Séance du 05/10/17 : Mon anniversaire.

 

« Les anniversaires ne valent que s’ils constituent des ponts jetés vers l’avenir » 
Une journée particulière, qui annonçait sûrement une séance toute aussi particulière: J’étais à l’aube de ma 39ème année.

Je savais que ce soir, j’avais mille et une chose à aborder avec mon Maître, toutes inscrites dans mon petit calepin virtuel, tant ma mémoire semble s’enfuir lorsque je suis en Sa présence. Mes moments d’absence où seul Lui compte à mes yeux.

Mais j’étais résolument décidée cette fois ci à ne pas laisser passer l’opportunité d’avoir les réponses aux questions que j’avais. Soirée spéciale ou non, je trouverai un moment, un instant pour glisser une à une les thématiques à aborder.

La journée m’avait semblée longue tant mon esprit était avide de Lui. Mais j’étais là, dans ma voiture, glissée dans une robe noire moulante, à la cuisse largement échancrée… J’inaugurais ce soir mon body string en simili cuir, acheté quelques semaines auparavant et attendant le moment opportun pour pouvoir le porter.

Mon collier enserrant mon cou, je glissais ma main autour en garant ma voiture. Un petit rituel que j’ai pris, qui me permet de ressentir Son emprise tant physiquement qu’emotionnellement, avant d’entrer en séance.

Sa rue, Sa porte. Entrer, fermer le verrou. Son escalier… Monter… Mon cœur battant dans ma poitrine… Et enfin… Lui.  Mon Maître. Mon univers.

Je dépose mes affaires et m’installe à genoux sur mon tapis, en silence.

Tête baissée, j’attends Son signal. Un regard furtif sur Son environnement… Tout semble à sa place. Mes repères. Mon univers, le Sien.

Les minutes glissent… S’allongent. Patience petite chienne, ton Maître est tout près de toi… Et je l’entends. Ce claquement de doigts délicieux qui m’autorise à venir le saluer, humblement à Ses pieds, embrassant chacune de Ses chevilles. Je m’apprête à me redresser, lorsqu’Il appuie sur ma tête pour me remettre en position.

Je pose mon front au sol, mains devant moi, le corps cambré, attendant qu’Il me dise quoi faire.

Et Sa main glisse sur ma nuque, Se saisie de mes cheveux, en douceur, mais fermement, et Il me relève vers Lui.

Après m’avoir fait l’honneur de Ses lèvres, Il m’autorise à venir poser ma tête contre Son  torse ou encore Sa cuisse.

Sa main parcours mon dos, puis mon cul. Finalement, après quelques minutes ainsi, Il me dit :

« Va chercher la voiture » 

J’en déduis donc que N/nous sortons, et la perspective m’enchante. Mon Maître sait me surprendre, de mille et une manière… Mais quand l’événement  « extérieur » intervient… Je frétille déjà d’impatience.

N/nous prenons la route non loin de chez Lui. La voiture garée, N/nous entrons dans un restaurant que je découvre pour la première fois.

Notre hôtesse N/nous place, non loin du centre de la salle. Mon regard embrasse la pièce : une luminosité peu propice à l’intimité, par endroits des familles, à d’autres des couples, certains plus âgés que d’autres, et des jeunes gens juste à côté de N/nous. La discrétion ne sera pas au menu… Sourire.

L’apéritif servie, je commence les hostilités, prête à obtenir mes réponses…

« Mon Maître, il était question il y a peu, que Vous m’expliquiez en quoi le divorce est une erreur »

Ce à quoi, Lui, me relance sur la blague que je devais Lui partager à propos de dinausores.. Oui… Rires… Ou lorsque je Lui partage par messagerie interposée, mes difficultés à me concentrer sur un récit car ma petite dernière s’empresse de partager ses découvertes en la matière…

« note toi de m’en raconter une », m’avait-il dit.

Après avoir fait un flop avec ma blague niveau cours élémentaire, mais qui N/nous aura fait sourire,  je reviens sur le sujet initial.

Et mon Maître, tout au long du repas m’explique Son histoire, et pourquoi le divorce n’est, à Ses yeux, pas une solution. Je me garderai bien de Vous en communiquer les détails qui relèvent de Sa sphère intime mais je le résumerais ainsi: Sa vie aurait été tout autre aujourd’hui s’Il n’avait pas divorcé. Un confort quotidien, une stabilité familiale, un environnement propice à l’éducation d’enfants. Son fameux « maison en banlieue, véhicule familial, petite famille et toutou à la maison ».

J’y décèle une pointe de regret. Un choix fait il y a des années qui aujourd’hui a les conséquences qu’Il connaît.

Et si…. Car oui… Partant de ce postulat, égoïstement je pense que s’Il n’avait pas fait ce choix, N/nous ne N/nous serions pas rencontré il y a 7 ans, N/nous ne serions pas ici ce soir… Et ce N/nous n’existerait pas. Il me rassure, du moins Il tente, en me disant que N/nous N/nous serions sûrement rencontrés, autrement… Encore une fois, ce fameux fil rouge du destin que j’évoquais dans un de mes précédents articles.

Tout ceci dans quel but ? Je pense, me faire comprendre l’importance d’une vie de famille stable pour mon épanouissement, pour mes enfants, pour ne pas aller au devant de conflits, de moments difficiles. Pour ne pas perdre un certain confort.

Je l’ai rassuré : malgré les difficultés actuelles au sein de mon couple, qui durent déjà depuis plus de deux ans, malgré l’essoufflement de presque 20 ans de vie commune, je me bats pour tenter de redonner un peu de vigueur à mon univers vanille.

Mais je Lui avoue que de mon côté, j’aurais tendance à penser égoïstement : rester avec quelqu’un par tendresse, par habitude, pour le protéger, ou protéger mes enfants, rester avec quelqu’un pour ne blesser personne, en m’accomodant de ce quotidien sans surprise… C’est me tuer doucement, c’est m’ettoufer. Une belle cage dorée de convenances.

Voilà pourquoi je lutte depuis plusieurs mois, pour éviter d’entrer dans cette phase de choix à faire. Avec les conséquences que je connais désastreuses sur mon petit monde précieux. Mais c’est un combat que je mène seule pour le moment. Bien que soutenue par mon Maître.

Après l’entrée (fort copieuse pour l’appétit qui est le mien), mon Maître me demande de me diriger aux toilettes, et de Lui ramener mon string…. Oups…. Impossible tout est attaché ensemble.

« trouve à me ramener quelque chose » 

Une fois devant le miroir des toilettes, je me réajuste, et j’ai beau réfléchir… Rien n’est retirable sinon le tout. Soit le body complet, bas compris car tenus par les jarretières du body, soit ma robe. Je ne vois pas comment glisser dans ma main mon body et mes bas… Et l’idée de ne pas pouvoir Lui ramener quelque chose me déroute… Mais quelle idée saugrenue que j’ai eu de vouloir porter ces dessous ! J’aurais du me contenter d’un ensemble classique, cela m’aurait évité cette déconvenue.

Je reviens, les mains vides, n’ayant pu retirer que ma veste.

« c’est tout ce que tu me rapportes ? »

Sourire de surprise sur son visage. J’explique ma difficulté, déçue de moi.

Je reprends place à table, non sans avoir senti sur moi les nombreux regards des personnes de la salle. J’avoue que mes bas sont visibles par la fente de ma robe, et je ne doute pas qu’ils doivent faire l’objet de discussions bien différentes selon les tables. Mon Maître me le confirmera un peu plus tard, fier de me voir faire l’objet de regards envieux, désireux ou encore critiques. Je ne passe pas inaperçue en Sa présence. Et le « couple » que N/nous formons à cet instant me semble juste magnifique, tant par N/notre complicité que par ce que N/nous dégageons de fantasmes dans l’esprit des gens.

Le repas terminé, N/nous reprenons la voiture. Je pense innocemment rentrer « chez N/nous », mais c’est bien mal le connaître.

N/nous tournons ça et là, au point où je ne sais plus où mon Maître me dirige… Lorsque N/nous passons le pont de l’autoroute et qu’Il me fait stationner la voiture sur une petite voie de détournement, juste après le pont, les feux de la voiture en direction de la route. Il allume le plafonnier de l’habitacle et….

« Retire ta robe » 

Là… Dans la voiture, sur le bord de la route, lumière allumée… Visible. Je ne réfléchis plus. Mon cerveau passe en mode « obeir », et mon corps tremble déjà de ce qu’Il va bien pouvoir me faire faire.

Alors que je la retire, et me retrouve en bas, porte jartelle et body string assise derrière mon volant, Il descend de la voiture sans mot dire et prend la direction du pont, jusqu’à disparaître de mon champ de vision.

Seule. Je suis là, seule sans instruction et un peu paniquée. Pensant qu’il me faut le suivre, je sors dans la fraîcheur nocturne, le plus légèrement vêtu qu’il soit, et pars à Sa rencontre. Mon corps progresse et mon esprit est en mode panique. Je suis à moitié nue, dehors, visible de tout un chacun, progressant sur ce pont qui surplombe l’autoroute… Espérant qu’aucune voiture n’arrivera derrière moi…

« Mais tu fais quoi là ??? Je t’ai demandé quelque chose ?? »

Rapide volte face, honteuse de mon empressement à le rejoindre, et cette envie de courir, même en talons hauts, pour rejoindre au plus vite la sécurité de ma voiture.

Il prend place au volant.

 » Tu vas ressortir, marcher sur ce pont, et je te suivrai tranquillement en voiture  »

Ressortir ? Revivre ces pas, cette mise à nue publique ? Ne pas penser, ne pas le décevoir. Je sors à nouveau et entame ma progression. Rien. Il ne peut rien m’arriver. Il est là, juste derrière moi, Il me protège. Mon cœur va exploser dans ma poitrine tellement l’instant est chargé de craintes, tellement me retrouver ainsi à moitié nue et exposée me grise, tellement j’imagine Son sourire et Sa fierté de me voir ainsi, obéissante petite chienne, catin publiquement exposée.

Arrivée au milieu du pont, jambes tremblantes, Il klaxonne. Je me retourne et attends Ses instructions. Il m’indique du doigt la rembarde du pont. Comment cela ? Je pense comprendre qu’Il souhaite me voir prendre position sur cette rembarde, faisant profiter les voitures et autres camions du spectacle de mon corps ainsi dévoilé. Les feux de la voiture m’eclairant je suppose que je dois être visible… Je pense que certains ont dû halluciner… Rires.

Re klaxon. Le doigt tendu vers la rembarde plus à ma droite… Je regarde précisément l’endroit qu’Il me montre, et j’aperçois quelque chose de noir, assez fin, entourant la rembarde. Je m’approche… Et là, plus rien autour de moi n’aurait pu me distraire : mon premier collier. Celui que je souhaitais récupérer, celui qu’Il m’a placé au cou la première fois. Celui qui pour moi a une forte signification, mon collier d’apprentissage. Je suis aux anges. Comblée de l’épreuve que mon Maître m’a fait vivre pour me faire mériter de retrouver mon précieux collier, comblée de le sentir entre mes doigts. Je le retire de la rembarde et me dirige vers la voiture. Je vais pour monter côté passager, mais mon Maître me fait prendre le volant… En sous vêtements. Mon esprit flotte entre la peur de me faire surprendre ainsi, l’excitation de la situation, le plaisir d’avoir à nouveau mon ancien collier, les émotions de l’instant d’exhibition vécu… Je suis à deux doigts d’exploser, prise de léger tremblements.

« tu ne pensais pas que cela serait facile non ? »

N/nous traversons la ville et son flot de lumières, pour regagner Son parking.

« rhabille toi et rejoins moi »

Je m’execute. Je le rejoins, occupé sur Ses mineurs, Il m’invite à reprendre place sur mon tapis.

Je monte à l’étage et m’installe. Et là, la redescente d’adrénaline. La tête me tourne, mon cœur bat à tout rompre dans ma poitrine, réalisant ce que je viens de vivre. Ma respiration s’accélère, je perds pieds, je ne contrôle plus rien, je Le supplie intérieurement de me rejoindre tellement je n’arrive pas à gérer « ça ». Je me penche en avant, mains sur les cuisses, je ferme les yeux, j’essaie de m’apaiser. Il n’est pas loin. Mais j’avoue que là, j’aurais eu grand besoin d’effectuer ma redescente dans Ses bras protecteurs.

Il finit par me rejoindre, et, avant de se diriger vers la cuisine, Sa main ferme caresse mon visage. Comme j’en ai besoin !! Je baisse le regard, sentant encore la nécessité de m’apaiser… Quand un bruit sec se fait entendre, sifflant à mon oreille : je relève les yeux et je le vois, bouteille de champagne à la main, le bouchon ayant fini par la fenêtre ouverte.

« retire ta robe »

Après l’avoir fait, Il s’installe sur le canapé, et me rapproche de Lui. Plus près, à Ses pieds. N/nos flûtes tintent… Mais ce n’est pas encore l’heure de célébrer l’événement. N/nous reprenons N/notre conversation, abordant le sujet de Son parcours. Mais avant cela, Il me tend mon bandeau. Je n’aurais que Sa voix pour lire Ses émotions.

Je resterai à nouveau discrète quand aux détails, mais je résumerai ainsi : un mariage qui prend fin suite à une belle rencontre, la découverte d’une expérience riche en gourmandises.. Et puis une nouvelle séparation… Suivra d’autres femmes, et la découverte au travers de Ses expériences de Son goût pour la domination.

Un nouveau regret, celui de ne pas avoir su conserver l’une d’entre elles. Oh bien sur, ça aurait pu être n’importe laquelle mais non, il fallait que ce soit mon amie, celle que je Lui avais présenté quelques années auparavant, me permettant ainsi de prendre mes distances avec Lui, de me libérer de ce qui me faisait peur… Ce jour là, je ne réalisais pas encore que je le perdais Lui, mais elle également. Revivre par Ses mots ces moments difficiles pour moi, les entendre … C’est l’effet d’une gifle, c’est réouvrir un chapitre de ma vie, douloureux. Je n’arrive pas à retenir mes larmes. Parce qu’à cet instant ma tête est pleine de « et si… »

Il me prend dans Ses bras, me réconforte.

« j’aime te voir pleurer  »

Tant d’images, de souvenirs… Et les Siens, Ses émotions passées, Sa vie, Son histoire… C’est lourd pour moi. Difficile à entendre parfois. Je me sens telle une petite chose insignifiante, au milieu de toutes Ses autres. Je suis l’aventure libertine dans Son parcours. Un chapitre je Vous l’accorde, relativement court.  A cet instant précis une question me traverse l’esprit : pourquoi ? Pourquoi avoir repris contact avec moi après tant d’années ? Dans l’éventail des possibilités… Moi ? Est-ce par hasard ? Qu’est-ce qui a pu déclencher ce besoin, cette idée que je saurais répondre favorablement à Sa demande ?  Pourquoi moi ? Il n’y a rien qui me laisse entendre que j’ai pu marquer Son parcours, alors comment en est-il venu à vouloir me faire devenir Sa soumise ?

A ça je n’ai pas de réponse, car je n’ai pas osé demander. Et je ne les aurais probablement jamais. Mais comme s’Il lisait en moi, Il me dit :

« Qui est ici à mes pieds ce soir ? » 

« Moi mon Maître »

Et Il continue : arrivent les expériences plus hard, plus maso, dont celle qui aura un contrat… Je n’ai pas plus de détails  , juste l’énumération de celles qui jalonnent Son histoire.. Pourquoi ces relations D/s n’ont pas durées, je ne sais pas. Ce qu’elles Lui ont apporté ? Se découvrir plus encore je pense… Il y a celle qui est sûrement la plus jolie rousse de la région, puis celle qu’Il aurait pu inviter ce soir… Puis, puis… Il joue avec Ses mots, cherchant sûrement à me faire réagir,  à me remettre à ma place.  Je sens bien que ça l’amuse… Pour ma part ça pique un peu. Quand même.

Et puis, pour terminer, il y a moi. Lorsque mon messenger s’est ouvert à Son invitation… La reprise de contact qui m’a amenée là où je suis aujourd’hui.

9 mois… 9 mois que je suis devenue Sa soumise. Je réalise que je suis également Sa relation D/s la plus longue (Mon Maître, corrigez moi, au propre comme au figuré sourire… Si je me trompe).

J’en conclu que certes j’évolue grâce à Lui, mais Lui, évolue également grâce à moi. Par le don que je Lui ai fait, Il peut s’épanouir en tant que Maître. Et je réalise combien Il a évolué également. Je mesure à cet instant la porte que N/nous avons ouvert. Non… Je ne suis pas n’importe laquelle. Je suis Sienne. Peut-être comme aucune autre auparavant.

Je suis à genoux, à Ses pieds, digérant Ses mots, parfois difficiles, lorsque je sens qu’il glisse entre mes jambes quelque chose… Il me prend la main, et me la pose dessus. Un sac. Je tâte, je touche, je fouille… Je devine un cadeau.

« maintenant il est l’heure. Bon anniversaire Sakura » 

Ma main glisse à l’intérieur, et y trouve une boîte. Je la manipule en tout sens jusqu’à pouvoir l’ouvrir. Mes doigts cherchent à découvrir ce que c’est.

« je t’écoute. Décris Moi ce que tu penses avoir entre tes mains ? »

Mes doigts glissent dessus… Je devine une chaîne, je suppose un collier. Un pendentif.. Non… Deux ! Le plus gros des deux, une clé. Le second… Un cœur ? Non un cadenas ? Ou un cadenas en forme de cœur ?

J’ai le droit de retirer mon bandeau pour admirer Son présent : je suis aux anges. Touchée de Son geste. Un bijou certes… Un collier oui, mais bien différent de celui qui orne mon cou à cet instant. Un collier que je pourrais porter au quotidien, un collier qui n’aura pas besoin de laisse, car elle sera omniprésente à mon cou, dans mon esprit.

Je suis émue, je balbutie un « Merci mon Maître, il est magnifique ».

Et tout en le mettant à mon cou, je cherche à comprendre ce que peut représenter la signification de ce collier. Une clé ? Comme celle que je Lui ai offerte… Mais quelle signification pour Lui ?Un cadenas… Mon appartenance, ma liberté que je Lui ai remise ?

Mon cerveau est épuisé de chercher les réponses, de deviner. A cet instant je lâche prise et profite du moment présent. Au mieux je Lui demanderais, au pire, Il esquivera…Sourire.

Je suis encore dans ma bulle lorsqu’Il m’invite à venir contre Lui… Mon visage posé sur son torse, j’embrasse chacun des centimètres carrés de Sa peau, glissant doucement vers Sa queue.
Sa main sur ma nuque, Il m’invite à venir la saisir de ma bouche. Et je Le lèche, je Le lape, je Le déguste. L’enfonçant au fond de ma gorge pour m’imprégner de Lui au plus profond de moi, comme si c’était encore possible. Je m’aperçois avec plaisir que mon corps est moins pris de haut le cœur… Le travail porte ses fruits…sourire.
Il glisse dans ma bouche, baveuse à souhait, lorsqu’Il se saisit de mon menton pour le relever vers Lui, et sonder mon regard : je vois ce filet de bave descendre de ma bouche à Sa queue tendue, et autant auparavant cela m’aurait gênée, autant là, je trouve ça magnifique… Et je me noie dans Son regard.

Il se lève et vient se placer derrière moi, toujours à genoux, mains au sol. Il écarte le tissus de mon string et vient me prendre avec force. Le sentir en moi, là, à cet instant comble presque mon bonheur. Ses mouvements de vas-et vients entre mes cuisses me grisent, m’abreuvent, me gâtent et me remplissent… Mais j’en veux plus, encore plus…

« Mon Maitre, s’il Vous plait, claquez moi le cul »

J’ai osé demandé…sourire. Une première pour moi en Sa présence.
Ses mains viennent se poser sur mes hanches et commence alors la danse de Ses mains sur mon cul offert… L’effet est immédiat, mon plaisir s’intensifie, et mon bassin bouge au rythme du Sien, cherchant à le ressentir au plus profond de mon antre. Je me laisse portée par mes désirs ainsi assouvis, et non sans plaisir, j’entends combien Il aime cela. J’explose dans un orgasme qui me saisit à la fois le corps et l’esprit. Une décharge électrique m’envahie le corps, je suis à fleur de peau.

L’heure tourne, et la nuit est déjà bien entamée. Un écart dû au caractère exceptionnel de cette soirée. Mais il faut songer à repartir, comme à chaque fois. L’instant que je redoute comme à chaque fois. Je n’aime pas Le laisser, je n’aime pas partir, simplement. Je sais bien que N/nous n’en apprécions que plus N/nos moments de retrouvailles, mais ces quelques minutes sont toujours un peu lourdes pour moi.
Je file à la douche, me rhabille, ramasse mes affaires…encore remplie de cette soirée formidable, riche en émotions. Certes parfois difficile, mais pas insurmontable. Je ne pars pas dans le doute, je ne pars pas triste ou fragilisée de Ses confidences. Je suis là. Moi. Celle qu’Il a choisit. Il est là, Lui, Celui que j’ai choisis. Et N/nous formons ce N/nous qui me semble tellement unique, tellement précieux.

Un dernier baisé sur mes lèvres, une morsure à mon cou… sentir Ses dents croquer ma chaire… Je pars, ivre de Lui.

Dans la voiture, je Lui glisse un dernier message : « Merci mon Maître. Même si Vous aimer n’est pas toujours facile pour moi, je garde le secret espoir que Vous m’aiderez à en faire ma force.
Je Vous aime infiniment.  »

Sa réponse, je la reçois tel un dernier cadeau clôturant cette magnifique soirée : « Me too ».

Et là, assise dans ma voiture, mes yeux se brouillent de larmes…. chaque instant de cette séance ont été d’une telle intensité pour moi, que je relâche toute ma pression à la lecture de ces deux petits mots…

Merci mon Merveilleux Maître … Le chemin n’est pas toujours facile, mais je sais que Vous êtes là, à mes côtés, pour m’accompagner.
Merci de Vos présents, merci profondément.

Je Vous aime.

4 réflexions au sujet de « Séance du 05/10/17 : Mon anniversaire. »

  1. Bonjour ma belle Sakura,;-)

    Que de mélanges d’émotions…

    Un petit bout de vous, une esquisse de votre vécu qui a fait de vous ce que vous êtes aujourd’hui. Parfois on aimerait en gommer une partie et réécrire le passé mais ça n’est pas possible alors il faut simplement essayer de le digérer, l’accepter, tourner la page et s’offrir la possibilité de croire en un nouvel avenir.

    Je me reconnais beaucoup en toi dans cette volonté de le suivre malgré les difficultés, c’est très beau (j’aurais tout de même attendu une indication avant de sortir de la voiture) récompensé par ce cadeau si symbolique à tes yeux accroché à la rambarde.

    Il y a eu de chanceux conducteurs ce soir là 😉

    Avec un peu de retard je te souhaite un joyeux anniversaire.

    Mes respects à Maître Katsuo.

    Je t’embrasse,
    Anaëlle

    • Bonjour ma douce Anaëlle,

      En effet, chacun de N/nous a son vécu, son passé. Et non, je n’ai pas le désir de le changer ou de l’effacer, car ce sont N/nos deux chemins de vies qui N/nous ont mené là où N/nous sommes aujourd’hui. Et j’en suis plus qu’heureuse.

      Pour ce qui est d’être sortie de la voiture sans indication… Je t’avoue qu’avec le recul… Je sais pas du tout pourquoi j’ai fait ça !! Une amie m’a dit que j’ai du Lui donner une petite poussée d’adrénaline 😂😂.

      Mais oui, j’ai ce profond sentiment qu’avec Lui, rien n’est impossible, et j’ai ce désir ancré en moi de toujours le satisfaire… Pour N/notre plaisir à tout les deux.

      Je t’embrasse ma toute belle,

      Mes respects à Maître Phénix également.

      Sakura.

      • Je pensais davantage à ton Maître en évoquant le passé (avec la pointe de regret que tu évoques lorsqu’il en parle) et l’avenir notamment avec les précautions qu’il prend pour s’assurer que tu garderas une vie « stable » à côté parce qu’il a peur que tu en souffres ou que tu le regrettes un jour.

        Mais j’ai peut être mal compris

        • Non je pense que tu as raison dans le sens où il cherche à me protéger et éviter de possibles regrets tels que ceux qu’Il a.

          Mais chacun vit son couple à sa façon, chacun appréhende son histoire avec son vécu, ses expériences.

          Il n’y a pas de relation parfaite. Mais une conjugaison des souhaits et désirs de chacun, dans le respect de l’épanouissement de l’autre.

          Je n’ai pas à me plaindre au final, je le sais.
          Il y a plus mal lotie que moi.
          Mais certains jours cela reste pesant. Certains jours cela fait souffrir aussi.

          Simplement.

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