Séance du 29/06/2017- 2ème partie…. La douleur

 

Mon Maître… Il est totalement possible que je ne sois pas cohérente dans la narration de cette deuxième partie, et je Vous présente d’avance toutes mes excuses.

Mais l’intensité de mes émotions, la force de mes ressentis ont pris le dessus sur ma capacité à mémoriser au détail…

Après N/notre dîner, je me retrouve à nouveau sur mon tapis: Sereine, épanouie, heureuse d’être à ma place, à Vos pieds. En équilibre.

Vous m’aviez dit « par tous tes orifices »… Je me dis alors que Vous n’en avez sûrement pas fini avec moi. Et je m’en réjouis.

Je regarde l’heure… Aïe… Il est pourtant presque l’heure de Vous quitter. Enfin celle où Vous m’avez habituée à me libérer…. Mais il est vrai que cette séance à le parfum de l’inhabituel. Aussi j’attends patiemment la suite de Vos instructions.

Mon bandeau, que je gardais sur le front tout au long de N/notre repas, doit reprendre sa place sur mes yeux.

Comme à chaque fois, mes autres sens s’éveillent. J’écoute Vos pas, les petits bruits alentours, je suis aveugle et pourtant,  pas aveuglée…. Je vois avec mon ouïe, je devine avec mon odorat… Je ressens avec ma peau… Je suis en mode hypersensibilité….

Vous sortez de la pièce… A Votre retour Vous jetez sur moi les cordes. Je souris.

« Pourquoi ce sourire ma chienne ? »

« parce que j’aime infiniment la corde mon Maître, j’aime être liée, entravée, sans possibilité de me mouvoir, être à Votre merci, en totale confiance. »

Cette infinie contradiction de me sentir totalement libérée dans une situation d’entrave absolue…. Oh que oui, j’aime ça ! Être liée par Vous et de la même façon, être liée à Vous.

Vous Vous installez devant moi, assis sur le canapé.

« tes mains ! » 

Je Vous les tends. Vous enroulez la corde autour de mon poignet droit. Vous me lié assez serrée. Je crains d’avoir mal tellement je sens que la corde mord ma peau. La voilà qui passe au dessus de ma tête, pour glisser dans l’anneau accroché au plafond… Puis, le poignet gauche… Même chose. La corde venant fortement enserré mon poignet…. Mais je n’ai aucune peur. Ma confiance, Vous le savez, n’a plus de limite. Je sais que Vous ne me ferez jamais plus mal que je ne peux le supporter… Et j’ai toujours mon mot d’alerte. Ce mot que je ne veux pas avoir à prononcer. Jamais.

Me voilà alors dressée sur mes genoux, bras levés, attachés. Attendant impatiente la suite de cette séance toute en surprises…

Vous me placez ma laisse, attachée à mon collier. Elle vient glisser entre mes seins. Je ressens le froid du métal sur ma peau. Puis vient le tour des pinces à seins… Celles munies d’un petit grelot, qui tintent à chacun de mes mouvements. Je les aime beaucoup et les porte avec fierté.

Vos mains viennent claquer mon cul… Fermement. Jusque là, je suis encore dans N/notre élément. Je suis toujours en attente de ce que Vous me réservez. Curieuse. Avide de Vous. Avide de N/nous.

Et puis N/nous y voilà : Je crois bien que ce fut d’abord le fouet… Ou la cravache… Ou le paddle… Je ne sais plus dans quel ordre Vos gestes se sont abattus sur moi.

J’ai bien sûr relevé la précision de chacun de Vos coups… J’ai bien ressenti que chacun d’eux était calculé, posé à la place que Vous aviez choisi. Mais la force, l’ardeur de chacun d’eux… Je sentais ma peau rougir, des fourmillements, comme des brûlures dans ma chair. Bras levés, je ne cherchais pas à les éviter, je cherchais à les apprécier. Chose très difficile tellement j’avais mal.

Et je ne voulais pas avoir mal, je voulais les apprécier, comme j’apprécie ceux moins intense, plus « léger » en comparaison de ceux là.

Alors je cherche en moi la force de les recevoir sans crier. Je me mords les lèvres, je me refugie intérieurement auprès de Vous, pour oublier la douleur… En vain… Les coups de fouet/martinet /cravache… Fusent sur mon corps. Je ne suis plus que douleur. Je cherche à comprendre ce qui me vaut pareil correction… Est-ce une punition ? Je ne pense pas, Vous ne me faites pas compter les coups. Alors j’essaie de comprendre. J’abandonne rapidement, incapable de me concentrer sur autre chose que ce que je ressens physiquement.

Mon esprit cède…. Les larmes coulent à flots sur mes joues. Je crie ma douleur. Je laisse aller verbalement mes ressentis. J’ai mal et Vous le fait comprendre.

« Tu veux le baillon boule peut-être ? » 

Absolument pas ! J’ai honte de ma faiblesse. Je ne suis pas à la hauteur il semblerait. J’essaie d’étouffer mes cris. Je veux Vous rendre fier. Je veux Vous montrer combien rien, absolument rien ne peut être insurmontable pour moi.

Je veux Vous faire comprendre que ma confiance est sans borne et que oui,  je Vous appartiens. Infiniment.

Mon esprit vacille, j’ai peur de m’évanouir. Je crois Vous en faire part.

Vos coups cessent. Me laissant pantelante, toujours bras levés, chairs meurtries d’avoir tiré sur mes bras pour encaisser Votre dressage… Dressée à encaisser.

« tu te plaignais que les séances étaient moins intense…. Te voilà servie non ? » 

C’est le moins que l’on puisse dire dire en effet…. Je suis en larmes, un peu absente, beaucoup étourdie… Et avec cette peur de Vous avoir déçu par mes larmes, par ma capacité limitée à endurer… Je me sens petite… Très….

J’ai à peine le temps de me remettre que Votre main bascule ma tête vers l’avant… Et je sens une brûlure chaude glisser de ma nuque à mes reins… La cire ! Je ne m’y attendais pas. La chaleur glisse et brûle ma peau… Je suis surprise, mais j’aime ça, même si la douleur est vive sur l’instant, elle m’apaise. Celle là, je la gère.

« tu ne reviendras pas Jeudi prochain non ? » 

Ne pas revenir ? Pourquoi ? A cause de mes larmes ? De la douleur ? A cause des sensations extrêmes de ce soir ? Encore une porte de sortie que Vous me laissez. Je ne sais pas ce que je dois comprendre. Est-ce une façon de me faire savoir que Vous souhaitez me voir partir ? A cet instant, comme à chaque fois que Vous me donnez la clé pour fuir, je doute… Non pas de mon désir de rester à Vos pieds mon Maître, non…. Mais de Votre envie de m’y voir rester. Et non contente d’avoir mal physiquement, mon cœur en prend aussi pour son compte.

Mon Maître…. Ma place est à Vos pieds, sur mon tapis. Et je n’en souhaite aucune autre. Aussi intense que Vous ayez souhaité cette séance, je n’ai pas une seule fois prononcé mon mot d’alerte. Tant que je pourrais l’éviter, jamais ce mot ne passera mes lèvres.

Vous repoussez mes limites, Vous essayez aussi je pense, de savoir jusqu’où Vous pouvez m’emmener.

Loin…. Avec Vous, je le sais. Je le souhaite. J’espère juste que Vous le souhaitiez tout autant que moi.

Et Vous voilà devant moi… Assis je suppose sur le canapé.

« suce moi ! » 

Je me contorsionne, je tire sur mes bras… Mon corps entier m’élance, mais je veux y arriver… Je tire encore plus fort, à vouloir si nécessaire m’en déboiter une épaule… Je tend mon visage vers Vous, tout mes muscles contraint et meurtris… Je n’y arriverai pas… Et ces larmes qui ne cessent de glisser sur mes joues…

Je voudrais… Mais j’en suis incapable. Je suis trop loin… J’arrive à peine, en tirant sur les cordes, tendant mes bras au plus fort et juste du bout de la langue, à lécher l’extrémité de Votre gland… Alors Vous sucer… Cela me semble impossible… Je me sens incapable.. Et pourtant j’essaie…

Vous détendez alors légèrement la corde… M’offrant un peu de lest…. Et je peux enfin Vous glisser entre mes lèvres… Je retrouve une sensation connue, Votre queue dans ma bouche, je retrouve un semblant d’apaisement.

Vous Vous relevez, libérant mes poignets.

« tête sur l’oreiller » 

Vous venez derrière moi… Vous retirez le Plug de mon petit trou…. Un peu de lubrifiant posé dans le creux de mes reins, Vous venez caresser mon antre…. Et mes hanches et fesses meurtries.

Sans plus attendre, Vous me pénétrez…. Et là, je ne comprends pas. Douleur immense. Une vraie décharge électrique. Je crie et Vous le signale.

Deuxième tentative, plus douce…. Réussie. Je me détends. Je veux profiter de cet instant. Être la bonne chienne que Vous aimez baiser. Je veux ressentir chacun de Vos mouvements, je veux vibrer de Vos assauts…. Et je sens ce plaisir m’envahir. Il est étrange. Mêlé à la douleur, mon esprit est partagé entre plaisir et souffrance. Et pourtant, à cet instant précis je suis étrangement bien.

Vous venez alors prendre ma bouche. Je m’applique encore à Vous donner le plaisir souhaité. J’essaie. Mais je me sens maladroite. Je tente de me ressaisir, je Vous avale, je Vous lèche… Je ne suis plus qu’une bouche…. Et Vous finissez par venir à la commissure de mes lèvres. Je ne veux pas en perdre une goutte.

Vous me retirez le bandeau, et sur Votre ordre, je file à la douche.

L’eau chaude brûle là où Vos coups ont porté. Je suppose que des marques, des bleus… En sortiront. Et en effet. Ils sont aujourd’hui bien visibles.

Je sors, me rhabille. Il est temps de rentrer. Vous me raccompagnez à la porte.

« j’aime te voir pleurer »… Il me semble avoir entendu. Mon esprit est encore brumeux.

Après pareille séance aussi intense, j’avoue que j’aurais souhaité me blottir contre Vous. Me rassurer. Me réconforter un peu. Trouver l’apaisement auprès de Vous. Mais il était temps de rentrer.

« Sois prudente »

Toujours mon Maître, toujours.

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