Séance du 14/06/2018 : Mais où es-tu $akura?

« L’amour est toujours en manque, il n’est jamais repu, il veut plus et il trouve toujours une façon de parvenir à ses fins, c’est ainsi qu’il nous rend malheureux. Il oscille sans cesse entre le vide et le plein, entre l’être et le nonêtre, entre le plaisir et la souffrance » – Eliette Abécassis

Il y a de ces moments parfaits, ceux que l’on chérit, que l’on souhaite revivre d’une façon comme d’une autre…ceux qui sont remplit d’intensités, ou ceux plus doux, mais tout autant parfaits… ces instants où toute chose est à sa place, dans la logique la plus évidente, parce que non, il n’y a aucune raison que cela soit possible autrement.

Et pourtant… parfois, sans le comprendre vraiment, sans savoir ce qui rend cela possible, ou plutôt impossible je devrais dire… parfois, il y a des moments où la connexion ne se fait pas, où l’on est là sans y être… et arrive mille et une question, avec les doutes, les craintes, les peurs de ne pas avoir su, de ne pas avoir pu, de ne pas être à la hauteur, simplement.

La soirée s’annonçait pourtant agréable:

« Rejoins moi à l’ancienne rhumerie »

Je Vous y ai rejoins, le sourire aux lèvres: l’idée de boire un verre en terrasse, avec Vous, en cette fin de journée de printemps, me plaisait beaucoup.
Je me suis stationnée, j’ai pris soin de mettre mon collier avant de vous rejoindre, vêtue de ma petite robe noire courte et moulante, et d’une veste en jean.
Je n’avais rien à faire des regards qui se posaient sur moi… Vous étiez là. Installé paisiblement en terrasse, un verre devant Vous, le mien déjà posé sur la table, attendant que je vienne le déguster… Mais c’est Vous que je dégustais à cet instant. Vos yeux qui souriaient de me voir arriver, Votre sourire sur vos lèvres… avec l’envie de venir Vous saluer convenablement… même en public.

J’ai pris place devant Vous : « Bonsoir mon Maître ». Surprise par la boisson devant moi qui arborait une robe d’un mauve clair, je devinais facilement en y trempant les lèvres qu’il s’agissait d’un kir à la violette. Mon premier… Délicieux.

N/nous avons parlé… de Vos affaires. De certains aspects techniques qu’il fallait mettre en place, du comment, du combien…. Comment Vous expliquer… J’étais à la fois Votre soumise, mais aussi celle que je suis au quotidien….et cette facette était plus présente que l’autre au vu de la nature de N/notre échange. Je ne dis pas que je n’y suis pas habituée, juste qu’ils prennent une place assez importante dans N/nos échanges quotidiens, qui avec le respect qui m’est imposé, restent malgré tout plus techniques que de l’ordre du N/nous.
J’aimerais parfois que N/nous ayons la même facilité à parler de N/nous que N/nous en avons à échanger « professionnellement ». Si je fais abstraction de ces conversations là, N/nous ne parlons presque pas… N’y a-t-il rien à dire? est-ce normal? J’avoue que je ne sais pas, et que cela m’a forcément troublée.

Vous avez toutefois aiguisé ma curiosité avec cette histoire de bracelet: une soirée « rencontres » je suppose, devait être programmée dans ce bar ce soir là… des bracelets verts pour les célibataires, violet pour les couples et roses pour les amoureux… dommage, le mien était noir….sourire.

« Tu as la tenue parfaite pour la soirée de ce soir »

Ne sachant pas de quoi il retournait avec exactitude, je me suis sentie un brin déroutée. Mais tant que Vous êtes avec moi, je suis confiante, et me sais hors de danger.

Toutefois, Vous me donnez votre portefeuille et me demandez d’aller régler la note. Le barman me parlera en fixant mon collier à quelques reprises….j’en souris.

N/nous rentrons avec ma voiture, chez Vous.

Je monte les escaliers, et prends place sur mon tapis, à genoux. Vous prenez place sur le canapé après N/nous avoir servi à boire, et Vos doigts claquent.
Je viens vers Vous à quatre pattes, et Vous salue comme à mon habitude, d’un baiser sur chacune de Vos chevilles. Vous saisissez ma tête pour l’amener vers Vous, et je sens la douceur de Vos lèvres sur les miennes… à cet instant mon esprit bascule vers le souvenir de ce dernier Mardi, où Vous m’avez délicieusement « dévorée » et où j’ai pu ressentir l’intensité de Votre désir… mais non assouvi, me laissant en attente, suspendue à ce désir qui me brûlait intérieurement.

Vous relevez ma robe sur mes hanches, dévoilant mes fesses et les offrant à Vos claques. J’essaie de faire le vide, de me laisser envahir par l’instant. Vous me redressez, et venez glisser vos doigts sous la dentelle de mes dessous, entre mes cuisses. Je souris:

« Tu ne sembles pas particulièrement excitée »

Vos mots me déstabilisent sur l’instant… je souriais justement de vous savoir entre mes cuisses que je ressentais déjà humides… Mais pas suffisamment donc… mon sourire me quitte.

« Déshabille toi entièrement, ne garde que tes chaussures »

Je m’exécute, mon esprit cherchant à comprendre là où mon corps me trahissait…

« Sur ton tapis »

Je Vous vois partir vers la cuisine, où se trouve Votre boite à accessoires. Je souris de Vous voir revenir avec les pinces à seins. Celles à grelots, que j’affectionne particulièrement. je ne sais pas si ce choix est volontaire, mais je Vous remercie de ce dernier. Je les aime beaucoup. Bien que,comme je Vous le signale :

« J’appréhende mon Maître »

« Pourquoi? »

« Je ne les ai pas portées depuis plusieurs mois, j’ai peur de ne pas réussir à les supporter »

« Et tu as perdu l’habitude? » avec ce sourire sadique qui Vous va si bien…

Vous mes les posez, et la douleur que je ressens sur la pointe de mes seins est brûlante, vive… et pourtant j’en meurs d’envie. Je les regarde, les contemple, et malgré ce que mon corps ressent, mon esprit est lui dans le plaisir de se voir ainsi paré par Vous. Mon cœur bat à tout rompre dans ma poitrine, et je l’entends faire écho sur mes tempes… Je suis entièrement nue, premier fait assez rare, et qui plus est,avec les pinces aux seins, que je n’ai pas eu depuis longtemps… J’aime ce regard que Vous avez en mes les posant, j’aime la douceur de Vos mains sur ma peau, la fermeté de Vos gestes, leur précision…
Je retrouve doucement l’état dans lequel je me plais à me trouver… me sentant pleinement à Vous.

Vous me faites venir à Vos pieds, ayant pris soin de retirer Votre bermuda, ainsi que Votre caleçon… je m’approche le sourire aux lèvres, du spectacle de Votre corps nu devant moi, et du son que font les pinces à chacun de mes pas.

« Viens donc sucer la queue de ton Maître »

Je prends place et glisse mes lèvres sur Votre peau, glissant ma langue ça et là avant de Vous prendre en bouche. Soudain je réalise que N/nous testons là mon tout nouveau piercing, récemment changé. Je crains que les effets en soient différents, moindres…Je m’applique à Vous déguster… et autant Vos mots me rassurent, autant je ne vous sens pas aussi « dur » que j’ai l’habitude de vous avoir entre mes lèvres, ou sous mes coups de langues gourmands… Il y a quelque chose de différent que je n’arrive pas m’expliquer sur l’instant… J’ai peur de mal m’y prendre…
Mes seins teintent à chaque mouvement, et le son des clochettes mélangé à la douce douleur qu’elles opèrent sur ma poitrine est un réel plaisir….je prends conscience de cette partie de mon corps, à nouveau érogène.

Vous m’interrompez, et j’ai encore la bouche humide de ma salive quand Vous Vous relevez pour préparer le repas, en me faisant regagner ma place.

N/nous dînons, évoquant à nouveau Vos affaires dont Vous me déléguez quelques tâches. Abordant certains aspects techniques. Nue devant Vous. Juste ornée des pinces et de mes talons hauts…sourire…

Vous débarrassez la table, et revenez vers moi pour m’ôter les pinces… j’appréhende la douleur qui, je le sais, sera vive.
Et en effet, je ne peux contenir un petit cri qui Vous fait sourire, lorsque Vous retirez la première. Je baisse les yeux sur mon sein, où apparaît la trace profonde laissée par le caoutchouc des pinces sur mon aréole… J’en suis surprise, et ma respiration s’accélère lorsque Vous retirez la seconde, où se dessine la même trace… Vous venez embrasser, lécher et sucer mes pointes de seins sensibilisées… Et c’est effroyablement délicieux…la douceur de Votre bouche sur ma peau… à m’en faire tourner la tête.
A peine retirée, je me surprends à espérer les retrouver bientôt… et ce, malgré cet instant vif où Vous me les retirez… Le plaisir d’en être ornée, le plaisir de Vous voir me les poser, de Vous voir me les retirer… le plaisir de Vous laisser jouer de mon corps, selon Vos envies…

Vous me faites poser le front au sol, bras devant moi, et je Vous entends retourner à la cuisine: Il y aura le fouet, il y aura le martinet. Leur morsure vient glisser sur mon corps: cuisses, dos, reins, épaules, nuque, antre… Mon corps reçoit chacun de Vos coups, mais je ne réussi pas à glisser dans ma bulle… Ils vont crescendo, de pianissimo à allegro…quelque fois fortissimo… Vous êtes un chef d’orchestre sans pareil… Et je cherche à lâcher prise, mais je n’y arrive pas… et plus je tente, et plus je m’aperçois que je me bloque. Pourtant j’en aime le contact, j’en aime chacun des coups que je reçois… Mais je suis loin, très loin de mes sensations habituelles. A cet instant, je me dis que peut-être que si Vous y alliez plus fort, peut-être que si Vous utilisiez un autre accessoire, plus douloureux…. Mais ce n’est pas la douleur que je recherche pour glisser dans ma bulle, mais juste l’apaisement de mon esprit pour laisser mon corps s’éveiller aux plaisirs, et j’ai le sentiment que Vous avez ressenti mon trouble: Vous arrêtez le fouet, et venez me prendre.

Mon corps me trahit d’autant plus, lorsque je réalise que je ne suis pas autant mouillée que je le souhaiterais pour que Vous puissiez glisser en moi sans difficultés… Je m’enferme dans un sentiment à la fois de honte et de tristesse… Je me déçois.
Pourtant, je Vous reçois avec plaisir… le plaisir du corps. Chacun de Vos coups de reins, auquel je réponds par les miens, cherchant à vous offrir le plaisir que je souhaite Vous donner par dessus tout, chacun d’eux me fait vibrer, me fait trembler… Mais mon plaisir reste bloqué là, au niveau de mon bas ventre… Mon esprit n’arrive pas à se connecter à l’instant. Et plus je me focalise, plus je réalise que je n’y arriverai pas.
Alors je laisse mon corps prendre le contrôle, mon esprit restant loin de N/nous, loin de celle que je suis, loin de celle que j’aime être dans ces instants… Je voudrais pouvoir Vous offrir les deux, comme j’en ai l’habitude. Et mon dieu, je n’aime pas ça, me sentir si loin de Vous, si loin de N/nous…

J’arriverais à prendre plaisir, physiquement. Un orgasme somme toute mécanique, tant il ne m’explose pas cérébralement. Et cela me manque.
Mon corps continu de bouger au rythme de Vos coups de reins, je sens Vos mains sur mes hanches, et tente d’en saisir une pour me connecter avec Vous… Je recherche la moindre des possibilités pouvant m’aider à glisser, bien que je redoute qu’il ne soit déjà trop tard.
J’accentue le mouvement de mon bassin, venant épouser Votre queue au plus profond de moi, cherchant à vous offrir le plaisir que je souhaite Vous donner avant tout. Avec la crainte de ne pas réussir.
Mais j’entends Votre respiration qui se fait plus forte, et Vous venez finalement en moi…

Le temps de Vous rafraîchir, Vous me laissez là,comme j’en ai l’habitude…sourire…. attendant patiemment l’autorisation de bouger, et de venir Vous rejoindre.
Mais non… je ne sais si c’est une ultime tentative de me faire parvenir à atteindre ma bulle, mais je reçois à nouveau le fouet, sur mon cul, mon dos, mes hanches… Je voudrais dire « vert » pour Vous inciter à y aller plus fort… Lorsque je réalise que cette demande risquerait de m’être plus douloureuse qu’agréable, tant je n’y suis pas… Ma demande aurait été une auto punition. Et cela ne m’appartient pas. Je bloque entre mes lèvres mon « vert ». Pourtant, à cet instant, j’aurais aimé ployer sous Votre fouet, à ne plus pouvoir le supporter… peut-être juste pour libérer le trop plein d’incertitudes qui m’envahit en cette minute… et pouvoir me laisser à pleurer de ce vide que je ressens en moi, ce vide de moi…

Vous Vous allongez sur le canapé.

« Viens là » en tapotant la place à Vos côtés.

Je m’allonge à Vos côtés, dans Vos bras. Je mets mon cerveau en OFF. Il y a forcément quelque chose qui a fait que je me sois bloquée ainsi. Mais quoi? Je n’aurais probablement pas de réponse, et Vous non plus… Je n’ai pas non plus la certitude que Vous ayez perçu quelque chose, bien que je N/nous sais suffisamment en osmose pour ne pas en douter. et justement:

« Tout va bien? »

Votre ton est légèrement plus inquiet que d’habitude… Il semble que Vous ayez besoin d’être rassuré (Vous êtes humain tout compte fait….rires….). Je balbutie, je cherche mes mots, ne souhaitant pas Vous blesser ou Vous culpabiliser…

« Je pense que Vous l’avez senti : je n’y étais pas. Je n’ai pas réussi à lâcher prise »

« Oui je l’ai senti. Est-ce que tu sais pourquoi? »

« Non, je n’en ai aucune idée… je ne comprends pas »

A cet instant, je suis heureuse et soulagée de pouvoir Vous en parler là, maintenant, sans avoir à repartir avec le poids d’un silence, et les questionnements trop lourds qui en découleront. je lis Votre inquiétude dans Vos yeux, Votre inquiétude quant à mon état d’esprit du moment je suppose.

« Cela peut arriver, ne t’inquiète pas. Il n’y a rien de grave. »

Moi et mon irrépressible besoin de comprendre.
Moi et ma peur de Vous décevoir.
Vos mots me font du bien, et je sais que N/nous aurons l’occasion d’en reparler, de tenter de l’expliquer ou de le comprendre.

Je file à la douche, avec une petite boule dans la gorge, mais point de larmes. Vos quelques mots, Votre ton, Vos caresses et Votre regard auront suffit à apaiser mes craintes, sans les faire taire non plus, mais à en diminuer l’intensité, oui.
Aucune raison de s’affoler, aucune raison de perdre pied… « cela arrive »… tout va bien.

Je reviens, N/nous sers un thé, profite des quelques instants qu’il me reste avec Vous…avec ce sentiment de vide en moi, ce sentiment d’être perdue, mais pas trop loin quand même.

Au moment de partir, Vous me rassurez une dernière fois:

« Ne te prends pas la tête, il n’ y a rien de grave d’accord? « 

« Oui mon Maître, promis j’essaie »

« Rentre bien et sois prudente »

Bien évidemment sur le retour, ma petite machine infernale a repris le contrôle, et j’ai repassé la soirée et la séance en détails pour essayer de comprendre là où j’avais basculé… j’ai quelques lignes, quelques idées.

Vous deviez être fatigué car Vous n’avez pas attendu que je Vous confirme d’être bien rentrée pour Vous endormir, mais Vos premier mots ce matin à mon réveil, prenant soin de connaître mon état d’esprit m’ont fait un bien fou.
Merci mon Maître pour Vos mots, pour N/nos échanges… Merci de me rassurer.

N/nous avons devant N/nous encore de belles opportunités pour laisser cette séance derrière N/nous et graver en N/nos mémoires des moments bien plus beaux, je n’en ai aucun doute.

Vous n’imaginez pas combien j’ai besoin de Vous retrouver, combien j’ai besoin de me retrouver, de N/nous retrouver…
Vous n’imaginez pas dans quel état de manque je me trouve depuis Vendredi, à en avoir mal dans ma chair, dans mon âme…. le cœur dans un étau… Je voudrais pouvoir être déjà à Vos pieds, je voudrais pouvoir effacer ces instants difficiles et marquer mon esprit de moments plus doux et plus forts… de ceux auxquels Vous avez su m’habituer.
Comme un irrépressible besoin de courir vers Vous, et de Vous demander pardon…

Je Vous aime au delà de tout,
Je Vous aime bien plus encore,

Votre infiniment Votre,
Votre $akura.

 

Ps: j’aurais beaucoup aimé une photo avec les pinces…pour pouvoir apprécier visuellement de m’en voir ainsi parée… je ne pense pas que Vous en ayez fait… 

5 réflexions au sujet de « Séance du 14/06/2018 : Mais où es-tu $akura? »

  1. Bonjour ma douce,

    J’ai été troublée par tes mots qui font fait écho en moi « J’aimerais parfois que N/nous ayons la même facilité à parler de N/nous que N/nous en avons à échanger « professionnellement ». Si je fais abstraction de ces conversations là, N/nous ne parlons presque pas… N’y a-t-il rien à dire? est-ce normal? ».
    Soulagée aussi de voir que je ne suis pas la seule à avoir ce sentiment que je déteste au plus haut point tant il me fait douter parfois.
    Pas de longues conversations à n’en plus finir, un silence qui peut-être pesant après une longue journée d’absence et puis par moment, dans un petit coup de mou, j’explose et remet tout en question. Je sais que j’ai encore énormément à apprendre à ce niveau, partagée entre le « n’y a donc plus rien à dire, à découvrir… » et le « as-t-on vraiment de se parler pour être bien ensemble », nous n’avons pas besoin des mots pour nous comprendre et Maître apprécie particulièrement ce moment, après une journée d’échanges professionnels, où il peut lever le pied et apprécier un moment de tranquillité.

    Concernant ta bulle, ce manque de lâcher prise, certains éléments de réponses sont probablement dans tes mots. Troublée, déstabilisée mais surtout fixée sur cet état qui ne vient pas, du moins c’est ainsi que je l’ai ressenti. J’aurais tendance à croire que c’est un peu comme l’orgasme, plus on cherche à l’obtenir et plus il est difficile à atteindre. 😉
    Intentionnellement ou non notre esprit analyse la situation et rend le lâcher prise impossible. Tout comme toi, je n’aime pas ces moments où j’ai l’impression de ne pas profiter de ce cadeau qu’il me fait, de ce temps qu’il m’accorde, de ce moment pourtant attendu dont je n’arrive pas à profiter, il m’arrive d’avoir aussi cette envie qu’Il me fasse craquer, qu’il ne me laisse aucun moment de répit et me connecte juste à l’instant présent en m’empêchant de penser.

    Je partage l’avis de Maître Katsuo, ça peut arriver et il n’y a rien d’anormal. Les rencontres se suivent mais ne se ressemblent pas forcément.

    Je t’embrasse ma belle,

    Mes respects à Maître Katsuo,
    Anaëlle

    • Bonjour ma douce anaëlle,

      Tes mots me font sourire et me rassurent: je vois que je ne suis pas la seule à me poser ces mêmes questions….Que ce soit dans la crainte que N/nous n’ayons plus rien à découvrir, à partager, ou dans la constatation toute simple que N/nous N/nous connaissons aussi suffisamment pour ne pas avoir à parler sans cesse de ce que N/nous sommes…

      Je ne doute pas que N/nous serons amenées à découvrir et partager encore de belles choses, le tour de la question (si j’ose l’appeler ainsi…sourire) est loin d’être fait je pense! Et il doit en être de même de ton côté, surtout avec les nouvelles perspectives qui s’offrent à V/vous.

      Disons qu’elles se font et se feront avec sans doutes moins de heurts qu’à N/nos débuts… les états de questionnements permanents et de doutes incisifs étant plus modérés aujourd’hui qu’il y a un an… cela n’enlève en rien toutefois à nos besoins de débriefer quand à N/nos difficultés bien sûr, ou tout autre sujet qui pourraient être abordés ensemble… et c’est même nécessaire, surtout si comme moi, il y a dans ta petite tête cette petite machine infernale qui n’en fait qu’à sa guise et que l’on a du mal à museler! rires….

      Cette séance est passée, l’écrire m’a permis aussi d’en faire mon exutoire et de Lui faire entendre cette petite voix en moi qui ne m’a pas permise de lâcher prise. J’imagine qu’Il aimerait volontiers Lui placer le bâillon-boule…rires.. Je l’y aiderais parfois bien volontiers!

      Donc je tourne la page, j’achève ce récit par mes mots ici retranscrits, et prépare une page blanche, nouvelle, vierge…pour y glisser mes prochains mots que je N/nous souhaite plus vivants, plus forts …

      Je me fis à ses mots, encore aujourd’hui répétés: « Il faut aborder la suite sans pression, sous peine de blocage ». Crois moi que je m’y emploie !

      Transmets mes respects à Maître Phénix,

      Je t’embrasse ma belle,

      $akura

  2. Bonjour Sakura,

    J’adore ton blog. Je m’appelle Audrey je suis aussi soumise depuis plus d’un an à mon Maître…

    Dans certains de tes articles je me reconnais…
    Cet amour que tu ressens…

    Pour ma part. Je suis tombée amoureuse de mon Maître mais cependant ce n’est pas réciproque… il m’a clairement écrit il y’a quelques semaines : « je ne nous vois pas en couple » et même si ma vision de la relation D/s était que normalement il doit y avoir de l’amour… je la vis en aimant d’un amour à sens unique.

    C’est difficile… je rêvais d’être en couple avec mon Dom pour vivre ma soumission à temps complet mais j’ai fini par accepter de rester dans une relation D/s qui me complaît car nous avons une complicité hors pair mais qui me rends malheureuse car je vis un amour orphelin.

    J’adore te lire… ça me fais du bien.

  3. Bonjour Sakura,

    Tes mots me traversent…
    Je suis soumise depuis plus d’un an.
    Je suis tombée amoureuse de mon Maître. Depuis mon annonce j’ai eu droit à un : « je ne nous vois pas en couple »

    Je vis une relation D/s mitigée…ce n’est pas ce que j’espérais… je voulais vivre ma domination jusqu’au bout avec mon Dom et etre en couple pour pouvoir s’élever ensemble au quotidien. Car je ne m’imagine pas être en couple avec quelqu’un qui ne pratique pas. Et je ne me vois pas non plus avoir une ville vanille sur le côté.

    Je reste dans une relation qui m’épanoui car nous avons une complicité hors pair, nous n’avons pas besoin de nous regarder pour se comprendre mais qui me chagrine car mon amour reste orphelin.

    En ayant su ça nous nous sommes fâchés quelques semaines et je suis revenue et il m’a dit ce genre de choses :

    « Je veux juste une chienne soumise, à ma disposition le temps des séances, et sans interactions avec nos vies privées. Je pense que ça ne te conviendra pas.. »

    « Je veux bien te revoir en séance. Donne-moi tes disponibilités, que nous fixions une date. Je pense que tu es assez grande pour savoir à quoi t’attendre avec moi, si tu es revenue vers moi, c’est que tu acceptes ma façon de faire et mes règles. En clair, tu devras accepter de n’être qu’un objet de plaisir pour moi, à mon service quand je l’exigerai. Tu peux encore y réfléchir, mais à partir du moment où c’est ok pour toi, je ne veux plus t’entendre te plaindre. »

    Je me sens piégée par ma dévotion pour lui.

    J’adore te lire ça me fait tellement de bien.

    Bisous de soumise 💋

    • Bonjour Audrey

      D’abord je te souhaite la bienvenue ici sur N/notre Blog.

      Je me permettrais une question : ton Maître a-t-il une vie vanille à côté ?

      Ensuite tu dis que ce n’est pas partagé… Je ne pense pas. A sa façon, il t’aime, sinon, tu ne serais pas près de lui depuis plus d’un an.

      Tous les couples ne sont pas fait pour vivre ensemble au quotidien non plus. Et quelque part, cela vous laisse tous les bons moments sans avoir à vous soucier des aléas du quotidien qui viennent bien souvent emousser un couple dans le temps.

      Il reste cette homme inaccessible pour toi, et donc tu restes dans le désir, l’envie… Et toi, tu restes celle de ces instants de plaisirs, celle qui lui offre ce dont il a besoin et que nulle autre ne sait lui donner mieux que toi.

      Je sais combien il peut être frustrant de ne pas se réveiller chaque matin auprès de celui qui nous rend vivante, je sais qu’il est difficile d’accepter d’être une femme de l’ombre… Mais c’est aussi ça le prix de notre épanouissement et ce qui rend particulier notre relation.

      Une fois qu’on l’a compris, une fois que c’est accepté… On arrive à profiter pleinement de chacun des instants que nous passons avec eux…

      Et puis… Tu sais, sans non plus se projeter ou porter trop d’espoir en ça… Tu ne sais pas de quoi demain est fait. Donc vit et profite de votre aujourd’hui.
      L’instant présent est déjà merveilleux…

      Je te souhaite mille plaisirs au pied de ton Maître,

      Tendrement

      $akura

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