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Séance du 03/10/2018 : Un anniversaire marquant Partie I


« Cela ne compte pas d’être le premier choix. Mais être celui qui fasse oublier tous les autres, oui ». – M. Cacace

 

J’ai pris la route ce soir, sans attentes particulières si ce n’est celle de pouvoir échanger ensemble concernant mon dernier mail, où je Vous exposais certains mots que j’avais reçu sur mon Facebook qui m’avaient fait du mal.

Une fois la porte refermée, je me glissais doucement à l’étage, vêtue simplement d’une petite robe noire courte, dos nue, de mes dessous, de bas et de talons hauts.

Arrivée à l’étage, j’aperçois mon tapis au salon et, après avoir sagement retiré mon trench et posé mon sac, je m’y installe comme à mon habitude, à genoux.

Quelques courtes minutes passent et Vous me faites venir à Vos pieds, comme à Votre habitude, d’un claquement de doigts. J’avance vers Vous, à quatre pattes et Vous présente mes salutations d’un tendre baiser sur Vos chevilles.

Vous me relevez en douceur vers Vous et me déposez un baiser sur le front:

« Ce soir, pour célébrer ton anniversaire. Sache qu’il n’y aura pas de cadeau physique. Puis N/nous parlerons de ton mail. N/nous commencerons par l’apéro »

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Séance du 20/09/18: Un cadeau inattendu

 

« Battements de cœur rapides
Des couleurs et des promesses
Comment être courageux ?
Comment puis-je aimer quand j’ai peur de tomber ?
Mais en te regardant seul debout
Tous mes doutes soudainement s’en vont en quelque sorte
Un pas plus près.
Je suis morte chaque jour en t’attendant
Chéri, n’aie pas peur, je t’ai aimé
Depuis un millier d’années
Je t’aime pour un millier de plus.
Je vais être courageuse
Je ne laisserai rien s’emporter
Ce qui se tient en face de moi
Chaque souffle
Chaque heure nous a mené là
Un pas plus près »

Ces dernières semaines, mon quotidien est rythmé par la musique. Je m’y évade. Elle me parle, me brûle. Elle m’apaise parfois, et à d’autre moment me permet d’évacuer le trop plein de tout ce que je ressens.
C’est donc en musique que j’écris, en musique que je travaille, en musique que je conduis aussi pour aller Vous retrouver.
La route qui défile devant moi, je la connais par cœur. Je pourrais la prendre les yeux fermés. J’en connais chaque courbe, chaque ligne droite, chaque intersection, chaque danger…. Elle me mène juste là où j’ai envie d’être, aujourd’hui, demain et tant d’autres jours encore. Près de Vous.

Je Vous signale mon arrivée. Vous êtes en ligne et me faites donc patienter un peu dans la voiture.
J’ai dans mon sac une tenue plus appropriée ainsi que mes talons vertigineux… mais je ne sais plus si je dois ou non me changer, me « mettre en condition » … j’hésite… pour finalement ne rien changer à ma tenue. Ma tenue ne changera rien à ce que Vous avez prévu, et je ne veux pas non plus Vous laissez penser que j’attends quelque chose de particulier en me présentant à Vous de façon provocante.
En fait, je me rends compte que je n’ose plus prendre de décision de peur de me tromper.

Vous venez m’ouvrir la porte. Je la referme, et monte à l’étage en passant mon collier, enfin réparé, autours de mon cou.
Je m’installe sur mon tapis.
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N/nos retrouvailles Partie III : Enfin N/nous…

« Tu dois trouver quelqu’un exactement comme toi, quelqu’un qui a envie de vivre exactement comme toi, quelqu’un aussi fou que toi. Trouve quelqu’un qui a des démons compatibles avec les tiens ». Maître Daemon Drago à son Iris.
Note personnel : Pour ma part, je l’ai trouvé.

 

Je V/vous livre mes ressentis à mesure que j’arrive à les laisser sortir… La peur, les doutes concernant N/nos demains me bloquent et ont tendance à geler ma plume, à l’enfermer loin en moi.
Je me noie dans l’instant offert, dans chacun de N/nos moments…éperdument. Et peut-être par instinct de protection, j’enferme tout en moi au plus profond. Jusqu’à ce que je trouve la force de laisser sortir chacun de mes mots, chacune des émotions vécues, chacun de mes maux. Comme une mise à nue, un face à face avec moi-même.

Donc voici la 3ème et dernière partie de N/nos retrouvailles…

Le fait que je l’écrive un peu plus tard qu’à mon habitude m’en fait perdre plus au moins quelques détails, mon esprit étant parfois dérouté vers d’autres questionnements, et je m’en excuse.

Mais ce soir là, N/nous pouvions enfin N/nous retrouver. Etre N/nous… Totalement, sans parasites extérieurs venant N/nous mettre à mal.
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N/Nos retrouvailles Partie II : Mlle S

 

“Ce qu’on risque révèle ce qu’on vaut.” – Jeanette Winterson

 

Que je revienne un peu en amont de quelques jours… nous sommes le samedi avant N/nos retrouvailles. Je suis bien évidement secouée par l’annonce qui m’a été faite quelques jours auparavant, et, une de mes connaissances me propose d’aller boire un verre suite aux récents événements survenus dans sa vie, dont elle veut me parler. Je profite de l’occasion pour me changer les idées.

Nous nous retrouvons dans un bar lounge, au crépuscule du soir, autour d’un verre, et entamons les banalités d’usage. Nous nous connaissons suffisamment l’une et l’autre pour en venir à l’essentiel très vite:  Mlle S m’explique son célibat nouvellement retrouvé, les raisons qui l’y ont poussées, ce que cela change en elle. Plus libre, plus femme, plus sûre, moins dépendante… J’aime voir son côté épanouie mais je sais aussi les difficultés qui sont les siennes à pouvoir gérer tout cela.
Elle m’explique ses quelques rencontres… de la plus romantique à la plus étrange… et c’est sur cette dernière que mon esprit fait tilt

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N/notre semaine de retrouvailles : Partie I

 

 

 

« Laisse-moi t’aimer, mais ne m’aime pas en retour. Aime-moi et laisse-moi te haïr quelquefois. Laisse-moi l’illusion de contrôler les choses, parce que je sais bien que tout m’échappe. » – Toi et moi à jamais – Ann Brashares

Je Vous livre ici N/notre récit. Il est intime, il est personnel… Par respect pour mon Maître, je ne détaillerais pas la nature exacte des problèmes que N/nous rencontrons, et j’espère que V/vous serez en mesure de comprendre qu’il s’agit là d’un moyen de N/nous protéger.

L’avant

Les jours passent et nous rapprochent de cet instant tant attendu… Et pourtant redouté.
Les premières semaines passent, me laissant profiter de ces moments en famille, et je m’y sens bien,car je sais que je Vous retrouve. Oui, c’est long, oui, Vous me manquez. Mais je le vis bien mieux que ce que je pouvais le croire.
Les jours passent, défilent… et chacun d’eux me rapproche de Vous, je le sais. Mon corps aussi le sais… Et cela me surprend. Je découvre par ce manque, non plus seulement mon besoin d’être avec Vous, mais aussi mon besoin de soumission, total, physique et psychologique. Ce besoin d’abandon, ce besoin de lâcher prise, de perdre le contrôle et de m’offrir à Vous. Toujours plus.

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Séance du 26/07/2018 : Il était Une nuit…

« On ferme les yeux quand on s’embrasse, rêve, pleure et imagine. Car les plus belles choses de ce monde sont invisibles » – Drake

Je ne vais pas comme à mon habitude, vous raconter méthodiquement le souvenir de cette séance, non.  Je vais axer mon récit sur mes ressentis, et ils sont nombreux.

Résumons déjà la situation: je Vous ai rejoint pour la soirée, à l’issue du dîner, Vous m’avez demandé si je voulais rester pour la nuit. Je suis restée.

Que puis-je en dire?

Déjà le déroulement « au général »: bien qu’il y ait mon tapis, bien que j’ai gardé ma place jusqu’à Vos invitations à Vous rejoindre, j’ai trouvé cette soirée assez particulière. Un vent de « normalité » soufflait sur ces instants. Un mélange entre le vanille et le chocolat, sourire…. Vanille car la soirée fut des plus sage. Et je ne m’y attendais pas, sachant que c’était N/notre dernière soirée avant la longue période des vacances qui N/nous attend.
Je ne m’attendais à rien de spécial non plus, j’ai appris à ne plus me projeter pour ne pas me décevoir seule. Je ne m’attendais donc pas non plus à dormir avec Vous, bien que, tout comme jeudi dernier, j’avais prévu de quoi, juste au cas où tel soit Votre désir.
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Déjeuner du 31/07/18: Se dire « Au revoir »

« Les âmes s’effleurent souvent, mais peu se rencontrent vraiment. Quand elles y parviennent, elles échangent la profondeur de leur doute, de leur blessure, de leur lumière dans un instant de tendresse suprême » – John Joos

Prendre cette route encore une fois, voir défiler devant moi ce bitume si familier, qui me mène à Vous. Une dernière fois avant cette pause de 5 longues semaines.
Mon cœur se débat dans ma poitrine, cherchant à fuir ce qu’il ressent: un mélange d’angoisses et d’appréhensions, ou encore de vide… mais à l’inverse un mélange de besoins, d’amour, d’envies… une petite guerre se joue en moi, entre mon bien-être et mes peurs…

J’arrive à Votre magasin, je pousse la porte et tente un sourire, que je sens un peu crispé. Vos yeux se pose sur moi, un léger sourire….

« Ça va? »

« Oui mon Maître »

Bon…pieu mensonge: je vais biologiquement bien….sourire.

« A genoux! »

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Séance du 19/07/18 : Avancer ensemble.

 

« Chaque être est doué d’un don qui lui permet d’être un soutien, une consolation ou une lumière pour les autres; mais aussi d’une faille, d’une fêlure,d’une fragilité, qui réclame l’aide d’autrui » – L’Âme du monde (2012) de Frédéric Lenoir

Je trouve une place de stationnement dans l’axe de Votre fenêtre…Je ne manque pas de jeter un coup d’œil dans cette direction bien évidemment.
Je suis contente, car il est à peine 20 h 00. Pour une fois, j’ai réussi à tout combiner malgré une journée chargée en kilomètres parcourus, je suis dans les temps. Un peu fatiguée toutefois par tous mes kilomètres…. mais rien ne m’aurait empêchée de venir Vous rejoindre ce soir, tant j’en ai le besoin, comme d’habitude.
Je sors de la voiture, et me dirige vers la porte… Je la pousse et pénètre à l’intérieur. Je ferme le verrou. Mes automatismes…sourire.

Dans ma main, mon collier, qui n’attend plus que d’être glissé à mon cou. Ce que je fais avant de doucement monter ces marches qui me séparent de Vous. Le cœur à la fois serré et libre… serré de l’appréhension de ce temps que Vous m’offrez, et libre d’être enfin moi… à nouveau.
Je rentre dans le salon: Vous êtes assis sur le canapé. Torse nu. Mon tapis est là, mais à Vos pieds. C’est inhabituel.
Je m’installe dessus, à genoux. Face à moi, sur la table deux verres sont déjà remplis… Vous m’attendiez… J’aime cette petite attention envers moi. Un léger sourire se dessine sur mes lèvres.
Votre main glisse dans mes cheveux et rapproche ma tête vers Vous, la posant sur Votre torse.
Je Vous embrasse le corps… Surprise de ne pas avoir à faire mes salutations comme à mon habitude, mais pour autant, pas déstabilisée. Vous guidez, je Vous suis. Toujours.
Vous redressez doucement mon visage vers Vous et Vous m’embrassez. Ma bulle se dessine doucement autour de moi… Enveloppée de Vous.

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Déjeuner du 17/07/2018: Gourmande.

 

« Quand une personne vous obsède à ce point, il faut se rendre à l’évidence: le cœur a été atteint » – Charlotte Pastoret – Paradoxe.

Parce qu’il y a de nombreuses façon de Vous faire part de N/nos moments…. ce déjeuner de Mardi, c’est en jouant avec les mots que je voudrais Vous le raconter.

Il fut délicieux, au propre, comme au figuré.

Ce moment parfait,
Celui de Vous retrouver.

Ce moment cadeau,
Où ma bouche glisse sur Votre peau.

Ce moment câlin,
Où mon corps dansent sous Vos mains.

Cet instant de découvertes à tâtons,
Où Vos doigts ouvrent chacun des boutons de Votre pantalon.

Ce moment délicieux,
Où entre mes lèvres glisse Votre queue.

Ces moments de plaisirs,
Que je peux Vous offrir.

Ces instants complices,
Quand dans Vos yeux, les miens s’immiscent.

Et tous Vos mots prononcés,
Qui savent si bien me combler.

Et enfin la délivrance,
Lorsque je reçois Votre précieuse semence.

Il n’y a pas d’instant mieux qu’un autre.
Il y a tous ces moments, différents les uns des autres,
Mais chacun d’eux est unique, car ils sont les N/nôtres.

Il est de ces instants parfaits, qui sont rêves pour certains, réalité pour d’autres.
Il est de ces moments partagés qui nous font toucher du doigt (ou des lèvres….sourire) l’infini des possibles.

Et « Putain » que je Vous aime aussi mon Maître…

Votre toute à Vous,
Hier, Aujourd’hui et demain.

Journée du 11/07/18 : Surprises et délices.

 

« Qu’importe que le jour finisse et recommence, Quand d’une autre existence Le cœur est animé. Ouvrez-vous, jeunes fleurs. Si la mort vous enlève, La vie est un sommeil, l’amour en est le rêve, Et vous aurez vécu, si vous avez aimé. » – Alfred de Musset.

 

Une journée toute en surprise….

Quel plaisir de retrouver ma plume, de sentir chacune des émotions qui me relient à chacun de mes mots… J’avais perdu la fluidité de mon écriture… Non à cause de mon encre, qui pourtant réussi toujours à me faire mouiller la pointe de mon stylo… Et pas que…. Sourire

Non, une succession d’événements, une grande fatigue physique, émotionnelle et cérébrale… Un tout. Un ensemble…. Qui, réunis m’ont fait vivre les affres de la page blanche, où celle des mots quasi vide d’émotions. Peut être n’y avez vous pas porté trop attention. Pourtant, Moi je l’ai vu, je l’ai écrit, je l’ai ressenti… Avec cette peur de m’être à un moment donné, perdue… Éloignée…

Mais Vous n’êtes jamais loin. Vous êtes à mon écoute. Même à quelques dizaine de kilomètres de moi, Vous savez. Vous sentez.
Et là où j’ai eu grand peur de Vous décevoir, quand je me suis vue amoindrie emotionnellement parlant, Vous l’avez compris bien avant que moi je ne le réalise vraiment…
Vous m’avez soutenue, encouragée à me reposer, à prendre du temps pour moi, à laisser de côté ce qui n’était pas non plus vital ou essentiel pour N/nous sur l’instant… Un temps pour tout comme Vous dites, et celui du repos (forcé…) sera bientôt là.

J’ai eu l’impression parfois d’être en  » dilettante  », de ne pas être à la hauteur de Vos attentes, de me reposer sur mes acquis…. Laissant les jours filer les un après les autres et avançant à tâtons dans mes récits, dans mon écriture… Je me suis imposée de travailler. De ne pas trop prendre de retard. Parce qu’au travers de Vos mots qui me disaient que vous n’arriviez pas à savoir comment je pouvais faire pour tout mener de front (et je ne doute pas un instant de Votre sentiment de fierté en ça), vous m’avez autorisez à souffler, à baisser ma garde… Oh non, n’allez pas imaginer que mon Maître, mon Tout, a donner du lest à ma laisse…. Sourire. Il reste mon garde fou, il veille simplement sur moi, mon bien être et mon équilibre, me protégeant de moi-même mieux que je ne sais le faire.

Et il y a eu cette belle journée de mercredi… Toute en surprise.

J’avais prévu de pique niquer avec mon amie Alya dont je Vous ai déjà parlé (Mlle L, ou encore Neytiri fut un temps…). Amie, complice ou encore confidente… Nous nous sommes retrouvées près d’un lac, et j’avais dans l’idée d’y parfaire mon bronzage.
Nous nous sommes installées, avons déjeuné… Et papoté de nos expériences respectives comme nous le faisons souvent à chacune de nos rencontres.
A un moment donné, j’ai entendu le bruit d’une moto au loin… J’ai souris et me suis imaginée que Vous pouviez  éventuellement avoir choisi de nous rejoindre. J’en faisais part à Alya qui me fit remarquer que c’était totalement envisageable… Pour ma part, j’en étais moins convaincue, même si tout en moi l’espérait vivement, simplement parce que je n’avais pas eu de  » visite surprise  » depuis bien longtemps et avait cessé de les envisager.

Le soleil étant vif et brûlant sur nos peaux, nous nous sommes levées pour déplacer notre couverture et nous mettre un peu à l’abri du soleil.

Au moment où je replaçais la couverture au sol, debout, j’ai vu au loin un homme au physique plus que familier, casque à la main…. Mon esprit a basculé quelques secondes : Vous étiez là. Vous étiez venu me surprendre, m’honorer de Votre présence, bien que je Vous retrouvais quelques heures plus tard. Mon cœur a commencé sa petite danse folle dans ma poitrine à mesure que Vos pas Vous rapprochaient de nous… Et, instinctivement, le plus naturellement du monde, car je ne pouvais pas l’envisager autrement non plus… J’ai pris place à genoux, jambes écartées, mains sur mes cuisses, pour Vous accueillir dans ce lieu public, où passants et chalands pouvaient observer la scène sans difficulté…;Même peu nombreux, je ne m’en souciais guère sur l’instant.

Vous Vous êtes approché de moi et m’avez saisi par la chevelure, que Vous avez tirée en arrière afin que je Vous offre mes lèvres à embrasser.

« N’est elle pas bien dressée ? » à l’attention d’Alya…

« J’avoue … » dans un sourire complice.

Mon esprit était comblé de Votre présence. Mon cœur faisait des bonds dans ma poitrine… L’art d’être là où je ne Vous attend pas, quand je ne Vous attend pas…

« Il y a quelques chose à boire ? »

Je propose de l’eau ou du jus d’orange (qui hélas n’était plus très frais en raison de la forte chaleur de cette journée d’été). Vous portez Votre choix sur le jus d’orange que je Vous tends humblement.
Nous échangeons quelques mots tous les trois, Votre temps étant limité, bien que j’imagine très bien que Vous n’auriez pas refusé si Vous aviez pu, rester flâner et Vous reposer au soleil en notre compagnie (dans une tenue plus approprié que celle imposée par Votre venue en moto… Sourire).

Avant de nous quitter, Vos mains ont doucement claquées mon cul, sous le regard ravie et amusé d’Alya.

J’étais sur mon petit nuage… Enveloppée de Vous, de Votre présence, de Votre surprise… Heureuse de cet instant offert… Même bref.

Et Vous voilà déjà rebroussant chemin vers Votre moto… Je Vous suis du regard, ne voulant perdre aucune image, aucun instant… Observant Votre corps s’éloignant de moi, jusqu’à disparaître complètement de ma vue.

Souhaitant Vous voir partir, ne sachant pas si c’était toutefois possible, je me suis levée et mon regard cherchait à Vous trouver. J’ai entendu le bruit significatif du moteur de Votre moto qui démarrait, mais je ne voyais rien… Puis surprise Vous revoilà passant devant nous, moi debout, Vous observant Vous éloigner, le cœur rempli de gratitude et d’amour pour Vous…
Vous Vous éloignez… Puis disparaissez de mon champ de vision… Pour mieux Vous retrouver le soir même… Et j’en brûlais encore plus d’impatience.

Nous avons repris notre conversation avec Alya… Mais le temps des conversations arrivait déjà à son terme, chacune de nous devant reprendre le cours normal de sa journée…

J’ai donc repris la route vers chez moi, avant de repartir le soir venu pour Vous rejoindre… Déjà heureuse de Vous avoir vu et encore plus de Vous retrouver encore.

A mon arrivée sur le parking, je sors de la voiture, et je Vous vois à la fenêtre, téléphone à la main.
D’un geste, Vous semblez me faire signe de patienter.
Je me place à côté de la voiture, Vous observant avec attention… J’ai à cet instant des envies de jeux lubriques et suggestifs qui pourraient Vous amuser et Vous distraire de Votre conversation… Sourire.
Mais les allées venues de familles avec enfants autour de moi retiennent mes gestes et calment très vite mes idées loufoques…. Sourire. Il y a pour moi des zones de respect à protéger. Les enfants en font indéniablement partis.
J’ai dans l’idée que ce n’est que partie remise… Sourire.

Je Vous observe… Votre regard dirigé vers moi.. Comme si Vous étiez était juste là, à mes côtés. Votre regard qui me déshabille. Je Vous sens concentré sur Votre conversation, bien que Votre attention visuelle soit portée sur moi.

J’attends un signe… Un geste… Un mot de Votre part pour me faire signe de monter Vous rejoindre. Je suis devant ma voiture, mon collier autour du cou, en petite robe de dentelle bleue et hauts talons… Je dénote assez dans le paysage… Rires… Mais je suis fière de celle que je suis. Sienne. Simplement et superbement Sienne.

Mon téléphone vibre d’un message.

« Qu’attends tu pour monter ? »

« Vous m’avez fait signe d’attendre…  »

Je prends donc la direction de Votre entrée et je me glisse… Chez N/nous.

Je monte à l’étage et prend place sur mon tapis.

Vous êtes là, assis sur Votre canapé, torse nu, téléphone à la main… La télé diffuse le match de la demi finale, dont l’issue nous dévoilera qui affrontera la France ce dimanche. Je suis surprise, car je sais que Vous n’êtes pas fan de foot… Mes yeux glissent vers Vous… Et tout en moi réagi à cette image de Vous, qui éveille chacun de mes appétits, réveillant chacune de mes envies. A cet instant, nul besoin de glisser un doigt entre mes cuisses pour connaître l’état dans lequel je suis… Car je le suis depuis ce midi même… Je tente de m’apaiser un peu en jetant un coup d’œil au match. Score ? Zéro /zéro. Les croates semblent mener la danse sur le terrain. Bien… Je serais ravie d’une finale contre la Croatie (et oui… J’aime le foot… Rires).

J’entends que Vous déplacez la table basse devant Vous, et Vos doigts claquent : j’avance vers Vous et Vous salue comme à mon habitude.
Ma tête posée au sol, Vos mains parcourent mon corps et viennent claquer doucement mon cul, puis Vous me redressez vers Vous et m’offrez Vos lèvres à embrasser.

« bien… Je te préviens que ce soir, ce sera une soirée sans sexe. Mais tu pourras toutefois profiter modérément de mon corps »

« oh… Puis je Vous en demander la raison mon Maître ? »

A cet instant je me rends compte de l’impertinence de ma question… Je n’aurai pas du. Pourtant elle m’est venue sans réfléchir et sur l’instant je voudrais ne pas l’avoir posée. Je m’en pince les lèvres, victime de mon impatience et de mon insolence.

Un peu surpris par cette nouvelle effronterie, Vous consentez toutefois à me répondre, le regard amusé…
Vous m’expliquez Votre fatigue …. entre autre. Et deux raisons que je n’exprimerai pas ici… Sourire.

La soirée sera donc sage…et chaste.
Mon esprit reste bloqué sur cette possibilité donnée de profiter de Votre corps… mille images se bousculent dans mon esprit… et je les classe de la moins sage à la plus raisonnable…

Tout au long de cette soirée, je prendrais plaisir à Vous caresser du bout des doigts, à glisser mes mains sur Votre peau, Vos muscles…à redessiner Vos tatouages que je voudrais connaitre par cœur.
Mes lèvres glisseront ça et là… Sans jamais rencontrer d’interdiction de Votre part (tant que je respecte la consigne du « Zéro sexe »).

N/nous préparerons le dîner ensemble… profitant de chaque opportunité donnée pour me glisser contre Vous.
Et N/nous dînons en regardant les prolongations du match qui se termine par la victoire de la Croatie…La soirée est agréable…Et je m’en régale.

Après le dîner, fatigué, Vous prenez place allongé sur le canapé, et me faites venir dans Vos bras.

« Mets ton réveil à 23h »

J’obtempère…voyant qu’il ne me reste qu’une bonne vingtaine de minutes avant de devoir partir.

Je sens que vous glissez dans le sommeil, là, juste derrière moi, moi lovée dans Vos bras. J’écoute chacune de Vos respirations, mes doigts glissant sur Vos bras qui m’enlacent.
Et je me sens extrêmement bien. Comblée de pouvoir doucement glissée dans un demi sommeil. Avec ce sentiment que l’instant est juste parfait. Avec cette impression d’être protégée, en sécurité, tout contre Vous. Apaisée.

23h arrive et mon téléphone sonne l’heure fatidique. Je m’en saisi et coupe la sonnerie pour Vous offrir un réveil plus doux que celui du téléphone.
Je me tourne vers Vous… et non… je ne peux pas. Mes yeux se fixe sur ce visage endormi. Sur Vos traits détendus. Et je Vous observe, souhaitant ancrer en moi tous ces détails de Vous…. de tel grain de beauté, ou de telle petite ride… Je reste ainsi plus de 20 minutes à Vous regarder dormir, mes doigts glissant tour à tour sur Votre épaule, Votre torse ou Vos hanches.
Je Vous observe dans ce moment de vulnérabilité, où votre visage n’est plus qu’apaisement.

Et ma main se pose doucement sur Votre joue et je profite outrageusement de cet instant pour Vous embrasser et Vous réveiller ainsi dans la douce chaleur de mes baisés.

Vous ouvrez doucement les yeux… et je viens me blottir tout contre Vous, plus encore que je ne l’étais déjà. Vos bras m’enlacent, me serrent.

« Il va falloir y aller »

« Je sais »

Je me relève, un peu à contre cœur, tant j’aurais aimé pouvoir rester ainsi des heures encore et avoir la chance de voir le jour se lever sur N/nous.
Mais non, c’est impossible pour cette fois, je le sais.

Je rassemble mes affaires et prends congés de Vous.

Sur le retour ces mots que je Vous envoie:

« Mes excuses pour avoir un peu abusé….Sourire…c’était bien trop tentant »

« Tu n’as pas abusé!! »

« Je Vous ai volé quelques baisés, mes mains n’ont pas cessé de Vous caresser…et mes yeux Vous ont fait l’amour au moins 10 fois »

J’imagine (et espère) qu’un léger sourire a du se dessiner sur votre visage… Peut-être…

Merci mon Maître pour ce moment un peu hors du temps, fait d’échanges et de complicité, de tendresses et de douceurs.

Ce qui, il y a un an, m’aurait perturbé, aujourd’hui me comble tout autant qu’une de N/nos séances.
Je grandis, j’évolue, j’avance… Parce que Vous avez su me mener là où je suis aujourd’hui. Parce que c’est ensemble que N/nous avançons sur ce chemin vers N/nous.

Et je Vous aime au delà de tout.

Votre infiniment Votre,

Votre Sakura.