Que deviendrons-N/nous?

« Il y a des êtres qui se sont si profondément imprimés en nous qu’on porte à jamais leur empreinte. » – Catherine Cusset.

Que je V/vous parle un peu de moi…. enfin, de ce moi que j’étais et de ce moi que je suis devenue:

Mariée depuis de nombreuses années, mais grande épicurienne, j’ai initié mon époux il y a 11 ans au libertinage. Ce qu’il a plutôt bien accueilli je dois dire… sourire.


Nous partagions d’agréables soirées coquines, soit en privé, soit en club.
Et puis je me savais non exclusive: ma vision de la vie de couple était qu’il était impossible pour moi de concevoir de passer 40, 50 ans voir plus avec la même personne, physiquement je veux dire.
La nature nous offre tant de choix, tant de plaisirs à découvrir, à partager, que je trouvais aliénant de ne plus connaître qu’un seul corps jusqu’à la fin de mes jours. Une perspective qui me faisait très peur pour l’équilibre de mon couple, et pour celui de mon mental. Après tout, qu’y a-t-il de moins ennuyeux que de redécouvrir les classiques avec une personne entièrement nouvelle, dont on ne connaît pas les particularités physiques et émotionnelles ?

Les années ont passé, et nous avons évolué vers un libertinage indépendant et/ou partagé: parfois ensemble, parfois chacun de son côté quand l’occasion se présentait. Sur la base d’un code établit, de règles,  visant à nous protéger en tant que couple bien évidemment. Par exemple, personne de notre cercle proche, ne pas remettre le couvert avec la même personne (éviter ainsi un attachement possible), et pas sur notre lieu de résidence non plus. Nous partagions nos expériences, agrémentant ainsi nos retrouvailles par nos échanges coquins.

On a tenu bon. Sans faillir.

Enfin presque: il n’y aura eu qu’une seule exception pour ma part (il en faut toujours une pour confirmer la règle,  si si… CQFD!).
Une exception qui m’a retrouvée 7 ans et demi plus tard pour faire de moi Sa soumise… Qui a dit que rien n’arrive jamais par hasard? Je pourrais le lui confirmer…Sourire.

Voilà celle que j’étais: bonne vivante, épicurienne, profitant de chaque jour, de chaque rencontre, au hasard de la vie. J’ai toujours terriblement aimé ça… me sentir vibrante, vivante, découvrir de nouveaux partenaires…. on ne vit qu’une fois, et je voulais vivre aussi intensément que possible chaque heure, chaque jour que je pouvais vivre. Tout pouvant s’arrêter du jour au lendemain. Mais malgré tout, la lassitude s’installait. Et avec la peur de ne plus avoir grand chose à découvrir. Quelle erreur !

Et puis… Il est arrivé. Il  m’a transformée. Cette femme libertine n’avait plus de raison d’être. Pourquoi? Simplement parce qu’en Lui j’ai trouvé ce qu’il me manquait vraiment. Vibrante? Je le suis, chaque jour, mais pour Lui. Vivante? Plus que jamais! Il m’a fait renaitre là où je commençais à me lasser de ces rencontres que je finissais par trouver fade et insipide. Aujourd’hui je suis Sa propriété, pleine et exclusive. Mon corps Lui appartient, tout comme mon cœur et mon âme. Au point je l’avoue, qu’il m’est parfois difficile de simplement faire l’amour à mon mari sans avoir le sentiment de le tromper Lui! Sourire….

Aujourd’hui je suis en équilibre, je n’ai plus besoin de combler ce besoin de découverte, car les découvertes, c’est avec Lui que je les fais. Tant du côté de ma sexualité que du côté de ma personnalité. Et j’apprends aussi à le découvrir Lui. Et c’est surprenant.

Aujourd’hui, je suis une toute autre femme. Aujourd’hui je suis Sienne. Ni plus, ni moins.

Et j’ai encore eu l’occasion hier soir de le comprendre… ahhhh… les merveilles des nouvelles technologies, celles là mêmes qui mettent en relation deux parfaits inconnus par le biais de messageries dédiées à  faire connaissance.
Bref, je navigue sur mon profil facebook (vanille), quand une petite notification apparait en haut de mon téléphone d’un inconnu . Curieuse, je me rends sur son profil avant d’entamer plus avant la conversation, de façon à connaître ses intentions.
Physiquement bel homme, situation professionnelle de type cadre supérieur, sportif, un tantinet écolo, amoureux de la nature…Mouais… il a pas l’air méchant, mais restons sur nos gardes (toujours!).

Quelques échanges de banalités, très courtoisement, avec un usage de la langue française sans fautes, et de belles tournures… je suis en face d’un homme cultivé, ça change des messages surprises que je peux recevoir ( je vous passe le détail des propositions de photos, des envois de vidéos, des textes non suggestifs et carrément pornos…. facebook/tinder, même combat!).
Finalement, cet homme finit par entrer dans le vif du sujet: attiré par mon profil, les quelques photos qu’il a pu découvrir sur le mode public, l’ont émoustillé, il veut en savoir plus… Monsieur est passionné de photos, d’art… Mon grand, je te vois arriver comme un éléphant au milieu d’un magasin de porcelaines….rires…. mais j’ai envie de le laisser se livrer, par jeu, par curiosité ( serais-je un brin sadique? Non. Même pas, j’ai d’entrée de jeu annoncée la couleur  » je ne suis pas disponible »).

Courtoisement, sans impolitesse, par de jolies formules il va tenter de me convaincre, mais peine perdue, je ne suis absolument pas réactive… et là… je réalise que cette femme qui fut moi il y a encore quelques temps, est tout simplement « morte ». Je me relis: je suis froide dans mes propos, je ne laisse aucun doute, aucune perspective. Rien. Mon dieu, oui j’ai bel et bien changé! Et d’une certaine façon, je suis fière de celle que je suis devenue.

Mais alors, à cet instant, je me  pose cette question: que va-t-il advenir de moi après? Pourrais-je redevenir celle que j’étais? Y trouverais-je un quelconque plaisir? J’en doute fort! Trop de nouveaux besoins, trop de choses ont changées en moi. Celle qui existait avant n’est plus aujourd’hui. Je suis devenue imperméable à ce monde qui me semble trop fade, trop classique, qui ne me fait absolument plus vibrer.

Aujourd’hui mes plaisirs sont fait de cordes, de contraintes physiques et émotionnelles, de regards qui m’obligent, de mots qui m’abreuvent.
Aujourd’hui mon corps ne répond plus à ces sollicitations insipides: il répond à un claquement de doigts, il tremble, vibre au son du fouet, il est un univers de plaisirs offerts à Celui qui sait si bien le faire réagir, Celui qui le connait, Celui qui l’a conquis. Le seul qui a su en avoir la parfaite maîtrise.

Et demain? Après? Quand il sera temps pour moi de fermer ce livre, qu’adviendra-t-il de ma sexualité? Devrais-je me tourner vers un autre Dominant pour m’épanouir à nouveau? J’ai un gros doute la dessus… Ce lien qui N/nous unit aujourd’hui me semble tellement fort, tellement unique, qu’il m’apparaît simplement impossible de le recréer ailleurs. Cela aura un léger goût de….mais n’aura pas la même saveur. Différent, sûrement. Comme le sont chacune des relations humaines que N/nous pouvons avoir dans une vie. Mais pourtant… aujourd’hui je ne me sens pas capable d’envisager de faire ce don que j’ai fais, à un autre. Je ne me vois pas simplement basculer dans les mains d’un autre…

Et revenir à une vie plus vanille, plus conventionnée? Rires… oubliez! Ou alors ce sera pour m’éteindre.

Ce n’est pas que je l’envisage dans l’immédiat, bien sur que non, rassurez V/vous!
Mais j’ai les pieds sur terre comme on dit, et je vois bien autours de moi qu’en dehors d’une relation D/s de couple (vie maritale j’entends), une date de péremption semble de mise dans ces relations, et qu’un jour, chacun repart continuer S/sa route de S/son côté… je l’espère pour N/nous, le plus tard possible.

S’il V/vous plait, partagez  moi V/vos expériences, V/votre vécu,  d’avant/après… C/celles et C/ceux qui ont eu à tourner cette page, clore ce chapitre, fermer ce livre…pour en ouvrir peut-être un autre. Ou pas.

Savoir si V/vous V/vous êtes posé cette question aussi un jour, savoir comment V/vous l’avez vécu…

La parole est à V/vous et je V/vous en remercie d’avance.

9 réflexions au sujet de « Que deviendrons-N/nous? »

  1. Bonsoir ma douce Sakura. Avant tout je tiens à te dire que j’ai beaucoup aimé lire les deux versions de ta précédente expérience. Ce fut un régal et je vous tire mon chapeau à toutes les deux pour cette belle complicité.
    Je te fais part ici de ma toute petite expérience car je n’ai pas vraiment refermé un livre mais plutôt un petit recueil de nouvelles plus ou moins croustillantes. En effet, il y a quelques années je batifolais en secret (car j’étais à l’époque en couple avec mon vanille qui était tout à fait fermé à mes envies) de dominants en pseudo Maitres. Je ne trouvais pas mon bonheur mais je m’amusais bien quand même. Puis l’un d’eux est sorti du lot. Il était beau, sexy, un brun aux yeux bleus. Et chanteur. il avait tout pour plaire. Et il savait y faire avec moi. J’étais prête à tout lui donner, il savait me dominer de la façon dont j’en ai besoin. Je quittais parfois mon poste de travail simplement pour aller le sucer à l’autre bout de la ville et revenir ensuite. Un claquement de doigts et je lachais tout. Cette histoire a duré un an. Je dois bien dire que j’étais love oui. Et puis, pour son travail il est parti à Paris. Ce fut un déchirement, j’ai versé des litres de larmes (toujours en secret bien sur) et son départ a sonné le glas de mes « aventures ». Trop mal. Trop dur. Plus jamais ça. Je me suis donc enterrée dans ma petite vie tranquille et sans histoires, mais sans saveur et sans passion. J’ai tenté de refouler pendant 15 ans ma véritable personnalité. Jusqu’à ce que mon Maestru vienne tout chambouler. Depuis je revis, je respire à nouveau, et je souris chaque seconde. Tout ça pour dire que l’on se remet de tout et que l’on ne peut pas faire taire indéfiniment notre véritable nature. Vient un moment où l’on se dit qu’il faut penser à soi. Et vivre pour soi. Je t’embrasse fort ma chérie.

    • Bonjour ma puce.

      J’aime tes passages ici, tu le sais.
      Merci de ta présence, et merci également de ton partage d’expérience.

      Je me doute bien que le naturel fini par ressortir… Encore faut-il le vouloir, et trouver celui qui saura répondre à nos attentes… Sourire. Je ne suis pas en recherche comme tu t’en doutes. C’était juste une réflexion que j’ai eu sur un avenir totalement incertain… Et ma crainte de ne plus réussir à apprécier les choses les plus simples.

      Je suis ravie pour toi de cette belle issue que tu m’avais déjà partagé.

      Je t’embrasse très fort ma douce et transmet mes profonds respects à ton Maître.

      Sakura

  2. Bonjour ma douce,

    Bien que je me sente un peu hors sujet car vivant cette relation en étant mari et femme je me permets tout de même de te laisser un petit commentaire.

    Je pense en effet que lorsqu’on a goûté à d’autres plaisirs, le retour à une sexualité purement vanille doit être compliquée (même au sein d’un couple marital).

    Je ne crois pour ma part pas à cette fin inévitable entre un Maître et une soumise. Ca ne veut pas dire que je suis une grande naïve, bien sûr que ça existe, mais ça n’est pas spécifique à la relation M/s, c’est peut-être une question de personnalité, d’attentes ou de désirs, comme dans la vie vanille après tout, certains vont faire un long chemin avec une personne, d’autres préféreront ne pas s’attacher et vivre de nouvelles expériences.

    Je n’ai pas encore compris ce qui pousse un Maître à changer de soumise. La passion essoufflée, l’envie de connaître de nouvelles réactions/un corps qui vibre différemment, l’impression de ne plus rien avoir à apprendre à sa soumise alors que la soumise fait de son mieux pour atteindre les exigences de son Maître ?

    Je n’aime pas l’idée qu’un Maître ait le droit de dire « stop, j’en ai assez, je te rends ta liberté ». Je n’aime pas l’idée d’une soumise qui ne comprend pas ce qu’il lui arrive et se triture l’esprit en se demandant comment ils en sont arrivés là.

    Chacun est bien sûr libre d’agir comme il le souhaite mais si le Maître est conscient qu’inévitablement ce moment va arriver parce qu’un jour il aura envie d’autre chose (je ne parle bien sûr pas de tous les aléas indépendants de notre volonté qui peuvent fragiliser un couple vanille ou M/s) alors il me semble essentiel d’en informer sa soumise par respect pour elle.

    Il n’y a assurément pas une façon de réagir car nous sommes toutes différentes : ne plus vouloir vivre une telle relation pour ne plus souffrir, retrouver la « tranquillité » d’une vie vanille, faire de ce don une relation unique, accepter le bonheur que ce lien a apporté sans rien regretter, vivre un après… L’expérience de Marjo Crystal, bien que douloureuse se termine en happy end et c’est peut être ce que nous attendons de lire. Le temps un formidable pouvoir, celui de panser bien des blessures

    Mariée ou non, nous sommes certainement nombreuses à avoir pensé à cette question « et si un jour ça s’arrêtait ? »

    Je t’embrasse bien fort ma belle,

    Anaëlle

    • Bonjour ma belle Anaëlle,

      C’est toujours avec un immense plaisir que je retrouve tes mots ici. Toujours cette bienveillance, cette tendresse qui te caractérise si bien, et qui me fait du bien. Déjà, pour ça, je tiens à te dire merci.

      En effet, il est vrai (enfin je suppose) que vivre une relation D/s de couple est différente que celle que peuvent vivre un Maître et Sa soumise en ne se voyant qu’épisodiquement. Bien que pour ma part, je vive ma soumission en 24/7 et non comme un jeu épisodique qui interviendrait deux fois par semaine pour pimenter ma petite vie de bourgeoise…sourire (et clin d’œil à Qui de droit).
      Elle n’en est pas moins riche, moins passionnée, plus facile ou difficile. Elle est différente, simplement.

      Je ne dis pas non plus que la fin d’une histoire D/s est inévitable, mais je le garde en mémoire, bien présent, car cela a été dit et énoncé clairement. La seule chose que je ne maîtrise pas étant le quand: demain, dans un mois, un an…. Le chemin peut-être encore long, je N/nous le souhaite, bien sûr, mais je reste donc réaliste et je ne projette rien. Je me dois juste de garder les pieds sur terre en me faisant cette petite piqûre de rappel de temps à autres.

      Une certitude dans laquelle je te rejoins aussi: cet après ne sera pas un retour en arrière possible. Mais dans mon esprit, il ne sera pas non plus un pas un avant non plus. Il sera une fin. Un point zéro. Avec un grand vide que je ne saurais pas comment combler.

      Tu sais, j’ai eu l’occasion depuis 15 mois de partager ces moments difficiles avec quelques proches amies qui ont été libérées, et j’ai pu lire également nombres d’articles de soumises traversant cette épreuve, faisant un billet pour expliquer ce par quoi elles sont passées, comment certaines arrivent à se reconstruire, comment d’autres n’ont plus qu’un immense vide dans leur vie.
      Oui bien sûr cela m’effraie. Cela me terrorise même.
      Mais me voiler la face n’est pas non plus une solution.
      M’y préparer me permettra peut-être de ne pas basculer trop loin.
      Simplement.

      Je t’embrasse tendrement,

      Sakura

  3. Bonjour Sakura. Nous avons sympathisés par cet ami commun qu’est FB et même si nous ne partageons pas le même univers, je me fais un plaisir de rejoindre ton blog.
    Je suis une grande romantique et la femme d’un seul homme. Seule la vie a décidé que le premier amant n’a malheureusement pas été le dernier.
    La domination, les relations de soumises et de maîtres sont des sujets qui m’échappent totalement.
    Loin de ressembler à la plupart « des gens », je ne juge jamais les préférences ou le choix de vie des autres. J’ai d’ailleurs lu les romans de Domino Moory sur le « sujet » et je dois dire qu’elle l’a abordé d’une manière qui joue sur la psychologie des personnages et ne s’est pas épandue sur une certaine vulgarité comme malheureusement certains romans à la guimauve.
    Je ne sors le fouet que pour battre mon mari lorsqu’il ne rebouche pas le tube de dentifrice. Et je lui fais une prise de karaté digne de Bruce Lee s’il ose seulement tenter de me dire ce que je dois faire.
    Donc tu vois, je suis plus du genre insoumise ou maîtresse, je commande.
    Voilà, je vais découvrir ton blog et j’espère que malgré nos différences, une belle amitié est née.
    Bisous.

    • Merci Jc et surtout bienvenue à toi ici, dans mon antre… Sourire.

      J’espère que mon style te conviendra. J’essaie de ne pas trop faire dans le vulgaire, je n’aime pas non plus. J’axe principalement sur mes ressentis afin que mon Maître sache où j’en suis dans mon cheminement…

      Mon Blog est ouvert, à ceux de N/notre univers mais aussi aux autres : si mes textes peuvent permettre d’éveiller la curiosité ou de répondre à certaines questions, pourquoi pas… Sourire.

      Mais il est avant tout autre chose un moyen de communication entre mon Maître et moi.

      Au plaisir de te retrouver ici, ou sur Facebook.

      Je t’embrasse.

      Ps : je peux te soumettre quelques idées de corrections pour ton cher mari si tu as besoin…. mdrrrrr !!!

  4. Ma relation étant toute récente (bientôt 8mois) je ne veux pas m’interroger sur la longévité….même si j’y ai déjà pensé et que j’ai pleuré en pensant que je serais triste si cela arrivait.
    Je suis dans le bdsm depuis 10 ans cette année et c’est la première fois que je vis une relation D/s comme j’en ai toujours eu envie, comme je n’en ai jamais vécu auparavant.
    Je suis consciente aussi que je ne pourrais -peut-être- plus avoir de relation vanille, j’ai essayé avant de le rencontrer mais il me manquait quelque chose, si un jour ma relation cesse mais sans Lui? Je crois que je ne voudrais plus de Maitre.
    Je n’en rajoute pas plus car les larmes ne sont pas loin et je ne veux pas avoir les yeux rougis demain quand nous nous verrons…:-).
    Cordialement,
    Galathee

    • Bonjour Galathee,

      Je te comprends. Ce n’est pas un exercice facile que celui-ci.
      Tout comme il peut être difficile d’avancer et de s’épanouir en sachant qu’une date de péremption est inscrite quelque part dans le temps…

      Tout comme toi, je n’arrive pas à imaginer ces lendemains vident de ce N/nous que N/nous avons créé… Ni non plus à imaginer celle que je serai. Mais je suis sûre de ce que je ne serai plus.

      Profites donc du temps qu’il t’offre, je n’ai pas de meilleur conseil à te donner.

      Belle journée à toi

      Tendrement,

      Sakura

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