamais, je n’appartiens qu’à Vous mon Maître! Cœur, corps et âme!

Et Vous me remplissez encore, mon corps ne cesse de répondre à chacun de Vos mouvements de bassin. Je me surprends de sentir à nouveau le plaisir monter en moi: cela me semble impossible! Pas si vite, pas si rapproché… Une douce morsure de Vos dents sur la naissance de mon épaule et de mon cou m’achève. Je relâche une nouvelle fois avec excès la nature de mon plaisir. Mes cris viennent remplir le silence environnent, je m’abandonne, de façon tout à fait immorale à l’ivresse de ma troisième jouissance dont je me fais festin! Je ne suis plus dans le besoin de maîtrise, je ne suis plus dans le besoin de Vous être physiquement présentable…. Je ne sais pas l’image que Vous avez à cet instant sous les yeux tant je perds le contrôle de toute mesure de réserves ou de retenues que j’ai pu avoir auparavant. Aujourd’hui j’en rougis agréablement de honte tant ma pudeur s’est brisée ce soir là.
Je Vous avoue, et j’en suis assez gênée, ne pas avoir réussi à entendre Votre plaisir, et cela me frustre infiniment.

Je me redresse, m’assieds …n’osant pas poser mes yeux sur Vous tant je ne sais pas comment Vous avez pu percevoir cette image de moi dans tout mon lâcher prise. Je cherche à reprendre mes esprits, à reprendre le contrôle de mon corps. je lutte contre ce que je sens venir… un flot de larmes inondent mes joues. Ces larmes accompagnées de légers spasmes et tremblements viennent, tel un sas de décompression, libérer le trop plein de sensations que je viens de vivre. Elles sont des larmes de plaisirs, d’épanouissement, de bien être.
Je Vous les cache, mais Vous savez très bien comment réagit mon corps, et Vous les devinez. Je Vous demande alors la possibilité de venir chercher du réconfort dans Vos bras. Et j’y prends place.
Les battements de Votre cœur sont ma source d’apaisement. Doucement je reprends mes esprits. N/nous restons là quelques minutes.
Vous ne résistez pas à me faire remarquer que j’ai du alerter le voisinage par mes cris. Je compte sur la qualité de mon double vitrage ainsi que sur l’épaisseur de  mes murs pour m’en préserver! Sourire.

N/nous montons N/nous coucher… Ce lit. Oui. Le mien.
Je ne sais ce qui a mené Votre choix quand au côté que Vous avez choisi, mais c’est le mien, et j’en suis rassurée. N/nous glissons sous les draps, et je viens me glisser tout contre Vous.
Je resterais là, de nombreuses minutes, à Vous observer dans l’ombre de la nuit, pourtant physiquement épuisée, mais allant chercher mes dernières ressources d’énergie pour ne pas sombrer dans le sommeil trop rapidement. Je veux inscrire en moi ces instants, le caractère unique de cette nuit sans comparaison possible. Je veux m’enrichir de ces souvenirs de N/nous. De Vous.

Un dernier baisé échangé avant de se laisser doucement bercé par Morphée qui m’accueille, m’endormant dans Vos bras… Et la nuit fut agréablement douce, malgré une multitude de petits réveils, où, aussi surprenant que ce soit, Vous répondiez d’un geste rassurant… Une caresse à mon dos, une main posée sur mes fesses, Vos bras venant se placer autour de ma taille, N/nos doigts se retrouvant, ou encore simplement Votre corps contre le mien… et chacune de Vos respiration là, près de moi, était une berceuse délicieuse…

Et puis Votre réveil, tôt ce matin.

« Reste au lit. Je veux que tu te rendormes, tu dois te reposer »

Vous partez mon Maître…. Vous allez me laisser… je sais que c’est dans la nature des choses, qu’ici arrive le terme de ces instants merveilleux… mais non, je ne pourrais pas me rendormir avec le vide que Vous laisserez dans mon lit… et je Vous fais remarquer qu’il me faut Vous ouvrir et refermer la porte de la maison également.
Votre départ est extrêmement rapide, à peine réveillée, je me sens comme abandonnée, avec ce sentiment que Vous cherchez à me fuir… A peine réveillée, mon cerveau, ma machine infernale, se remet en branle…. Mon besoin de comprendre, d’analyser. N’y a-t-il que ce besoin impérieux d’aller à Votre bureau, un samedi, jour où normalement Vous ne travaillez pas? Ou est-ce que c’est moi qui motive ce départ précipité? Ai-je commis des erreurs? Ai-je été « trop » ou « pas assez »? Je repasse en mémoire le détail de la soirée, de la nuit, cherchant la faute….je n’en vois pas de flagrante.
Mais je réalise que simplement Vous m’aviez dit m’offrir une soirée et une nuit. Le Maître ayant respecté Ses engagements, il revient à la soumise de savoir l’apprécier sans en attendre plus. M’en tenir à mon rôle, ni plus ni moins.
Je m’excuse…. sincèrement. Et Vous savez pourquoi. Pour mon besoin de plus, pour mon besoin de Vous, pour cette attitude, ce comportement né de l’intensité de N/notre relation, à la nature de mes sentiments, à mon besoin d’être rassurée… et je dois encore apprendre à ne pas vivre comme un désamour la distance que Vous imposez, visant à remettre la nature des choses à leur place.

Un travail encore difficile pour moi tant je me sens parfois égarée…

Mais je garde espoir de réussir à comprendre ou simplement accepter ce qui doit l’être.

Merci à Vous mon Maître pour ces instants offerts.

 

 

4 réflexions au sujet de « 29/12/2017: Une Nuit Précieuse »

  1. Ma belle Sakura,

    Que d’évolution entre vous, avoir ton Maître une nuit pour toi… chez toi ! Qui l’aurait cru il y a quelques temps 😉

    Je suis très heureuse que vous ayez passé une si agréable soirée.

    Une soirée et une nuit ça n’est pas si mal, peut être une prochaine fois y aura-t-il un petit-déjeuner. Ah femmes que nous sommes, nous en voulons toujours plus mais tu as parfaitement raison il faut savoir apprécier l’instant et ce que nos Maîtres nous offrent.

    Je profite de ce post pour vous souhaiter à tous deux une très belle année, du bonheur à profusion, des découvertes déconcertantes, de belles rencontres et un long chemin à deux.

    Je t’embrasse,
    Anaëlle

    • Ma douce Anaëlle !

      Qu’il est bon de te retrouver ici!
      En effet…N/nous évoluons doucement, mais je l’espère, sûrement.
      J’ai l’impression d’avancer en terre inconnue… rires… mais ma confiance reste inébranlable.Alors j’avance, sa main dans la mienne, guidant chacun de mes pas.

      Je te remercie pour tes vœux magnifiques, et V/vous souhaite également à T/tous deux une merveilleuse année riche et voluptueuse.

      Je t’embrasse.

      Sakura

  2. Bonjour ma chérie.
    J’ai eu beaucoup de plaisir à lire ce texte plein d’émotions différentes. Je suis sure que la plupart d’entre nous nous sommes reconnues dans ce besoin de toujours plus 😉 Je suis heureuse que tu ais pu partager une nuit avec ton Maitre, tu en as tant rêvé. Et Il a veillé sur ta nuit, attentif à tes réveils, attentif à ton bien être.
    Désormais son empreinte est partout et tu souriras souvent sans raison apparente en regardant certains de tes meubles. A mon tour je vous souhaite à tous les deux une excellente année 2018.
    je t’embrasse ma douce. Mes respects à ton Maitre

    • Merci ma chérie 😍 !

      Dans un premier temps, je te souhaite également une excellente année 2018 avec qui sait, quelques belles roses à venir 💖…
      Transmets mes meilleurs vœux à ton Maître également, ainsi que mon profond respect.

      Concernant cette soirée et cette nuit… Que veux-tu… Soumise oui, mais femme également et il ne faut pas l’oublier… Sourire. Et la femme reste une éternelle insatisfaite ! Rires…

      Aujourd’hui avec le recul j’en apprecie chaque instant comme un réel cadeau. Je ne sais pas si cette opportunité se représentera un jour, je l’espère sincèrement. Chaque chose en son temps, un jour après l’autre.

      Je t’embrasse également ma douce.

Laisser un commentaire