Intrusion

 » Dans la jungle secrète de notre inconscient, dans ce dernier refuge d’une nature que nous avons soumise et dominée jusqu’à l’exterminer presque totalement, il y a de nombreux puits que nous avons murés. Il ne faut pas nous étonner, le jour où nous voulons rouvrir ces puits pour y chercher un flot de vie, qu’il en sorte un flot de colère. » – Les chambres du coeur de Anaïs Nin

Certains auront reçu dans leur boîte mail hier soir, vers 20h55 cet article.

Il parle de mes prétendus ressentis quand à ce que nous traversons lui et moi…suite à ma libération.

Cet article n’est pas de moi.

Ce n’est pas ma plume qui a écrit cela… J’ai été, il semblerait, victime d’une intrusion ici, dans MA bulle, dans MA sphère, là où je me livre intimement…
Quelqu’un s’est permis de venir violer mon âme et d’en faire sauter les verrous de sécurité que je pensais suffisants. Ils l’étaient pourtant ces 2 dernières années….

Donc, je vais m’adresser à cette personne, somme toute pas si malveillante que ça, puisqu’elle n’a fait que poster un article à peu près positif sur certains points que je n’aurai pas soulevé dans mon dernier article…


Qui que tu sois… Sache que je suis en colère : Tu es entré ici sans y être invité. Tu es entré chez MOI. Chez nous. Ce lieu où nous sommes ce que nous sommes… Ou plutôt ce que nous avons été. Et je n’autorise personne, si ce n’est lui, à venir s’y perdre.
Mon âme ne t’appartient pas.
Mes sentiments, mes ressentis ne t’appartiennent pas.

Toutefois… Je te remercie pour certaines choses que tu as soulevé…
Je conservais mon mot de passe tel un vestige auquel j’étais attachée… Soit… je l’ai effacé. Supprimé. Certes, par nécessité plus que par choix. Mais cela permet d’avancer.

Cela m’évoque du coup d’autres choses qu’il me faut envisager de changer, de modifier. Je n’en avais pas forcément le désir là, de suite… Mais autant faire les choses jusqu’au bout plutôt que de me complaire à vivre dans le souvenir de ce qui a été.
Autant supprimer tout ce qui me liait de près ou de loin à mon statut de soumise en appartenance.
J’ai été libérée c’est un fait.
Alors allons au bout des choses, puisqu’en m’obligeant à modifier mon mot de passe tu m’as obligée à réaliser que celle que j’ai été, n’est plus. Définitivement.

Et quelque part… Pour ça, je te hais et je te vomis : Chacun avance à son rythme, par étape, et sans violence si possible.
Mais voilà… La violence de ta présence non désirée ici, dans mon refuge m’oblige à me défaire plus encore de celle que j’ai pu être.

Pour revenir au fond du sujet que tu as abordé:
Qui es-tu pour positiver mon deuil ? Il m’appartient. Si je veux crier, si je veux hurler ma douleur, c’est mon choix. C’est ma vie, mes ressentis, mon chagrin !!

Tes mots toutefois sont assez justes je te l’accorde. Sauf que les majuscules n’ont plus de sens puisque je n’ai plus de (M)aître, et lui, plus de soumise… Je te rappelle que nous sommes redevenus tel le commun des mortels… De  » simples » amants… Si tant est que quelque chose puisse être simple entre nous… Sourire (et quelque part tant mieux que cela ne le soit pas… Mais cela nous appartient à nous !!)

Alors oui j’avoue ne pas avoir soulever ce point sur mon dernier article, car la douleur était bien trop présente, bien trop vive, et elle me fait encore mal aujourd’hui. Mes larmes ne sont pas encore taries et coulent encore lorsque mon esprit s’égare vers ce que j’ai perdu, et ce qu’il a perdu aussi. Non par choix réel, mais par la force des choses.
J’en serais probablement arrivée aux mêmes conclusions… Peut être plus tard. Mais il ne t’appartenait pas de me forcer la main, et encore moins la parole, qui que tu sois.

Oui il reste encore quelque chose de nous. Oui nous avons construit quelque chose ensemble… Avec le temps, les partages, les difficultés… Ce quelque chose qui nous appartient à NOUS !
Et que probablement peu comprennent ou acceptent quand je vois le nombre d’invitations que je reçois à couper définitivement le lien qui est le notre pour que je puisse faire le deuil de mon appartenance passée…

Sauf que ce n’est pas le choix que j’ai fait.
Il est mon choix de vie. Mon choix d’aimer. Aussi compliqué, aussi difficile que cela puisse sembler.

Il ne m’impose rien. Je ne m’impose rien.
C’est nous, simplement.
Notre évidence.
Notre équilibre.
J’ai besoin de lui comme lui a besoin de moi.
Je ne sais pas le temps que cela durera, je ne sais pas si nous ne sommes pas non plus en train d’abimer ce que nous avions construit ensemble… toutes ces questions que l’on me pose et auxquelles je ne peux pas répondre…Je ne sais pas.

Est-ce que j’en souffre ? Peut être oui… Je souffre d’avoir perdu une partie non négligeable de celle que j’aimais être pour lui.

Mais qu’en serait-il si je ne l’avais plus ? Définitivement plus ?
Si mes jours n’étaient plus marqués de sa présence dans ma vie ?
La souffrance serait bien pire… Bien plus violente encore. Elle serait totale.

Et j’ose à croire qu’il en est de même de son côté. Sinon je ne serais plus là.

Alors oui, nous ne sommes pas conventionnels, notre histoire n’est pas l’idéal D/s que l’on peut attendre… Et alors ? C’est la notre. Elle n’a pas à convenir à l’ensemble. Elle doit nous convenir à nous.

Je prendrais donc les mesures nécessaires pour nous protéger lui et moi, pour que personne ne puisse plus atteindre ce que nous avons construit et que nous protégeons.
Je ne sais pas ce que me réserve demain.
Mais ce que je sais, c’est que je veux qu’il y soit.
Et telle une louve, je vais protéger ma tanière à coup de griffes et de dents…

Alors merci pour ce coup de pied au derrière… Mais un conseil… Éloigne toi de moi, éloigne toi d’ici. Ma colère gronde… et je me fais tempête!

A bon entendeur.

3 réflexions au sujet de « Intrusion »

  1. Sakura,
    je comprends ton ressenti et je ne comprends pas comment certains osent pirater des comptes qui ne leur appartiennent pas ! Mettre des mots sur des émotions qui ne sont pas leurs !
    Quand j’ai reçu ce mail hier soir, j’ai trouvé bizarre son contenu mais je n’arrivais pas à savoir quoi!?

    Tendrement,
    Galathee

  2. Kikoo jolie Fleur,

    « Mes sentiments, mes ressentis ne t’appartiennent pas »…

    No comment. Mais vécu… en pire par rapport à ce qui fut écrit même si aujourd’hui ce n’est pas pensé, tu sais déjà que ça le sera un jour et c’est une jolie pensée.

    Je comprends que tu refuses de couper les ponts de manière sèche. Parfois c’est plus facile dans la durée mais aussi tellement douloureux qu’on a envie de mourir pendant un temps. Avoir des réflexes à la con comme l’appeler, lui dire je t’aime, et se rappeler qu’il ne veut plus me voir, donc m’entendre…. Bref, sourire.

    Oui, personne n’a le droit de parler pour toi, personne n’a le droit de t’interdire de penser telle chose ou de réagir de telle manière.

    Si tu veux, j’ai des mouchoirs et de l’eau aromatisé menthe pour t’exprimer.

  3. Bonjour, je pense que personnes n’a le droit de ce mêler des relations des autres surtout si on ne leurs demandes pas de conseil. Tu as déjà la gentillesse de nous faire partager ton histoire avec tes ressenties et tes jolis mots. Moi je t’en remercie, Je trouve normal après avoir vécu une relation aussi intente de ne pas couper court et voir ou vous mène votre amour, qui peux ce permet de juger.

    Merci à toi et garde moral et courage.

    Je t’embrasse amitié Calou.

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