Mon ennemi, c’est moi.

« Le premier ennemi à combattre est à l’intérieur de soi. Souvent, c’est le seul. » Christine Orbane. 

 

Que je résume un peu le pourquoi de ce titre affirmatif : Mon ennemi, c’est moi.

Il y a eu cette difficile séance du 12 octobre sur laquelle je ne reviendrai pas. Depuis, N/notre relation a évolué : le Maître et la soumise ne sont plus les seuls parties en présence, l’Homme et la femme le sont aussi. Mais je n’arrive pas à trouver la place de cette dernière au sein de N/notre relation. Aussi je doute, j’ai mille et une question qui m’assaille, et je me sens perdue.

Aussi, je comprends aujourd’hui que je ne vais pas dans la bonne direction.

D’où mon analyse ci-dessous dont je V/vous fait part.

«Je ne suis pas à la hauteur », « Je l’ai sûrement déçue », « je ne vaux pas grand chose  » telles sont les affirmations qui m’envahissent lorsque je constate un gouffre entre ce que je voudrais et ce que je crois avoir. Tout n’étant que supputations, vues de l’esprit….et le mien qui plus est. Et je peux Vous dire qu’il ne fait pas bon y vivre en ce moment tant c’est un joyeux bordel !!!

Oui, il va falloir me suivre…. Sourire.

Donc, à partir du moment où je ne me sens pas à la hauteur, tant dans ma vie vanille qu’aux pieds de mon Maître, il peut naître en moi une impressionnante guerre civile.
On appelle « accrasie » cette faiblesse de la volonté, ce sentiment d’impuissance.
Voilà donc : je peux être le terrain de conflits intérieurs plus ou moins violents qui me gênent, me bloquent dans mes apprentissages.
Quand je sais ce que je dois faire mais que je ne sais pas comment y arriver, c’est une véritable guerre civile qui se déroule dans mon esprit… Et dans mon cœur.

Mais soit. Je le sais, j’en ai fait le constat et je veux avancer.

Quel est le danger pour moi à ne pas me laisser simplement porter ?

Déjà psychologiquement le danger existe:
A toujours vouloir contrôler, maîtriser, savoir pourquoi ceci ou cela, je m’épuise.
Et en même temps, je crains qu’à ne pas m’écouter, à ne pas savoir où je vais, tôt ou tard, tout risque de remonter avec une violence accrue et m’exploser au visage… Ou du moins à l’esprit.

Il y a donc conflit entre ce que je souhaite et ce que je fais. Car je n’arrive pas à m’empêcher de réfléchir.

Sommes toutes normal me direz-vous : je ne suis pas une machine, je suis dotée d’un cerveau, d’ une réflexion propre et jusqu’ici c’est ce qui m’a permis de progresser.
Alors comment réussir à juste me laisser guider sans chercher à comprendre vers où, vers quoi ou encore pourquoi ? Sans chercher à Le comprendre afin de mieux le satisfaire ? Sans risquer de devenir un simple pantin sans aucune réflexion, une marionnette qu’Il agite à Sa guise ? Sans être moi, tout simplement.

Donc il s’agit de plonger au plus profond de mon âme, d’entendre mes questionnements sans craindre d’y rencontrer les tiraillements, la foule de mes désirs opposés. Sans vouloir à tout prix y trouver des réponses.
.
Cette vérité là doit me servir de guide, elle doit me libérer.
Je ne dois donc pas chercher de logique, et me débarrasser de mon ennemi… Moi même !
Je suis ma propre entrave à mon évolution.
Mais toujours cette question : comment empêcher ces questions de m’assaillir ? Et comment ne pas vouloir chercher de réponse ?

Donc je dois apprendre à conjuguer. J’entends par là qu’il me faut accepter qu’il y ait en moi ces deux personnalités, une souhaitant se laisser guider, s’en remettre corps et âme à son Maître… Et une qui attend de Lui des réponses à ses questions.

Donc que dois-je en conclure ?

Que je ne peux et ne veux pas être une soumise capricieuse, je ne le souhaite pas.
Et cela ne me mènera à rien, sinon à risquer de lasser mon Maître.
Je dois donc plutôt tenter de parvenir à un équilibre harmonieux entre mes forces en présence et qui s’opposent.
Tenter de trouver une forme d’équilibre en réunissant ces deux aspects de ma personnalité. Précisément, il faut que je trouve une juste place aux éléments qui constituent ma personnalité, en permettant toutefois à mes faiblesses et mes fantasmes d’exister sans pour autant les mépriser. Ni en les laissant prendre le pas sur le principal… Celle que je dois être.

Pas à pas, un jour après l’autre, je veux réussir à trouver cet équilibre intérieur où chacune de mes personnalités pourra vivre sans devenir un tyran ou un esclave pour l’autre.
Mais mon besoin de sécurité me voudrait lisse, clair, dépourvue du moindre paradoxe.

Ceci n’arrivera pas.
Rien ne pourra être clair ou limpide. Sauf si je baisse totalement ma garde. Si je retire certaines choses que j’ai données qui sont à l’origine de mes questionnements. Mais en ai-je le désir ? Est-ce ce qu’Il souhaite ?
Oh encore des questions… Silence soumise !!

Je me dois d’assumer étape par étape celle qu’Il a fait naître en moi, intense , complexe, fluide.
Je suis en chemin. Lequel ? Ne cherchons plus.
A genoux sans réflexion, pour libérer mon esprit.
Le cœur en sourdine pour mieux Lui obéir.
Et l’âme,  pour le moment perdue dans ses batailles, finira par s’apaiser quand elle aura compris comment elle doit faire pour lâcher prise.

« C’est ne plus s’agripper au passé
Mais s’ouvrir à l’instant présent.
Ce n’est ni craindre, ni espérer en l’avenir,
Mais construire celui-ci au présent.

Lâcher prise c’est nouer le fil de la peur,
C’est dénouer le fil de toutes les peurs,
C’est accepter de faire confiance,
Faire confiance à la vie
Et se faire confiance.

Lâcher prise, c’est apprendre à agir
Et non à réagir.
C’est apprendre à aimer,
Sans rien attendre
Et s’ouvrir à ce qu’il y a de meilleur en l’autre.

C’est savoir accepter que l’autre soit différent
Et l’aimer tel qu’il est.
Lâcher prise, c’est apprendre à pardonner
Et à se pardonner.
C’est aller au delà des apparences
Et s’ouvrir à ce qu’il y a de meilleur en soi même.

Lâcher prise c’est naître et renaître à chaque inspiration,
C’est apprivoiser le détachement à chaque expiration
C’est porter un regard sans cesse renouvelé
Sur tout ce qui nous entoure.

Lâcher prise c’est savoir écouter sans se croire obligé
De conseiller ou de diriger.
C’est respecter l’autre et se respecter.

Lâcher prise c’est savoir se taire
Pour vivre le silence.
C’est apprivoiser le silence
Pour que naisse la paix. »

A genoux je Vous en supplie : Apprenez moi mon Maître… Apprenez moi à lâcher prise s’il Vous plaît.

 

4 réflexions au sujet de « Mon ennemi, c’est moi. »

  1. Faire confiance n’ai pas facile déjà dans une simple relation, je sais je le vie chaque jour. Les analyses de tes moments de doutes sont juste et normal, ce poser les bonnes questions et réaliser le bon partage entre ta vie vanille et ta relation avec ton Maître ne peux pas être simple. Mais ont ressent ta volonté de bien faire et je pense laisse toi porter et guider par ton Maître. Je sais que je ne suis pas soumise mais le comportement humain est complexe et ce poser des questions est normal. Prends d’abord soin de toi.

    • Bonjour Pascaline.

      Faire confiance… En ça je n’ai pas de problème. Il a ma confiance. C’est plutôt ma confiance en moi qui pêche. Ma peur viscérale de ne pas être à la hauteur, de me tromper dans mes interprétations, dans ce que je crois voir ou comprendre.
      Pourtant il me faut lâcher prise. Et donc ne plus me poser de questions. C’est pourtant jusqu’ici ce qui m’a permis d’avancer, de progresser, parfois douloureusement car je suis assez prolixe en matière d’auto prise de tête…. rires… Mais je me suis toujours sentie plus forte et plus combative, plus désireuse de tout… Encore et encore.

      Aujourd’hui il me faut juste arrêter de penser. Et pourtant ça me semble tellement nécessaire.
      Je le laisse donc me guider sans chercher à comprendre. J’espère y arriver.

      Et que tu ne sois pas soumise n’est pas un problème. Il y a des similitudes entre N/nos vies… Comme dans n’importe quelle relation… Il faut savoir profiter du jour présent.

      Sauf qu’à mes yeux ce n’est pas n’importe quelle relation… Celle ci pour moi est la plus précieuse que j’ai eu le bonheur de connaître. Mais chut, ne dis rien à personne… Sourire.

      Belle journée à toi ma belle Pascaline.

      Merci de ton message et de ton aide 💜

  2. Coucou ma belle
    Je suis aussi souvent dans le questionnement sur mes agissements qui se confrontent à mon passé douloureux et à mes ténèbres.
    Mon Maître m’encourage à réfléchir sur mes actions, sur Ses désirs, etc… Et on en parle ensemble après.
    La notion de confiance en soi est importante et envers l’Autre mais lorsqu’elle a été bafouée c’est compliqué. Mon Maître sait que le temps fera qu’il aura ma confiance aveugle un jour.
    Il fait arriver au lacher prise mais c’est pas simple, mais ton Maître peut t’aider à y parvenir.. Courage.
    Bizzouxxxx 💋⚘

    • Bonjour ma belle Alienor !

      En effet… Ma confiance en moi où Là où mes bas (fort jolis d’ailleurs 😂) blessent…

      Un parcours difficile depuis ma tendre enfance (elle n’en a hélas que le nom) ne m’a pas aidé à me forger cette qualité.
      Pourtant j’ai si souvent porté ce masque d’assurance, d’aplomb, que j’ai presque réussi à me voiler la face. Mais à Ses pieds je suis moi, profondément moi. Sans atour ni artifice.

      Et c’est là que les doutes m’envahissent. Qui suis-je pour le mériter moi, petite chose commune…

      J’apprends doucement à voir celle que j’étais, et celle que je deviens. Grâce à Lui. Mais je chute encore souvent et pas plus tard qu’hier encore.

      Un pas après l’autre, ma devise.

      Quand à ma confiance en Lui, mon Dieu ! Elle est acquise et j’espère qu’Il n’en doute pas.
      Je te souhaite de trouver la force de lui offrir la tienne. Nous avons chacune nos histoires, nos passes… Ils nous forgent notre aujourd’hui. Nos Maîtres nous dessinent notre demain.

      Je t’embrasse.

      Mes respects à ton Maître

      Sakura

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