Pause déjeuner…. 18/07/17

Avant d’attaquer le récit de ma pause déjeuner, que je languis toujours avec une grande impatience, je dois Vous expliquer les jours précédents qui m’ont fait prendre place aux pieds de mon Maître ce midi là,  en proie au doute, et extrêmement triste.

Bien sûr, il y a déjà ce 14 juillet, qui tombe un vendredi. Mon Maître ne peut donc pas me recevoir pour N/notre séance du jeudi. Je le savais, et l’acceptais. Je le vivais bien, même si mon manque de Lui était toujours présent.

Les week-ends restent difficiles à gérer. Je m’y habitue également, mais je sais que mon Maître a moins de temps, moins de disponibilités. Il a Sa vie. Et ces jours là… Je ne me sens moins à ma place. Je dois me mettre entre parenthèses par respect pour Lui.

N/nos échanges sont bref, succinct. Enfin, les siens. Je reste la même de mon côté. Car comme Il me l’a déjà fait savoir, Il aime me lire.

Donc ce dimanche, j’avais très envie de Lui faire une surprise. Très envie de l’aguicher. J’étais d’humeur joueuse.

Je rentrais de la piscine. Je ne mets aucun dessous après la piscine, j’aime me sentir nue sous mes vêtements après ma douche.

J’étais en voiture, et décidais d’offrir à mon Maître une photo prise sous ma jupe. Je Lui envoyais donc une petite photo,  plus sage, Lui en proposant une un peu moins sage s’Il le souhaitait.

Sachant que je ne suis pas très habituée à Lui partager ce genre de photos, j’ai sincèrement espéré Lui faire plaisir.

Mais 23h est arrivé, un « bonne nuit » à clôturé N/nos échanges. J’avais du mal à trouver le sommeil, me demandant pourquoi Il n’avait rien dit à propos de ma proposition. Aucun mot. Juste Il avait ignoré mon offre.

Avant de la supprimer de mon téléphone, je décidais donc de la Lui envoyer par mail, Lui exprimant également ma surprise et ma tristesse.

Au matin, lorsqu’Il a reçu ma photo, Il m’a juste expliqué qu’elle Lui faisait plaisir. Aucun mot sur le fait que je sois triste, ni aucun moyen pour moi de comprendre pourquoi je n’avais pas eu de réponse la veille.

La mélancolie s’est doucement installée… Et plusieurs points sont venus me troubler : le fait qu’Il n’est pas encore pu me rejoindre sur Facebook, le fait que N/nos échanges sont beaucoup moins intenses qu’à mes débuts à Ses pieds…. Je Le trouvais alors moins disponible pour moi, et j’ai alors pensé qu’Il devait sans doute se lasser de moi, que je n’étais plus qu’un loisir..Celui du mardi midi et du jeudi soir. Et ça revenait sans cesse, malgré le fait que je luttais contre ces idées là.

J’aurais voulu Lui en parler, Lui faire un mail pour Lui expliquer ce que je ressentais… Mais quand j’aborde mes doutes, Ses « Pfffffff » me font comprendre que je l’agace. Aussi, c’est seule que j’essayais de traverser ça, sans L’importuner.

Mais je n’y arrivais pas. Et Ses petites piques dans N/nos échanges, qui d’habitude me font sourire, là, elles me blessaient encore plus. J’étais vulnérable, blessée ce lundi, et Il ne le voyait pas.

Je suis à fleur de peau en tout ce qui Le concerne. Tout est exacerbé. Soit tout est imprégné de lumière, soit tout est sombre et douloureux.

Finalement j’ai fini par Lui exprimer mes ressentis. Il m’a expliqué ne pas pouvoir me lire. Et d’autres choses qui le préoccupe en ce moment.

J’ai compris. Pas sans avoir mal, mais j’ai compris. Compris que le week-end je dois me montrer plus discrète. J’ai le sentiment de l’envahir, de déranger. Je dois respecter Sa vie, simplement. Me rendre invisible. Maintenant je sais qu’il ne peut pas toujours me lire. Donc inutile de me faire du mal inutilement non plus.

Lundi se termine, laissant place à mardi. Au matin,  j’ai le sentiment d’être rentrée dans ma coquille. Mon fameux instinct de protection quand j’ai mal. Je me ferme aux émotions. Je me barricade.

Midi arrive. Je monte dans ma voiture pour N/notre déjeuné. Je ne sais pas du tout comment je serai une fois à Ses pieds. J’ai besoin de le voir. Besoin de retrouver ma place. Et en même temps, je me sens fermée. Blessée.

J’arrive chez Lui. Je prends place sur mon tapis. Je suis un peu tendue, mon corps tremble. Son claquement de doigts m’appelle à Lui. Je le salue comme à mon habitude, humblement, embrassant Ses chevilles. Il me tire vers Lui par les cheveux et vient m’embrasser. Mon visage se love contre Lui. Je suis bien.  Il relève ma robe et vient claquer mon cul. Mais je pense qu’Il sent que quelque chose ne va pas :

« tu as l’air triste… Tout va bien ? » 

« Je crois mon Maître ».

Il me prend le menton, redresse mon visage et plante Son regard dans le mien.

« regarde moi ! »  

A cet instant je vacille. Ce que je lis dans Ses yeux, ou ce que mon désir souhaite y voir, je ne sais pas, mais ce que je perçois à cet instant précis m’envahit… J’y vois un mélange de fierté, de plaisir de me voir, une certaine dose d’amour, peut-être, de la tendresse, et ce je ne sais quoi de folie qui le rend unique.

A cet instant, gravé dans ma mémoire, son regard m’apaise, me transporte, me rassure, me comble. Ses yeux… Rivés dans les miens.

« j’ai été blessée mon Maître »… J’ose Lui dire. Lui avouer. J’ai eu mal. Mal de savoir qu’Il ne me lisait pas toujours. Qu’Il était parfois contraint de survoler mes messages. Avoir le sentiment de ne pas succiter plus d’intérêt que ça… Tout en comprenant les soucis qui le pèsent. Et qui l’éloigne. A cet instant, je m’en veux, à moi, d’être égoïste. De ne pas avoir réussi à comprendre seule.

Il se lève. Il revient avec ma laisse, me la place. Il me promène dans Son appartement.

Puis : « Retourne à ta place, et je veux bien voir ton cul ». 

J’obeis. Cherchant à conserver une démarche sensuelle.

« dépêche toi ! » 

Je reprends ma place, sur mon tapis . Il revient vers moi, et Me pousse la tête vers l’avant.

« tête sur le sol »

Le fouet vient claquer mon cul. Quelques coups bien placés. Venant parfois se poser sur mes hanches ou mon dos. Je me relâche doucement, prenant plaisir des caresses du fouet sur ma peau.

Mon Maître m’autorise a me redresser pour m’approcher du canapé. Il pousse ma tête vers l’assise du sofa. Je ne dois pas bouger.

Et je sens la cravache venir caresser mon cul… Enfin caresser… Sourire.. Elle vient claquer mes fesses, mes hanches. Et j’aime ça. Infiniment. Être entre Ses mains, être Son jouet.

Suivra je crois, la badine. Plus dure. Plus vive sur moi. Plus douloureuse. Mais je me laisse envahir par la douleur, qui devient plaisir. Ma peau me lance, mais j’aime cette sensation. J’aime pouvoir ressentir Sa présence physiquement, des heures, des jours après N/nos entrevues. Mais cette fois-ci, un peu trop courte pour imprégner mon corps de mon besoin de Lui.

Il se déshabille et vient s’asseoir devant moi sur le sofa. Il glisse sa main entre mes cuisses, venant jouer de Ses doigts sur mon clito déjà bien excité. Ses doigts glissent en moi. Bien sur, je suis trempée… Par mon plaisir d’être là, par mon désir de Lui, par mon désir de m’offrir à Lui, encore une fois. Mon corps ne m’appartient plus. Il répond à Ses demandes, Ses gestes, Ses paroles.

Il me fait retirer mon string, et ma robe.

Il me prend contre Lui, une main sur ma nuque. Mon visage est à quelques centimètres de Sa queue.

« c’est ça que tu es venue chercher ma petite bourgeoise ? » 

« oui mon Maître ! »

« alors prends la ! » 

J’approche mes lèvres pour la glisser dans ma bouche, et Il retient ma tête pour m’en empêcher. Je tire dans l’autre sens, Sa queue est sous mes yeux, droite, dure, raide comme je l’aime. Et j’ai une furieuse envie de la glisser entre mes lèvres. Ma langue vient lecher son gland. Je me délecte d’un peu de Son nectar.

Il relâche Sa pression sur moi.

« applique toi » 

Je m’applique. Venant l’engloutir jusqu’à ma gorge, le suçant avec gourmandise, ma langue l’entourant, glissant le long de Son organe, source de nombreux plaisirs… Je m’abandonne. Je ne résiste pas à le branler en même temps, ma main suivant ma bouche. Et je l’entend apprécier… Comme j’aime ça !!! Le déguster ainsi et l’entendre…

Il m’interrompt. Vient se placer derrière moi. Relevant une de mes jambes sur la table basse, avec douceur.

Et Il entre en moi. Je suis liquide de le sentir ainsi me trempe de désir.

Quelques mouvements de Son bassin, venant me piloner comme j’aime. Le sentir en moi, Ses mains sur mes hanches ou retenant en arrière ma tête par mes cheveux… Puis Il s’arrête.

Il revient face à moi pour que je termine mon travail… A la bouche. Je prie intérieurement pour recevoir Sa semence dans ma bouche. Le goûter, encore et encore, le déguster…

Je l’aurais à la fois sur la joue, et dans la bouche. Mais une fois en bouche, je lappe, je lèche jusqu’à la dernière goutte. Je ne veux rien perdre, et je veux Lui offrir jusqu’au dernier plaisir.

A Sa demande, je file me rafraîchir à la salle de bain. L’heure a vite tournée, il faut vite manger, et repartir travailler.

Si seulement je n’avais pas besoin de repartir de suite…. Mais c’est ainsi.

Sur le retour je remercie mon Maître pour ma place retrouvée, et pour l’équilibre que je ressens. Avec un regard. Un seul, Il aura su m’apaiser.

J’ai retrouvé mon équilibre.

J’espère le conserver…. Et réussir à m’habituer… A la distance de N/nos échanges du week-end….Et des vacances à venir.

Son regard…. Ma force.

6 réflexions au sujet de « Pause déjeuner…. 18/07/17 »

  1. Coucou ma jolie,

    Beaucoup d’émotions dans ce texte… de la tristesse, de la douleur, ce sentiment que tout s’efface (j’imagine cela en me mettant simplement à ta place) et puis le réconfort, celui d’avoir retrouvé ta place, rassurée de savoir que tu comptes pour lui et qu’il est toujours là.

    Difficile de sentir ton épanouissement même dans votre séance car toutes ces émotions se sont mélangées et j’ai plutôt l’impression d’un « ouf, ma place est toujours là, à ses pieds »

    Il suffit parfois d’un petit « rien » pour que tout bascule car nous avons analysons, parfois, trop, chaque réaction, comportement en occultant ce qui va pour nous concentrer uniquement sur ce qui ne va pas.

    Des périodes de doutes, des difficultés à surmonter, tout le monde en a, surtout côté « soumise » j’ai l’impression. Il suffit d’un peu plus de distance qu’à l’accoutumé et tout se met à vaciller, avec une multitude de questions qui fusionnent dans notre esprit.

    Je ne suis pas sûre que cela existe du côté de nos Maîtres, certes ils se confient rarement, mais peut être se contentent ils de vivre simplement l’instant, n’imaginant pas les conséquences et l’ampleur que nous donnons à chacune de leur réaction.

    J’espère que tu vas mieux désormais,

    Je t’embrasse,

    Mes respects à Maître Katsuo,
    Anaëlle

    • Bonjour Anaëlle,

      Merci de ton commentaire. J’adore te lire, que ce soit ici ou sur ton Blog d’ailleurs, tellement nos émotions convergent dans le même sens bien souvent.

      En effet, j’ai eu peur. Peur de son désintéressement pour moi, peur de n’être qu’un loisir… Nos esprits contrôlent un peu trop nos émotions, qui sont tellement exacerbées par ce que nous vivons. La moindre chose peut facilement nous faire basculer selon l’état émotionnel dans lequel nous sommes. Mais ça je me doute que tu le sais déjà.

      Et je suis toutefois persuadée que nos Maîtres se posent une multitude de questions à notre propos. Leur intension n’est pas de nous faire basculer de la tristesse à la joie, ou de nous faire souffrir… Du moins pas de cette façon… Sourire.

      Ils nous accompagnent, nous entourent, nous protègent. Et font en sorte que nous avancions, que nous progressions… Toujours plus proche d’eux… En tout cas c’est ainsi que je ressens mon Maître au travers de Son éducation. Jamais Il ne me laisse souffrir très longtemps, et je sais qu’Il n’aime pas ça. Il aime mes larmes oui… Mais quand elles arrivent par Ses propres actions et non pas par mes doutes ou peurs.

      Je te rassure oui, je vais bien mieux. J’ai trouvé dans Ses yeux mes réponses, et sûrement plus encore.

      Je t’embrasse, je te remercie encore pour tes mots qui chaque fois me touchent profondément.

      Mes respects à Maître Phénix.

      Sakura.

      • Le plaisir est totalement partagé 🙂

        Tu as raison, « nos Maîtres se posent une multitude de questions à notre propos ». Je me suis certainement mal exprimée, je voulais simplement dire que le fond est différent, nous (soumises) pouvons nous torturer l’esprit en doutant de nous, de nos capacités, de notre place et même de la viabilité de notre relation alors que nos Maîtres ne remettent jamais tout en cause et ne doutent jamais de leur place et de la nôtre.

        Très belle soirée à toi,

        Mes respects à ton Maître,
        Anaëlle

  2. Sakura sachez que vos mots m’ont encore beaucoup intrigué et même terriblement touché
    Que j’aime lire vos magnifiques et magiques aventures.
    Votre dévotion à votre maître est un pur régal et vous êtes une soumise comme beaucoup de maître rêverait en avoir.
    Je suis touché de votre sincérité et de la grande profondeur dont vous faite preuve en vous livrant à nous ainsi en toute sincérité
    Un grand merci pour ce partage votre plume et vraiment très belle déjà il me tarde de lire votre prochain récit

    Un grand merci Sakura de vous livrez à nous ainsi et il me tarde de vous lire à nouveau

    • Bonjour monsieur G1.

      Intrigué ? Je peux peut-être vous éclairer sur ce qui vous interroge… N’hésitez pas, j’apporterai les réponses à vos questions avec plaisir.

      Merci pour vos nombreux compliments, ils me touchent.
      Comme je le dis souvent, je tiens la plume, mais mon Maître en est l’encre. C’est grâce à Lui que je glisse aussi facilement mes’ ‘aventures’ ‘sur le papier. Il me passionne, Il m’ inspire mille et un sentiment, comme aucun avant Lui n’a su le faire.

      Votre commentaire sur ma qualité de soumise me touche également. Dois je en déduire monsieur que vous êtes un Maître également ? Pour pouvoir ainsi poser cette affirmation, je n’ai que peu de doutes.

      Aussi je vous souhaite une belle journée,
      Et vous transmet mes respects.

      Sakura.

      • Bonsoir Sakura

        En effet vous avez misé juste et effectivement je suis bien un maître dans l’âme même si je ne pratique plus depuis quelques années du fait de m’être mis en couple avec une femme qui ne partage hélas pas se goût pour le sujet dont nous parlons ici. Mais depuis quelques semaines cette envie à ressurgi du plus profond de mon âme et je me questionne énormément et le fait de suivre ici votre journal intime je dois l’avouer me tirent vers cette idée de « renouer » avec mes anciens démons si je puis dire et pour cela je vous en remercie.

        Sachez que je ne me questionne pas à proprement parler sur vos mots et vos récits chère Sakura mais plutôt sur mon envie de reprendre du service si on peut dire. Et quand je me dit intrigué c’est surtout intrigué de savoir jusqu’où dorénavant je serais capable d’aller pour évoluer de nouveau dans cette sphère.

        Encore une fois je vous en remercie et il me tarde de lire vos prochains récits Sakura.

        Je vous transmet mes respects ainsi qu’à votre maître et vous souhaite une agréable soirée

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