Séance du 28/06/2018 : Vivante!

 

« Mais le moment est venu où j’ai compris que je ne pouvais plus me leurrer moi-même, que ce n’était pas un crime d’être vivante, que c’était Dieu qui m’avait faite ainsi, que j’avais besoin d’aimer et de vivre. » – Anna Karénine de Léon Tolstoï

Séparés.

Non parce que N/nous l’avions décidé, ou parce que c’était nécessaire pour N/nous. Non.
Mais par obligation… celle d’une lumière qui s’éteint, d’un dernier souffle venu se briser sur le miroir du temps, celle d’une vie qui s’en va et qui laisse derrière elle les pleurs et la douleur de l’absence.

Un événement qui arrive hélas, bien souvent dans la vie de tout un chacun.

Je ne sais pas comment vous les traversez ces instants là, mais ils sont pour moi difficiles car ils me mettent face à ma plus grande peur : celle de la perte, celle de l’absence, celle de vieillir…ou celle encore de mourir. Oh je sais bien que nous sommes tous amenés un jour à quitter ce monde. Ma crainte est dans ce temps aléatoire que la vie nous donne : peut-être aujourd’hui, peut-être demain… comme une épée de Damoclès que nous avons tous au dessus de nous et qui décide de s’abattre au gré du hasard, ou au gré de nos choix de vie aussi.

Et dans ces moments là, je suis seule. Seule avec mes peines, mes chagrins. Seules avec mon manque, et l’absence.

Et je suis seule face à mes peurs, mes doutes.

La perte d’un être cher nous renvoie simplement à ce qu’il y a de plus égoïste je pense: nous-même. Elle nous met face à un miroir qui reflète tout ce qui s’est déjà passé, tous les chemins que nous avons pris qui nous ont mené jusqu’à aujourd’hui, et tous ceux qu’il nous reste encore à emprunter. Ces chemins fait de bifurcations, de voies sans issue, de directions multiples difficiles à prendre.

Ce moment où ma philosophie de vie prend tout son sens: « une vie on en a qu’une, et personne ne peut la vivre à notre place ». Oui, je revendique le droit à l’égoïsme. Pour m’épanouir le temps qu’il m’est donné ici bas. Pour réussir à vivre cette vie de la façon que j’ai choisi, et non comme il faudrait que je la vive, pour faire bien, pour les autres.

Je le ferais du mieux que je peux. En évitant de blesser ceux que j’aime, ou ceux qui comptent.

Et bien que parmi les miens pour passer cette épreuve, j »avais au fond de moi, dans ma chair, dans mon cœur, dans mon âme, ce besoin quasi viscéral de me sentir vivante, et d’être à Vos pieds. Ce besoin de Vous retrouver, de me retrouver, de N/nous retrouver. Pour vivre, pleinement. Vibrer. Sentir mon cœur battre follement dans ma poitrine. Sentir Votre présence physique. Vous avez été mon soutien, quand moi je soutenais les autres.

Je voulais Vous retrouver, et m’autoriser, l’espace d’un instant, à lâcher le contrôle. M’en remettre à Vous. Et sombrer loin de tout ça. M’évader.
Et ce temps est venu.

Toute cette journée de jeudi,  je n’ai eu que cette idée en tête: Vous rejoindre. J’aurais voulu pouvoir le faire plus tôt, pouvoir courir vers Vous. Juste sentir Votre présence, Votre bienveillance ou simplement Votre amour.

J’ai patiemment attendu le soir pour pouvoir Vous rejoindre. La route me semblait incroyablement longue.
Je Vous signale mon arrivée au péage.
Votre réponse m’interpelle.

« Promène toi. Je suis bloqué 10 minutes »

Voilà quelque chose de nouveau… Mon cerveau mouline. Bloqué? Peut-être une visite impromptue. Je tourne donc en ville les yeux rivés sur mon téléphone et sur l’horloge de ma voiture…10 longues minutes . Ayant roulé sans aucun but pendant ces presque 10 minutes, je rentre sur le parking, je m’apprête à me garer quand je Vous vois juste devant moi, marchant vers chez Vous… Sourire… J’en profite pour subtilement me rincer l’œil au passage.

Je me gare juste quand mon téléphone vibre à nouveau:

« Ou es-tu? »

« Derrière » … je souhaitais mettre « derrière Vous » mais mon message est parti trop vite…sourire.

« Entre »

Me revoilà dans mes habitudes, bien qu’un peu mise en branle par cet inhabituel impondérable de 10 minutes. Il est presque 21h… Soit bien plus tard que d’habitude, ayant moi-même été retardée. Et ça me chiffonne.

Je pousse la porte et prends enfin place sur mon tapis. Vos doigts claquent et je me glisse à Vos pieds pour Vous saluer. Vos mains glissent sur moi, me relèvent vers Vous et N/nos bouches se rejoignent en un doux baiser.

Je prends place, tête sur Votre torse, avec ce besoin de me laisser aller simplement. Vider mon esprit de toutes ces images, de ces dernières épreuves.

« Comment vas-tu? »

« Bien mon Maître »

« Bien comment? »

« Je suis heureuse de Vous retrouver. J’en avais besoin. »

N/nous prenons un verre, et discutons de choses et d’autres. La vie reprend son court normal. Vous préparez N/notre repas et N/nous dînons. A cet instant, je ne suis dans l’attente de rien. Juste celui de combler mon besoin de Votre présence.
Une fois le repas terminé, Vous débarrassez le couvert et partez vers la cuisine. Je me lève de mon siège, et au moment où je lève mes yeux vers Vous, je vois arriver, fendant les airs, mon bandeau. Je tends le bras et l’attrape au vol.

« Sur ton tapis ».

 

Je place sur mes yeux le bandeau. J’entends le bruit significatif des pinces à grelot que j’adore. Bruit qui ne signifie pas pour autant que je vais y avoir droit non, mais qui signifie que Vous avez les mains dans Votre boite à malices…

Le fouet vient claquer à mes côtés. Je souris.

« Front au sol. »

Le fouet viendra glisser sur tout mon corps. Mais je suis encore habillée et la morsure sur le tissu de ma robe n’est pas complète. Seules celles qui claquent là où ma peau est nue me mordent vraiment la peau. Pour mon plus grand plaisir, parce que j’en ai besoin. Visage au sol, les yeux cachés par le bandeau, je sens mes yeux doucement s’humidifier… parce que je relâche le trop plein de tout ces jours derniers. Mais je ne m’y autorise pas vraiment et reprend vite le contrôle afin de jouir pleinement de tout ce que vous avez à m’offrir.

Vous me redressez à genoux sur mon tapis et faites descendre mon string au niveau de mes genoux. Ce dernier se retrouve tendu entre mes cuisses car mes jambes sont bien évidemment, écartées. Vous êtes derrière moi, et Vos mains glissent sur ma peau, jusqu’à venir entre mes cuisses, légèrement humide. Vos doigts commencent leur danse délicieuse sur mon bouton de rose. Lovée dans Vos bras, offerte, je me laisse doucement glisser vers le plaisir que Vos doigts m’offrent.

Vous Vous interrompez et à nouveau, le fouet vient claquer sur mon cul, parfois le cracker glisse sur mon antre, et je ressens comme une brûlure vive mais pas insoutenable pour autant.

Vous venez Vous placer devant moi et me saisissez par les cheveux. D’instinct, j’ouvre la bouche et tend ma langue, ne sachant à quelle fin Vous me placez ainsi. Je ne sais si c’est ce que Vous aviez prévu, ou si c’est de me voir ainsi offerte, mais Vous m’offrez Vos bourses à lécher et, venez glissez peu après, Votre queue dans ma bouche, aussi loin que ma gorge peut Vous recevoir. Vous usez de ma bouche pour mon plus grand plaisir, cherchant à repousser mes apnées, que, je réalise, maîtriser de mieux en mieux, bien que parfois sujette encore aux hauts le cœur.

Vous venez à nouveau Vous placer derrière moi:

« Lève tes bras »
Ma robe glisse le long de mon corps, par le haut. Vous revenez devant moi, et je devine malgré mon masque Votre sourire et Votre regard à la fois dur et joueur. La cravache vient me caresser la peau, s’attardant sur mes seins… juste avant de les claquer. Les coups que je reçois au travers du soutien gorge, sont quasiment indolore,  mais me mettent en condition pour la suite à venir.
Vient le tour de Vos mains qui caressent tour à tour ma nuque ou mon dos, glissant jusqu’à mes fesses… où elles claquent divinement bien! Puis, Vos mains viennent caresser ce qu’elles ont rougi. Il me semble même sentir le contact de Vos douces lèvres s’y poser. Une façon de me faire comprendre que Vous les chérissez peut-être…sourires…
Tout mon corps frémit de cette succession de sensations contraires et délicieuses.
Le jeu de danse de la cravache que je N/nous ai offerte n’est pas terminé: la revoilà qui claque désormais mes hanches, mon cul ou encore mon flanc. Les coups portés sont secs et vifs, et je ressens une brûlure de plus en plus vive à chaque fois que la cravache vient me mordre. J’ai du mal à contenir tout ce que cela éveille en moi: mon corps se cambre entre plaisirs et douleurs, et je jette ma tête en arrière sous un dernier coup un peu plus cinglant. Votre réaction ne se fait pas attendre: Vous venez poser Votre pied sur mes épaules pour me contraindre à regagner la tête au  sol.

 »Qui t’a dis de bouger ? »

Je m’excuse. Humiliée de mon attitude. Et pourtant infiniment bien de me voir ainsi reprise par Vous. Ne souhaitant pas recommencer, je décide de me laisser aller complètement, de faire le vide, de lâcher prise.

Le vide se fait dans ma tête, ne laissant de place que pour Vous, pour N/nous…
Et je sens enfin cet apaisement nécessaire m’envahir.

La cravache reprend sa danse entre mes cuisses, venant mordre mon mont de vénus… Mes gémissements se font plus bruyant. Vous me relevez à genoux contre Vous et me glissez à l’oreille:

« Tu veux le bâillon? »

« Non mon Maître! »

Vous dégrafez alors mon soutien gorge, et me repoussez en avant, front au sol.
Mon soutien gorge glisse le long de mes bras, révélant ma poitrine.
Le martinet prend le relais, aux mêmes endroits que précédemment visités par la cravache: mon dos, mes hanches, ma taille. Des coups de même intensité, secs et vifs. Et je glisse doucement, mais sûrement dans ma bulle tant ils me comblent.
Vous me redressez et venez Vous placer devant moi pour m’offrir Vos lèvres à embrasser.
Ainsi placée devant Vous, je suis juste à bonne hauteur pour Vous prendre à nouveau en bouche, et Vous m’offrez à nouveau le plaisir de pouvoir sucer. Votre queue glisse entre mes lèvres, et Vous appuyez sur ma nuque pour me la faire glisser aussi loin que possible.Vous sentir aussi profondément dans ma gorge est un pur délice pour moi.

Quelques minutes plus tard, Vous tirez ma tête en arrière avec un « Ça suffit! » qui ne laisse place à aucune négociation possible de ma part.

Vous prenez la direction de la cuisine. J’entends à nouveau le bruit des pinces à grelots que j’aime tant…et je souris. Je souris d’autant plus quand j’entends ce même bruit se rapprocher de moi. Vous me les installez sur la pointe des seins, après avoir pris soin de me pincer les tétons pour les travailler un peu. J’appréhende légèrement tant j’ai crainte de ne plus réussir à les supporter. Pourtant non. Une fois placés, leur morsure irradie sur mes seins d’une douce chaleur. Chaque mouvement me faisant prendre conscience de cette partie de mon corps avec qui je suis en guerre depuis quelques temps. Surtout ce soir.

Vous partez quelques instant, me laissant seule face au canapé, dos à la pièce. Soudain, je reçois sur moi la corde. Ma main droite vient se poser dessus et l’enserre affectueusement… elle m’avait manqué.

Vous Vous offrez un léger répis, et je souffle un peu également mais ne relâche pas mon emprise sur cette corde, ce lien physique et matérialisé qui N/nous représente tant :  elle est d’une belle longueur, et très solide. Et sa couleur est d’un rouge ardent.

Vous Vous relevez et venez vers moi:

 »Tes poignets »
 

Je tend mes deux poignets l’un à côté de l’autre, face à Vous. Vous m’attachez assez fort mais cela reste supportable et j’adore ça. Etre ligotée, livrée à Vous, sans aucun moyen de me défaire, sans aucune issue…sauf celle que Vous m’octroierez quand Vous l’aurez décidé.

 »Lève toi »

 

Mon corps endolori et engourdi a du mal à se relever, et je perd un peu l’équilibre. D’une main assurée, Vous m’aidez à reprendre pied. Puis, la corde passe au dessus de ma tête, pour venir s’arrimer sur l’anneau du plafond. J’aime à le contempler quand je suis seule dans l’appartement… le regarder et y voir les images des souvenirs que Vous y avez laissés.
Me voilà solidement  suspendue au plafond, bras levés au dessus de la tête.
Vous glissez derrière moi, une main sur mon corps et Votre corps frôlant le mien.

D’une voix douce Vous me glissez à l’oreille cette phrase sur un ton des plus pervers et délicieux:

 » Maintenant …on va pouvoir se faire plaisir. On va pouvoir s’amuser »

Vos mots, Votre ton, Votre gestuelle accompagnant cela…tout m’excite infiniment. J’en souris de plaisirs anticipés.

Je ne sais plus si c’est le fouet ou la cravache qui intervient à ce moment là. Mon esprit est à la fois avec Vous et ailleurs, glissant doucement dans la sphère de Vos plaisirs délicieusement sadiques.
Du pied, Vous accentuez l’écartement de mes jambes. Je m’attends alors à recevoir de nouveau la cravache sur mon antre…. Mais non! C’est une vibration délicieuse qui vient éveiller mon clito au plaisir. Ne pas l’avoir vu venir, du fait du bandeau sur mes yeux, en accentue encore plus l’effet. Vous jouez ainsi avec lui quelques instants, avant de finalement glisser le vibro dans mon antre humide et affamée.
Vous modifiez l’intensité des vibrations tout en faisant des mouvements de va-et vient avec Votre jouet , dans mon intimité ruisselante.Je sens monter en moi un plaisir sourd… qui me part du creux des reins, doucement, remontant l’échine de mon dos … Je suis à deux doigts de jouir mais je n’ai reçu aucun signal, aucune autorisation me le permettant… Mon ventre se tord, mon corps me brûle… Je me retiens de jouir avec difficulté mais je ne veux pas céder, pas encore.
Vous m’offrez un moyen de me concentrer sur autre chose en me glissant un doigt dans la bouche, que je m’empresse de sucer et lécher.
Vous arrêtez Votre divin supplice, me laissant dans ma jouissance contenue, haletante. Vous Vous relevez et venez prendre place face à moi. Vous retirez mes pinces à seins tout en prenant soin de venir lécher et sucer mes tétons endoloris. Ce qui a pour conséquence un mélange de douleur et de plaisir, de douceur et de désir d’encore.

Vous venez  Vous coller à moi dans mon dos. Mes bras toujours suspendus au dessus de moi.

 »Tu la sens ma queue bien dure? »
« Oh oui !!! »

« Qu’est-ce que tu veux ? »

« Je veux la sentir en moi »

« Mais encore ? »

« Je veux que vous me preniez!! »

« Mais encore ? »

« Je veux me sentir rempli de Vous… Je veux vous entendre gémir, jouir de plaisir. »

Je voudrais pouvoir dire à haute et intelligible voix toutes la successions d’images et de mots qui me viennent à l’esprit à cet instant, mais je ne suis pas habituée à m’exprimer ainsi au court de N/nos séances… Et cela me frustre!

A mes paroles, Vous joignez l’acte: Vous me pénétrez et sentir Votre dard glisser en moi et me fendre, m’électrise le corps, telle une décharge électrique.

Mon corps ne m’appartiens plus, il devient Votre jouet de plaisirs, et je laisse mon bassin se déchaîner sur le Votre au point que je décolle littéralement. Vous me parlez, mais durant quelques instants, je n’arrive pas à Vous entendre.
Lorsque je me reconnecte, je Vous entends me dire:
 »Tu viens dans ta petite robe sexy, et tu crois que tu peux me faire craquer ? »
« Non mon Maître. Mais je l’espère. »
« Qui contrôle ? »
« Vous mon Maître! »

« A qui tu appartiens ? »

« A Vous mon Maître. »

« Je n’entends rien. Je répète. Je n’entends rien. Plus fort ! »

Je dois presque Vous le crier.  »Je VOUS appartiens !  »
 »Bien! Tu es une bonne chienne! MA bonne petite chienne!  »
Durant cet échange, N/nos vas et vient n’ont pas baissé d’intensité, mes gémissements se font plus forts, et je n’ai pas la possibilité de Vous signaler la venue imminente de mon orgasme.
Pourtant, mon corps semble être un livre ouvert pour Vous:

 »Vas y, lâche toi! »

Voilà qu’arrive la délivrance. Mes mains agrippent la corde au dessus de moi, mon premier orgasme est décuplé d’avoir attendu de pouvoir jouir… Mais mon corps ne ralenti pas sa cadence. Et je sens arriver de façon insidieuse une deuxième vague. Je n’ai plus de retenue quand surgit mon deuxième orgasme, au point que je pense que Vos voisins n’ont pas du y échapper.

Et je me reconnecte doucement à la réalité: je Vous entend gémir, je peux sentir combien Vous aimez ça. Ce que Vous me dites d’ailleurs.
Alors je Vous offre les vas et vient de mon corps sur Votre queue.
Soudain Vous Vous interrompez. Une fraction de seconde où je cherche si j’ai pu commettre une erreur.

Vos mains glissent le long de mes bras et me libèrent de la corde au plafond. Tout va bien.

 »A genoux  »

 

Je titube et tombe à genoux sur mon tapis. Les mains posées devant moi, toujours liées par la corde.
Vous me poussez en avant afin que je Vous offre à nouveau ma croupe: Vous me baisez ainsi, à quatre pattes, jusqu’à Votre jouissance dont je nourris chacun de mes sens.
Du temps que Vous prenez pour Vous rafraîchir, je ne bouge pas.  Je suis là, tremblante et laissant quelques larmes glisser sur mes joues, insidieusement cachées par le bandeau toujours en position. Soudain, je réalise que je ne me sens pas comme d’habitude. Comme en état de choc…. Je suis surprise de tant de mots de Votre part, que j’ai adoré entendre, surprise d’avoir eu tant à Vous parler, j’ai également beaucoup aimé. Mais tout à coup, resurgit l’angoisse de mon corps: de part cette remarque vexante ou maladroite, faite par mon époux sur ma perte de poitrine, un peu plus tôt avant mon départ, de part Vos jeux sur mes seins. Ma crainte de ne pas ou ne plus répondre à Vos attentes ou critères de beauté…
Vous prenez place sur le canapé.

 »Viens ici »

J’avance vers Vous, et ne voyant toujours pas où mes pas me mènent, je me prends la table dans la tête ….rires. Mes repères semblent bien brouillés.

 »Essaye d’y voir clair »

J’y vois là une invitation à retirer le masque: ce que je fais.

 »Je t’ai demandé de l’enlever ? »

Confuse, je le replace et viens prendre place tout contre Vous à Vos pieds.
Je me blotti. Je m »apaise.
Quelques larmes coulent encore, entre plaisir et crainte. Puis, Vous me retirez finalement mon masque.
Mon regard est ébloui par la lumière, mais je Vous vois sourire… Et je me blotti encore.
Je file à la douche sur Votre invitation. Je vois les marques sur mon corps, je sens ma peau rougie et j’adore ça.
Je reviens vers Vous, enfile mes dessous, allume une cigarette et m’assois à Vos pieds sur mon tapis.
Je vois N/notre reflet dans la vitre. Et cette image de N/nous ainsi figée… Vous et moi, chacun à S/sa place, je N/nous trouve beaux. J’aimerai pouvoir en garder l’image à défaut d’une photo… Je me surprends à imaginer une photo de N/nous, chacun dans N/nos rôles. Un doux rêve…
Avant de partir Vous me demandez si ça va. Je Vous partage mon angoisse liée aux mots de mon mari, bien que je précise que cela ne Vous concerne pas directement.
Je Vous fais part de mes craintes, mes doutes et de ce que cela réveille en moi.
Vous n’en dites rien.. Aucun son, aucun mot ne passe Vos lèvres…

Sur le moment, je n’ai pas compris Votre silence…. avec le recul, je l’ai interprété ainsi: Vous m’avez toujours dit que si Vous veniez à Vous lasser de moi, N/nos séances seraient plus espacées.

Et je constate également que Vous prenez plaisir à jouer avec mon corps…. certaines choses ne peuvent pas mentir…sourire…
Je vois également que Vous prenez soin de valoriser ma poitrine par Vos jeux et attentions. Donc, je n’ai rien à craindre de ce côté là. Et puis, au delà de ce détail physique, ce n’est pas ma poitrine qui fait de moi Votre soumise… C’est un tout. Mon corps dans son ensemble, mon cœur, mon âme font de moi celle que je suis devenue. Et chacun de Vos gestes, chacune de Vos attentions me le rappelle. J’arrive aujourd’hui à lire au travers de Vos silences…j’espère en faire une lecture non erronée.Merci mon Divin Maître pour chacun de N/nos délicieux moments. Merci de toute l’énergie que Vous déployez à me rendre heureuse.
J’espère à mon tour réussir à faire la même chose et Vous épanouir en retour. 

Votre infiniment Votre,
Votre dévouée,

Sakura.

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