N/nos retrouvailles Partie III : Enfin N/nous…

« Tu dois trouver quelqu’un exactement comme toi, quelqu’un qui a envie de vivre exactement comme toi, quelqu’un aussi fou que toi. Trouve quelqu’un qui a des démons compatibles avec les tiens ». Maître Daemon Drago à son Iris.
Note personnel : Pour ma part, je l’ai trouvé.

 

Je V/vous livre mes ressentis à mesure que j’arrive à les laisser sortir… La peur, les doutes concernant N/nos demains me bloquent et ont tendance à geler ma plume, à l’enfermer loin en moi.
Je me noie dans l’instant offert, dans chacun de N/nos moments…éperdument. Et peut-être par instinct de protection, j’enferme tout en moi au plus profond. Jusqu’à ce que je trouve la force de laisser sortir chacun de mes mots, chacune des émotions vécues, chacun de mes maux. Comme une mise à nue, un face à face avec moi-même.

Donc voici la 3ème et dernière partie de N/nos retrouvailles…

Le fait que je l’écrive un peu plus tard qu’à mon habitude m’en fait perdre plus au moins quelques détails, mon esprit étant parfois dérouté vers d’autres questionnements, et je m’en excuse.

Mais ce soir là, N/nous pouvions enfin N/nous retrouver. Etre N/nous… Totalement, sans parasites extérieurs venant N/nous mettre à mal.

J’ai retrouvé mon tapis, mes salutations… Le goût de Vos lèvres, de Vos baisers….

N/nous avons commencé la soirée autours d’un verre. En discutant de choses et d’autres… Quand « le » sujet est abordé, j’arrive à gérer mes émotions, et je Vous écoute Vous confier à moi. Je veux pouvoir être Votre soutien, Votre écoute passive… Vous soulager de Vos maux avec mes mots quand je le peux…

Vous prenez la direction de la cuisine, et je me régale de Vous regarder cuisiner…Pour moi. Je scrute Votre corps, afin de fermer les yeux sur ces images plus tard, pour pouvoir les revoir encore et encore…

Une fois le dîner préparé, Vous amenez les plats à table:

« Je ne sais pas si ça sera réussi… Mais au moins, je te l’ai préparé avec amour »

Je souris… C’est l’ingrédient essentiel à tout plat que l’on souhaite apprécier…et je peux Vous dire que Vos mots m’ont non seulement touchée, légèrement secouée…mais ils m’ont aussi fait aimer mon assiette…sourire.

N/nous dînons… Votre regard croise le mien, je Vous vois apaisé et serein… et l’effet semble être contagieux, je le suis à mon tour.

N/nous prenons place sur le canapé, moi lovée dans Vos bras. Je profite de l’instant…Mais j’ai incroyablement chaud, malgré ma robe courte au dos nu…

Vous devez alors sentir que quelque chose me chiffonne:

« Comment te sens-tu? »

« Je vais bien mon Maître… Bien que mon corps et mon esprit ait incroyablement besoin d’une séance…et que j’ai très chaud! »

« Va te rafraîchir à la salle de bain. Et profites en pour revenir nue »

Je me lève et file à la salle de bain, j’ôte ma robe, mes dessous, et ne conserve que mes chaussures à talons hauts avant de revenir vers Vous.

J’entre dans le salon, et Vous êtes toujours allongé sur le canapé. Vous relevez les yeux vers moi, et je vois à la fois la fermeté de Votre regard et tant d’autres choses…
Vous Vous relevez prenant la direction de la cuisine.

« A quatre pattes, tête sur le canapé »

Je prends place…

Ce sera Votre fouet qui viendra m’honorer en premier…. Vos coups ne sont ni trop doux, ni trop fort… Le premier tombe, suivit de quelques autres et…. je ne ressens aucune douleur. Seul le plaisir m’envahie. Alors je me laisse glisser doucement vers mon plaisir, je le laisse prendre possession de mon corps et de mon esprit… J’en veux plus…J’en veux encore… Je les voudrais plus fort, je voudrais que cela ne s’arrête pas…

Vous posez le fouet…et c’est au tour du martinet de venir chérir ma peau. L’effet est identique… Je ne suis que plaisir.
Je me sens liquide entre les cuisses, mon corps reprend ses marques, ses repères… Et me voir ainsi réagir me rassure et me trouble tout autant. Où est passée la douleur? Celle que je côtoyais toujours en début de séance, avant que de glisser vers ce plaisir que je connais là de suite… Votre martinet vient honorer mes cuisses, mes mollets, mon cul, mon dos, mes épaules et mes hanches… D’un geste du pied Vous me faites écarter les cuisses… D’instinct je cambre mes reins, je sais de quoi il va retourner. Et je ne me trompe pas: Le martinet vient flatter mon antre. Là aussi! Absence de douleur!!

Mes bras se tendent vers l’avant, saisissant l’oreiller des mains,je le tords du plaisir que Vous m’offrez.

Vos mains parcourent mon corps en caresses, claquant parfois mon cul… Et la cravache fait son entrée. Oh que je l’aime cette petite vicieuse!! Son claquement sec et ciblé, un frisson me parcourt le corps, avec à nouveau ce besoin d’encore, ce besoin de plus fort. L’envie de ressentir le plus intensément possible celle que je suis, l’envie de m’offrir à Vous, encore et toujours plus. L’envie d’aller au delà de ce que je contrôle et maîtrise. Après coup, je regretterais à nouveau de ne pas avoir utilisé mon mot « Vert » pour Vous inviter peut-être à plus de fougue dans Vos gestes… Je n’aurais jamais imaginé que mon corps réagisse de la sorte après ces 6 semaines sans contact avec le fouet, le cuir du martinet ou de la cravache… Un état de manque comblé de façon magistrale! Et je Vous le dois.

Vous posez la cravache sur la table basse à côté de moi, et me redressez le torse.

« Tout va bien? »

« Extrêmement bien mon maître »

Je pense que mon sourire, mon visage béa, mon regard rempli de bien être et d’apaisement parlent d’eux même…sourire.

Vous prenez place devant moi sur le canapé. Ainsi posée devant Vous, je suis au première loge pour observer Votre délicieuse queue durcie….dressée fièrement sous mes yeux… Je m’approche pour venir Vous goûter, mais Vous ne me laissez pas le temps de déguster:

« Viens sur moi. Face à moi »

Je n’ai pas de masque. Face à Vous… Je vais pouvoir glisser mes yeux dans les Vôtres.

Je me relève et viens me placer à califourchon sur Vous… Je vous glisse doucement en moi, prenant le temps d’apprécier chaque centimètre de Vous qui entre alors en moi… Mes yeux rivés dans les Vôtres, afin que Vous puissiez y voir et y lire mon plaisir. tout comme je peux me délecter du Votre.

Doucement mes reins entament leurs vas et vient sur Vous, chaque mouvement me faisant doucement frissonner de plaisir.
Je sens que le plaisir est insidieux, qu’il est là, tout près, mais qu’il se cache… ou inconsciemment, je le retiens… je ne saurais dire.
Je replace mes jambes autours de Vous, de façon à changer légèrement l’angle de pénétration de Votre queue, qui glisse encore un peu plus profondément en moi… Vos mains parcourent mes seins, Votre bouche vient en mordre la pointe… je me cambre en arrière, tout en continuant de remuer mes hanches sur Vous… Et le rythme de ma danse s’accélère… Plus vite…un peu plus vite… plus cambrée… plus intense… je halète, je gémis…

« Bien ça!! Lâche toi!!! Sois plus chienne! Je veux te voir prendre du plaisir! »

Ma danse devient frénétique… Le rythme que je m’impose tend mes muscles et accélère mon rythme cardiaque. Je suis en hyper perception: Vos mains sur moi, accentuant à chaque coups de reins la poussée des Vôtres… Vos lèvres pinçant mes tétons… Votre queue qui me fend le corps…. Le plaisir est intense… Et un premier orgasme se glisse à la base de mes reins et remontent mon échine… pour exploser à la base de ma nuque… Une délivrance intense… qui me laisse sujette, déjà, à quelques tremblements. Je tente toutefois de dépasser la limite que mon corps tente de m’imposer: la fatigue musculaire mélangée à la redescente de mon orgasme récent…Mais je veux avant tout autre chose Votre propre plaisir.

« Allonge toi sur le dos sur le canapé »

Vous venez Vous placer face à moi, relevant mes jambes autour de Votre taille dans un premier temps… et Vous me pilonnez. Après m’avoir laissée jouer de Votre corps, Vous venez reprendre ce qui Vous appartient. Et je glisse mon regard dans le Votre… Ce que j’y vois? Votre désir, Votre plaisir , Votre ardeur, je peux y voir la symbiose de N/nos esprits, chacun de N/nous étant à S/sa place et jouant son rôle à la perfection pour le plus grand plaisir de l’autre, bien que ce plaisir soit complètement différent pour chacun de N/nous. Et cela m’emmène loin…

Chacun de Vos mots, me rappelant combien je Vous appartiens, combien N/notre lien est fort, unique et précieux… chacun de Vos mots me remplit, me comble… Ils sont autant de caresses données que de baisers délivrés…

Mes mains ont toute liberté de venir glisser sur Vos fesses, d’appuyer sur Vos hanches… de saisir Vos bras musclés… de venir se poser sur Votre nuque… Tout mon corps se remplit de sensations multiples, mes sens vont en tout sens: la vue enivrante de Votre plaisir, l’odeur délicieuse de N/nos deux corps mélangés, le son de N/nos gémissements respectifs, le touché satiné de N/nos peaux, le goût divin de N/nos baisers… J’explose à nouveau d’un chapelet d’orgasmes, en faisant profiter Votre voisinage….avant que tout deux N/nous allongions l’un près de l’autre pour un aftercare d’une tendresse infinie.

Après ma douche, je viendrais Vous demander une dernière petite chose:

« Mon Maître, je suis assez surprise de n’avoir ressenti aucune douleur, uniquement du plaisir au contact du fouet, du martinet ou encore de la cravache… pouvez-vous me dire de quelle intensité Vous pensez avoir porté Vos coups? »

« Je dirais…Moyenne. »

« Merci…
est-ce normal que cela me fasse ça? »

« Peut-être que ton corps s’habitue… »

Ou peut-être que le besoin était tel que mon esprit a fait un avec mon corps.

Je me sens complète.
Entière.
Moi, totalement épanouie.
A ma place chérie, avec Vous.
Cette place que j’ai toujours voulu, Votre soumise, Votre esclave, prête à tout pour Vous: Vous offrant mon âme, mon corps, mes douleurs et mes plaisirs.
L’instant n’a pas d’égal. A chaque fois il me transporte. Loin. Tout en restant si près de Vous.
Et ce soir là, N/nous N/nous sommes retrouvés.
Ce soir là rien n’est venu parasiter ce N/nous que je recherchais…
J’ai aimé ça…
Je ne doute pas que Vous ayez aimé également.

Et je Vous aime comme je ne doute pas que Vous m’aimiez aussi.

 

« Je ne peux pas croire que tu aies besoin de moi,
Je n’ai jamais pensé que je te serais nécessaire pour quelque chose,
Je ne peux pas croire que mes épaules porteraient un poids si important,
Comme ta tête et tes larmes
Je ne peux pas croire que tu m’aies choisi, dans toute ma fragilité, moi….
Tu es Celui fait pour moi dans les étoiles
Et c’est pourquoi je ne peux te laisser partir »

 Nelly Furtado – Childood Dreams

 

 

2 réflexions au sujet de « N/nos retrouvailles Partie III : Enfin N/nous… »

  1. Bonsoir ma chérie.
    Et avant tout je te remercie. Trois mails cet après midi au boulot intitulés « Soumise Sakura se raconte ». Yeeeapeee!!! De la lecture pour ce soir. Et quelle lecture!!!
    En ouvrant le premier quelle surprise d’y découvrir un texte de ton Maître. Concit et précis. Il va à l’essentiel sans fioritures et surtout sans masque. En toute sincérité.
    Et puis je lis tes textes qui, une fois n’est pas coutume, me bouleversent et me transpercent d’émotions. Oui je mets émotions au pluriel car je passe par tous les états en te lisant.
    Je commente ici afin de t apporter un fait amusant et peut être un début non pas d’explication mais de confirmation. Me croierais tu si je te disais qu’il y a peine quelques jours j’ai été surprise de ressentir uniquement le plaisir dès le premier coup porté par mon Maestru ?
    Tout comme toi je n’ai ressenti aucun des douleurs ou picotements habituels du début de séance. Et tout comme toi j’en ai déduit que l’envie était si grande que mon corps a dit : prends! Prends vite et profite de tout ! Oui pour diverses raisons je n’avais pas eu droit à une belle séance depuis quelques temps. Je crois donc que tu es sur la bonne piste d’explication.
    Merci encore pour ces partages sans pudeur et sans faux semblant.
    Je t’embrasse tendrement.
    Mes respects a ton Maître.
    Et longue vie à votre relation. Le fil rouge à mon humble avis, même s’il peut parfois s’effilocher, ne se brisera jamais.
    Marjo Crystal

    • Bonsoir ma douce 💜

      Sache que je ne publie pas… Sourire. J’écris certes .. Mais c’est mon Amour de Maître qui se charge de choisir ce qu’Il publie et quand Il le publie. Donc c’est à Lui que reviennent les remerciements pour ce partage massif et je l’avoue .. Probablement assez intense (et ce n’est pas terminé !! Sourire)

      Je suis ravie que tu traverses tout un tas d’émotions en me lisant, cela me rassure sur la transparence avec laquelle je souhaite transmettre mes émotions ici et sur ma capacité à les Lui faire ressentir et comprendre aussi.

      Pour ce qui est de l’absence de douleur .. Écoute, je crois qu’on ne va pas s’en plaindre .. Rires… J’avoue qu’il est extrêmement grisant, déstabilisant,, ou encore euphorique de glisser si vite vers le plaisir… Et nous le Leurs devons. Ils ont été capable de nous mener à ça et c’est incroyable !!!
      Aussi je suis ravie que tu puisses toi aussi en connaître ce plaisir !!

      Et je terminerai sur ton annotation sur N/notre fil rouge … Je ne peux pas imaginer qu’il puisse se briser non… N/notre lien est fort, sincère et bien que mis à rude épreuve .. N/nous y arriverons.
      Il a toute ma confiance.
      Et c’est en ça qu’il me faut y puiser ma force.

      Je t’embrasse tendrement également ma chérie.
      Il me tarde de pouvoir te serrer dans mes bras.
      Transmets mes humbles respects à ton Maestru.

      Sakura

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