Séance du 14/09/17: Vos cadeaux

 

« Une femme amoureuse est une esclave qui fait porter les chaînes à son Maître. » – Etienne Rey

 

A Votre demande, je Vous rejoins dans un bar.

Vêtue d’une robe au décolleté aguicheur, mon collier à mon cou, je m’installe face à Vous. Vous me dites me trouver très en beauté, bien que N/nous ne soyons pas spécialement assorti ce soir…sourire. N/nous prenons donc un verre et discutons. Tranquillement, au milieu de N/notre conversation, Vous m’annoncez que Vous n’aurez pas d’accès internet pendant Votre déplacement, prévu les 8 prochains jours.
Que, de fait, Vous ne serez pas en mesure de recevoir mon rituel quotidien, à savoir, mes salutations, mon programme et ma tenue du jour. Vous me dites donc que cette semaine à venir, je serai libre de cette obligation. Vous plongez Votre regard dans le mien, à la recherche surement d’un signal Vous indiquant que tout va bien et que je digère correctement l’information. Je réalise soudain que N/nous n’aurons pas de contacts durant ces 8 jours et 7 nuits: aucun message, aucun mot. rien. Le vide. Le néant.

Mes yeux se brouillent, un vent de panique s’insuffle en moi, je sens monter les larmes à mes yeux, et je n’arrive pas à les contrôler. Je suis en pleine panique intérieure, en train de perdre mes repères mis en place depuis un peu plus de 8 mois.

Vous me rassurez, toute à mon combat contre cette soudaine angoisse, cette sensation de vide absolu. 8 jours où Vous allez sortir de ma vie physiquement. Mon esprit, je le sais, sera toujours avec Vous. Mais juste ça, juste ce « plus de possibilité d’échanges »… Cela m’agresse.

Une fois l’information assimilée (mais nullement digérée j’avoue), N/nous terminons N/notre verre, et quittons le bar. Vous me demandez où est stationnée ma voiture. N/nous N/nous dirigeons vers elle, et prête à l’ouvrir, Vous m’indiquez que non, et N/nous continuons N/notre chemin.

N/nous N/nous arrêtons devant un restaurant chinois. Ce soir, N/nous dînerons à l’extérieur. Merci mon Maître pour cette attention, Vous m’en aviez parlé, et il y a longtemps que N/nous ne l’avions fait. J’ai beaucoup apprécié. N/nous discutons de choses et d’autres. Puis, je Vous demande l’autorisation d’aller aux toilettes. Vous saisissez l’opportunité pour me demander d’ôter mon string et de vous le remettre. C’est avec fierté et un sourire aux lèvres que je me plie à Votre requête. J’aurais pu m’agenouiller pour Vous le donner si Vous l’aviez souhaité. Mais consciente que N/nous sommes aussi sur Votre lieu de vie, je reste discrète.

N/nous terminons N/notre repas. Et rentrons chez Vous. Ce chez Vous qui pour moi est aussi un peu N/notre chez N/nous. Le lieu où je Vous retrouve, le lieu où Vous m’avez éduquée, le lieu où je peux simplement m’épanouir, me révéler à Vos pieds, sans masque, sans honte, sans faux semblants. Ce lieu où Vous et moi sommes ce N/nous si cher à mes yeux.

Je profite de Votre passage à la salle de bains pour prendre place sur mon tapis et placer devant moi, Votre cadeau.

Vous regagnez la pièce.

« Il est pour moi ce cadeau? »

« Oui mon Maitre »

« Et à quelle occasion? Pourquoi? »

« C’est un présent sans valeur autre que celle que je lui porte mon Maître, il est le support à un message »

« Apporte le moi »

Je m’en saisie avec la bouche, et Vous rejoins à quatre pattes pour Vous déposer entre les mains mon présent. Je vois Votre sourire amusé, et je brûle intérieurement de savoir si mon présent saura Vous toucher. Je mûrie cette idée depuis déjà plusieurs semaines, attendant le moment opportun pour Vous l’offrir. Et quoi de mieux que là, maintenant, juste avant Votre départ, pour Vous signifier l’importance que Vous avez à mes yeux, cet instant qui sera celui ouvrant la parenthèse de ces 8 jours de séparation tant physique que cérébrale.

Vous ouvrez mon présent: une enveloppe l’accompagne. Vous l’ouvrez, trois pages de texte. Vos yeux s’écarquillent, un peu surpris.

« Tu y vois assez? »

Je comprends que je devrais Vous le lire. et je comme je m’en doutais, je m’y étais préparée. Vous me remettez mon texte, que je Vous lis pendant que Vous ouvrez la boîte, contenant cette simple clé.

 » Merci. Tu es adorable »

Vos mots, Votre sourire, ce que je lis dans Vos yeux me comble de bonheur. Et Vous l’installez visiblement sur une étagère. Merci mon Maître. La voir ainsi exposée me touche beaucoup.

Vous me demandez de me déshabiller et de lécher Vos mollets. Mes yeux croisent les Vôtres. Je les vois sourire. Et un sentiment d’apaisement m’envahie, épanouie d’être là, à Vos pieds, à ma place, envahie de mon amour pour Vous, je me laisse aller à lécher Vos jambes selon Votre instruction, ma langue parcours chaque centimètres carrés, avec douceur, gourmandise, dévotion. Je glisse parfois ma langue au creux de Votre genoux, et je Vous entends gémir par moment. Et j’aime infiniment ça.

« Va m’attendre »

Vous mettez de la musique…. Un morceau que j’affectionne particulièrement  » la vie est belle  » d’Indochine.

J’en aime les paroles… De là à savoir si c’est une coïncidence ou un fait exprès, toujours est il qu’elles me touchent profondément.

Je retourne donc à mon tapis, et me place en position d’attente.

Votre main vient claquer mon antre. Est-ce parce que je Vous ai indiqué lors de mon précédent récit de séance combien j’avais été surprise et excitée par cette pratique assez nouvelle pour moi? Je ne sais pas, mais toujours est-il que je profite de l’instant à la fois délicieux et douloureux. Des claques assez fortes, cinglantes…d’autres plus légères. Je sens déjà chauffer mon entre jambes par le feu que Vous appliquez à chacun de Vos coups. Puis vient le tour du martinet. Ses lanières viennent glisser entre mes cuisses, et me mordent là où je suis déjà très sensible. Je tente tant bien que mal de garder mes jambes écartées, les empêchant de se refermer à chacun de Vos coups, de façon à les recevoir comme il convient.  Vos coups cessent, et je profite de ce répit pour reprendre mes esprits.

« ta chatte est bien rouge, j’adore ça »

Je souris, fière d’avoir réussi à tolérer Vos coups sur cette partie de mon anatomie si sensible.

« Va t’installer sur le canapé, sur le dos » .

Vous me lancez le bandeau, que je place sur mes yeux, et m’allonge. Le fouet vient claquer à mon oreille. L’avertissement. Puis je le reçois, il vient chérir mon corps de sa lanière, Votre main venant le faire jouer sur mon intimité déjà bien réchauffée, ou encore sur mes seins, ou mon ventre. Puis, la cravache le remplace. Elle viendra glisser sa morsure sur mes épaules, mes hanches, mes tétons… Vous Vous interrompez, me laissant en suspens dans ma bulle quelques instants. Quand Vous revenez vers moi, Vous me faites glisser un glaçon sur le corps: d’abord les seins, puis mes hanches, mon ventre et finalement, Vous le laissez poser sur mon nombril:  le contraste de ce chaud/froid sur ma peau rougie fait que je me tords en tout sens, gémissante. A la fois apaisant sur le feu de ma peau et pourtant brûlant.

Je sens que Vous me passez une sorte d’huile sur le bombé de mon sexe et sur ses lèvres… l’effet est apaisant au premier abord… Puis Vous soufflez doucement dessus et je sens que cela me chauffe, doucement pour commencer. Plus Vous soufflez, plus la chaleur ressentie est intense. La contradiction de ces deux ressentis est saisissante de plaisirs. Et… soudainement,  je sors de mon état alanguis. Je sens Vos lèvres se poser sur mon antre. Je sens votre bouche aspirer mon bouton de plaisir. Je suis surprise. C’est un cadeau rare que Vous m’offrez. J’en ai pleinement conscience. Je réalise soudain que la succession des événements de cette soirée sont une multitude de petits présents, sûrement en vu de me réconforter, de me mettre dans de bonnes dispositions pour traverser ses fameux 8 jours loin de Vous.

Je sens Votre langue glisser en moi, Votre bouche venir déguster mon antre palpitante. Puis soudain, Vos doigts glissent en moi, accompagnant le travail de Votre bouche. Ma respiration s’accélère, j’ai peur de jouir trop vite tellement ce moment est divin et rare. Ma respiration saccadée fait que mon ventre se tend à mesure où le plaisir monte, chaque tension de mon ventre fait glisser l’eau glacée de mon nombril vers mon entre jambes …A la fois brûlant et gelé, mon esprit se met doucement à tanguer.

« Lâche toi ! Je veux t’entendre »

Je ne sais pas si ce sont les larmes qui viennent en premier, submergée par l’émotion du tout cumulé, ou si c’est l’orgasme que Vous m’offrez qui fait couler ces larmes, toujours est-il que je me laisse pleinement envahir de cette douce sensation. Je ne suis plus qu’un objet gémissant entre Vos mains, se tordant de plaisirs.

Vous me laissez quelques secondes me remettre de ces délicieuses émotions.

 » Sur le dos, tête en arrière  » 

Je m’installe sur la méridienne, ma tête légèrement dans le vide, en arrière. Je devine que Vous allez venir glisser Votre queue dans ma gorge, et je ne me trompe pas. Je savoure autant l’instant que Votre queue qui vient buter au fond de ma gorge, que je tente d’ouvrir à son possible. J’ai quelques hauts le cœur, mais rien qui ne soit intolérable. Je me délecte de cet instant, l’ayant attendu avec une légère impatience. Mon envie de réussir à Vous satisfaire dans cette pratique passe également par un travail répété mon Maître… Il me tarde donc de pouvoir à nouveau m’y soumettre et ainsi m’améliorer.

 » A genoux, mains dans le dos  » 

Je prends place ainsi, sur le canapé. Vous venez placer la corde autour de mes poignets. Je sens la corde marquer ma peau, sans pour autant me faire trop mal. Juste cette tension dans mes bras. Vous me basculez vers l’avant. Ma tête dans le coussin du canapé, mon cul Vous est largement offert.

 

 » Lâche toi ma bonne petite chienne. Je veux t’entendre. Profites. »

Vous glissez Votre queue, divine épée venant me fendre. Le plaisir de Vous sentir doucement glisser en moi, de ne pouvoir rien faire d’autre que d’accompagner Vos mouvements de vas et vient avec mes hanches. Vous me possédez. Et Vous me dites ces mots qui me surprennent autant qu’ils me plaisent:

 » Tu sens combien tu es mon esclave? « 

Vous jouez avec mon esprit et mon corps simultanément, réussissant à éveiller le plaisir des deux entités : l’âme et le corps. Je ne retiens pas ce nouvel orgasme qui m’assaille au rythme de Vos coups de butoir. Mon corps tremble doucement de cette ivresse renouvelée. Je suis haletante.

Vous détachez mes mains.

 » Va t’installer à quatre pattes sur ton tapis ! »

Vous m’indiquez de placer ma poitrine sur le canapé. Vous entrez à nouveau en moi, Vous penchant vers moi, me chuchota ces mots à mon oreille :

« Maintenant je vais te baiser comme une chienne ! Je veux que tu me le dises ! « 

Oh oui mon Maître, baisez moi comme la chienne que Vous avez fait de moi.

Et à nouveau, me voilà jouissante tant physiquement que cérébralement d’entendre Vos mots de plaisir, tout mon corps est repu, épuisé mais je veux vous donner encore…Mes reins épousent chacun de Vos mouvements, répondant à Vos assauts. Je suis pourtant physiquement vidée. Mais mon désir de Vous satisfaire va bien au delà de mes limites physiques.

Vous Vous libérez de mon antre pour venir Vous asseoir sur le canapé.

« Maintenant, viens finir le travail : suce moi » 

A genoux à Vos pieds je viens Vous glisser dans ma bouche, mes lèvres venant Vous déguster. Je m’applique, ma main enroulée autour de Votre queue, je Vous branle et Vous suce avec gourmandise et application. Je veux Votre plaisir. Je sens pourtant une difficulté à y parvenir. Vous venez alors m’aider. Vous êtes la main rythmant le geste, je suis la bouche Vous léchant, Vous recevant. Et finalement, Vous venez sur mes lèvres, déposer Votre jouissance.

Vous vous allongez. La respiration saccadée. Vous m’inviter à venir poser ma tête entre Vos jambes, sur Votre ventre. Je Vous couvre de baisers partout où je le peux. Un moment sans un mot. Nul besoin, N/nous savons.

Après ce moment d’apaisement, Vous m’envoyez me doucher.

A mon retour, et par habitude, je commence alors à me rhabiller. Vous interrompez mon geste :

 » Tu peux prendre ton temps  »

Souriante de cette invitation à rester un peu plus, je viens m’installer à Vos pieds, et N/nous discutons.

Vous m’invitez à venir m’allonger tout contre Vous, glissant Vos bras autours de moi, une main parcourant ma peau. Je me ressource.

« Est-ce que ça ira ? »

« Oui mon Maître je crois que ça ira »

 » Je ne t’abandonne pas. Tu ne dois pas avoir peur. »

Vos mots me rassurent. Et je m’y accroche. Ma tête tout contre Votre torse, Vous déposez un tendre baisé sur mon front.

Il est temps pour moi de Vous laisser.

Comme j’aurais aimé juste pouvoir m’endormir dans Vos bras, me nourrir encore un peu de la force que seul Vous pouvez me donner.

Avec Vous j’ai compris quelque chose… On peut donner bien des choses à ceux que l’on aime, des paroles, un repos, du plaisir. Vous m’avez donné le plus précieux de tout: le manque. Il m’est impossible de me passer de Vous. Même en Votre présence, Vous me manquez déjà.
Il me tarde Votre retour. Bon voyage à Vous.

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