Déjeuner du 11/12/2017 : Vous entendre.

 

 » On adoucit les souffrances d’autrui en en prenant sa part, on double ses jouissances en les faisant partager. » Alfred Auguste Pilavoine.

J’ai pris la route, plus apaisée que la veille.
Ce sentiment que j’ai connu depuis dimanche soir, suite à la non lecture de mes deux écrits, suite à N/nos échanges où Vous ne laissez rien percevoir de Vos sentiments ou ressentis quelqu’ils soient pour moi, alors que l’absence de séance de jeudi me fait ressentir un manque non négligeable… Je Vous sens loin… Loin de moi physiquement bien évidemment, mais par la pensée également. Et j’ai alors eu peur de n’être qu’un divertissement, qu’une petite chose accessoire qui vient Vous divertir deux fois par semaine… Et cela m’a fait horriblement mal.


Plus apaisée car j’ai travaillé sur moi, sur cette idée négative qui me rongeait tant le cœur que l’esprit.
Repensant à Vos mots, à Vos gestes, à Vos regards… Votre soumise, voilà ce que je suis. Celle qui Vous permet d’être Vous, de Vous épanouir. Tout comme je m’épanouis moi en Votre présence. Plus de masques, plus de comédie. Juste N/nous. Entièrement N/nous.
J’arrive devant chez Vous. Vous venez m’ouvrir. Mon cœur s’affole, galopant dans ma poitrine. Je réalise que je tremble également… Chhutt… Apaise toi douce Sakura… Ton Maître est là, sûrement ravi de te retrouver…

Je monte l’escalier, devant Vous et Vous ne résistez pas à mon cul qui gigote sous Vos yeux.
Votre main vient le saisir et le claque légèrement. Un réel plaisir pour moi.
Je suis  » à la maison  » sourire.

Je rentre dans Votre salon. Comme à mon habitude, je balaye la pièce d’un rapide tour d’horizon : pas de tapis.
Bien. Là ou non, je suis heureuse d’être là, en Votre présence. Et cela ne modifie rien à mes attitudes si ce n’est que je ne me place pas à genoux sur mon tapis et que je n’ai pas mon rituel de salutations à faire… Un peu plus femme, tout en restant soumise.. Je commence à prendre mes repères… Sourire.

Vous me servez un verre de vin et m’invitez à m’asseoir à Vos côtés sur le canapé.
Vous venez me saisir par le cou et placez ma tête contre Votre torse. Je suis incroyablement bien. Je Vous respire, avec l’envie incroyable de Vous dévorer. Cette envie de me fondre en Vous. Bien au delà du désir charnel. L’envie de rester ainsi un temps indéfini… Vous relevez mon visage vers le Vôtre et venez m’embrasser. Vos lèvres sur les miennes, Votre langue qui doucement glisse à la naissance de ma bouche… C’est un réel bonheur que d’être honorée de Vos baisers mon Maître, ils m’enivrent de bonheur, m’inondent de plaisir… Et mon Corps se réveille et s’enflamme sous la douceur de ce geste si particulier.
Vous me demandez alors de Vous parler, de Vous expliquer ces ressentis de la veille.
Je Vous exprime ce que j’ai déjà détaillé plus avant ici.
Vous me montrez alors le problème que Vous avez rencontré sur Votre téléphone. Je n’ai pas tout saisi… Sourire. Mais je Vous remercie d’avoir voulu me rassurer. Cette attention m’a touchée.
Concernant la non lecture du mail.. Soit, Vous avez souhaité le traiter comme n’importe quelle autre demande, donc sans urgence.
Je Vous aurais imaginé plus curieux, simplement.
Vous m’expliquez combien Vous êtes content que je sois là en joignant le geste à la parole. Vous placez ma main sur Votre queue déjà durcie, et je me régale de la caresser au travers de Votre pantalon. Je ne Vous cache pas qu’elle me fait incroyablement envie, réveillant dans le creux de mes reins ce désir de Vous toujours latant.

Et ainsi, calée dans Vos bras, je me love et je m’apaise.
Le repas est déjà en cours, orchestré par Vos soins. Vous y veiller, allant de temps à autre à la cuisine.

Je me redresse sur le canapé, assise, mains croisées sur ma poitrine, jambes croisées.. A Votre retour au salon, Vous Vous penchez vers moi, une claque sur l’intérieur de mes cuisses me faisant comprendre alors que ma position n’est pas souhaitable ni convenable, Vous saisissez mes mains et venez les maintenir dans mon dos : et à nouveau Votre bouche vient posséder la mienne. Je ne résiste pas à l’envie délicieuse de Vous pincer les lèvres avec les miennes.
Vos doigts glissent alors entre mes cuisses… Et autant j’aime l’attention que Vous me portez, ce sentiment que Vous avez ce désir de me donner du plaisir autant je n’arrive pas à me laisser aller et à en profiter… En fait… Je me rends compte avec le recul que j’ai dû mal quand Vous Vous occupez de moi… Comme une gêne… Le sentiment que ce n’est pas normal… J’avoue que là … Ça me met mal à l’aise.
Je n’arrive pas à me laisser aller à un plaisir égoïste… Alors que j’aimerai pouvoir lâcher prise et Vous laisser jouer de mon corps, y faisant naître désirs et plaisirs…

Aussi, je Vous regarde dans les yeux et Vous dis combien j’ai faim de Vous. Ce qui est on ne peut plus vrai.
Mais c’est aussi pour moi un moyen inconscient d’interrompre Votre cheminement vers mon plaisir.

 » tu as faim de quoi ?  »

Je vois Votre sourire dans Votre regard, et celui qui se dessine aux coins de Vos lèvres… Je me sens d’humeur taquine, joueuse…

 » De Votre queue mon Maître  »

 » Alors montre moi ça  »

Je me glisse à Vos pieds, tout en défaisant le bouton de Votre pantalon.
Vous Vous levez et Vous libérez de ce dernier… Me présentant Votre sexe fièrement dressé et… Oh combien appétissant !! De l’écrire, j’en ai à nouveau la bave aux lèvres… Rires !!

Ma langue vient glisser sur Vos bourses, je les lèche, les lape, tente de les prendre en bouche… Puis ma langue remonte le long de Votre queue, avec gourmandise et plaisir… Et voilà mes lèvres, posées sur Votre gland que j’enserre doucement, avant de Vous glisser plus avant dans ma bouche…
C’est un délice, un moment de pur plaisir pour moi que de Vous avoir ainsi en bouche… Je ne résiste pas à Vous glisser profondément dans ma gorge. Votre main vient se poser sur ma tête, sans forcément appuyer pour m’inciter à Vous prendre plus loin encore, juste me rappeler que Vous en avez le pouvoir… Et cela m’incite à donner plus encore.

Toute prise à ma gourmande dégustation, Vous venez m’interrompre :

« relève ta robe, retire ton string et met toi à quatre pattes sur la méridienne  »

Je me lève et m’exécute.

Prenant place sur le canapé, robe retroussée sur mes hanches, je cambre mes reins, impatiente de Vous sentir venir en moi, Vous sentir, Vous ressentir dans ma chair avide de Vous.
Vous prenez place entre mes jambes, les écartant un peu plus, Vos mains sur mes hanches, Vous glissez Votre queue dans mon intimité. Chaque centimètres de Vous, venant me possédez le corps, possède alors mon âme d’une façon des plus pénétrante. A Votre geste de prise de possession tout en douceur, succède Votre envie de me prendre profondément et je sens que Votre plaisir monte à mesure du mien.

« caresse toi !! »

Ni une ni deux, ma main glisse sur mon bouton de plaisir, et je suis rapidement envahie d’un mélange de délices : celui que N/nous partageons ensemble avec mon corps comme instrument de N/notre lubricité.

Je jouis de N/nous.

Sans avoir le temps de me remettre, Vous Vous retirez de moi et prenez place assis sur le canapé:

« Viens la. »

Rhoooooo…. Sourire…
Je viens à genoux à Vos pieds, ma main venant épouser Votre queue. Et de ma bouche, avide de Votre plaisir, je Vous mène subtilement vers la jouissance.
La Votre mon Maître me procure des frissons. Chacun de Vos râles, chacun de Vos mots, chacun de Vos souffle m’incite à donner plus encore. Et je me régale sans retenue, à Vous sucer jusqu’à Vous recevoir dans ma bouche.
Vous me gratifiez de Votre semence dont je me nourrie telle une offrande, comme chacun de Vos mots, disant combien Vous aimez ça, combien c’est bon…
Vous m’honorez mon Maître, et je pense sans doute que j’en ai rougi…

Fière soumise aux pieds de son Seigneur et Maître, comblée de savoir qu’elle est aussi capable de Vous faire jouir de la sorte…. Sourire.

Dieu qu’il est bon de Vous entendre ainsi sans aucune retenue…

Vous êtes ce que j’ai de plus précieux.
Mon tout,
Mon Équilibre,
Mon Univers.

Et pour tout cela, et bien plus encore, je Vous remercie mon Maître.

2 réflexions au sujet de « Déjeuner du 11/12/2017 : Vous entendre. »

  1. J’aime vous lire, Sakura. Parce que vous écrivez très bien et surtout parce que vous réussissez parfaitement à faire ressortir vos émotions de ces séances. Sans filtres.
    Je comprends, ô combien!, les sentiments que vous exprimez. Le bonheur d’être aux pieds de son Maître, la satisfaction intense de lui offrir du plaisir, son plaisir. Mais aussi le manque entre deux rencontres… La peur d’être oubliée, abandonnée. Le désir physique et cérébral d’être en permanence aux côtés de son Maître et de n’être plus qu’argile façonnée par ses mains.
    Mon Maître me répète souvent que c’est justement la « rareté » (tout est relatif) des séances qui en fait toute leur intensité et leur force. Ce qui est rare est précieux, nous le savons bien… Et qu’il faut apprécier l’attente comme une promesse d’un bonheur intense à venir.
    Je ne dis pas que j’y parviens tout le temps mais je vous le souhaite, Sakura. L’important est le présent. Il faut savourer chaque moment passé avec son Maître comme vous le faites si bien. Ce qui est passé n’a pas tant d’importance et l’avenir n’en a aucune.
    Bien à vous.

    • Bonjour Esther,

      Dans un premier temps, enchantée de vous compter parmi mes lecteurs.

      Ensuite, merci de vos compliments.

      Comme je le dis toujours, mon Maître est l’encre qui nourrit ma plume, Il est l’âme qui guide la main sur mon clavier…

      Concernant le  »rare et précieux » je vous rejoins en effet.
      Ce n’est pas tant le nombre de rencontres que que l’intensité des instants vécus.
      Parfois plus doux, parfois plus fort…
      Mais toujours ce besoin viscérale qui nous prend aux tripes d’être avec Eux…

      Telle une drogue. Nous voilà addict, junky de nos Maîtres… Sourire.

      Alors autant à vous qu’à moi, je nous dis :  » vivement le prochain shoot !  » 😂

      Belle soirée à vous.

      Et transmettez mes respects à votre Maître.

      Sakura

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