Séance du 15/06/2016

 

Mon cheminement à Vos pieds me faisait légèrement redouter cette soirée mon Maître : comme je Vous l’ai dit, je suis beaucoup plus sereine ces derniers temps. En équilibre entre ma vie vanille et ma vie de soumise. Au point où le manque de Vous ne me fait plus souffrir à en perdre le goût du quotidien, comme j’ai pu connaître jusqu’ici…

Alors, oui, j’avais peur : peur d’avoir pris trop de distance avec Vous. Peur de ne plus ressentir l’appréhension de N/nos séances, ce besoin de me dépasser et d’être à la hauteur de Vos attentes, répondant à Vos désirs. Peur de m’être égarée.

Mais c’était sans compter sur Vous : Je me rends compte combien Vous me connaissez, combien Vous ressentez mon évolution, combien Vous savez me guider tant au travers de Vos mots que de Vos gestes.

Voilà donc jeudi. Je l’attendais, à la fois sereine et à la fois avec ce désir de connaître mon ressenti, une fois à ma place. Est-ce que tout serait comme d’habitude ou est-ce que je m’étais perdue en chemin ?
La journée passe, abattant dossiers après dossiers au bureau. Et Votre message. Une difficulté se présente, qui remet peut-être en question N/notre séance du soir.

A ce moment précis, je me liquefie intérieurement. Je n’ai plus d’autre idée en tête que d’être fixée, et mon désir de Vous rejoindre est à la fois décuplé et douloureux. Et pourtant, j’essaie de me raisonner. De ne pas être déçue si cela venait en effet à être annulé.

Tout mon corps est en attente, je ne suis plus que désir et angoisse, mêlé à ce sentiment de résignation.
Pour ne pas trop y penser, je m’acharne à avancer sur mes dossiers, espérant tuer le temps qui s’égraine bien trop lentement à mon goût.

Puis vient le moment de rentrer chez moi. Que faire ? Pas de message de Votre part annulant, mais rien non plus le confirmant.

Bien. Ne sachant pas, je décide donc de me préparer comme d’habitude. Au pire, il sera toujours temps de faire chemin inverse. Et je garde en tête l’idée qu’en effet, j’ai mal compris et que peut-être ce soir, je resterai chez moi.

19h54… Mon message « je décolle mon Maître ».
Votre réponse « bien »
A cet instant précis je ne suis que bonheur, plénitude et apaisement…. Oh et bien sûr…. Trempée. L’impact psychologique d’un simple mot rassurant sur le physique. J’en suis encore impressionnée.

J’arrive donc à Votre appartement : ma tenue « de surface » est toute classique. Une robe longue, printanière, fines bretelles, et fendue de chaque côté de mes jambes, remontant sur mes cuisses.
Dessous… Une petite robe noire très ajourée, qui ne supporte pas les sous vêtements pour mon plus grand plaisir…

Je pose donc mes affaires à leur place. Vous m’aviez indiquée que je pouvais garder ma robe longue et que N/nous verrions par la suite pour ma tenue. Je m’installe donc sur mon tapis, à genoux.
Mon cœur s’emballe, il tape fort dans ma poitrine, je sens chacun de ses battements pulser dans mes tempes. Mes mains tremblent. Et je souris de chacune des réactions de mon corps : si vives, si violentes, si marquées par mon besoin de Vous.
Alors c’est donc ça l’équilibre ? C’est être épanouie dans mon quotidien, Vous, toujours profondément présent dans mon âme, avec mon besoin de Vous, de me soumettre, de m’offrir, mais sans l’épuisante douleur de ressentir ce manque.
C’est constater que où que je sois, où que j’aille, quoi que je fasse ou pense… Vous êtes avec moi, en moi.
C’est sentir Votre souffle sur moi à chacun de N/nos échanges écrit.
C’est aussi ressentir ce désir puissant, ce besoin, avoir cette envie folle de venir me coucher à Vos pieds, vénérer Votre noble personne.
C’est me sentir encore plus vivante, encore plus vibrante, entière, et affamée de Vous, au moment précis où mes genoux plient vers le sol.
C’est donc ça l’équilibre. Mon dieu que c’est bon de ressentir cet apaisement, sans y perdre non plus mon besoin de soumission !

Je prends donc place sur mon tapis : à cet instant précis, je réalise que ma tenue ne me permet pas de m’exposer à Vous comme il convient. Cela me gêne. Je tente de dévoiler mes cuisses à défaut de me présenter impudique devant Vous. Mais bien faible consolation.
Après un certain temps, nécessaire pour que mon cœur retrouve un rythme presque normal et que cessent mes tremblements, Vous claquez des doigts: à ce signal, je sais que je peux venir humblement Vous présenter mes respects. J’avance à quatre pattes, me place devant Vos pieds, et front au sol, mains posées par terre, je viens Vous saluer. Je viens embrasser Vos chevilles. Vous me saisissez par les cheveux, me ramenant vers Vous, et je peux enfin poser mon visage contre Vous. Vos mains viennent me caresser, rassurantes. Vous relevez mon visage, et venez planter Votre regard dans le mien. J’aimerais m’y noyer, j’aimerai pouvoir le soutenir sans chercher à Vous défier. Juste parce que j’aime y lire tout ce que j’y entraperçois.
Mais bien évidemment, je baisse rapidement les yeux.
« tout va bien ? »
« oh oui mon Maître ! Très bien même ! »
« tu es contente d’être là ? »
« j’en suis ravie mon Maître ! »
« alors prouve le moi: dépêche toi de me sucer ! »
Je souris, heureuse de Votre demande.
Je Vous libère de Vos vêtements, et m’empresse de Vous prendre en bouche. Vous êtes déjà bien raide. Comme j’ai envie de Votre queue !! Comme j’ai envie de la sentir glisser sur mes lèvres, sur ma langue!!
Je satisfais donc à ma gourmandise, et commence ma dégustation de Votre queue, Vous emplissez ma bouche. Je me délecte du moindre centimètre qui glisse entre mes lèvres, venant Vous prendre à pleine gorge. Je ne suis que Votre suceuse à cet instant précis. Qu’une bouche faite pour Votre plaisir. Mais j’y prends le mien, oh oui je le prends !

Ma langue glisse tout du long. Doucement d’abord pour profiter pleinement de Vous. Ma langue joue sur Votre gland. Je Vous aspire, je Vous bois, je Vous déguste. J’entends Vos mots.. « gourmande », »bonne chienne »… J’entends Votre plaisir…. Le mien est à son comble.
Votre queue vient glisser sur ma joue, Vos doigts s’aventure à proximité de mes lèvres : je les saisis, je les lèche et les suce… Je suis affamée. Goulue. J’en veux encore. Mon appétit est immense. Je ressens mon besoin de me rassasier et je ne m’en prive pas. J’aime Vous sentir tendue sous mes lèvres, j’ aime Vous entendre gémir de mes vas et vient…
Et je m’applique à mon ouvrage. Fusse-t-il le seul qu’il me soit donné d’exercer ce soir.
Mais non. Vous éloignez ma tête de Vous.
« prends tes clés, va chercher ta voiture et attend moi en bas »
Quelques minutes plus tard, je Vous attends, intriguée de savoir ce que Vous me réservez. S’agirait il d’une balade nocturne comme celle que je Vous ai conté la veille ? Je ne sais pas. Mais là où Vous m’emmenez m’importe peu. Tant que je suis avec Vous.

Finalement, il s’agira d’aller boire un verre ensemble. J’aime me promener ou sortir avec Vous. Mon collier en évidence. Signe de mon appartenance. Signe de toute ma dévotion. Je suis Votre. Et je suis fière de ça.

N/nous prenons donc un verre, tranquillement. Prenant le temps de discuter de mon récent intérêt assez vif pour ces monnaies que Vous me faites découvrir. Vous me guidez, Vous m’éduquez en ça aussi. Je bois non seulement mon verre de blanc mais Vos paroles également. J’écoute, avide d’informations. Votre parfaite maîtrise du sujet me grise. Je sens parfois le regard des gens sur mon collier, mais cela m’importe peu. A ce moment précis, il n’y a que Vous et moi.

Notre verre terminé, N/nous repartons chez Vous.
En arrivant je Vous demande la possibilité de me rafraîchir et d’ôter ma robe longue. Je reviens vers Vous, dans une tenue qui à mes yeux est bien plus appropriée à mon statut.

N/nous dînons ensemble. Continuant N/notre conversation.
Par moment un « tout va bien ? » de Votre part… Si je vais bien ? Mon Maître… Je suis à l’écoute du moindre de Vos mots, du moindre de Vos désirs. Si N/notre soirée s’arrêtait à cet instant précis je n’en serais pas peinée ou attristée. Je suis satisfaite de Votre présence. Satisfaite de Votre intérêt. Je me sens divinement comblée et heureuse.
Oh, l’envie de me placer à Vos pieds sous cette table, pour aller glaner quelques caresses, ou mieux encore pouvoir me remettre à l’ouvrage ma tête entre Vos jambes aurait été pure plaisir. Mais je ne décide pas. J’attends. Simplement.

Même si ma soif de Vous peut se comparer à celle que la chaleur ambiante peut me donner.

Fin du repas. Je me lève pour Vous servir Votre thé. Et viens m’installer à Vos pieds.
Sur Votre ordre, me revoilà Votre queue en bouche. Je reprends avec plaisir mon ouvrage. Jamais lassée, toujours avide de Vous. J’épouse Votre queue de mes lèvres, luisantes de salive, caressant Votre gland, parfois avec ma langue, parfois avec ma main. Comme j’aimerais lécher tout Votre corps, telle une chienne avide de son Maître. Je m’enfouis de Vous, je me rempli. Vous appuyez ma tête sur Votre queue, afin de venir racler au fond de ma gorge. Un léger haut le cœur, mais sans grande importance. Il semblerait que je m’habitue et cela me ravie. Vous me faites tenir la pose quelques instants. Et relâchez Votre emprise.
« bien ! »
Puis Vous rajoutez sur un ton taquin :
« Ohh… Mais je n’ai pas encore vérifié si ma soumise était suffisamment contente d’être là ! » À Vos mots Vous joignez le geste : Vos doigts glissent en moi, trempée, Vous recouvrant les doigts de mon humide désir…. Comme j’aurais aimé les lécher mon Maître…
Puis à nouveau, Vous m’éloignez de Vous..Vous Vous levez, et partez chercher Vos accessoires. Vous posez sur la table le fouet, le martinet, et me tendez le bandeau.
Une fois le bandeau ajusté, Vous me placez les pinces à seins. Je me mordille les lèvres de la douleur à la fois vive et délicieuse. Vous me collez la tête au canapé:
« mains dans le dos ! »
Vos ordres raisonnent en moi un, impérieux, transcendant…
Vous m’inserez un Plug anal, quelques mouvements d’aller retour dans mon petit trou… Puis ces quelques secondes de flottement.
Et ce claquement sec. Le fouet. Je sens s’abattre sur mon épaule sa délectable morsure. Vous me fouettez admirablement : l’intensité de Vos coups, forts et puissants. Bien plus lourds que d’habitude. Mon esprit épouse chacun de Vos gestes, chaque coup de fouet marque mon corps et mon âme. Je suis au comble du plaisir. Je m’en étonne même. Comment puis-je les supporter ? Comment puis-je aimer à ce point chacun de Vos coups de fouet douloureux ?
Je ne crie pas, je ne veux pas que Vous puissiez penser que j’ai mal au moment où je me rends compte du changement qui s’opère en moi, de ma progression.
Puis vient le martinet… Il claque, me surprend, un léger cri… « en silence ! » le geste et la parole, la parole et le geste : Vous me placez le baillon boule.
Vous reprenez… Je m’autorise alors à gémir, sans crier.
Quand Vous cessez, mon corps entier est en attente d’encore. Insatiable, si Vous en doutiez.
Vous Vous replacer alors sur le canapé. Mes seins sont douloureux mais je supporte encore les pinces.
« continu »
Je reprends à nouveau Votre queue en bouche. Reprenant mes vas et vient. Chaque mouvement de mon corps, mains toujours dans le dos, bien que sans entrave, vient meurtrir ma poitrine. Vous le sentez. Vous remplacez les pinces par les baguettes. Le retrait des pinces est toujours une décharge d’adrénaline et de douleur mélangée.

Toute à mon travail de dégustation de Votre queue,Vous, gratifiant mon dos, mon cul, mes épaules avec le martinet.
« applique toi ! »
Mais je m’applique mon Maître, je m’applique !
Vous Vous redressez et venez Vous placer dans mon dos. Vous entrez en moi sans aucune autre forme de préavis. Plaisir d’être enfin remplie par Vous. Vous sentir glisser, là, dans ma chatte affamée… Je frissonne, je gémis, je me cambre, je déraisonne… Jusqu’à ce que Vous saisissiez mon collier. La pression exercée me prive d’air. Je sens le sang montée à mes joues, j’etouffe, mais j’y prends un plaisir intense. Je n’ai pas peur, ma confiance est sans borne. Je sens soudain monter l’orgasme, l’air est complètement absent, je me sens partir… Et soudain Vous relâchez, libérant à la fois l’oxygène et mon orgasme. Je crie mon plaisir, mêlé à Vos mots crus et divin. Oh oui, je Vous appartiens mon Maître. A un point inimaginable. Je suis Votre. Entière et totale. Votre chose, Votre chienne, Votre salope… Votre soumise.

Vous me suivez de peu dans l’avalanche de N/nos plaisirs. Vous Vous redressez et partez Vous rafraîchir. Pendant ce temps, je tente de calmer mes tremblements et les larmes de plaisir qui coulent incontrôlables, sur mes joues.
Je suis comblée.
Je suis sereine.
Je suis à Vous.
Je suis intense.

Une douche rafraîchissante, un dernier échange de tendresse à Votre porte. Il est temps de regagner mon chez moi, et Vous, de Vous reposer un peu.

Merci mon Maître pour cette déferlante d’émotions.
Merci pour mes larmes, je Vous les offre avec bonheur.

Mes humbles respects à Vous mon Maître

Votre dévouée soumise
Votre chienne insatiable
Votre salope amoureuse

Sakura

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