Séance du 19/07/18 : Avancer ensemble.

 

« Chaque être est doué d’un don qui lui permet d’être un soutien, une consolation ou une lumière pour les autres; mais aussi d’une faille, d’une fêlure,d’une fragilité, qui réclame l’aide d’autrui » – L’Âme du monde (2012) de Frédéric Lenoir

Je trouve une place de stationnement dans l’axe de Votre fenêtre…Je ne manque pas de jeter un coup d’œil dans cette direction bien évidemment.
Je suis contente, car il est à peine 20 h 00. Pour une fois, j’ai réussi à tout combiner malgré une journée chargée en kilomètres parcourus, je suis dans les temps. Un peu fatiguée toutefois par tous mes kilomètres…. mais rien ne m’aurait empêchée de venir Vous rejoindre ce soir, tant j’en ai le besoin, comme d’habitude.
Je sors de la voiture, et me dirige vers la porte… Je la pousse et pénètre à l’intérieur. Je ferme le verrou. Mes automatismes…sourire.

Dans ma main, mon collier, qui n’attend plus que d’être glissé à mon cou. Ce que je fais avant de doucement monter ces marches qui me séparent de Vous. Le cœur à la fois serré et libre… serré de l’appréhension de ce temps que Vous m’offrez, et libre d’être enfin moi… à nouveau.
Je rentre dans le salon: Vous êtes assis sur le canapé. Torse nu. Mon tapis est là, mais à Vos pieds. C’est inhabituel.
Je m’installe dessus, à genoux. Face à moi, sur la table deux verres sont déjà remplis… Vous m’attendiez… J’aime cette petite attention envers moi. Un léger sourire se dessine sur mes lèvres.
Votre main glisse dans mes cheveux et rapproche ma tête vers Vous, la posant sur Votre torse.
Je Vous embrasse le corps… Surprise de ne pas avoir à faire mes salutations comme à mon habitude, mais pour autant, pas déstabilisée. Vous guidez, je Vous suis. Toujours.
Vous redressez doucement mon visage vers Vous et Vous m’embrassez. Ma bulle se dessine doucement autour de moi… Enveloppée de Vous.

Nous trinquons.
Nous discutons.
Vous prenez de mes nouvelles: mon séjour, la route…ma fatigue…
Vous me parlez de Votre journée, de Vos activités…et N/nous parlons de celle que N/nous avons en commun.

Vous Vous levez et allez vers la cuisine, où Vous nous préparez de quoi grignoter… Pas sans me lancer au travers de la pièce une boîte de douceurs à déguster, avec un regard amusé vers moi. Vous êtes taquin, un brin joueur… j’adore ça!
Je profite de l’instant pour Vous observer… Relevant certains détails de Votre corps si délicieux et qui m’ouvre déjà l’appétit.

Après l’apéritif, Vous me demandez de commencer à préparer N/notre dîner:  Rien de bien difficile, puisque je dois éplucher des pommes de terre. Mais sans épluche légumes, au couteau, donc grossièrement, « à la riche »…. Sourire.

Je me mets à l’ouvrage, mais j’avoue avoir du mal à éplucher en gâchant de la nourriture. Ayant moi même un couteau qui taille très bien dans mon sac, je m’en saisi pour finir d’éplucher en évitant de trop gâcher.

Je lance la cuisson comme demandée et reviens à Vos pieds où nous continuons de discuter.
Le temps passe entre conversation et gestes tendres… Puis Vous Vous levez direction la cuisine… Je Vous rejoins peu après et N/nous terminons la préparation du repas, ensemble. Vous me laissez surveiller la cuisson, et retournez au salon.

« Ouvre la cave à vin, et choisis N/nous un bon vin, bien cher » 

Je souris, amusée de cette précision. Vous savez que j’aime le bon vin, et je ne doute pas un instant de découvrir quelques bonnes bouteilles dans Votre cave. Ce sera un Saint Emilion, cuvée 2012.

Je N/nous sers le repas, et N/nous verse un peu de ce breuvage qu’il me tarde de découvrir… une seyante robe pourpre ; un nez intense et équilibré entre boisé grillé et fruits très mûrs ; une bouche à l’unisson, bien boisée et bien fruitée, dense, généreuse, puissante et concentrée.

Un vin de caractère, qui Vous ressemble… Sourire.

Il fait toutefois très chaud… Et ce vin n’arrange rien… Aussi je Vous le signale.

« Retire ta robe »

Ni une, ni deux me voilà libre de ce tissu. Juste en sous-vêtements et talons hauts.

Nous dînons. A la fin du repas, je reprends place sur mon tapis, qui est cette fois ci un peu plus éloigné de Vous.

« Pourquoi es-tu si loin de moi ? »

« Je ne sais pas, je croyais que Vous l’aviez déplacé »

« Viens ici! »

Je me rapproche de Vous, reprenant place à Vos pieds…
Vous Vous allongez sur le canapé et je viens poser ma tête sur Votre ventre… Mon nez vient s’y frotter… Et je m’enivre de Votre odeur… Je ne résiste pas et mes lèvres commencent à danser sur Votre peau… Doux baisers, parfois mordant par gourmandise…
Je jette un regard vers Vous, Vous ne dites rien… J’en déduis que je peux donc continuer… Ma langue glisse maintenant sur Votre torse… Une main caresse ça et là Votre corps… Mes baisers se dirigent peu à peu vers le bombé de Votre boxer… Où je ne peux me retenir de venir me frotter. Je sens sous le tissus la tension naissante et déjà palpable de Votre queue… J’ai une envie irrépressible de Vous avoir en bouche.
Je tente au travers du tissus d’atteindre ma gourmandise… Votre main effleure ma peau, glisse dans mes cheveux… et me tourne fermement le visage vers Vous:

« Que veux-tu ? »

« J’ai envie de vous sucer mon Maître! »

« Pourquoi ? »

« Parce que j’aime ça, parce que j’ai envie de Votre plaisir » j’aurais pu rajouter, parce que j’en meurs d’envie, parce que cela me brûle intérieurement de Vous sentir en moi, d’une façon ou d’une autre….

Et à mesure que je Vous parle tout en glissant ma bouche ou mes doigts sur Votre queue, je sens en moi brûler de plus en plus fort ce désir de Vous…

Vous relevez légèrement les hanches, et d’une main, commencez à faire descendre Votre boxer. Je Vous viens en aide, avide de libérer l’objet de mes désirs… Impatiente, avide de Vous déguster.

A peine je La vois poindre sous mon nez que ma langue glisse tout du long et vient en emprisonner le gland entre mes lèvres.
Je Vous déguste enfin. A cet instant, je suis à la fois apaisée et incroyablement excitée…

Je glisse sur mes cheveux l’élastique que je porte systématiquement à mon poignet désormais, afin de les tirer en queue de cheval et de ne pas être génée pendant mon ouvrage.

J’ai ce désir de Vous offrir ma bouche de façon délicieuse, de jouer de ma langue en essayant d’attiser chacun de Vos sens… J’entame avec délice ce jeu de va et vient sur Votre queue, mon piercing lingual venant caresser la pointe de Votre gland quand je m’enroule autour, redescendant parfois jusqu’à Vos bourses gorgées, que je lèche ou je gobe. Vos mains continuent leur danse sur moi, claquant mon cul par moment ou venant emprisonner un sein.

Ma salive emplie ma bouche, facilitant le glissement de mes lèvres sur Votre organe tendu.
Mes lèvres dégoulinent de mon appétit pour Vous, et je sens entre mes cuisses une légère palpitation, humide au possible… Me tordant les entrailles de mon désir de Vous.

J’ai cette envie démesurée de n’être que Votre objet de plaisirs. Cette envie de Vous faire chavirer dans une jouissance délicieuse… Et j’aime ressentir cette tension dans tout mon corps, sans savoir si oui ou non, ou Vous choisirez de la libérer.

Les minutes passent… Et durent… Et Vous me faites savoir combien Vous aimez ça. Vos mots me galvanisent et je m’applique d’autant plus… En prenant mon temps, cherchant le rythme parfait pour que N/nos deux plaisirs s’accordent.

Puis Vous m’interrompez.

« Déshabille toi ».

Je m’exécute retirant mon soutien gorge et mon string. Ne gardant que mes talons hauts. Je reprends place à genoux sur mon tapis, prête à reprendre mon ouvrage lorsque Vous tournez mon visage vers Vous:

« Ce soir, je vais te prendre le cul ma bonne petite chienne, parce que ça fait longtemps, et que j’en ai envie »

Sur l’instant, je suis surprise : Je ne m’y attendais pas… Et oui, en effet cela fait longtemps… Mais l’idée me traverse alors l’esprit… Et j’en meurs d’envie… Tout en moi s’éveille à ce plaisir à venir… Et je pense que du coup je dois avoir un regard légèrement absent.

« Un problème ? »

« Absolument aucun mon Maître!! »

« Alors, à genoux, tête sur le canapé »

Vous Vous relevez, partez vers la cuisine et revenez Vous placer derrière moi….déjà impatiente et légèrement craintive…
Vous commencez à travailler doucement mon entrée, faisant pénétrer le plus possible de lubrifiant dans mon petit trou. Vous positionnez Votre doigt sur ma pastille et poussez doucement: Votre doigt glisse en moi sans problème. Vous stoppez la caresse, toujours en place:

« Ca va? »

Dans un murmure de plaisirs : « Ouiiii…. »

Je ne suis que désir en cet instant….avec toutefois, une légère appréhension, inquiète de ne pas savoir si je vais pouvoir Vous recevoir avec la facilité qui m’incombe. En effet… Il n’y a que Vous qui m’utilisez ainsi… Et j’aime infiniment ça. Savoir que seul Vous prenez ce chemin étroit, que seul Vous savez m’y donner tant de plaisirs… Cela me grise, m’excite et aiguise chacun de mes sens.

Le lubrifiant faisant son ouvrage sur moi, Vos doigts glissent sans difficulté, et j’ai faim de Vous recevoir en moi…

Vous prenez place à l’entrée, doucement pour commencer… J’ai peur de me crisper, de ne pas être assez détendue…aussi, je glisse ma main sur ma fesse gauche, prenant appuie sur mon bras droit, tentant de Vous faciliter l’accès à mon cul. Et Vous glissez en moi, lentement. Une vague de plaisir irradie tout mon corps. Intensément. Mon dieu que j’aime ça… Le plaisir physique que Vous me donnez, et celui, psychologique de cette exclusivité….ajoutez à cela la rareté de la chose, qui pourtant me régale…sourire…

Vos mouvements de bassin sont d’abord lent, puis de plus en plus amples. Vos mains se saisissent de mes fesses et les serrent fermement. Très vite, Vos allées et venues se font sévères. Mon corps, mon cul, tressautent à chacun de Vos mouvements.
Vos mots viennent nourrir mon plaisir … je ne saurais Vous les répétez avec exactitude, mais Votre « bonne petite chienne » pour sûr….

Je ne suis plus que plaisirs, et je glisse encore plus profondément dans ma bulle, aussi profond que Vous même glissez en moi… Mon corps épouse chacun de Vos coups de reins, et je viens moi-même à la rencontre de Votre queue qui me fend le cul… j’ai incroyablement chaud, tout mon corps se fait glissant… je râle, je gémis…je lâche de nombreux gémissements et cris, entrecoupés de « Oh ouiii !! ».
Je me vois alors en train de N/nous observer: la vue de mes fesses poussant contre Vous, N/nos deux corps moites, ma main cherchant la Vôtre, la trouvant, et l’empoignant….(je ne Vous cache pas, avec le recul, que j’aimerai beaucoup une vidéo de ces instants à défaut d’un miroir pour pouvoir les observer en temps réel…).
J’aime incroyablement le travail de Votre queue en moi, Vos retraits, Vos introductions, Votre jeu habile et pervers, multipliant les plaisirs que je ressens dans mon tréfonds.

Je suis au paroxysme de mon excitation, mon ventre se tord de plaisirs, et je jouis avec intensité, fiévreuse, le corps prit de tremblements, en tension extrême. Je me surprends à me lécher et me mordre les lèvres, de façon inconsciente.

Vous ressortez en douceur de mon petit trou… Bien que « secouée »de mon récent orgasme, j’en veux encore. Ma faim de Vous est insatiable.
Encore raide, Vous m’invitez à venir Vous sucer en reprenant place dans le canapé. Je prends place entre Vos jambes, et Vous glisse dans ma bouche. Alternant douceur et tentative d’avalage total, aussi loin que ma gorge peut Vous recevoir. Quelques hauts le cœur, légers, mais rien qui ne me gène. J’ai envie de Vous avaler complètement, une envie folle et furieuse. Je branle doucement Votre gland du bout des lèvres puis, lèche Vos couilles, les suce, les prends en bouche, avec cette envie animale de me sentir remplie dans toute ma bouche, et de boire Votre semence.
Ma main vient doucement enserrer Votre queue, quelques petits mouvements saccadés mélés à la soif de ma bouche, qui se fait liquide et baveuse à l’extrême. Glissant sur mes joues.
Je suis en eaux. Trempée dans ma bouche, mais tout autant sur mon corps où je peux sentir perler la sueur le long de mon dos, glissant entre mes épaules vers mes reins, pour aller mourir sur mes fesses… Et Vous le remarquez:

« Tu es en nage! Ton corps dégouline!! »

Et je continue de Vous donner le maximum, allant puiser dans mes réserves d’énergie. J’aime à imaginer l’image de mon corps perlant, les cheveux collés sur mon front ou mes joues, ces dernières, remplies de Votre queue que je déguste avec passion.

Et chacun de Vos mots, faisant l’apologie de mon travail sur Votre queue:

« Tu es vraiment une bonne suceuse! Toi seule sais me sucer comme ça! « 

Je souris, et probablement rougis…flattée de Votre compliment… Je redouble alors d’efforts pour Votre plaisir.

« Je vais te faire venir en Août, rien que pour que tu me suces! »

« Avec un immense plaisir mon Maître!! » J’avoue que cette idée me plait beaucoup… Sera-t-elle réalisable? N/nous verrons…

Entre le plaisir que je prends à Vous sucer de nouveau, Vos mots qui me grisent et m’honorent… Je sens poindre une tension vive entre mes cuisses, à la limite du douloureux, je cherche à les refermer un bref instant… et je réalise que je suis simplement trempée de cyprine, dégoulinante, le long de mes cuisses…
Je Vous entends gémir de plaisirs, je Vous sens durcir sous ma langue, sous mes lèvres et je m’en régale!!!

Vous m’interrompez:

« Mains et tête sur le canapé! »

Vous Vous relevez, et venez reprendre place derrière moi. Je frémis de l’impatience de Vous sentir en moi à nouveau, mon antre étant affamée de Vous recevoir.
Je me cambre pour m’offrir à Vous. Au moment où Vous glissez dans mon antre humide, je m’abandonne complètement. Le vide se fait autour de moi, je suis déjà à la bordure brûlante de l’orgasme… je le retiens, pour ne le libérer que plus tard, plus intensément… Sous Votre contrôle.
Et je me laisse aller au plaisir de Vous sentir en moi, au plaisir de N/nous sentir en osmose totale et parfaite. Mon esprit part loin, très loin… tout en étant avec Vous. Je N/nous sens comme infiniment connecté l’un à l’autre, liés…. comme si une corde invisible était venue enserrer N/nos deux corps… Mais c’est mon âme qui se trouve extrêmement liée à Vous en cet instant. Je lâche prise, définitivement. Et tout mon corps se déchaîne…laissant place à une furie dont le corps n’est plus qu’un instrument de plaisirs: le Votre et par conséquent, le mien.

Ma jouissance naît dans le creux de mes reins, remonte mon échine et vient explosée dans le bas de ma nuque…. Violemment. Comme une décharge électrique. Mon plaisir n’en est que plus intense à entendre le Vôtre venir avec le mien.

Vous Vous retirez de moi, me laissant sans plus aucune force en position.

« Ne bouge pas »

Je suis physiquement incapable de garder la position à quatre pattes: je me replis sur moi, front au sol, mains sous moi, repliée sur moi même… et je sens venir la redescente…première phase….. tremblements de tout mon corps, suivie d’une violente crise de larmes que je n’arrive pas à contrôler.
Vous revenez vers moi. Vous me faites venir contre Vous, toujours sur mon tapis.

« J’aime te voir ainsi ».

J’imagine sans peine mon visage défait, mes cheveux complètement hirsute…et les yeux brillants de larmes… Je me sens comme en état de choc… malgré la chaleur dans la pièce, malgré celle générée par N/nos deux corps, j’ai froid…
Je me blottis contre Vous, cherchant à m’apaiser. J’ai vu dans Vos yeux cette lueur, ce sentiment de fierté, mêlé à ce soupçon d’amour, et j’essaie de m’y accrocher. Mais je ne contrôle juste plus rien.

Au bout de quelques minutes:

« File à la douche »

Je me relève avec difficultés, ayant peine à tenir sur mes jambes. L’encadrement de la porte sera mon pilier pour éviter de tomber. Une fois dans la salle de bain, je rentre dans la douche, je ne tiens pas debout. Mes jambes se dérobent sous moi, et je suis à nouveau prise d’une crise de larmes et de tremblements… J’allume la douche, un peu plus chaude qu’à mon habitude, et ce, malgré la chaleur lourde de cette soirée d’été… Et j’essaye de me réchauffer, avec cette eau glissant sur mon corps… J’ai le regard hagard… Et autant ces instants ce soir ont été magnifiques, autant je ressens à cet instant un vide immense en moi: Je réalise que j’ai atteint cet état de plaisirs parfaits, mon subspace…sans pour autant passer par la case « douleur » pour m’y fondre… Je suis là dans cette douche, mais mon esprit lui, est encore loin, très loin de moi…perdu dans ma connexion à Vous.

Je me sens effroyablement vide. Et ce vide me fait cruellement violence. Je réalise soudain que ce vide habite aussi ma vie, dans mon quotidien loin de Vous… Que ce soir je suis là où je dois être, avec Celui avec qui je dois être… Que je me découvre toujours plus, que je vais au delà de ce que je connais de moi. Qu’avec Vous je me sens infiniment libre. Libre d’être celle que je suis. Je me rends compte combien N/nos instants précieux me comblent.
Je réalise combien Vous remplissez ma vie, combien je suis dépendante de Vous, combien je Vous aime…

Et c’est le trop plein d’émotions pour moi: Tout à coup, je suis submergée par ma peur de Vous perdre, par ce sentiment de m’éteindre loin de Vous, par l’injustice de la vie et son côté pourtant magnifique de Vous avoir retrouvé… Je réalise alors ma vulnérabilité à m’être ainsi donnée, et la force que j’en tire pourtant. Tout se mélange, tout tourne un peu trop vite dans ma petite machine infernale qui me sert de cerveau…

C’est Hiroshima en moi. La redescente est violente. Un trop plein de tout….
Lorsque je sors de la douche et que je Vous rejoins, Vous venez vers moi. Doucement, tendrement, Vous venez me parler, une de Vos mains posée sur moi, réconfortante.

« Dis moi ce qui ne va pas »

Vous l’avez ressenti. J’ai du mal à trouver mes mots. Tout est encore trop flou, et je ne comprends pas ce qui a pu déclencher cette succession d’émotions aussi contradictoire, alors que l’instant d’avant j’étais encore dans une bulle de bonheur parfait.
Je tente une explication, maladroite je pense, car j’ai le sentiment que Vous ne comprenez pas et que Vous Vous refermez. Je préfère alors me taire et prendre le temps de mieux comprendre pour Vous le partager et Vous l’expliquer par mail le lendemain.

Je prendrais congés de Vous, assez tardivement… ce qui, il est vrai, est assez inhabituel, et j’ai extrêmement apprécié de pouvoir rester auprès de Vous un peu plus tard. Peut-être est-ce du au fait que Vous saviez que je n’avais aucune obligation familiale à devoir rentrer.

Je passe Votre porte, avec le sentiment d’avoir vécu un instant hors du temps… Je repars à la fois comblée et heureuse…. Mais pourtant avec le sentiment lourd de Vous laisser, de me retrouver seule. Je sais alors qu’il va me falloir prendre un peu de recul pour comprendre ce qu’il m’arrive…

Le lendemain, Vous saurez me rassurez avec Vos mots, à la lecture de mon mail.

« Ton email me donne un éclairage nouveau,
Tu n’as rien à craindre. J’en ferais bon usage.
Tu es à moi!! »

15 heures après Vous avoir quitté, je respire à nouveau.

N/nous ne fonctionnons probablement pas de manière « conventionnelle »….sourire… Mais c’est N/notre façon à N/nous d’évoluer ensemble.
Je sais que je ne suis pas non plus des plus facile à gérer ou comprendre parfois. Que certaines de mes émotions et réactions peuvent parfois Vous déstabiliser…
Et aujourd’hui, malgré certaines petites difficultés rencontrées, comme celle de ce soir, je sais que je n’ai rien à craindre, je sais que Vous savez m’écouter et que Vous prenez le temps de me décoder. Avec N/nos propres codes de communication, N/nous finissons toujours par N/nous comprendre.

Vous connaissez mes désirs.
Vous savez le pouvoir d’attraction que Vous avez sur moi.
Soyez sûr de ma confiance en Vous, elle Vous est acquise. Je ne doute toujours que de moi. Mais beaucoup moins qu’à mes débuts….sourire….
Et soyez rassuré de mon sentiment d’appartenance: Vous êtes en moi à chaque instant. Mentalement, physiquement ou encore émotionnellement.

A Vous.

Et tellement plus encore.

$akura

 

« Je me cogne à la vie et aux gens,
Je me débats pour vivre l’instant.
Je lutte pour ne plus m’égarer,
Je m’agrippe au présent pour le savourer.

Loin de Vous, je m’accroche et je sourie.
Avec Vous, Je m’abandonne et je Vous suis.

Malgré moi, malgré tout,
Comme il est bon de Vous aimer Vous »

3 réflexions au sujet de « Séance du 19/07/18 : Avancer ensemble. »

    • Bonjour Mademoiselle X,

      Merci de votre message.
      En effet la communication n’est pas toujours quelque chose de facile.. Se raconter, s’écouter, partager ses désirs…

      C’est par le dialogue que l’épanouissement et la confiance peuvent s’installer. Pourvoir m’en remettre totalement à mon Maître est un besoin devenu vital. Je le Lui démontre, je l’espère, par mes actes, mais également dans mes mots. L’inverse doit à mon sens être possible Mon Maître doit pouvoir se sentir libre d’aborder tous les sujets avec moi.

      J’avoue qu’il reste une part d’ombre pour moi cependant… Se sont Ses ressentis… N/nous ne parlons que peu de Lui en tant que Maître… Et c’est au travers de Ses gestes, regards ou encore attitudes, que je cherche à savoir où Lui en est, et si tout va bien.

      Une communication non verbale dans ce sens… Et pas forcément toujours évidente pour moi, car en découle souvent beaucoup de questions. Oui oui… Sourire… J’en suis encore à vouloir savoir ce qu’Il vit et comment Il le vit.

      En tout cas merci de votre message sur ce récit qui me tient particulièrement à cœur.

      Belle fin de journée.

      $akura

  1. La qualité de Votre réponse témoigne non seulement de Votre implication mais aussi de Votre perpétuelle dévotion à Votre Maître. Même en ces circonstances Vous Vous adressez toujours à celui qui vit à travers Vous, comme pour affiner, effacer, proscrire la moindre parcelle de ce qui peut Vous séparer. Quant-au récit, au style qui est le Votre, à la profondeur qui émane de tout cela et qui Vous caractérise, il me laisse abasourdi tel un ahuri qui voit en Vous ce que la vie peut offrir de plus intense. Je serai Votre premier lecteur quand votre livre sortira mais cela, au fond de vous, vous le savez déjà….

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