Séance du 18/05/17

Il était entendu que la séance serait un  »recadrage »: après mes doutes, mes craintes de la veille, que je Vous ai partagé, je pense que cela était nécessaire.
Mais Votre recadrage m’ a surprise ! Je m’attendais à quelque chose de plus dur. Dans Vos mots, dans Vos gestes.

J’ai passé ma journée avec cette légère appréhension, mais résolument décidée à Vous prouver que j’avais résolument travaillé sur mes craintes de la veille. Résolue à Vous prouver que je ne voulais pas Vous décevoir.

Au point de réussir à ne pas être en retard. Ce qui depuis ma reprise du travail  est assez difficile.

Je suis arrivée chez Vous. J’ai ouvert la porte… Point de tapis.

J’ai ôté mon manteau, posé mon sac.. Ma robe courte et décolleté laissait entre apercevoir mes bas. Aucun sous vêtements. Cette robe ne le permet pas.

Je me suis placée à genoux, à même le sol. Vos doigts ont claqué, signal pour que je vienne Vous saluer.

La tête me tournait déjà, mon cœur battait la chamade. Pourtant, j’étais incroyablement bien. A ma place.

Je suis venue à Vos pieds, baissant ma tête au sol, cul levé, j’ai embrassé Vos chevilles.  »Bonsoir mon Maître ».

Vous avez saisi ma queue de cheval, et m’avez tiré à Vous. Vous avez placé mon visage contre Votre torse : je ne peux m’empêcher de me frotter le visage contre Vous… Sentant Votre parfum, Vos muscles sous Vos vêtements. Et je m’en enivre.

Vous avez relevé ma robe sur mes hanches. Dévoilant mon cul. Vos doigts ont glissé entre mes cuisses : Ciel ! J’étais déjà trempée !

« Et bien ma petite chienne, qu’est-ce qui te fait mouiller comme ça ?  »

 »Le plaisir d’être à Vos pieds mon Maître  »… Un peu honteuse d’ être trahie par mon corps, mais fière malgré tout de savoir que mon corps réagit aussi bien à Votre présence.

Vous Vous êtes relevé, me demandant de prendre place à quatre pattes devant le canapé, mains sur le siège de ce dernier… Encore chaud de Votre présence.

Jambes écartées, cul à l’air… Je Vous entendais Vous activer derrière moi. Puis… Le ton fut donné. Sans autre forme de préparation : Vos deux mains puissantes se sont abattues sur mon cul. De chaque côté. Une fois, puis deux, puis trois… Encore et encore.. J’ai ressenti la brûlure, cette chaleur qui envahie mes chaires et me transporte ailleurs.

La force de Vos claques était bien plus forte que d’habitude. J’ai songé à cet instant que mon recadrage serait probablement douloureux.

J’ai gémis, puis crié… »j’ai mal mon Maître ! » Vous n’avez pas cessé pour autant. Alors j’ai lâché prise. Et je me suis laissée envahir.

Et Vous avez arrêté… Je n’ai pas bougé. Je suis resté à ma place, attendant Vos ordres. Et ce fut la déferlante :j’ai d’abord senti la cravache, puis le fouet, et le paddle.

J’avoue que j’étais dans un état second entre plaisir et douleur intense. Et que je ne suis pas sûre ni de l’ordre, ni de ce que Vous avez utilisé pour  »me recadrer  »mon Maître. Mais j’ai senti les morsures sur ma peau déjà bien aiguisée de Vos mains. Puis sur mes épaules, mon dos…

Ma tête tournait d’un effroyable plaisir de douleur. C’est bien la première fois que je le ressens aussi fort.

Vos doigts sont venus me fouiller : je sentais que je dégoulinais de plaisir. Et Vous m’avez placé des boules de geisha. J’adore la sensation qu’elles me procurent…

Vous m’avez renvoyée à ma place. Cul à l’air, sûrement déjà bien rouge, je l’ai rejointe. Vous êtes venu Vous installer sur le canapé. Claquement de doigts : j’accoure. Vous placez ma tête sur Vos genoux. Ma bouche est à peine à quelques centimètres de Votre queue… Vous caressez ma tête, me demandez si tout va bien.  »Oui mon Maître, très bien »

 »Es-tu contente d’être là ?  »

 »Oh oui mon Maître !!  »

 »Alors prouve le moi !  »

J’ai donc libéré Votre queue de Votre pantalon. Et je me suis appliquée à Vous sucer. Ma bouche se remplissait de Vous, j’avais envie de Vous avoir au fond de ma gorge, encore et encore. Ma langue venait glisser sur Votre gland, et je glissait mes lèvres, Vous suçant, Vous aspirant. Votre queue bien dure dans ma bouche, j’étais au comble du plaisir : la preuve de Votre plaisir de me savoir là, bonne chienne obéissante.

Vous interrompez mon exercice. Mes lèvres sont trempées de ma bave, je glisse ma langue avec le doux espoir d’y retrouver encore un peu de Votre goût.

 »va t’asseoir contre la porte  »

Je place mon dos contre la porte, debout. Et, juchée sur mes talons, je m’asseois sur le vide d’une chaise imaginaire.

J’ai beau avoir repris le sport depuis quelques temps, la tension dans mes cuisses se fait sentir rapidement. Et il devient dur de tenir en place. Je m’y applique, attendant Votre libération. Tout comme je m’applique à ne pas perdre les boules de geisha qui bien malgré moi, glisse sous l’effet de ma tension musculaire et de ma chatte trempée ! Tant bien que mal je les reintroduis à chaque fois.

Pendant ce temps, je Vous regarde dresser le couvert. J’observe chacun de Vos mouvements, regardant Vos muscles se dessiner. J’aime Vous observer, Vous, Votre corps que je désire, Vos attitudes, Vos expressions.. Je m’imprègne de Vous.

Vous avez mis fin à l’exercice, m’aidant à reprendre équilibre. Et Nous avons dîné.

Une pause : Nous parlons de Vos projets de vacances, de mon travail…

A la fin du repas, Vous prenez Votre tisane au salon. Je Vous la sers, avec la mienne. Et je Vous rejoins à Vos pieds.

 »Tu n’as pas une lettre pour moi ?  »

 »si mon Maître  »

 »va la chercher et lis la moi !  »

J’étais nouée, tendue, avec la peur que mes mots ne soient pas à la hauteur de ce que j’avais voulu Vous exprimer.

Je baisse mes yeux sur ma lettre, fouille en moi pour trouver le courage de Vous avouer les sentiments que j’éprouve et les doutes que j’ai traversé. Et je me lance… La lecture est difficile, mais j’essaie de ne pas le laisser voir.

Par moment, si le ton baissait, si j’hésitais à aller plus avant dans ma lecture ou juste pour Votre plaisir, la cravache venait me rappeler qu’il me fallait poursuivre ma lecture.

A la fin de ma lecture, je sens une crampe venir dans mon pied :  »retire ta robe et va à ta place   »

Vous Vous levez, et me lancer mon tapis.  » tiens chienne, ça te manquait ?  »

 »Oui mon Maître, merci  »

Je m’installe dessus, à genoux. Vous venez me poser le bandeau sur les yeux. Vous arrangez mes cheveux…

Vous venez me placer les pinces à seins, celles qui sont douloureuses. Je sais que je peux les tenir… Mais ce soir elles sont extrêmement douloureuses. Vous ne me les laisserez pas longtemps.

Vous me placez alors sur les tétons quelque chose que je ne connais pas : je sens une légère succion, aspiration… Qui tire sur mes seins sans pour autant être très douloureux. C’est même agréable. Je cherche à deviner, mais je n’arrive pas à savoir. J’ai envie de mettre mes mains pour sentir ces nouveaux objets sur mon corps, me les approprier… Mais je sais pertinemment que je n’en ai pas le droit.

Vous m’otez Vos nouveaux jouets de la poitrine… Et les remplacez par mes pinces préférées : celles à grelot. J’en aime la pression, le tintement..

Vous saisissez le tapis et me faite glisser à l’angle du canapé.

 »mets toi en position d’attente  »

Je m’installe en appui sur mes bras, jambes allongées et écartées. J’entends que Vous installez quelques petites choses à mes côtés…. Et Vous venez placer sur mon clito le magic wand… Ce stimulateur clitoridien, je ne sais pas le contrôler… Le plaisir monte vite, Vous jouez avec le rythme des vibrations.. Intenses, puis douces.. Puis intenses, puis saccadées. Vous me le placer entre les mains :  » continue  ».

Vous me passez un lubrifiant chauffant sur la chatte.. J’en ressens l’effet de façon quasi immédiate.

Et, alors que je continue de me caresser à l’aide du magic wand, Vous venez me goder ! L’effet de Vos va et vient mêlé à ma stimulation ne se fait pas attendre : je me redresse vers Vous, suppliante :  » Maître !!! Je vais jouir ! Je ne vais pas réussir à me retenir !  »

 »lâche toi bon sang !  »

Vos mots m’achèvent : je laisse l’orgasme m’envahir. Tout mon corps réponds au plaisir que Vous me donnez. Je me tends, je cris de plaisir… Un orgasme d’une longueur rare, et d’une puissance folle. Et je sais que Vous m’observez. Je suis allongée devant Vous, liquide de plaisir.

Sous l’émotion de cet impressionnant orgasme, je n’arrive pas à contrôler mes larmes. Mon corps tremble, et mes larmes coulent derrière le masque.
A peine remise, Vous m’appelez pour Vous rejoindre près du canapé où Vous êtes assis: je Vous suce à nouveau, je m’applique, pour Vous remercier de ce plaisir offert… A Votre demain, je lèche Vos jambes, Vos couilles, Votre queue… Je lappe, lèche telle la chienne que je suis…. Je sens encore quelques larmes glissé sur ma joue. Je suis réellement au paroxysme de mon plaisir… La succession d’événements de la soirée me transporte… L’intensité de ces moments vécus est envahissante.

Vous interrompez ma gourmandise… Et venez placer mon tapis à sa place.

Je reprends peu à peu mes esprits.

A Votre demande, je me place à quatre pattes devant le canapé… Les pinces grelot en place. Chaque mouvement les fait tinter… Votre téléphone sonne. Je m’immobilise. Consciente qu’il est hors de question que l’on puisse entendre les grelots tinter… Me voilà meuble… Ne pas bouger. Respirer doucement. Une fois raccroché, Vous me félicitez de ma discrétion.

 »Retourne à ta place  ».

Vous passez dans la pièce d’à côté. Lorsque Vous revenez devant moi, je sens glisser sur ma peau la corde….

Encore une fois, Vous m’encordez d’une façon que N/nous n’avons jamais expérimenté encore : d’abord sous les seins.. Plusieurs tours de cordes. J’aime ce contact sur ma peau, me sentir entravée, liée par Vous, pour Vous.

Vous continuez avec une autre corde : le haut des seins et les épaules. Ma poitrine est offerte entre ces cordes. Je cambre mes reins, mets mes épaules en arrière pour Vous offrir ma poitrine.

Vous venez cingler mes seins de coups de cravache. Juste l’extrémité de cette dernière, telle une caresse cinglante sur ma poitrine. C’est douloureusement divin. A la foi brûlure et caresses… Plus je la goutte, plus je l’aime !

Vous Vous interrompez : une dernière corde à placer : il faut lier mes mains. La position est légèrement douloureuse : mes bras tendus vers l’arrière, les joindre devant est un exercice peu aisé. Mais j’aime cette contrainte. J’aime sentir la morsure des cordes dans ma peau.

Vous m’aidez à me redresser. Encore nébuleuse de mon précédent orgasme, et sous l’effet de la corde et de la cravache, Votre aide est vitale. Je n’aurais pas réussi sans tomber. Mon équilibre est de plus, délicat sans y voir.

Vous m’agenouillez devant le canapé. Poitrine posée sur l’assise, mains devant la tête, tirant sur mes bras.

Et Vous venez me baiser… Vous entrez en moi, trempée. Et je reçois chacun de Vos coups de reins profond avec un plaisir immense. Je commence à crier de ce plaisir à nouveau offert. Vous me comblez. En quelques mouvements je sens monter un nouvel orgasme.. Je veux tenter de le contrôler, mais n’y parviens pas. Je jouis de nouveau.

 »Tu es bien trop bruyante ! On va y remédier »

Et voilà le baillon boule placé dans ma bouche.

Vous reprenez Vos va et vient, puissant… Claquant mon cul à deux mains, encore. Me félicitant pour les marques à venir… De vrais marques cette fois ci !

Je souris, j’en suis ravie, heureuse, comblée… J’aime Vos mots, mêlé à la douleur de Vos mains claquant là où j’ai déjà mal.

 »ah…. Elle est belle la mère se famille la ! Elle a bien changé ! Tu aurais pensé devenir comme ça il y a quelques mois ? Une bonne salope ?  »

Difficilement, je réponds :  »Non mon Maître !  » un peu honteuse de me l’avouer… Mais bien plus fière encore de réaliser le chemin parcouru grâce à Vous.

Et Vos mots ont ce pouvoir d’augmenter mon plaisir. J’entends le Votre venir, ce qui accroît le mien. Je suis jouissante entre Vos mains.

Une fois ressaisis, Vous me libérez de mes cordes.

Vous avez la délicate attention de me passer de la crème sur mes marques naissante. Merci mon Maître.

Je rejoins la douche, à Votre demande. Longuement. La chaleur de l’eau brûle mes chairs… Et je souris. Je me sens vivante. De la manière la plus exquise qu’il me soit donné de connaître : À Vos pieds.

N/nous nous retrouvons au salon… Moi à Vos pieds. Moment de détente, d’apaisement. Vos mains viennent caresser ma tête, ma joue. Je me love dans Vos mains.

 »tu es épuisante  »

Je sais mon Maître. Insatiable aussi.

Et ce soir, je suis repartie confiante. En moi. Convaincue de la justesse de mon choix. Convaincue du Maître merveilleux que Vous êtes pour moi.

J’ai été surprise de bien des façons : la force de Vos gestes, la puissance de mon plaisir généreusement offert, la nouveauté de ces instruments de plaisir sur mes seins (je compte sur Vous pour m’en dire plus mon Vénérable Maître, si Vous le désirez)… Je n’ai que très peu pu voir Votre regard ce soir, pour y lire Votre satisfaction. Mais j’ai pu la lire dans Vos yeux avant de partir.

L’intensité de cette séance aura sûrement quelque peu altéré mes souvenirs dans leur chronologie exacte. J’espère ne pas avoir fait d’omission capitale.

Aujourd’hui je suis sereine. Épanouie. A nouveau en équilibre.

Et pour cela, merci mon Maître.

Avec tous mes respects,

Votre chienne et dévouée soumise,

Sakura.

4 réflexions au sujet de « Séance du 18/05/17 »

  1. Je n’arrive à me projeter que lorsque l’écriture est fluide et transmet des sensations. Ce fut le cas avec ton récit, tu as réussi à me transporter dans votre soirée et à me faire partager tes émotions.

    Je vais continuer ma lecture,
    Anaëlle

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