Séance du 27/07/2017 Partie III : La lumière.

Je remonte rejoindre mon Maître. Hésitante sur ce que je dois faire, je vais pour m’installer sur mon tapis quand Il m’invite à m’asseoir sur le canapé.

« bien. Qu’as tu à dire ? » un léger sourire sur Son visage, mais Son regard est dur, froid. Son ton est distant, Ses gestes tout autant.

C’est donc ma faute. Il me le reproche. J’en étais sûre. J’ai fais de mon mieux. Mais j’ai le sentiment que j’ai échoué complètement. Et je sais que demain, commence le compte à rebours du long mois de N/notre séparation… Et je comprends que la séance est terminée. Et que je ne serai rien de plus que cette jolie table que j’ai été, et partenaire de jeu à distance, de Son plaisir.

Je lui dis que je me sens blessée, que je n’ai pas compris qu’il s’agirait d’une soirée libertine… Que je me sens vide de Lui, que Ya n’a presque rien vu de N/notre relation…

Il se lève, range autour de Lui, je le sens énervé, agité.. Je préfère me taire. Je jette un œil à l’heure: définitivement, N/notre soirée s’achèvera donc ainsi.. Un œil à mes affaires posées sur la chaise.

« rhabille toi. Tu n’as plus rien à dire. Tu peux partir »

Je m’execute. De dos pour pouvoir refouler mes larmes… Je m’approche de la porte.. Je le regarde… Il ne dit rien, ne se lève pas, ne quitte pas son téléphone des yeux… Je comprends alors qu’en plus du reste, Il ne me raccompagnera pas non plus. Pas d’au revoir, pas le moindre geste rassurant, pas le moindre mot…

Je ne suis plus rien.

Je suis repoussée. Jetée dehors comme un déchet, une erreur…

Mes larmes inondent mon visage, je ne veux pas partir ainsi, mais je ne sais pas Lui désobéir… Je descend l’escalier… En bas, je réalise soudain qu’Il m’invite sûrement à mettre fin à N/notre relation. J’ai perdu pied complètement. Je ne suis plus que violence intérieure et douleurs.. Je ne vois rien tellement les larmes inondent mes yeux… Je retire mon collier, je remonte, ouvre la porte et je lui demande s’il souhaite que je le Lui rende.

Aucune réaction. Rien. Il ne bougera pas.

Je pars en courant, perdue. J’hésite à laisser mon collier dans l’escalier… Mais je ne peux m’y résoudre.

Je rejoins ma voiture, incapable de conduire, sans risquer l’accident. J’essaie de me calmer. Je Lui envoie un message : »Pourquoi ? ». Je n’aurais aucune réponse. Rien. Il ne me protège plus. Il n’est plus là. Plus pour moi. Il me laisse rentrer avec ce sentiment d’abandon. 45 minutes de route devant moi à résister à l’envie de mettre fin à tout… À moi surtout, pour stopper cette douleur insoutenable.

J’appelle Ya qui n’est pas loin. Elle me garde en ligne le temps que je la rejoigne. Je la suivrais jusqu’à la maison, elle me gardera en ligne tout le long du trajet, avec la peur que je n’ai un accident et la colère contre Lui de m’avoir laissé partir ainsi.

Je retrouve la douceur de mon foyer. Je monte me déshabiller, me glisse sous une douche brûlante, puis sous mes draps.

Je ne trouverai pas le sommeil. Ma nuit sera bercée de mes larmes. Sans aucune réponse à mes question, mes doutes ou mes peurs. Lui doit sûrement dormir paisiblement. Il n’aura pas lu mes appels au secours.

Je fais semblant de dormir quand au petit matin mon époux se lève pour aller travailler. J’attendrai qu’il parte pour me lever. Je suis l’ombre de moi même, et je ne sais même pas si j’aurais la force d’aller travailler.

Je ne sais pas si je dois Lui envoyer mes salutations, si je suis toujours Sa soumise ou s’Il voulait me faire comprendre que je ne méritais plus mon collier.

Péniblement je file travailler. Enfin, c’est un bien grand mot. J’en suis incapable. Je Vous avais promis le silence, de ne plus Vous importuner… Mais j’en suis incapable. Ma volonté a une limite : Vous.

Je Vous envoie mes salutations, remplies de tristesse, de questions… Et N/nous avons enfin N/notre debriefing… J’ai sureagit pour ma part selon Vous, et N/nous ne N/nous sommes pas compris.

Ce soir là, N/nous n’étions plus connectés.

Vous me pensez jalouse. Non. Je Vous assure mon Maître que je ne le suis pas. Vous voir avec une autre me rend fière, me plaît… Je veux Votre plaisir, et y prend plaisir également. J’aime infiniment Vous observer, Vous entendre, partager avec Vous. Mais je ne peux pas m’effacer non plus. Disparaître de Vos attentions. Devenir invisible. Ne pas croiser Votre regard, rester à distance…. J’ai le sentiment à cet instant que N/notre lien est rompu.

Gérer une expérience à 3, femme/femme/homme demande un certain tact pour réussir à ne priver personne. Surtout que de part ma position de soumise, je ne suis pas libre d’agir à ma guise, et attend Vos demandes, Vos instructions.

N/nous en avons conclu qu’il fallait recadrer certaines choses, que N/nous avions un mois devant N/nous pour réfléchir.

Le week-end est passé… Avec son lot de questions, de doutes… Quand à savoir si ma soumission était valable au prix de cette souffrance. Vous m’avez dit ne pas souhaiter me voir reprendre ma liberté, mais que Vous m’accompagnerez si tel était mon choix….

Je sais que j’ai le choix. Comme je Vous ai donné mon collier, je sais pouvoir le reprendre.

Mais j’espère que Vous savez mon Maître combien je ne plie pas, combien je ne fuis pas devant la difficulté. Et il y a ce N/nous…. Ce N/nous qui est basé sur N/notre relation, N/nos sentiments. Et je sais que je peux Vous faire confiance aussi pour vouloir évoluer avec moi.

Vous avez répondu à mon mail avec un message d’excuses. Ce geste est difficile, je le sais. Et Il Vous honore d’autant plus. Reconnaître une erreur n’est pas à la portée de tous, et je Vous connais suffisamment pour savoir que ce n’est ni une chose facile de l’admettre, ni un mensonge ou autre manipulation comme on me l’a laissé entendre.

Je sais que cette expérience difficile N/nous fera avancer, qu’ elle N/nous grandira. J’ai confiance en N/nous aveuglement.

Et Vous me l’avez prouvé ce lundi, quand à midi, sortant du travail, je Vous ai aperçu au loin dans la rue. Vous êtes venu à moi, me rassurer, m’offrir de Votre temps pour apaiser mon esprit, me faire reprendre ma place.

Quand j’ai retrouvé Vos bras, Votre martinet, Votre présence, Votre queue. Vos mots m’ont inondé de bien être. Mon corps entier a répondu à mes doutes, à mes questions. Il n’y a que Vous. Mon Maître. Le mien. Je Vous appartiens, et quelque part, Vous m’appartenez.

Vous m’avez fait renaître encore une fois. J’ai conscience de N/nos difficultés. Et je ne perds pas espoir quand à la possibilité pour N/nous de les traverser ensemble.

Vous êtes mon Essentiel.

Vous êtes mon Équilibre.

Vous êtes mon Absolu.

Je dépose humblement à Vos pieds mon corps, mon âme et mon cœur, pour me livrer à Vous aussi loin que Vous jugerez possible pour N/nous de le faire.

N/nous corrigerons ensemble N/nos erreurs. N/nous écrirons avec complicité  cette symphonie où le Maître et sa soumise accordent leurs mélodies. Aucun chef d’œuvre ne nait sans essuyer quelques difficultés.

Demain un jour de plus vers Vous mon Maître. Chaque pas que je fais est dans ce sens.

Votre dévouée soumise

Votre chienne insatiable

Votre salope amoureuse

Sakura.

19 réflexions au sujet de « Séance du 27/07/2017 Partie III : La lumière. »

  1. Tu as vécu une expérience différante et ton Maitre aussi tu as eu l’impression avoir mal fait et de l’avoir déçu. Mais tu en as tiré une expérience qu’elle soit positive ou non mais tout séance à mon avis à du positif et du moins. Après chaque personne est différente.

    J’aimerai beaucoup te ou vous rencontrer un jour et échanger car comme toi je vie une relation Ds avec mon Maitre et une vie vanille avec mon conjoint et ma famille.

    Tendrement CAtaleya
    Mes respects à Ton Maitre

    • Bonjour ma belle,

      Je te remercie pour tes mots. Une semaine a glissé depuis cette difficile séance. Et je veux te rassurer, je vais bien.

      Je transmetrai ta demande à mon Maître. Au plaisir d’échanger ou peut-être se rencontrer, qui sait.

      Tendrement,
      Sakura

  2. Bonjour ma belle,

    Tout d’abord je te remercie de nous livrer ton ressenti et le récit de cette soirée même si l’écriture en fut difficile.

    Comme tu l’imagines je suis passée à plusieurs reprises sur ton blog dans l’attente de ce récit. Quelques jours sont passés et j’en ai conclu que soit tu préférais garder cette séance pour vous, soit ça ne s’était pas passé comme tu l’avais imaginé.

    Tes textes sont très forts, j’en ai imaginé toutes les scènes, de cette attente à la porte à la reprise du travail au petit matin en passant par ce moment poignant où tu as failli lui laisser ton collier, j’ai partagé toutes tes émotions.

    Je ne sais pas par où commencer ni vraiment quoi dire.

    Cette soirée avait pourtant bien commencé, toi à ta place agenouillée, réalisant que ton amie mettrait une image sur cette part de ta vie que tu lui avais racontée, un sentiment fort à la fois intimidant et pourtant si grisant, cette fierté de lui appartenir.

    Au cours du repas tu étais encore à ta place relayée au rang de présentoir à sushis.

    Pour la suite, c’est tellement plus difficile car finalement j’ai l’impression que cet échange ne fut à la hauteur des attentes de personne.

    Tu t’es sentie mise à l’écart, ton amie en fut blessée, ton Maître lui fut en colère de ce dérapage en fin de soirée…

    Cela montre combien gérer une relation à trois est difficile car il faut savoir partager l’attention pour que chacun y trouve son compte.

    Ce n’est pas à moi de dire d’où vient l’erreur, peut être qu’il y a eu trop d’excitation, peut être aurait il fallu prendre plus de temps et de recul pour préparer cette soirée, en discuter avant, savoir à quoi s’attendre et ne pas avoir à réaliser qu’il s’agissait d’un échange libertin.

    J’étais impatiente de connaître ton ressenti car ce moment à trois nous attendra sur notre chemin quand nous aurons trouvé celle que nous cherchons. Sans pouvoir en être certaine j’ai le sentiment que cela différent car nous en parlons depuis près d’une année et le cadre est clairement posé, il s’agira d’une séance bdsm.

    De chaque erreur il faut en tirer un apprentissage pour avancer, je crois que poser tes mots vont permettront de comprendre ce qu’il faut corriger.

    Je t’embrasse,
    Anaëlle

    • Bonjour ma précieuse Anaëlle 😉

      Je dis « précieuse » car j’ai beaucoup pensé à toi les jours qui ont suivi cette séance. Je me doutais bien que tu attendais mon récit, et je savais qu’il ne serait pas comme tu aurais pu l’imaginer.

      En effet, il y a eu une certaine incompréhension de ma part car je m’attendais, comme mon amie Ya, à tout autre chose. Mais mon Maître a jugé qu’elle n’était pas prête à ça, et je ne remets pas en cause son jugement.

      N/nous en avons, je pense, bien parlé Lui et moi depuis. N/nous en avons tiré les conclusions nécessaires pour évoluer. Cette expérience, somme toute difficile, aura eu ce point de bénéfique : N/nous savons désormais l’importance de rétablir une communication plus forte entre N/nous. Ma tendance à le suivre aveuglement sans jamais vouloir exprimer mes appréhensions, mes ressentis, mes désirs et besoins, le laisse avancer aussi à l’aveugle.
      Quand à mon Maître Il sait aussi les points sensibles qu’Il doit travailler.

      Au final, cette expérience N/nous aura été bénéfique. Et je ne doute pas qu’elle se reproduira. Mais dans d’autres conditions. Avec une approche différente.

      Je sais qu’Il n’a ni souhaité me blesser, ni me manquer de respect.

      Il est, et sera toujours mon Maître. Et aussi fou que cela puisse paraître, le seul de qui je peux tout accepter. Même à mon détriment. Mais je sais qu’Il ne souhaite pas me faire souffrir.

      Je te souhaite à toi et Maître Phénix une expérience riche en sensations.
      Et je suis impatiente de la découvrir dans tes mots.

      Je t’embrasse ma douce Anaëlle.
      Et sois rassurée, je vais bien. Extrêmement bien.
      Mes respects à Maître Phénix.

  3. Bonjour,

    Je ne parlerai pas de tout ce que triptyque m’inspire, je ne parlerai pas de tout ce que ce blog m’inspire. Je ne parlerai pas de ce qui se passe et s »échange ici me font ressentir. Je ne parlerai pas, non pas des erreurs, et encore moins des fautes graves. Je ne parlerai pas de la nausée qui me prend, ni de l’envie de V/vous faire connaitre la très sainte pelle. Je ne vous parlerai pas des comportements, ni des idées qui sont véhiculées.Je ne vous parlerai pas de ceux qui remercient 50 nuances d’avoir vu le jour, ni de ceux qui prônent un BDSM sans limites et sans lois, ou un BDSM sans SSC car c’est pour les faibles. Je ne vous parlerai pas de viol non plus. Je ne vous parlerai pas de coercition, de chantage affectif ou de cachoteries malsaines et malvenues.Je ne vous parlerai pas de la bêtise crasse dont V/vous faites preuve. Je ne vous parlerai pas tout simplement, de rien, rien du tout.

    Merci de ne pas m’avoir lu.

    PS : Monsieur, vous êtes un cuistre prévaricateur.
    Madame, vous n’êtes pas une soumise.

    • Ma réponse sera brève monsieur,

       » La beauté d’un parcours fait ensemble, tomber et se relever, s’aimer et se pardonner, s’améliorer conjointement, main dans la main, même quand nous sommes loin, notre cœur dans le cœur de l’autre. »

      Vous avez Votre opinion, et par respect, je le publie.
      Je ne debatrais pas, Vous jugez sur une erreur, et nul homme n’est parfait, nul Maître n’ a jamais commis d’erreur.

      N/notre histoire n’a pas pour but de plaire au plus grand nombre. Elle est N/notre.

      Tout comme l’art de pardonner, la politesse n’est pas donnée à tous comme vertu je m’en rend compte.

      Sakura.

  4. Bonsoir,
    j’ai laissé passé un bon moment après la lecture de cette série d’articles et le commentaire de Gosh… j’ai attendu une réponse à son commentaire mais elle ne vient pas, ce qui je dois avouer me surprend… Je me fais donc des suppositions par rapport à ce silence de votre part à tous les 2, je me dis que soit c’est parce qu’il n’y a pas possibilité de défendre l’indéfendable, soit parce que vous préférez ignorer ce qui ne va pas dans votre sens… Il est clair que ce commentaire n’est pas dégoulinant comme d’autres que l’on peut lire. Mais je suis d’accord avec ce que Gosh a écrit.
    Toute cette histoire de soirée à 3 est nauséabonde et ce dès le début… depuis le moment où votre « maître » fouille votre portable pendant une séance où il vous a bandé les yeux pour pouvoir arriver à ses fins jusqu’au moment où il vous met dehors et même après… Mais la personne que je plains dans cette histoire c’est votre amie, vous en aviez tous les 2 la responsabilité, elle a dit non, elle a dit stop… Est ce que ce sont des mots compliqués à comprendre? je n’en ai pas l’impression, même un enfant les comprend, même mes animaux domestiques les comprennent…
    Elle était venue pour voir ce que ça peut être une relation D/s… voir ! Tout ce que j’espère c’est qu’elle va bien et que les lecteurs qui pourraient être de simples curieux, qui n’ont pas encore beaucoup d’informations sur les relations D/s, qui n’ont pas cheminés intellectuellement sur ce sujet, ne vont pas prendre ces abus pour la normalité des relations D/s. Dans une relation D/s saine, il n’y a pas d’abus et la base de tout, il y a un consentement de toutes les parties en présence… et là, le consentement de votre amie est simplement passé à la trappe…. je suis et je reste sidérée par ce que j’ai lu et il y a tellement à dire que j’en ai du mal à trouver mes mots, je vais donc m’arrêter là.
    Elenna

    • Bonjour Elena

      J’étais en vacances, et j’ai voulu prendre un peu de recul, le temps de faire un point sur tout ces événements.
      Mon Maître n’a pas voulu répondre pour éviter un débat sommes toutes stérile. Le désaccord est une chose, la liberté d’expression une autre, l’irrespect… Quelque chose auquel je n’adhère pas.
      Chaque commentaire est publié, positif ou négatif, car j’assume chaque mot que je pose ici. Et tente de répondre à chacun, parfois avec difficultés j’en conviens.
      Concernant mon amie, elle n’était pas séquestrée, ni attachée. Elle était libre de partir quand elle le souhaitait et c’est ce qu’elle a fait.

      N/nous apprenons de N/nos erreurs, et le pardon n’est pas facile. Le sien à elle, comme le mien.
      L’adage dit bien que le pardon n’efface pas la blessure, il l’apaise.

      Il n’y a pas eu d’abus, et je pense que mon amie viendra en témoigner ici sous peu, afin de vous en assurer.

      Je comprends votre cheminement, votre réflexion, mais vous ne jugez là que mes mots, ma version, mes ressentis. Il y avait trois parties en présence. Et une soumise (si tant est que j’en sois une semble-t-il…) vous le savez, vit ses émotions avec intensité et passion.

      J’apprends à me préserver tout en laissant mon Maître progresser au travers de Ses erreurs, qu’il reconnaît et pour lesquelles Il a su demander pardon. Et en ça, malgré tout, Il force mon respect.

      Je vous apprécie beaucoup, même si nos parcours ne sont pas les mêmes, et je suis désolée de vous avoir ainsi choquée par mes mots.

      Belle soirée à vous.

      Sakura

      • Bonsoir,

        merci pour votre réponse, pour ce qui est de votre « maître », je me doutais bien qu’il ne m’aurait pas répondu, de toute façon ce n’est pas à lui que je m’adressais….

        Votre amie n’était pas séquestrée physiquement, ça j’avais compris, mais pas besoin de chaines pour retenir quelqu’un… avez vous pensé à ce qu’elle a du ressentir, à sa culpabilité en se disant qu’elle allait mettre fin à ce moment, et donc gâcher votre soirée? ça a du lui tourner dans la tête je suppose avant qu’elle finisse par partir… ça aurait tourné dans la mienne en tout cas en tant que meilleure amie…

        Je ne suis pas d’accord avec vous quand vous dites qu’il n’y a pas d’abus car je persiste, il y en a eu, du moment qu’une femme vient sous un faux prétexte, il y a déjà un abus de confiance, elle est venu pour voir à la base et elle se retrouve à participer car il a su la convaincre car il sait avoir ce qu’il veut d’après vous…. ensuite, il y a ses demandes d’arrêts, il a fallu qu’elle parte pour que ça s’arrête, ça n’aurait pas dû être le cas. Si elle voulait, elle pourrait porter plainte, ce n’est pas rien tout de même. Du moment qu’une personne dit non, et que les agissements sexuels ne cessent pas, il y a agression sexuelle.

        Je ne juge pas vos ressentis, j’ai jugé les actes que vous avez décrit, vous avez bien entendu le non et le stop, sinon vous ne les auriez pas écrits… vous avez aussi écrit que vous avez essayé de la détendre car vous saviez que votre amie était ce que votre « maître » voulait quand bien même votre amie ne voulait pas aller plus loin….

        On ne sera jamais d’accord, je le savais en écrivant, mais ce n’est pas pour vous convaincre que j’ai écrit, mais pour peut être faire réfléchir vos lecteurs qui feront des recherches, pour s’informer sur les bases même du BDSM, sur le SSC, sur le safeword, sur l’aftercare etc etc, qui prépareront attentivement leur soirées pour éviter ce genre « d’erreurs » comme vous dites.

        Elenna

        • Bonjour Elenna,

          Mon amie et moi en avons longuement discutée depuis. Je me suis excusée auprès d’elle pour cette délicate expérience. Elle n’a pas été au delà de ce qu’elle souhaitait donner. Et en ça, il n’a pas chercher non plus à la forcer.
          Je ne m’étendrais pas plus sur ce qu’elle a ressentie, et attend qu’elle vienne ici partager son point de vue afin de faire taire toute polémique. Elle seule pourra vouos dire s’il y a eu abus ou non. Mais dans nos échanges à posteriori, elle ne m’en a pas fait mention.
          Oui, N/nous avons surement commis des erreurs.
          Et je ne me cache pas derrière une censure de vos messages alors que je le pourrais librement.
          Je pense que cette histoire aura le mérite de servir à ceux qui envisage l’expérience et leur permettra de voir où cela peut dériver.

          Et même si nous ne sommes pas en accord chère Elenna, il n’y a que le sots qui ne savent pas écouter les autres.

          Je vous ai lu, je vous ai entendu, et j’ai aussi appris. En cela je vous remercie.
          Mon chemin est encore récent, et je ne désespère pas de progresser encore. Même si pour cela il me faut recevoir quelques gifles.

          Je n’ai jamais prétendue être parfaite ou avoir la science infuse. Je découvre pas à pas. Et me découvre également.

          Et je vous remercie de vos interventions ici, même si elles peuvent me blesser, elles sont parfois nécessaires.

          Bien à vous,

          Sakura.

  5. Moi j’aurais juste quelques questions. Vous dites qu’il s’est excusé par mail auprès de vous. Soit. Mais s’est-il excusé auprès de votre amie ? S’est-il excusé de ne pas lui avoir donné de safeword? S’est-il excusé de ne pas avoir écouté ses demandes d’arrêts ? S’est-il excusé de l’avoir blâmée et lui avoir mis sur le dos la responsabilité de l’échec de cette soirée que lui, en tant que «maître », avait torché avec les pieds ? S’est-il excusé de l’avoir fait venir sous un faux prétexte ?

    Et vous ? Vous êtes vous excusée auprès de votre amie pour l’avoir bradée aussi facilement parce que votre « maître » a décrété que c’était elle qui n’était pas prête ? Vous êtes-vous excusée d’être une si piètre amie pour celle qui a dépassé ses limites pour ne pas vous mettre dans l’embarras ? Celle qui a été là pour s’assurer que vous rentriez chez vous en toute sécurité alors que celui qui est supposé assurer votre sécurité vous avait lâchement jetée dehors ?

    Et tant que vous y êtes, merci de vous excuser auprès de tout ceux qui donnent un vrai sens à une relation D/s, qu’elle soit duo ou couple. Vous êtes à la D/s ce que E.L James est à la littérature. Vous n’êtes qu’un couple adultère non assumé. Vous avez peut-être quelques codes et coutumes, mais l’esprit vous fait cruellement défaut.

    Merci à tous les connards de votre genre de faire passer les gens sincères et impliqués pour des déviants irresponsables. Merci à tous les lâches incapables de ne poster que des commentaires lénifiants et sirupeux.

    Bien cordialement,

    • « Juger une personne ne définit pas qui elle est mais plutôt qui vous êtes. »

      Monsieur, tout le monde va bien, merci de vous en soucier… Sourire.

  6. Allez-y avec vos citations tirées d’internet. Tout le monde peut le faire. Rien de plus facile. Je suis bien au-delà du jugement, croyez-moi. Les citations servent surtout à répondre sans répondre. Ceci-dit, je m’en contenterai pour ma part. Je vous reconnais sans souci le fait de publier tous ce qui ne va pas dans votre sens. La plupart ne le font pas. Pour le reste, je compte sur le bon sens des personnes qui liront et qui ont un brin de jugeote.

    Cordialement,

    • Bonjour Monsieur,

      en effet, je ne censure pas. Tous les opinions sont bons à lire et me permettent, N/nous permettent d’évoluer. Nul n’est prophète en son pays ( oui, encore une citation je sais). Et en effet, si N/nos erreurs d’aujourd’hui peuvent N/nous permettre d’avancer et de progresser, ou peuvent permettre à d’autres de voir ce qu’il ne faut pas faire, alors tant mieux.

      Et ma réponse somme toute succinte, vient du fait qu’il ne m’appartient pas d’y répondre. Chaque relation est différente, il n’y a pas de formatage pré établi des relations D/s, même si j’ai bien entendu que la N/notre ne convenait pas à votre regard et je peux le comprendre.

      Mais le respect de la différence, le respect des difficultés qui sont les N/notre n’empêche pas non plus un échange courtois, qui pourra peut-être N/nous aider finalement.

      Je vous remercie du temps que vous avez pris à me lire, et m’excuse pour l’insulte que je vous ai surement portée au travers de mes mots et expériences. Pourtant elles sont les miennes et je tente tant bien que mal de les traverser la tête haute monsieur.

      Respectueusement,

      Sakura

  7. Bonjour Sakura,

    Je découvre votre blog aujourd’hui, en suivant un lien sur celui de notre amie commune, Anaëlle.

    Ah ces articles… Tout d’abord, admirablement bien écrits. J’aime votre plume, votre capacité à transmettre vos émotions, vos ressentis, et votre volonté d’écrire la vérité, loin des fantasmes et de la pensée « bien comme il faut ». Si je souligne ce dernier point, c’est que, malheureusement, beaucoup pensent posséder la vérité unique et universelle. Ils ne font pas partis du monde dans lequel nous nous découvrons, vous, moi, nos Maîtres et nos compagnes de soumission. Peut-être sont-ils encore perdus dans leurs fantasmes, emplis de frustrations de ne pas y arriver car ils ne veulent pas avancer ? Je ne sais pas, chacun son chemin et c’est bien ainsi. Avec bienveillance, j’affirme que nous avons tous un chemin à parcourir et que les réactions vives lues ici confirment un point essentiel : vos écrits ont fait réagir, ont interpellé et ont soulevé des questionnements, des craintes, des désirs non assumés parfois. Et cela est un beau cadeau. Peut-être en saisiront-ils l’importance, peut-être pas. Cela leurs appartient.
    J’admire également vos réponses bienveillantes. Très peu de personnes en sont capables, vos interlocuteurs l’ont démontré. J’espère un jour arriver à un tel niveau d’échanges et de partages.

    Concernant ce récit, je l’ai aimé par son intensité. Oh oui, l’expérience à trois doit être bien difficile. Je ne parle pas d’expérience, Maître ne m’a pas encore fait vivre ce partage. Mais j’imagine bien à quel point cela doit être difficile d’être en permanence présent pour chacun, donner autant à l’un qu’à l’autre… C’est de la haute voltige ! Alors trébucher et se tromper, quoi de plus normal. Quel Maître ne s’est jamais trompé, n’a jamais faillit ? Quelle soumise n’a jamais trébuchée ? Vivre des expériences c’est prendre le risque de l’erreur. Et en même temps, c’est prendre le risque d’évoluer, d’apprendre, de grandir. Et vous l’avez fait !
    En lisant la réaction de votre Maître lors du départ de votre amie, mon cœur a bondit : « oh misère, voilà une belle erreur d’interprétation des réactions de chacun ! ». Votre douleur était inacceptable, et oui, il aurait dû vous protéger, vous écouter. Et en même temps, nous ne sommes pas des dieux irréprochables, et heureusement ! Maître s’est déjà trompé et m’a fait mal sans le vouloir, et vice et versa. C’est inévitable. Une erreur n’a aucune importance, ce qui en a, c’est ce qu’on en fait par la suite. Et votre Maître a su réagir, s’excuser, et apprendre de cette expérience. Voilà ce qui est beau et sain.
    Quand à votre amie, je n’ai pas lu « d’abus » comme il a pu s’écrire. Elle était libre et a usé de sa liberté quand elle en a eu envie. Votre Maître ne l’a pas empêché de partir en la séquestrant ! Oui il a su obtenir ce qu’il voulait en l’amenant à se déshabiller et en même temps, il n’a pas arraché ses vêtements non plus. Vous voir allongée sur cette table, votre corps présentant la nourriture, cette crème chantilly comme désert, oh, je me serais retrouvée nue moi-aussi, sans besoin qu’on me manipule pour cela ! Pardon, ma gourmandise habituelle parle pour moi 🙂 Vous dites que votre amie va bien, que dire de plus ?

    J’ai hâte de continuer à vous lire, j’aime vos mots et vos émotions. Quand à ceux qui ne sont pas (et que ne seront jamais) d’accord avec vous, ils sont simplement la preuve que ce que vous vivez est unique. D’expérience, ils finissent toujours par partir et déverser leurs frustrations ailleurs. Ce n’est qu’une question de temps 😉 Restez vous-même. Et tout en écrivant ces derniers mots, je me rends compte qu’ils sont inutiles. Vous êtes vous, vous vous assumez tout comme votre Maître. Vous resterez vous et ceux qui tenteront de vous faire accepter leurs dogmes ou leurs vérités n’ont aucune chance d’y parvenir.

    Permettez-moi de vous embrasser, avec tendresse et bienveillance, si votre Maître m’y autorise,
    Mes respects à votre Maître,

    amazone, esclave de Maître Alpha

    • Amazone…

      Je vous suis sur votre « journal très intime » depuis que j’ai eu la chance de croiser celui d’Anaelle. Et… Comment vous exprimer l’effet de vos mots sur la toute jeune soumise que je suis.
      Déjà je suis honorée de votre présence ici, et je vous remercie du temps que vous avez pris à me lire.

      Je vous remercie pour ma plume… Je ne vous apprend rien en vous expliquant que sans encre, rien de tout cela n’existerait. Il est la mienne.

      Je vous remercie pour vos paroles bienveillantes et rassurantes qui font totalement échos en moi. Même si je ne perds pas la face devant les attaques faites à mon Maître ou à la nature de ma soumission, vos mots me réconfortent infiniment.

      Je connais le dogme qui dit « a chacun son BDSM »… Et j’en accepte aussi les commentaires difficiles sans les censurer et en tentant d’y apporter de sages réponses. L’humilité me semble un point primordial et nécessaire dans mon cheminement, et pas seulement à Ses pieds, mais dans tout ce qui le touche de près ou de loin.

      J’espère avoir le plaisir de vous revoir ici et de vous y relire encore.

      Je ne pense pas que mon Maître s’oppose à nos embrassades, je vous les retourne par conséquent… Sourire.

      Je ne manquerai pas de Lui transmettre vos respects, qu’Il ne manquera pas de lire non plus.

      Veuillez je vous prie transmettre les miens à Maître Alpha.

      Et… Si je peux me permettre une requête ma belle Amazone… Pourrions nous envisager de se tutoyer sans vouloir vous paraître irrespectueuse bien sûr, mais dans l’idée peut être d’une amitié, certes virtuelle, naissante ? Je vous suis depuis mes débuts quasiment et j’ai ce sentiment de vous connaître déjà…

      Au plaisir de vous retrouver ici ou chez Anaëlle.

      Sakura, soumise dévouée de Maître Katsuo.

      • Bonjour Sakura,

        Avec grand plaisir pour se tutoyer 🙂 Merci pour ta demande.

        Tu sais, moi aussi je me sens toute jeune dans cette relation avec Maître. Encore débutante et je crois que je le serais encore un long moment. Il y a tellement à découvrir, de soi, de l’autre, qu’on apprend sans cesse. C’est le cas pour nous comme pour nos Maîtres. Je pense que pour eux, la pression doit être encore plus forte car on peut croire, à tort, qu’Ils doivent tout savoir et tout maitriser. Mais soumettre puis diriger une femme, c’est l’équivalent d’un sport de haut niveau 🙂

        Je suis d’accord avec toi, chacun son BDSM. C’est pour ça que je ne permettrais pas de juger une pratique par rapport à une autre. Mais je ne possède pas encore ta patience. Dire : « je ne partage pas » est une chose, être dans le jugement en est une autre. J’ai encore beaucoup à apprendre sur ce point !

        Je t’embrasse, si Maître Katsuo me le permet,
        Mes humbles respects à ton Maître,

        amazone, esclave de Maître Alpha

        (PS: pour l’autorisation des embrassades, Maître les autorise également 🙂 Par contre, Il exige de moi que je demande systématiquement la permission aux autres Maîtres d’embrasser leurs soumises. Il est très stricte sur les comportements de Son esclave en « public », règle à laquelle je me soumets avec plaisir et respect 🙂 )

        • Je vous permet d’embrasser Sakura et plus si affinité Amazone 😉

          Je vous rejoins sur le terme de « sport de haut niveau » car il faut sans cesse s’entraîner pour atteindre la perfection… rien n’est inné et cela demande beaucoup d’exigence, de rigueur et de la répétition des fondamentaux !!

          • Bonjour Maître Katsuo,

            Je Vous remercie pour Votre autorisation qui m’honore.
            Maître Vous rejoint totalement dans Vos propos : être Maître demande beaucoup de rigueur. Et c’est là le signe des Maîtres digne de ce nom.

            Mes humbles salutations,
            amazone, esclave de Maître Alpha

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