Appartenance

Comment la définir ?

Voilà une question que je me pose pendant mes vacances… Après tout, être loin de Lui, me permet aussi de faire un petit point sur l’évolution de ma soumission, et sur ce que je ressens depuis ces premiers instants à Ses pieds.

Pour moi, c’est mon désir très fort, très présent et profond de me sentir appartenir à mon Maître.
Cœur, corps et âme.

C’est ce sentiment qui pour moi, encre N/notre relation dans la réalité. Ce n’est ni un jeu, ni une lubie passagère. C’est un violent besoin, qui donne toute sa substance à N/notre N/nous.

L’appartenance….  vaste sujet qui bien souvent est synonyme de dépendance.

Le dictionnaire m’indique:

relation de corrélation qui fait qu’une chose dépend d’un autre.
Fait, pour une personne, de dépendre de quelqu’un ou de quelque chose.
(médecine) état résultant d’une accoutumance à un produit toxique

Mais alors, comment se manifeste-t-il ?

Avec Maître Katsuo, j’ai plié, capitulé… Cela s’est imposé à moi. Il a su m’emmener avec douceur Mais aussi avec fermeté vers celle que je suis devenue: non pas UNE soumise, SA soumise.

« tu es à moi ! », « tu m’appartiens » ou encore « tu es mienne ! »... Ce ne sont pas là des mots jetés à la va vite, entre le fromage et le dessert ! Ils ont un sens profond, une forme de sacré dans Sa bouche quand Il les prononcé. Ils m’envahissent, me transportent bien au delà.

En effet, Il s’intéresse à tout ce qui me touche de près ou de loin, me faisant parfois développer certains points plus sensibles ou plus intéressant à Ses yeux.  Il aime tout connaître de moi de mes amis, de mes relations professionnelles, ou encore ma famille, ou mon passé…tout y passe. Ceci, non pas pour pouvoir me juger, mais je pense, afin de mieux me comprendre, me respecter, me réconforter si besoin, être présent dans mes moments de joies, de  peines et pouvoir me guider dans mes décisions. Certains y verront une nouvelle forme d’inquisition, ou pire de manipulation. Mais je ne suis pas de cet avis. Il est mon Tout, mon Équilibre. Et Le savoir aussi présent, veillant sur moi, même de loin… Me rassure énormément.
Cela ne m’est pas venu facilement, de façon évidente, de me livrer ainsi. Mon naturel indépendant, et plutôt sur la défensive,  y a vu au début, une forme d’intrusion… De totale indiscrétion.
Et puis j’ai compris. J’ai ressenti en moi ce moment où le lâcher prise, l’abandon de soi devient libérateur. Lui appartenir est devenu une évidence. Un besoin.
Aujourd’hui je Lui partage tous mes états d’âme… Au point parfois d’avoir peur de l’ennuyer… Sourire.
Il me guide et m’accompagne, sans pour autant décider à ma place.
Mais je ne peux pas envisager de Lui cacher quoi que ce soit.
Il emporte ma préférence sur tout autre choix : sortir avec mes amies, ou le retrouver… Mon choix est fait bien avant d’être posé.
J’avoue que mon téléphone ne me quitte pas non plus, mon lien avec Lui… Et les silences parfois prolongés m’amènent à vérifier le fonctionnement de mon téléphone comme si toute ma vie en dépendait.. Sourire.
Ce sont là quelques avantages que je retire à être Sienne. Lui appartenir à un goût prononcé de libération à mes yeux.
Et je me dois de veiller sur moi également. Il ne faudrait pas que je malmène ce qui Lui appartient. Je veille à mon corps, mon esprit. Je m’enrichis de Ses connaissances, je m’entretiens physiquement. De façon à ne jamais le voir déçu ou insatisfait.
J’avoue avoir encore un peu de mal à suivre les ordres de sommeil (je ne dors pas assez selon Lui, mais j’avoue ne pas aimer ça). Mais j’ai conscience que Sa demande est tournée dans un esprit de bienveillance.

Je tâcherai de m’y appliquer.

Je suis fière de Lui appartenir, simplement. Et pourtant tellement plus encore.
Et qu’en est-il des signes extérieurs ? 

La première chose qui me vient à l’esprit, et, somme toute la plus évidente et visuelle…. Le collier.

Le mien, en cuir noir orné de petits strass noir tout autour, et de, bien évidemment, son anneau en son milieu, est le deuxième que j’ai l’honneur de porter.

Très attachée à chacun de mes deux colliers, chacun représentant un passage différent dans mon parcours de soumise.

Mon premier était lié à mon dressage je dirais. Il a une valeur sentimentale d’importance pour moi: il fut celui de mon entrée en soumission, et celui que j’ai tendu à mon Maître pour qu’Il me le passe autour du cou. (À ce titre mon Maître, j’espère pouvoir le récupérer un jour…  Sourire)

Mon second, un présent de mon Maître pour me faire comprendre combien, je pense, il était fier de mes progrès. Plus féminin, plus bijou… Délicat présent que je brûle d’impatience de porter à chacune de N/nos séances.

Et j’avoue, je n’aime pas devoir l’enlever. Comme si je devais cacher aux yeux du monde ma nature profonde, une des plus belles parties de ma personnalité. Comme si, par ce geste, je renonçais à ce que je suis devenue.

Je me sens alors remplie d’un vide, sans signe d’appartenance extérieure. Cela peut paraître saugrenue j’en conviens, car mon appartenance est avant tout un ressenti intérieur. Mais mon collier me donne une certaine forme d’épanouissement, de confiance en moi.

Et le mettre ou le retirer uniquement pour N/nos séances… Est parfois difficile.

Mon Maître a dit un jour que le collier était comme une alliance, et que je ne me présenterais pas devant mon époux sans mon alliance, tout comme je ne me présenterai pas devant mon Maître sans mon collier.

J’ai bien compris Son message. Pourtant je ne me sens pas seulement soumise en séance. Je Lui suis dévouée à chaque instant… Et j’avoue rêver de pouvoir porter un bijou qu’il souhaiterait me voir porter à longueur de temps, tels le caractère sacré de l’alliance. L’avoir en moi, physiquement, à chaque instant.

Bref, le collier en signe d’appartenance, vous l’aurez compris, ne se limite pas qu’aux seules séances. Pour ma part il revêt une attirance et un besoin beaucoup plus intense.

Une autre forme d’appartenance physiquement visible, c’est le marquage. Sous n’importe quelle forme qu’elle soit.

Je parle du marquage décidé par le Maître. Que ce soit tatouage, piercing, voir le marquage au fer pour les plus tenaces ^^…

Et la fierté d’arborer sur son corps le choix de son Maître.

J’ai pour ma part voulu Lui montrer combien je Lui appartenais, en faisant tatouer dans mon dos, le nom de soumise qu’Il m’a donnée et dont je suis extrêmement fière. Mais bien que ressenti par moi comme un signe d’appartenance, Il ne l’a ni décidé ni choisi.

Peut-être un jour travaillerons N/nous ensemble sur cette idée…

 

Et enfin, mais non des moindres… Le numéro de soumise que le Maître attribue à sa soumise /son esclave.

J’ai eu le mien sans le savoir, ne sachant même pas que cela existait. Il m’a fallu le deviner pour le comprendre.

Et depuis que j’en connais la signification première, je sais combien mon Maître aime ce qui Lui appartient. J’en suis convaincue, Il me l’a prouvée avec ce simple jeu de numéro.

120-319-781 : mon numéro, qui est tellement Lui également.

Je Lui appartiens sans aucun doute possible.

Pour N/notre plus grand plaisir, pour N/notre plus grand bonheur.

Votre Toute à Vous,
Et dévouée soumise.
Sakura.

Une réflexion au sujet de « Appartenance »

  1. Bonsoir sakura
    Encore une fois vos mots sont absolument transportants…
    Par cette « simple » interprétation et votre vision de l’appartenance est touchante et me replonge dans tellement de souvenirs… pas par mon appartenance mais par le fait que mes soumises « m’appartiennent » et cela me rend nostalgique (dans le bon sens du terme rassurez vous)

    Un grand merci à vous pour votre partage et encore une fois pour votre plume.

    Au plaisir de vous lire à nouveau et n’hésitez surtout pas à partager avec nous vos pensées.

    Tout mes respects à vous et votre maître.

    Maître G1

Laisser un commentaire