Mademoiselle L.

 

Elle. Mademoiselle L.

Je vais vous parler d’L. Celle qui a failli me rejoindre aux pieds de mon Maître.
Celle qu’il avait choisi pour N/nous.

Bien que je l’ai crainte à mes débuts voyant en L une concurrente, une adversaire, une potentielle meilleure soumise que moi.
Voyant en L le parfum de la nouveauté pour mon Maître, le challenge d’une autre soumise à dresser.

J’ai à cette époque, connu la peur. L’effroi. Je pensais risquer ma place. Perdre mon Maître. Je me pensais alors insuffisante, insignifiante.
J’ai donc connu la colère, la peur, l’envie de mourir de chagrin, la honte, le mépris, la jalousie.
Et puis, I/ils m’ont aidé. Chacun d’E/eux faisant un pas vers moi pour m’aider à comprendre, à accepter. Pour me rassurer. Me faire évoluer.

Il y aura eu N/nos tentatives. N/nos essais. L m’a toujours attirée. Physiquement d’abord. Mon Maître a su choisir une autre soumise au physique que j’aime. Car L est plantureuse. Poitrine généreuse, hanches gracieuses… Un corps qui invite aux plaisirs. Mon Maître sait ce que j’aime.
L a aussi une âme, un cœur. L, est devenue une sœur. Même si aujourd’hui nous ne le sommes pas au pieds de mon Maître pour des raisons qui L/leurs appartiennent.

L sait m’écouter, me conseiller, me rassurer. L sait aussi me rentrer dedans quand il le faut.
L, c’est un présent que mon Maître m’a fait.

Aujourd’hui, nous échangeons beaucoup. Sur sa relation avec son maître, et sur la mienne. Parfois sur nos vies vanille. Parfois sur notre désir non assouvi.
Et oui. Il ne s’est jamais rien passé entre L et moi. Ou si peu. Quelques caresses, peut-être un baiser. Toujours sous le regard de mon Maître.

L est toujours en contact avec N/nous. Avec moi, dans ma soumission. Avec Lui, pour le boulot. Et Il la teste encore. Je pense que comme moi, Il espère la voir un jour N/nous rejoindre. Cette complicité qui est née entre nous doit faire écho en Lui. Tout comme Il doit aussi la juger digne de Son intérêt. Sinon, je sais qu’Il aurait coupé les ponts de façon nette et franche.

L a donc ce goût d’inachevé. Autant pour Lui je pense, que pour moi.

L s’amuse parfois à N/nous tourmenter la Vilaine !
Dernièrement, à l’occasion d’un déjeuner ce vendredi, L est venue sans culotte manger avec moi. L avait vu mon Maître juste avant. Il avait tenté une fois de plus de la tester. Mais une fois de plus, sans résultat concluant.
Pour ma part, je n’ai pu qu’observer son jeu de jambes, offrant à ma vue sa chatte offerte au vent. Offrant à ma vue ses tétons durcis…
Et mon imagination que vous connaissez désormais débordante, a laissé libre cours à mille et une image frivoles.

Et je l’observe, tout en l’écoutant me raconter tantôt sa séance de la veille, tantôt sa rencontre avec mon Maître quelques heures auparavant.
Et elle m’écoute, lui parler de ma séance aussi, de mes progrès.
Et nous parlons ensemble de mon Maître… Jamais loin. Car tour à tour, c’est son téléphone qui vibre ou le mien. Il est là. Plus assidu avec elle, mais plus tranchant, plus directif, incisif. L/leurs rapports semblent tendus.

Et ce sentiment frustrant qu’il n’y aura jamais rien. Que je ne connaîtrais ni le goût de sa peau, ni la douceur de son corps. Et pourtant, je ne souhaite pas la repousser. Une partie infime de mon âme espère encore je pense.

Et bien que j’accepte son choix, et que je ne la crains plus, je ne contrôle pas encore toutes mes « primo réactions ». Celles que je ressens quand j’apprends après coup L/leur rencontre. Quand Il me dit la rejeter, ne plus avoir d’intérêt pour L, autre que professionnel. Et apprendre qu’il la teste encore. La poussant, la bousculant, cherchant à l’amener vers Lui. Ou plutôt vers N/nous.
Ce petit pincement, cette petite peur enfouie en moi.
Je sais qu’Il n’est pas homme à s’avouer vaincu. Je sais qu’Il est fier, et ne lâche rien. Et je l’admire pour ça. Sa ténacité.
Je sais qu’elle est ma place, et je pense connaître ma valeur aux yeux de mon Maître. Mais il reste encore en moi cette petite marge de sensibilité, cette peur de ne pas être suffisamment à la hauteur, pas encore.

Alors l’ espace d’un instant, je doute de moi.
L’espace d’un instant seulement. Ce ressenti est si fugace. Mais il est là, Et j’avoue que sa présence encore, même si elle ne dure que quelques secondes, me gêne.

Et je me dis que ces bribes de doutes, que ces ressentis fugaces, je pourrais les dépasser. Idéalement vous l’aurez compris, j’aurais aimé que ce soit avec L. J’aurais sûrement progresser encore.

L est dans N/nos vies. L en sortira peut-être. D’elle même, ou par choix de mon Maître.
Il y aura sûrement d’autres épisodes d’L ici. Si mon Maître y consent. Et si L ne se lasse pas non plus.

Je sais qu’Il travaille pour N/nous. Pourtant, plus le temps passe, plus je prends conscience que c’est peu probable.

Voilà qui est Mademoiselle L. Nous ne sommes pas toujours d’accord sur tout,et n’avons pas forcément le même regard sur notre rôle de soumise, car nous le vivons différemment, chacune avec son Maître respectif. Je ne la comprends pas toujours, mais c’est aussi ce qui enrichi nos échanges.

Peut être une suite qui sait. Vous en aurez le récit. Ici.

5 réflexions au sujet de « Mademoiselle L. »

  1. Ping : Séance du 15/03/2018 : Grandir et Partager. | Soumise Sakura se raconte

    • Bonsoir Marly,

      Moult questionnements ? Mais encore ?
      Je vous en prie, n’hésitez pas à me les partager, j’essaierai d’éclairer vos questionnements dans la mesure du possible.

      Belle fin de soirée à Vous.

      Sincèrement,

      $akura

  2. Il est parfois des vases communicants où une interrogation en entraîne une autre et engendre un dialogue riche qui ne peut trouver son épanouissement que … pas voix orale …

    • Bonsoir,
      Cela ne sera malheureusement pas possible à ce stade …
      Mais des réponses écrites vous serons souvent apportées dans la mesure du possible 🙂

      Je vous souhaite un agréable week-end !

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