Séance du 27/07/2017 Partie II : Ma chute.

Je suis autorisée à embrasser Ya. Nos lèvres se frôlent, nos langues se goûtent… Nos mains caressent nos corps.

Nous rejoignons le canapé sur invitation de mon Maître. Je reste toutefois au pied du canapé, sur mon tapis, au côté de Ya.

Il entreprend son corps, la caresse, la doigte, la lèche… Il joue avec son clito, l’invitant à lâcher prise…

Je m’occupe de sa bouche, de sa poitrine, ses hanches ou encore son cou… Je la pince de mes lèvres, je la mordille… Je reste à genoux, à m’occuper d’elle en même temps que mon Maître… Le temps passe… Je les observe. Ya me regarde inquiète, je l’entend prononcer des  »non », des  » stop  »…. Mon Maître semble absorber par Sa tâche… Et tout à coup je réalise qu’il n’y aura pas de séance à proprement parler. Il s’agira alors d’une simple soirée libertine. Je ne m’ attendais pas à ça.

Mais je ne décide pas. Je continue alors de m’occuper de Ya. Je tente de la rassurer du regard, de l’inviter à se détendre, je tente par mes gestes, ma douceur à la faire se laisser aller… Je suppose que c’est ce que mon Maître attend de moi. Alors je m’y emploie.

Pourtant je sens en moi monter doucement un sentiment que je tente de repousser… J’ai le sentiment de ne plus exister pour mon Maître. Tellement concentré sur son ouvrage, que c’est à peine si N/nos regards se croisent, si N/nos mains se frôlent… Et mon désir de Lui est toujours présent, envahissant… Mais je ne ressens absolument pas le sien pour moi. Le sien est dirigé vers elle… Uniquement.

De trop. Trois, mais une de trop. Et ce trop, c’est moi. Un vide immense s’installe en moi, douloureux. Je ne veux rien laisser paraître, mais Ya l’a lu dans mes yeux je pense.

Je tente de la rassurer… Ne surtout pas décevoir mon Maître. Même si ce soir ce n’est pas ma séance, même si ce soir, N/notre dernier soir avant cette longue séparation d’un mois, je l’avais envisagé tout autre. Je ne serai pas attachée, je ne serai pas fouettée, claquée, cravachée. Je ne serai pas soumise plus que ça devant elle. Ce soir, je ne serai rien de plus qu’une rabatteuse….

Soudain Ya se plaint d’avoir un œil qui la brûle… Un reste de wasabi je suppose, venu glisser de ma poitrine à son œil quand elle est venue jouer avec mes seins… Mon Maître nous invite alors à rejoindre la salle de bain. J’y nettoie ma poitrine, Ya son œil. Elle en profite pour me dire qu’elle songe à partir, qu’elle est mal à l’aise, que mon Maître me délaisse et qu’elle n’aime pas ça. Qu’elle le trouve trop insistant, qu’il ne se passera rien de plus, comme elle le Lui avait déjà indiqué lors de leurs échanges…

Pour ma part je panique intérieurement à ses mots… Si elle s’en va, ce sera ma faute. Alors je tente de la rassurer, je lui dis que je vais bien, qu’il n’y a rien de grave… Qu’elle devrait se lâcher, profiter de l’instant présent, du plaisir qu’elle pourrait prendre. Elle me dit qu’elle va voir… S’il continue à me délaisser elle s’en ira pour me laisser profiter de la fin de ma soirée avec Lui et avoir ma séance.

L’idée de la voir partir dans cette optique me fait peur car je sais qu’Il n’appréciera pas.

Nous revenons au salon. Mon Maître nous invite toutes les deux à prendre place sur le canapé. Il veut nous voir toutes les deux. Nous nous embrassons, nous caressons… Nos corps se frôlent frôlent, mon envie est très présente, mais celle de satisfaire mon Maître l’est encore plus. Je L’observe du coin de l’œil. Il se rapproche de nous. Il m’invite à venir Le sucer. Je suis enfin à ma place, soumise dévouée au plaisir de son Maître. Ya m’observe. Amusée.

Il m’interrompt et nous allonge l’une à côté de l’autre. Il reprend en mains Ya, venant par moment s’occuper de moi. Brièvement.

J’embrasse Ya, je l’invite toujours à se laisser aller… Mais je sens bien qu’elle n’y est pas. Mon Maître glisse alors en moi un vibro…. La vibration est intense, mon plaisir monte, celui de savoir que mon Maître s’occupe enfin de moi… Je sens poindre un orgasme… Mais Il retire le vibro pour l’offrir à Ya….

Peu après, Ses mains étant occupée avec Ya, Il vient poser Sa bouche sur mon clito, Sa langue me goûtant. Je suis extrêmement surprise… C’est tellement rare ! Rare et bref… Mais j’en suis tellement étonnée que je n’ai pas le temps de profiter de ce cadeau offert.

Je me retourne alors vers Ya, observant son visage. Je n’arrive pas à savoir si c’est du plaisir ou si c’est douloureux pour elle… Car je n’ai jamais eu la possibilité auparavant de lire son plaisir. Toutefois, elle gémit… Aussi je ne m’inquiète pas trop. Le vibro est plutôt efficace, et il est bien manié…

J’avoue que pourtant, je ne suis plus vraiment là. J’y suis physiquement. Mais mon esprit est allé s’enfermer loin en moi… J’ai de petites attentions de Sa part, bien que j’ai déjà compris que le plaisir ne m’était pas destiné ce soir, Son manque d’attention envers moi me blesse infiniment. Je me sens reléguée au second plan. Loin, très loin de ce à quoi je m’attendais. J’essaie de repousser mon ressenti, de me dire que si Son désir est de l’avoir Elle, alors soit, je dois faire en sorte de L’y aider.

Ya Lui demande de s’arrêter, Lui dit qu’elle ne va pas tarder à partir, qu’il est déjà tard. Il lui demande d’attendre, me faisant venir entre Ses jambes pour Le sucer. Je m’y emploie, Sa queue me manque infiniment, mon désir de Son plaisir passant avant tout, je fais au mieux pour le satisfaire… Ya est à N/nos côtés, observant… Il tente de la faire me rejoindre, j’essaie de lui faire une place, l’invitant du regard à accepter l’offre. Mais elle refuse. Elle ne veut pas. Ce n’est pas ce qu’elle souhaitait.

Elle annonce son départ. Mon Maître m’interrompt dans ma dégustation de Sa queue…

« raccompagne là »

Je descend avec elle, la serre dans mes bras. Je cherche son approbation du regard, qu’elle me rassure sur le déroulement de la soirée.

« je suis désolée ma chérie, désolée pour toi. Il ne s’est pas occupé de toi et c’est à cause de moi. Remonte vite profiter de la fin de ta séance » me dit-elle

Je tente de la rassurer encore, je ne sais pas quels sont ses ressentis sur l’ensemble de la soirée à cet instant précis, mais je la sens mal à l’aise.

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