Séance du 07/06/2018 : Vibrations du corps et de l’esprit.

« On maudit une épreuve, mais on ne sait pas quand elle nous arrive, qu’elle va nous faire grandir et nous emmener ailleurs. On ne peut pas le savoir, la douleur est trop forte pour qu’on lui reconnaisse une vertu. C’est quand la douleur est passée qu’on se retourne et qu’on considère, ébahi, le long chemin qu’elle nous a fait parcourir » – Katherine Pancol.

 

Votre consigne était la suivante:

« Jean moulant, chaussures plates, manteau de cuir et gants ».

A la lecture de ces mots, je me doutais que Vous me réserviez une surprise que j’attendais avec grande impatience. Et l’idée me plaisait beaucoup. Vraiment beaucoup! Elle éveillait en moi non seulement le souvenir mais également le désir… Le désir de la vivre avec Vous, à Vos côtés.
Je Vous ai toutefois demandé la possibilité de prendre une tenue plus « adéquate » pour après la balade. Le port du pantalon en Votre présence n’est pas ce que je préfère je Vous l’avoue. J’aime que mon corps Vous soit exposé, facile d’accès. Vous me l’accordez.

Succession d’essayages pour la tenue en pantalon, qui plus est en chaussures plates (j’aurai opté pour des bottes, car je n’ai que des sandales d’été en plat malgré le nombre impressionnant de chaussures que je possède!). Je me suis apprêtée et j’ai pris la route pour Vous rejoindre.

Je me suis stationnée, jetant un rapide coup d’œil en direction de chez Vous… La lumière du couloir n’était pas allumée. Je verrais bien donc si la porte est ouverte ou pas. Un rapide regard au rétroviseur afin de m’assurer que je sois présentable, et surtout… je passe mon collier. Je le glisse à mon cou, le serre, le caresse. Il est là, il orne mon cou, ma fierté de Vous appartenir. J’ai bien compris que je ne dois plus me présenter à Vous sans lui.
Je sors de la voiture et me dirige vers Votre entrée… Main sur la clenche… la porte s’ouvre. Ouf!

Je monte les marches, prend une dernière grande inspiration pour essayer d’apaiser mes démons intérieurs, et pousse la porte de Votre salon. Vous êtes installé comme à Votre habitude, sur le canapé. Je souris. J’aime Vous voir. Simplement là, Vous savoir près de moi. Ce simple état de fait agit déjà sur mon corps, me faisant frémir de délicieuses envies et autres désirs.
Je dépose mes affaires, et vient prendre place sur mon tapis, à genoux. La position n’est toutefois pas des plus confortable en pantalon et en bottes.
Un léger claquement de doigts :

« A mes pieds »

Je me dirige à quatre pattes vers Vous, m’incline pour embrasser Vos chevilles…mais je n’aurai le temps que d’embrasser la droite: Votre main vient se poser sur ma tête, et la pousse en direction du sol : je m’incline encore plus bas. Vous relevez Vos jambes et venez les placer sur ma croupe, qui Vous sert alors de repose-pieds. Je souris, il y avait longtemps que je n’avais pas eu l’honneur de Vous servir ainsi.

« Si tu veux, tu peux te retourner pour regarder la télé »

Sourire…. Votre série rituelle du soir est en cours de diffusion. J’accepte Votre offre généreuse avec plaisir, et je Vous en remercie. Non pas dans l’idée de regarder la télé (la position n’est pas idéale sauf à contraindre mon cou dans une gymnastique des plus douloureuse) mais surtout afin que Vous ayez une vue agréable sur mes fesses, sagement enfermées dans mon pantalon.

Une fois Votre série terminée, Vous me faites reprendre place sur mon tapis. Vous Vous dirigez vers moi et venez Vous placer devant moi.

« Lève les bras »

Je m’exécute et Vous attrapez mon t-shirt pour me le retirer. Vous me tendez alors les boules de geisha que je prends dans ma main.

« Va les mettre, puis prends ton manteau, et va chercher ton casque dans ta voiture »

Je ne peux m’empêcher de sourire à l’idée de cette balade avec Vous… Je file à la salle de bain, défait les boutons de mon pantalon, le glisse à mes genoux… J’humidifie les boules en les glissant entre mes lèvres, puis, vérifie l’humidité de mon antre afin de savoir si l’installation des boules sera facile ou pas : elles glisseront sans mal… sourire.

N/nous sortons et rejoignons Votre moto garée sur le parking… J’enfile mon casque, ferme ma veste jusqu’au cou, et réalise que j’ai oublié mes gants dans mon sac (j’ai dû emprunter ces gants à la dernière minute auprès de mon amie S. car mon cher époux a rangé les miens et je ne savais pas où! Difficile de justifier ma demande auprès de lui au printemps!).
Vous repartez donc me les chercher (merci mon Maître) me laissant seule à côté de Votre moto. Deux jeunes gens s’approchent et commencent à la toucher… Rires… je me transforme en petite chienne de garde et je « grogne » pour leur exprimer l’interdiction.

Vous arrivez à l’instant où ils me demandent si c’est ma moto… Je précise en Vous désignant, que non, c’est la Vôtre.

Leur réponse aura le mérite de me faire rire aux éclats intérieurement : « Vous partez en balade avec votre femme »
Nous prenons place sur la moto…. et les premières vibrations me rappellent ce que j’ai entre les cuisses! Chaque mouvement, chaque vibration va intensifier le plaisir de cette balade!

Et N/nous voilà en route… Je n’ai aucune crainte, aucune peur…Je suis même excitée (et doublement du coup!). Un peu sur ma réserve toutefois, ne sachant pas si je peux venir me lover tout contre Vous et serrer mes bras autour de Votre taille. Je n’ai pas eu que de bonnes expériences en moto, mais à cet instant je sais que je suis en sécurité près de Vous.
La journée touche à sa fin, et N/nous abordons la route sous le soleil couchant… Les paysages défilent au hasard des virages, et je profite de chacun de ces instants. Si une ligne droite se présente à N/nous, N/nous accélérons de plus belle. Mes cuisses se serrent contre Vous, refermant mon antre et contractant mon périnée sur les boules de geisha qui ne cessent de vibrer en moi. Je suis sur un nuage…J’ai adoré retrouver les sensations de la route en 2 roues, Vous n’avez pas pu le voir, mais mon visage affichait un sourire magnifique. Etre là, contre Vous, cette balade, les sensations à la fois grisantes et de plaisirs…l’instant était parfait.

N/nous sommes arrivés dans un village, près d’un bar, et N/nous N/nous sommes arrêtés. Vous êtes venu vers moi et avez ouvert ma veste, dévoilant ainsi mon collier et mon décolleté…

« C’est mieux ainsi »

N/nous sommes entrés et avons pris un verre ensemble. N/nous avons discuté, tels Monsieur et Madame tout le monde. J’étais fière de me trouvée légèrement exposée, près de Vous, heureuse de ce moment en extérieur.
Puis N/nous avons pris la route du retour. Chaque trou, chaque imperfection de la route faisant vibrer en moi les boules de geisha de façon surprenante. Il m’arrivait de légèrement me tortiller pour pouvoir en supporter les effets délicieux. Vous prenez mes mains pour me faire comprendre de bien me serrer contre Vous, et je ne m’en prive pas.

Une dernière ligne droite devant N/nous… et Vous avez pris de la vitesse. J’ai réussi à jeté un œil sur Votre compteur qui affichait 150 km/heure… sourire… Vous connaissez mon plaisir et celui-ci, Vous me l’avez offert …grisant. N/nous ne parlerons pas du raisonnable, qui à cet instant n’était pas au menu…sourire.

Au lieu de reprendre la direction de Votre appartement, Vous avez bifurqué sur la gauche, N/nous amenant sur une route peu fréquentée. Sur le bord, un léger espace pour se garer… J’imaginais sans problème qu’il me faudrait à mon tour Vous remercier pour ces instants peu habituels.

L’endroit est bucolique: N/nous sommes accueillis par des grenouilles qui coassent non loin de N/nous, entourés de verdure… et le soleil toujours là, couchant.
Vous venez ouvrir ma veste et Vous me placez contre la rambarde d’un petit pont pour me prendre

en photo…avec le casque…sourire…. Puis Vous me retirez ma veste et me faites enlever le casque pour monter sur Votre moto pour une photo plus exposée. Enfin, Vous me faites descendre et marcher à quatre pattes vers Votre moto… je souris de chacun de ces instants que je vis, sachant qu’à tout moment une voiture pourrait passer, et N/nous apercevoir…Mais je suis sereine, car en Votre présence.

Je suis dos à Vous à quatre pattes, lorsque Vous m’appelez:

« Viens ici »

Je me retourne, et je Vous vois, pantalon légèrement baissé, queue dressée, appuyé contre cette même rambarde. Je presse le pas pour venir déguster Votre offrande. J’aime me retrouver là, à vos pieds, à genoux devant Vous, Votre main parfois posée sur ma nuque, ou effleurant ma joue. Je me délecte de la douceur de Votre peau, de Votre goût, et je me sens devenir de plus en plus humide à mesure que je progresse dans ma dégustation. Je Vous prends en bouche et à cet instant, tout ce qui N/nous entoure n’a plus aucune importance. Je suis à Vos pieds, à ma place et mon seul désir et Votre plaisir… ma langue glisse et lèche, ma bouche aspire et suce, je cherche à Vous glisser au plus profond de ma gorge, je joue de mon piercing sur Votre queue… j’ai cette envie que ma bouche ne soit que plaisirs. C’est un instant délicieux pour

moi, où intérieurement j’explose de plaisirs.

« Ça suffit…on y va »

N/nous repartons cette fois pour chez Vous. N/nous arrivons et sans être encore rentrés, Vous m’indiquez le menu du soir. Je souris de pouvoir enfin reprendre ma place en cuisine, et de pouvoir préparer N/notre repas, mon poignet étant désormais soigné. Je Vous demande toutefois la possibilité d’aller mettre la tenue que j’ai apportée, avant de cuisiner.

« Retire tout. Les boules de geisha, le string et le soutien gorge »

Je file à la salle de bain, me dénude complètement et me glisse dans cette petite « robe » en filet et perles, pour laquelle j’ai craqué quelques jours plus tôt… en espérant qu’elle Vous plaira autant qu’elle m’a plu quand je l’ai essayée.
En retirant les boules de geisha, je réalise que je suis trempée, glissante… J’enfile mes talons hauts et je prends la direction de la cuisine.
Au moment où j’arrive, Vous êtes en train de retirer Votre pantalon, et le spectacle est un ravissement pour mes yeux gourmands et avide de graver chaque partie de Vous, chaque image de Vous dans ma mémoire.

Je m’affaire de mon côté, et Vous en profitez pour N/nous servir à boire. Une fois le repas en cours de cuisson, j’attends Votre autorisation pour pouvoir venir Vous rejoindre, ce qui ne tarde pas:

« Viens ici, viens finir ce que tu as commencé »

Je me place à Vos pieds et reprends la dégustation de Votre queue. Je me fais tour à tour gourmande ou avide, douce et puis vive… je me sens remplie de Votre queue ainsi lovée dans la chaleur humide de ma bouche, et je m’en délecte avec un plaisir non feint! Je dois pourtant m’interrompre pour retourner en cuisine surveiller la cuisson de N/notre repas. C’est bien dommage…sourire.

Lorsque je reviens, Vous me demandez de Vous parler de mes fameux « post-it », sous-entendu ces petites choses que N/nous abordons en semaine par messagerie et qui méritent que N/nous en parlions en face à face.
Mais avant Vous souhaitez pouvoir m’observer un peu plus dans ma nouvelle tenue et en faire quelques photos  : je me mets en place telle que Vous me le demandez. Je tourne, je vire … Jouant devant Votre objectif, et surtout sous Votre regard amusé. Et je ne sais pas pourquoi, au milieu d’un de N/nos échanges, ma langue fourche à nouveau, et un tutoiement s’échappe de ma bouche. Je m’excuse de suite, troublée de cette nouvelle erreur que je n’aime pas. J’ai cherché à comprendre ce qui avait pu m’amener à cette parole familière que je n’apprécie pas, et qui me fait honte … Vous m’aviez demandé dans la journée de Vous faire parvenir des photos, je les ai cherchées, au travers de N/nos mails…et je suis retombée sur N/nos échanges de janvier 2017… Que j’ai pris grand plaisir à lire. A cette époque, sans collier, au début de la découverte de ce que N/nous pourrions être…le tutoiement était encore de mise… et N/nos échanges, N/nos mots m’ont fait sourire. Je ne dis pas que c’est forcément ça, mais cela peut l’expliquer de manière inconsciente.
Toutefois, Vous relevez mon erreur, car ce n’est pas la première fois ces derniers mois. C’est la troisième. Et c’est celle de trop.

« Tu te sens trop à ton aise? Dois-je me montrer plus dur avec toi? »

Point de sourire, mais un visage dur et un regard qui en dit long sur Votre déception. Je voudrais me cacher dans un trou de souris, me faire toute petite…je voudrais courir à Vos pieds et Vous demander pardon… Le sentiment de honte qui m’habite se traduit par une boule qui monte doucement dans ma gorge, et une autre qui me noue l’estomac. Cette familiarité…Je Vous déçois. Je n’ai pas cherché à Vous manquer de respect, loin de là….

« Ici! Et à genoux! »

Vous me faites prendre place devant le canapé, mains devant moi, visage sur l’assise. Je sais que je vais être punie, et je le comprends, l’accepte et l’attends. Mon corps entier demande pardon.

Comme si je ressentais le besoin vital d’expier ma faute, et je la veux douloureuse.

Vous relevez ma robe, et le premier coup de martinet, fort, vif et sec vient me brûler la peau. Il me fait mal, très mal… et en même temps il me libère. Mon esprit n’est pas axé vers le plaisir, il est dans le repentir. Quelques coups suivent encore… Je sais que je dois compter normalement, en partant de zéro. Mais je ne compte pas. Non que je veuille Vous tenir tête, loin de là! Juste que je ressens le besoin de recevoir ces coups « gratuitement », ma punition est méritée, et je préfère attendre que Vous me disiez de compter pour commencer seulement. Mes larmes coulent. Entre la douleur physique et celle que je me suis auto infligée avec cette erreur… je me déçois également.

« Je n’entends rien! »

Voilà le signal… il me faut donc compter.

J’ai déjà reçu 6 ou 7 coups bien appuyés, et je commence alors mon décompte. Il y en aura 7 de plus. Je suis en sanglots. Pas du fait de la douleur, bien qu’elle soit vive et brûlante, non…. Mes larmes coulent de toute la honte que je ressens de Vous avoir déçu, d’avoir faibli. J’ai le sentiment d’avoir gâché ce début de soirée prometteur, d’avoir refermé des portes que j’avais réussi à ouvrir…

Vous me renvoyez à la cuisine pour terminer le repas. Je suis seule, face à mes casseroles et je peux laisser discrètement sortir toutes mes larmes, tout en cherchant à me recentrer. J’aime ce que N/nous sommes devenus, j’aime Vous voir plus tendre, plus ouvert… C’est ce don j’avais besoin pour trouver mon équilibre, et j’ai peur d’avoir tout remis en question. Peur que Vous ne Vous refermiez pour me garder à distance… pour me remettre à ma place.

Je termine le repas dans le silence, et je mets le couvert et dresse N/nos assiettes.

« Le repas est prêt mon Maître »

Je m’installe à table et attends quelques minutes que Vous ne me rejoignez pour commencer à manger. Je n’ai plus faim. Je picore, joue avec mon repas, et je me force à manger car je sais que je Vous décevrais également si je ne mange pas correctement. Je ne pourrais toutefois pas finir.

Au cours du repas, N/nous abordons mes fameux post-it : Le premier étant au sujet de N/notre dernière séance et du mot que Vous avez employé à savoir « Mon esclave ». Je souhaitais savoir quelle était la différence entre une esclave et une soumise selon Vous. Bien que Vous soyez d’accord avec la description que j’en ai fait sur ici, sur mon blog, Vous m’expliquez simplement qu’à cet instant, Vous me ressentiez comme telle. Qu’à cet instant, où Vous me sentez offerte à Vous, cœur, corps et âme, Vous aviez envie de le verbaliser. Vous m’expliquez que si j’étais Votre esclave, je ne mangerais peut-être pas là, face à Vous, mais simplement à Vos pieds, peut-être dans une gamelle. Vous soulignez toutefois que si Vous me le demandiez, Vous savez que je le ferais, pour Votre plaisir, car cela serait Votre plaisir. Et oui, j’avoue que je le ferais, sans appréhension ou sans me sentir amoindrie dans ma condition. Simplement car je suis ainsi, aussi.
Vous soulignez aussi le fait que je n’aurai plus la liberté de dire non à quoique ce soit. Je ne crois pas le faire aujourd’hui… sourire.
J’avoue que mon ton se laisse parfois emporter, que je peux parler de façon passionnée, cherchant à comprendre, à entendre ce que Vos mots laissent entre apercevoir… Et Vous me faîtes redescendre … je suis un peu butée parfois.
Plus tard, en repensant à cet échange avec Vous, je me poserais cette question: « au fond, est-ce que je le souhaite? » La question n’est pas tant de savoir si je le souhaite ou non… car si c’était Votre désir, j’y tendrais du mieux que je le peux. Mais…la vraie question est celle ci: en serais-je capable? Je pense que si la situation était différente, il y aurait de forte chance.
N/nous clôturons ce sujet avec cette note d’humour: je serais donc Votre esclave à temps partiels…rires….

Vient alors le deuxième sujet à aborder: La demande faite par une de mes amies, elle-même esclave, d’une possible rencontre à quatre.
Je Vous avais déjà fait part de mon envie de les rencontrer: tout simplement parce que j’ai pu au travers du temps et de nos différents échanges, soit par messages soit par nos blogs interposés, me rapprocher d’elle. Que je l’apprécie beaucoup et que je l’estime. Je Vous rappelle également que ce souhait était sur la liste des choses que j’aimerais découvrir avec Vous.
Vous me taquinez (et réussissez même à m’énerver) en faisant passer mon envie pour une simple envie de sexe pluriel.
Je Vous explique que non, que je Vous ai exprimé ce désir un peu plus d’un an en arrière, à genoux dans ce club libertin où N/nous sortions parfois: c’était dans la liste des expériences que je souhaitais vivre à Vos côtés. Une rencontre BDSM. Non pas pour avoir le plaisir de m’offrir à un autre que Vous, mais pour me mettre à l’épreuve, pour Vous rendre fier de celle que Vous avez fait de moi, de l’éducation que Vous avez su me donner. Et de pouvoir le lire en Vous, m’en nourrir, en faire une force.
Pour moi cette expérience n’a pas forcément de caractère sexuel, c’est une des composantes possibles, mais elle n’est pas primordiale… Vous, Vos désirs, Vos envies voilà ce qui compte pour moi.
Mais avant toute chose, avant d’aller plus loin, je souhaite avant tout déterminer si ce désir est commun. Si Vous aussi en avez l’envie. Je ne souhaite pas Vous imposer quoique ce soit, et j’ai besoin de l’entendre de Vous.
Vous me rappelez les difficultés que N/nous avons en matière de planning, et les obligations qui sont les N/nôtres. Je ne les oublie pas. Vous m’indiquez également ne pas les connaître aussi bien que moi, et je profite de cette phrase pour Vous rappeler qu’il Vous appartient de suivre mes mouvements et contacts sur le net… C’est vrai que je m’y sens souvent bien seule, sans intervention de Votre part… Vous restez tapis dans l’ombre. Vous n’intervenez ici, sur le Blog, que très rarement, peu présent sur Fetlife alors qu’auparavant j’étais fière de Vos partages, quand à Facebook… j’y suis seule, avec ma page. Alors oui, je me sens un peu seule face à ce monde parfois hostile, parfois bienveillant… je ne m’y sens pas non plus en danger, je sais me défendre le cas échéant. Mais j’aimerais parfois ressentir Votre présence rassurante et bienveillante. J’aimerais parfois que Vous puissiez lire les textes que je publie sur ma page « Maux à Mots »… Toutes ces choses que je fais pour Vous, bien avant de les faire pour moi, et que par la force des choses, celle de Vos habitudes et le manque de temps, Vous ne pouvez pas voir. Et c’est aussi en cela que je Vous sens « effroyablement loin ». Et ma tentative hier de Vous partager un de mes écrits de ma page n’a obtenu aucune réponse… pourtant je trouvais que le message que j’y véhiculais avait grande importance. Il en avait une pour moi. Et cela m’a peiné.

Vous clôturez N/notre conversation en allant Vous asseoir au canapé : j’ai tendance à m’énerver, simplement car je n’arrive pas à Vous comprendre et mon ton s’emballe à nouveau. Je suis têtue… ou plutôt obstinée. Tant que je n’ai pas compris réellement, je continue, quitte à me prendre un mur.
Vous me rappelez toutefois Vos consignes concernant la requête de mon amie et ce que je dois faire. Vous n’êtes donc pas fermé à cette idée, et je m’en réjouis.
vous me dites également que N/nous pouvons aussi envisager une rencontre avec quelqu’un de plus proche géographiquement, et que N/nous connaissons déjà… je me le note intérieurement et tacherais d’y porter attention également.

Je reprends place à Vos pieds sur mon tapis, pour un petit temps d’apaisement. Je n’ai aucune notion de l’heure qu’il peut être. Et à vrai dire, je crois que je n’y ai pas porté attention durant toute la soirée, celle-ci ayant été riche en émotions diverses et parfois contradictoires. Je profite de ces quelques minutes pour remettre de l’ordre dans tout ce qui a été dit, pour essayer de lire au travers de Vos mots, ce que Vous avez cherché à me faire comprendre.

« Va à la douche, fais couler le grand pommeau et attend moi »

« Attend moi » …. Ces mots me surprennent et réveillent mes envies et désirs. J’ai besoin de Vos bras, j’ai besoin de m’apaiser, me ressourcer… Je me rends à la salle de bain, me déshabille, noue mes cheveux en un chignon rapide, et fais couler l’eau. J’en vérifie la température, et me place à genoux mains sur les cuisses attendant Votre arrivée.
Vous entrez dans la salle de bain:

« Relève-toi » 

Vous me rejoignez sous la douche et faites glisser l’eau chaude sur mon corps après avoir vérifié si la température était convenable pour Vous….sourire. J’y ai fait attention, fort heureusement.
L’eau que Vous faites glisser sur moi est comme une caresse. Douce et chaude. Vos mains effleurent ça et là ma peau.
Vous me tournez dos à Vous et venez Vous glisser en moi… C’est délicieux… Le pommeau entre Vos mains, Vous le glissez sur mes reins, sur ma chatte, tout en jouant de Vos coups de reins en moi.
Votre main libre vient soit claquer mon cul, soit enserrer un de mes seins… Je me mets sur la pointe des pieds, cambrant mes reins pour mieux m’offrir à Vous. Cette situation est totalement nouvelle, elle me transporte… Je joui une première fois et assez vite, motivée par Votre désir de m’entendre.
Mes râles, mes gémissements sont bruyant et me surprennent mais je les laisse sortir tant que Vous ne me donnez pas de contre ordre… 

Ma main glisse contre Vous, sur Vos hanches, l’autre cherchant adhérence à la paroi… Je me cambre encore plus pour Vous recevoir plus profondément en moi, avec ce désir de Vous ressentir en moi encore et encore… Mes reins claquent sur Votre bassin, et ce bruit mélangé à celui de l’eau est terriblement excitant… Je me sens déchaînée… Je souhaite Votre plaisir… Et le mien monte à nouveau… Il m’envahit doucement…

« Va t’installer sur le tapis de la douche »

Je sors et je prends place. N/nos deux corps ruissellent de gouttes d’eau, je ferme les yeux pour essayer de visualiser cette image… et je dois dire que je la trouve magnifique.
Vous Vous placez derrière moi et venez me prendre à nouveau. Ma main glisse à nouveau vers Vous… Je Vous serre le poignet, envahie par le plaisir que Vous m’offrez… Je m’en mords involontairement le bras à plusieurs reprises j’ai d’ailleurs la marque de mes dents…. Sourire…
Mon deuxième orgasme et à la fois physique et cérébral: J’ai laissé de côté ma punition et N/notre conversation pour profiter de l’instant. Je suis à Vous en cet instant. A Vous comme j’aime l’être… Comme j’aimerai l’être bien plus parfois, oui c’est vrai… N’ayez crainte… J’ai appris à être raisonnable.
Vous jouissez en moi… Et je crois sentir Vos lèvres sur mon dos… Comme un merci déposé. Je suis à bout de forces, mais comblée de Votre plaisir.

« Prends ta douche et rejoins moi »

Je me relève, je tiens à peine debout… Je tremble. Je me fais violence pour rester debout et me diriger dans la douche. Aussitôt que Vous êtes sorti, mes jambes me lâchent et je finis à genoux sous la douche… Et en larmes… Sous une émotion difficile à contrôler. Je me laisse submerger par toutes les émotions qui ont jalonnées N/notre soirée: les plaisirs de la balade, ma punition, ma honte, mes incompréhensions, mes besoins, mes envies, mes attentes, et ce moment surprenant de l’instant…  Je fini par reprendre mes esprits pour finir ma douche… tentant par la mousse qui glisse sur moi, d’effacer certains de mes sentiments, comme ma culpabilité.

A mon retour au salon je Vous demande la possibilité de venir m’allonger contre Vous… C’est la, dans Vos bras, que je m’apaise enfin… J’aime ces contrastes. Ces moments parfois dur entre nous, parfois difficile, et ces moments plus doux, plus animal et instinctif… Plus tendre… Ou je me fais silencieuse, et où Vous êtes simplement là… Près de moi…

Et c’est dans Vos bras que doucement je réalise une chose qui semble aujourd’hui avoir toute son importance: Par ce tutoiement totalement incontrôlé, par mon ton qui parfois monte dans les tours… Je m’autorise peut-être à être un peu plus moi, car je me sens plus épanouie, plus en équilibre… Les difficultés ne me font plus forcément peur de la même façon, aujourd’hui je les affronte avec une crainte somme toute plus relative. J’ai compris qu’elles ne sont pas des échecs possibles mais des épreuves pour me permettre de progresser encore. Vous avez simplement su me donner confiance en moi… Et ça… Je dois dire que c’est énorme … Simplement. Et ceci est totalement nouveau. Je me sens beaucoup moins effacée, beaucoup moins dans la peur de Vous perdre, dans la peur de me perdre également… Il va me falloir du temps pour m’habituer à cette nouvelle facette de moi que je découvre, et apprendre à dompter certains de mes élans … Mais je sais que Vous saurez toujours me remettre à ma place… Je ne doute pas que cela doit également Vous déstabiliser, et j’espère que cet état de fait ne remettra pas en cause N/notre mode de fonctionnement actuel.
Mais je tenais à Vous remercier sincèrement pour ce cadeau que j’attends de découvrir depuis tant d’années…

J’espère que Vous me pardonnerez mes écarts. Sans ça, je ne peux me les pardonner à moi-même.
Je Vous promets de faire en sorte que cet écart ne se reproduise pas à l’avenir.

Laissez-moi Vous dire l’ardeur avec laquelle je Vous admire et je Vous aime.
Vous peuplez ma vie à l’infini.

Votre douce et parfois belliqueuse $akura.

 

3 réflexions au sujet de « Séance du 07/06/2018 : Vibrations du corps et de l’esprit. »

  1. Ma chère Sakura,
    Que d’émotions diverses tu as eu lors de cette rencontre et combien je reconnais avoir eu les mêmes envers mon Maitre.
    Merci encore une fois de ce partage qui m’a ému lors de certains passages comme le fait que tu écris et que ton Maitre ne répond pas toujours.
    Il m’arrive d’envoyer des mails à mon Maitre et soit il prend le temps de me répondre où Il le fait quand N/nous nous rencontrons.
    Je te prie de saluer humblement ton Maitre.
    Des bises à toi.
    Galathee

  2. Bonsoir $akura,

    Quelle journée riche en émotions, une balade grisante en moto, des discussions intéressantes, la Punition et la douche pour laver ses péchés…
    Très bien raconté comme toujours, j’ai suivi en spectatrice bien sage ton récit.
    Je m’en vais lire des Maux et des Mots…
    Mes respects à Maitre Kat$uo,
    Des bisous pour toi

    Dana kōhai

    • Bonjour ma chère kōhai!

      Merci de ton passage ici et de ce petit mot qui m’a fait sourire… et tu devines sûrement pourquoi.

      Je te souhaite une bonne lecture de mes pensées quotidienne au travers de ma page.

      Je t’embrasse,

      $akura (senpai)

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