Retrouvailles : 22/08/2017 A nouveau moi

Les semaines ont passées. Non sans difficulté, j’en ai conscience.

Mais j’en ai profité pour travailler sur ma dépendance, et dieu sait qu’elle est importante.
J’ai profité de ces vacances loin de N/nous pour réaliser combien j’aimais ma place, combien je la chérissais, et que je n’en convoitais nulle autre.
La nature de N/notre précédente relation aurait pu me faire dévier et me faire attendre autre chose de la part de mon Maître, mais non, ce n’est pas ce que je souhaite.

J’aime être à sa disposition, objet de plaisir, de luxure et de déviance. Son jouet, Sa chose. J’aime être celle qui Lui permet d’être Lui pleinement. J’aime être celle qu’Il ne voit que pour le plaisir.
J’aime le laisser me regarder partir encore empli d’images de N/nous, avec une envie d’encore, remise à plus tard, toujours.

J’aime penser que je Lui suis précieuse, nécessaire à son équilibre tout comme Il l’est au mien.

Je sais malgré tout avoir encore beaucoup de chemin à parcourir et avoir un gros travail à réaliser quand à ma peur de l’abandon, ma crainte de le perdre ou de perdre ma place.
Et depuis peu, je sais que ce travail je vais devoir le faire seule, avec Lui en secours si le besoin est trop fort, mais je ne veux plus dans la mesure du possible, Lui partager mon mal-être. Je ne veux pas le lasser, je ne veux pas Lui rajouter de pression supplémentaire et l’épuiser. Je le veux apaisé et disponible, ouvert à moi quand Il en a l’envie, serein de N/notre lien.

Et si pour cela je dois me mettre en sourdine, et travailler en sous-marin de mon côté, j’ose espérer ne pas avoir à me réfugier trop souvent  dans ma fameuse cage de Faraday des émotions pour ne pas en souffrir de trop. Et j’espère que si c’est le cas, qu’Il saura le ressentir et m’en faire sortir.

Mais tout change. Tout évolue. Je dois l’accepter, lâcher prise et me laisser porter. Je dois apprendre à mettre de la distance avec mes émotions, mes ressentis ou mes peurs.

Nous verrons comment cette nouvelle saison me permettra d’évoluer en ça.

Pour le moment, laissons la place aux réjouissances, et elles furent des plus agréables ^^.

 

Ce mardi matin, je me réveille le sourire aux lèvres et la boule au ventre : N/nous y voilà. Dans quelques heures je serais à nouveau à ma place. ENFIN! Ce moment tant attendu, celui où je serais avec Lui, à Ses pieds, à ma place. Savoir que je vais pouvoir à nouveau glisser à mon cou mon collier, savoir que je vais retrouver mon tapis, savoir que je vais Lui redonner l’entière possession de mon corps, de mon âme. Etre à nouveau Sienne, à la fois chienne et salope, douce et aimante, plaisirs et plaisante.

Mon besoin est viscéral: il me tenaille le ventre, il me remplit, il m’envahit. Et plus les aiguilles avancent sur l’horloge de mon bureau, plus mon corps se prépare: tremblements, étourdissements, agitations, et je ne vous parlerais pas de l’état humide de mes dessous…. rires…. J’étais liquide.

Midi sonne. Ni une ni deux, point de rab aujourd’hui, je saute dans ma voiture. Encore cette route à parcourir qui me sépare de Lui. Et son flot de camions et de touristes….Aahhh l’été et ses désagréments. A peine entrée sur l’autoroute, je saisie mon collier pour le mettre à mon cou. Me voilà moi, retrouvée. Complète. Mon si précieux collier qui me lie à mon Maître. Le porter ainsi m’avait douloureusement manqué, tout comme cette sensation envahissante mêlée d’angoisses, de désirs, de plaisirs naissants.

Je me gare. Les yeux rivés sur Sa façade… J’y suis. Tel un robot, j’ouvre ma portière, glisse une jambe à l’extérieur. Lisse, légèrement dorée par le soleil. Je sors de la voiture, debout sur mes deux jambes, et un vertige me fait doucement perdre l’équilibre. Je dois me ressaisir. Marcher, un pas après l’autre, chacun d’eux me transportant un peu plus vers Lui.

Je pousse la porte, ma respiration s’accélère. Je ferme le verrou. Les escaliers, une marche, puis une autre… La porte est entrebâillée, je l’aperçois, là, assis sur son canapé, déjà en caleçon. Mon cœur se serre, ma respiration se bloque, mes mains tremblent. Mais mon corps agit seul, par besoin, par envie, par nécessité. Mon bras ouvre la porte. rapide coup d’œil à l’environnement qui est le N/notre. Tout est à sa place. Rien n’a changé. Mon tapis est là et m’attend. Sauf une chose: il y a de la musique. J’avais souligné lors d’un échange avec mon Maître que j’aurais apprécié certaines séances sur fond musical… Merci mon Maître de Votre attention à mon égard.

Je refrène alors cette envie violente de me jeter à Ses pieds, de venir poser ma tête contre Lui, de le regarder droit dans les yeux pour m’y rassurer. A la place, machinalement, je dépose mes affaires et viens prendre place à genoux sur mon tapis. A peine installée, je relève la tête: je ne résiste pas, je dois Le voir, je dois lire en Lui, savoir si tout va bien… N/nos regards se croisent, et je baisse les yeux avec grande difficulté.
Claquement de doigts.
Je m’approche à quatre pattes, prête à me prosterner humblement à Ses pieds et baiser Ses chevilles, comme Il me l’a appris. Mais Sa main vient glisser sur mon cou et redresse ma tête vers Lui. M’obligeant à me noyer dans Ses yeux ( Maître, Vos yeux sont magnifiques : ce que j’y lis, ce que j’y vois, et leur couleur ….oui, je m’y noie!). Ses lèvres viennent se poser sur mon front, Sa main douce caresse mon visage… Ma main vient se poser, maladroite sur son torse, le toucher, le sentir…. Etre là, avec Lui, et pouvoir enfin le toucher du doigt.

« Tu vas bien? »

Comment ne pourrais-je pas aller bien? Je suis à ma place, près de Lui. Toutes mes sensations retrouvées, décuplées par ce manque de Lui. Lui si posé, si zen. Si calme. Si charismatique, si dominant dans Ses attitudes.Je l’admire pour cette force tranquille qu’Il dégage et que je ne suis pas en mesure de montrer. Je ne contrôle rien.

« Je vais extrêmement bien mon Maître »

« C’était quoi ce regard? »

 » un regard de bien être mon Maître: bien être d’être à Vos pieds, d’avoir retrouver ma place »

Il me sourit et vient poser mon visage sur Son torse: je me retiens de m’y enfouir pleinement. Je le caresse de mes joues, de mon nez, me collant à Lui aussi longtemps que je le peux, avec ce besoin immense de sentir chacun des petits bouts de peau que je peux toucher. je voudrais glisser ma langue sur Lui, Le dévorer de ma bouche mais je me retiens.

« Déshabille toi au milieu de la pièce »

J’obéis, immédiatement mon corps s’embrase de la situation, mon ventre se contracte d’envie et tous mes sens sont en éveil : je me place au centre de la pièce, face à Lui. Je retire doucement mon obi qui me ceint la taille, puis ma robe. Mes dessous sont le dernier paravent de ma pudeur, je les retire. Me voilà nue, sur mes talons. devant Lui. Offerte à Son regard. je ne suis pas à l’aise avec mon corps, mais je n’ai aucune difficulté à me mettre nue. Avec Lui je n’ai plus aucune pudeur. Je reste ainsi attendant Son ordre. Il me demande de tourner sur moi-même. Je ne pense plus, j’agis. Il me jauge.

« Tu es belle! »

Je souris.

« Pose tes mains sur la table basse et attends moi » 

Je m’exécute. Il vient se placer derrière moi, Ses mains glissent entre mes cuisses Lui révélant mon antre trempée de désir…

« Ma bourgeoise est toute mouillée! Comment me l’expliques-tu? »

« Je suis là où je dois être mon Maître, et cela m’excite infiniment »

Ses mains viennent glisser sur mon cul, le claquant légèrement… divin plaisir. Il revient vers moi et je sens poser sur mes reins les lanières du martinet. Comme il me tarde d’y goûter de nouveau. Ressentir la sensation de la morsure, Lui dirigeant les coups offerts comme des présents. Clic Clac. Il immortalise l’instant.

Et mon cul reçoit ses premiers coups : martinet pour commencer. Par réflexe, je sursaute aux premiers coups…. Mon corps réagissant à l’effet de surprise. Et je me laisse envahir du plaisir que cela me procure. Je ne bouge plus. Juste je Le reçois. Suivra le paddle, que d’habitude je crains, mais que je reçois sans rien dire, et enfin mon préféré…Son fouet. Je sens entre mes cuisses cette tension, ce plaisir. Ma cyprine glisse doucement entre mes cuisses, chaque coup est un pur bonheur à mon corps. J’oscille entre plaisir et souffrance de façon délicieuse. Il sait où les placer, l’intensité à donner…j’aurais aimé crescendo, je l’avoue. Mais le temps qui N/nous est imparti le midi est trop court pour abuser des bonnes choses….sourire.

« Tu es toute rougie et j’aime ça! »

Il vient se coller à moi: Je sens sa queue au travers de son caleçon, collée contre mon cul.

« Prend la avec ta main, je veux que tu sentes mon désir pour toi ».

Je tends mon bras vers elle, la saisie au travers de son caleçon, la caresse. Oh comme j’ai envie d’elle, envie de la prendre en bouche, envie de la goûter, envie de la sentir me fendre, profondément, pleinement. Mon Maître la libère de son carcan de tissus. Je l’ai entre les doigts. Dure, droite. Prête à venir me pénétrer, s’enfoncer en moi.

« A qui tu appartiens? »

« A Vous mon Maître! » Je pourrais jouir de Ses mots tellement ils m’envahissent.

Il se place sur le canapé, et me fait venir à Ses pieds…. Je crois que je le supplie du regard tellement mon désir de le sucer est intense. un instant, l’avoir un instant en bouche, le prendre, le goûter… D’un geste, il me fait comprendre que je peux me faire plaisir. Je ne me fais pas prier. Ma langue vient glisser le long de Sa queue, mes lèvres entoure Son gland, et je m’engouffre profondément Son membre dans ma gorge. Mes vas-et-vient s’accélèrent, je prends un plaisir fou à ma gourmandise.

« Hummm cela m’avait manqué! »

Je m’applique et continue mon ouvrage, lorsqu’il me saisit par la crinière:

« Respire! « 

Je m’interrompt, l’air un peu hagard. Il se relève, et toujours me maintenant fermement par les cheveux, me fait Le suivre jusqu’à l’escalier de l’entrée.

« Prend place et attend moi »

Je place mes pieds sur les marches un peu plus bas, jambes écartées, et mon dos à la perpendiculaire, mains au sol. Je sais qu’Il va me prendre. Là. Dans l’escalier. Je m’en réjouie. Les quelques secondes où Il me laisse m’installer me suffisent à visualiser la scène et à me faire mouiller encore d’avantage… Mon dieu, je vais être glissante…rires!

Il revient vers moi, passe à côté de moi, et ni une ni deux, je le sens entrer en moi. sa main sur mon épaule appuyant chacun de Ses mouvements, je ne peux m’empêcher de gémir…. le plaisir m’envahit du creux des reins à la nuque, je ne sais pas si je peux jouir. Je n’ai pas le temps de le demander que:

« Tu sais que tu es là pour mon plaisir? »

Le revoilà: Il est à nouveau dans ma tête, répondant à mes questions sans que je n’ai besoin de les verbaliser. En symbiose. Soit, je retiendrai mon plaisir, enfin si j’y arrive, car chacun de Ses coups de butoir porter entre mes cuisses est un supplice de sensations et de délices.

Il s’interrompt.

« retourne au salon. Mains sur la table basse »

Je reprends place, profitant de ces quelques secondes pour reprendre mes esprits et tenter de faire redescendre mon orgasme naissant. Je sens mon berceau de plaisir palpiter entre mes jambes, affamé de n’être pas encore rassasié… Mais je m’efforce de faire taire mes besoins pour assouvir d’abord ceux de mon Maître.

Il reprend place dans mon dos, Sa main venant agripper mes cheveux, et  mon collier, me forçant à relever la tête. Le collier ainsi tenu me serre la gorge. La pression qu’il opère m’étourdit et j’aime infiniment ça. sentir Sa force, Son emprise… Sa main se resserre à chaque coup de reins donné, mes jambes tremblent de plaisirs, je sens des larmes de plaisirs poindrent à mes yeux, je les ravale par fierté. Plaisirs d’être là, de le retrouver. Je me sens submergée, envahie d’émotions. Transcendée.

« Tu es qui? »

« Votre soumise Mon Maître! »

« Mais encore? »

« Votre salope, Votre chienne…. »

« Ma bonne salope oui, et tu aimes ça? »

Ses mots me grisent, je me damnerai pour les entendre encore et encore, je  m’en nourris, Il me possède entièrement rien qu’à les prononcer.

« Oh ouiiiii mon Maître!! » murmuré, à la pointe de l’orgasme…

Il se retire de moi, et vient s’asseoir sur le canapé, m’invitant à venir m’empaler sur sa queue qui m’affame… Je prends place, le faisant glisser en moi, profondément. Etre en face de Lui, pouvoir saisir Son regard, ses émotions, sentir Sa peau, y glisser mes mains… Mais me voilà déjà à quatre pattes, mains sur le mur.

« Je te baise comme j’en ai envie »

Et mon Maître, vous faites cela très bien, sourire. Le plaisir est intense, je sens que je ne vais plus pouvoir me retenir de jouir, quand soudain:

« je veux t’entendre »

Le laisser passer est donné, je relâche ma tension et me laisse envahir par un orgasme intense, tout mon corps se contracte de façon incontrôlée, chaque parcelle, chaque atome de mon corps réponds au plaisir qu’Il me donne. J’explose littéralement.

Sans avoir le temps de me remettre ou de comprendre, Il me fait m’allonger face à Lui : Il se dresse devant moi, Sa queue, divine, entre Ses mains, prêt à jouir, et moi, à Lui servir de réceptacle. Je me grise à la vue de Son corps ainsi tendu, de Son sexe durcit, si près de moi, et que je ne peux pas saisir, que je peux juste contempler, et je ne m’en prive pas. Il se délivre sur ma poitrine, mes lèvres, j’entends Sa respiration qui s’accélère à mesure qu’il m’honore de Sa précieuse semence. J’ouvre la bouche pour Le recevoir un peu, Le prendre encore une fois avant de terminer N/notre moment, et Il s’y glisse. Je reçois, en récompense peut-être, les dernières gouttes dont je me délecte, Le léchant de ma langue pour n’en rater aucune… je sens la chaleur de Son sperme chauffer mon corps et j’aime terriblement ça.

Il se relève et file à la salle de bain, m’interdisant de bouger. Je reste allongée, ma langue cherchant le creux de mes lèvres pour m’abreuver encore un peu de Son jus. Mon corps tremblant encore des plaisirs successifs qu’Il m’a fait connaitre.

Il me rejoint : « file te nettoyer » 

J’arrive à la salle de bain et je me contemple dans le miroir: belle soumise recouverte du sperme de son Maître…. Oui, à cet instant, ainsi souillée, je me trouve incroyablement belle, les yeux luisant de plaisirs et de bonheur de L’avoir retrouvé. Avec ce sentiment de Lui appartenir au plus profond de mon âme, d’être Sa chose, objet de Son plaisir.

Merci mon Maître pour ce délicieux instant à Vos côtés, je renais à nouveau de Vos mains, et Vous réveillez encore une fois, ma nature profonde. Un nouveau départ s’offre à N/nous, et je sais que Vous ne manquerez pas de me faire progresser encore. N/nous cheminerons ensemble au gré de cette nouvelle période.

Il me tarde de Vous retrouver à nouveau, moins pressé par le temps que N/nous ne l’étions ce jour.

Place à la saison 2 alors….. Sourire.

Respectueusement

Votre Soumise, à nouveau vivante et ivre de Vous.

 

 

 

3 réflexions au sujet de « Retrouvailles : 22/08/2017 A nouveau moi »

  1. Bonsoir à vous Sakura

    Un grand plaisir de retrouver votre jolie plume.
    Si je peux me permette elle est toujours aussi belle mais quelque chose semble avoir changer… en bien rassurez vous.

    J’en suis à ma 3ème lecture et il me fallait bien au moins ça pour profiter pleinement de votre partage. Votre plume est toujours aussi plaisante à lire mais je vois que votre encre à changé ce qui ajoute énormément d’émotions et de sensations dans vos paroles. Le travail que vous effectuez porte ses fruits si je puis dire continuez sur cette voie.

    Il y a dans ce récit quelque chose de différent (en bien toujours rassurez vous) je n’ose imaginer à quel point il a du être plaisant pour vous de nous l’écrire et cet exercice à du être passionnant pour vous j’en suis certain.
    A titre personnel vous m’avez encore une fois emmené en voyage… et j’adore ça. Ce voyage dans votre relation… votre « duo » si j’ose dire ainsi. Et quel voyage…

    Un grand merci à vous/Vous pour ce délicieux partage et au plaisir d’en lire de nouveaux pour de nouveaux voyages.

    Respectueusement
    Maître G1

    • Bonjour monsieur,

      Tout d’abord merci pour votre agréable commentaire.
      Je vous invite à préparer votre valise alors…. Le voyage ne fait que commencer.
      Respectueusement.
      Sakura

      • Oh mais sachez que depuis que je lis votre « journal intime » j’ai toujours une valise de prête au cas ou.
        Il me tarde déjà de repartir en voyage grâce à vous.

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