Séance du 30/11/2017 : Bonheur(s) à profusion

 

Le bonheur ne sait ni craindre ni prévoir, il jouit et ne réfléchit pas.

Jeudi…

Me voilà en route pour Vous retrouver. Ce même chemin que j’emprunte depuis des mois, non par habitude mais par désir, par besoin.
Cela s’insinue en moi dès l’après midi, où je commence à compter les heures…. Et ce moment où je glisse mes jambes sur mon fauteuil, où mes mains se posent sur mon volant et où j’allume le contact libérant les vrombissements de mon moteur et ceux de mon corps.
Je vois glisser sous mes yeux cette longue étendue de bitume où se reflètent mes phares… Grisée par la nécessité de Vous retrouver encore et toujours… Pas de lassitude, pas d’habitude, pas de train train.
Je ne sais jamais si Vous m’attendez avec ce même désir, cette même envie… Mais je me laisse le croire. Après tout Vous sauriez me le faire comprendre si ce n’était pas le cas.

J’arrive au péage. Je Vous le signale comme à mon habitude. J’entrouvre ma fenêtre, une cigarette glissée entre les lèvres pour m’aider à redescendre légèrement en pression, mais j’aime plus que tout me laisser envahir par les milliers d’images que Vous avez déjà glissées en moi au cours de ces dernier mois.
Elles sont plaisirs, elles sont douleurs, elles sont N/nous, dans ce qu’il existe d’amour et de tendresse, de respect et de confiance…

Je me gare. J’éteins le moteur. Un dernier regard au rétroviseur : ma main glisse à mon cou, effleurant mon collier, je vérifie une dernière fois mon maquillage, le rouge aguicheur de mes lèvres pulpeuses, je replace ça et là quelques mèches de cheveux… Être à mon avantage, Vous rendre fier de me posséder, moi, Votre petite bourgeoise.

Je pousse la porte de chez Vous, mon cœur commence sa danse des mille coups dans ma poitrine… Je ferme le verrou, monte une à une les marches qui me séparent de Vous.

J’entre dans le salon: tous mes sens sont en éveil. Je repère mon tapis devant Votre aquarium. Bien, je sais où je dois prendre place. Mais mon esprit est soudainement distrait par l’émission de télé qui attire mon attention et me fait sourire, alors que je pose mes affaires.

« Tu es distraite ? »

« Mes excuses mon Maître, en effet »

Je me ressaisie et me place à genoux sur mon tapis. J’écoute la fin de l’émission, jetant un œil vers Vous de temps en temps.
Vous… Assis sur ce canapé. Celui là même qui a connu nombre de N/nos moments, des plus agréables aux plus difficiles…
Vous… Que je regarde avec désir, avec admiration. Je me plais à Vous observer: je devine Votre corps sous les vêtements qui Vous recouvrent, cette peau douce où j’aime m’enfouir, ces muscles sur lesquels j’aime glisser mes doigts… Et Vos parfums qui imprègnent mon âme…
Vous… Et ce regard, tantôt souriant, tantôt dur… Ce regard dans lequel je me perds tant il a d’importance pour moi.
J’essaie de lire en Vous, chaque mouvement, chaque détail, pour ne pas me tromper, pour être celle que Vous souhaitez que je sois. Pour être à la hauteur de Vos attentes.

Et je l’entends.. Le doux claquement de Vos doigts. Mon sésame. La clé de mon moteur… Mes vrombissement internes augmentent à mesure que je progresse à quatre pattes vers Vous.
Je dépose un doux baiser sur chacune de Vos chevilles, et pose mon front au sol, attendant Vos ordres pour bouger.
Vos mains glissent sur mon dos, descendent sur mes reins et s’attardent sur mes fesses. Prosternée à Vos pieds, mon esprit totalement ouvert à Vos désirs, mon corps en attente et mon cœur rempli de cet amour pour Vous. Comme je suis bien, juste là, cet instant, suspendu à Vos attentes.
Vous glissez Votre main dans mes cheveux et me relevez vers Vous.
Vous m’invitez à poser ma tête sur Votre torse. Mes mains, de part et d’autre de Votre torse… Je ne résiste pas à l’envie de m’enfouir le visage contre Vous, à me nourrir de Vos parfums, à glisser mes doigts sur Vos hanches.
Vos mains parcourent mon dos, mes cheveux… Cet instant semble suspendu dans le temps tant il me rassure.

Après ce temps de retrouvailles des plus doux, Vous me redressez :

« Je vais aller à la douche. Tu N/nous prépares le repas. »
Vous m’indiquez ce que Vous souhaitez manger, et je commence la préparation.

Tout à mon ouvrage, mon esprit s’égare dans le souvenir de cette douche… De ces moments passés à genoux à Vous observer sous ce jet d’eau chaude… A mon désir de venir Vous rejoindre parfois sous la vapeur de la douche… De cette douche particulière, dite  » dorée  », que Vous m’aviez offerte, où Vous m’aviez imprégnée de Votre appartenance.
Tant de choses, tant de moments riches à Vos côtés.
Tant de désirs encore, de choses à découvrir, à partager…
Je suis prise entre ma préparation et mes divagations agréables au point de ne pas me rendre compte que Vous êtes déjà là, juste à côté de moi.
Une main sur ma hanche, un baiser déposé dans mon cou :

« Tu t’en sors ? »

J’esquisse un sourire. Je devrais m’en sortir, même si j’aimerai pouvoir me servir des deux plaques en même temps… Sourire… Mais j’ai bien trop peur de tout faire sauter à nouveau.

Je N/nous dresse le couvert et N/nous passons à table. N/nous discutons comme à N/notre habitude de N/nos moments de vie, et bien sûr… De cryptomonnaies… Sourire.
Voilà un vice que Vous avez su me partager encore…

Le repas terminé, la table débarrassée, je suis encore debout à côté de la table :

 » retire ta robe  »

Je m’exécute. Toujours cette légère appréhension au moment de me dévoiler à Vous, qui pourtant me connaissez dans les moindres détails. Cette petite peur de ne pas être assez parfaite dans mes imperfections… Difficile de faire taire la femme en moi dans ces instants.

Avec Votre autorisation je rapproche mon tapis à Vos pieds, et y prend place.

 » Viens plus près  »

Toujours à genoux, mais droite devant Vous, je me rapproche. Vous êtes nu. Et Vous êtes magnifique.

 »Encore plus près »

Je me glisse entre Vos jambes. Vous me posez la tête tout contre Votre bas ventre
Mon visage posé ainsi, ma bouche n’est alors qu’à quelques centimètres de Votre queue.
J’entrouvre mes lèvres, avec ce désir qui me tiraille au creux des reins: Cette envie démesurée de Vous sucer, de Vous glisser dans ma bouche… Je ne vais pas Vous le cacher, j’en salive de gourmandise. Mais je sais que sans Votre ordre, il n’en est pas question.
Vous me laissez languir ainsi un long moment, où j’occupe mon esprit avec mes doigts jouant sur Vos hanches. Vous me laissez faire… J’aime sentir le contact de Votre peau sous mes mains

 » Suce moi doucement  »

Doucement ? Alors que mon désir est vif, gourmand… Je commence par doucement Vous lécher. Ma langue glissant de Vos bourses à Votre queue, et s’enroulant autour de Votre gland que je pince en douceur entre mes lèvres. Je m’applique à Vous déguster avec patience, Vous sentant Vous raidir sous l’effet de mon jeu de langue. Je Vous glisse dans ma bouche, et commence ma dégustation suave. L’envie de Vous sentir venir au fond de ma gorge, l’envie de Vous offrir du plaisir… Voilà où est le mien. Je m’interromps par moment pour avaler ma saliver qui ne cesse d’emplir ma bouche… J’ai faim de Vous, mon corps me trahie.

 » Retire ton soutien gorge  »

Je le retire. En prenant mon temps.

« Continue  »

Et le sourire aux lèvres je me remets à mon ouvrage. Cette fois ci je glisse ma main autour de Votre membre… Venant avec mes doigts faire pression par endroits, un peu plus avide et moins doucement que demandé un peu avant… J’entends Vos gémissements sous mes coups de langue… Et cela me grise, m’excite au plus haut point.

Vous me saisissez par les cheveux, m’empêchant de continuer à me régaler de Vous.

« Déshabille toi. Ne garde que les bas. Je n’aime pas le porte-jartelle  »

Je suis troublée… Je ne savais pas que Vous n’aimiez pas ça. Je n’en porterai plus, du moins pas en Votre présence si je peux toutefois en porter en dehors.

 » Mets toi en position d’attente »

Je m’installe en appui sur les coudes, jambes écartées. Vous venez me placer le bandeau sur les yeux. J’aime quand c’est Vous qui venez m’oter la vue.
Ce sens perdu, les autres sont en éveil :je suis à l’affût du moindre bruit pouvant m’indiquer ce que Vous me réservez. Et je sens alors le cuir du martinet venir mordre mon ventre. Ce premier coup  réveille mon corps. S’ en suit une série de coups, tantôt sur les seins, les cuisses, la chatte, les bras ou encore le visage. Vous ne m’épargnez aucune partie du corps offert à Votre vue. D’un léger coup de pieds à mes chevilles, Vous me faites écarter les cuisses plus encore.

Vous venez claquer et pincer mes seins, je crains les claques sur mes seins, pourtant je lâche prise, et me laisse envahir du plaisir de m’offrir. Puis Vous venez y poser ce que je devine être les baguettes japonaises. Aucune douleur.. Mon Maître, je Vous invite à les serrer plus fort à l’avenir… Mes seins Vous le demandent… Sourire.

Vos doigts glissent alors en moi, Vous me fouillez:

 »Es-tu mouillée ? « 

« C’est à Vous de me le dire, vous y avez les doigts. ..  » je Vous réponds dans un sourire taquin.

 » je t’ai posé une question!  »

 » oui mon Maître, je pense  »

« Suis moi. »

Vous m’aidez à me relever, me tenant par la main. Puis Vous saisissez mon bras pour me placer debout contre la porte. De Vos pieds Vous me faites écarter les jambes, et Vous appuyez sur mes épaules pour que je vienne m’asseoir virtuellement contre la porte. A cet instant, un léger sentiment de honte m’envahit: nue, cuisses ouvertes, offerte à Votre vue… Totalement indécente !

Mes jambes tremblent de devoir tenir la position, et pourtant j’adore l’idée de repousser les limites de mon corps.
Un premier sifflement à mon oreille… L’annonce du fouet.
Là ? Dans cette position ? Je vais recevoir Votre fouet ? Ohh que je l’aime ce foutu fouet… Mais serais-je capable de l’apprécier dans cette position ? Je le reçois généralement de dos, pas de face… J’appréhende. Mais je ne veux pas Vous décevoir.
A nouveau, aucune partie de mon anatomie n’est épargnée : épaules, ventre, chatte, cuisses et visage…
Et, je Vous imagine devant moi, ce fouet entre les mains, peut-être un désir perceptible dans Votre regard.
Vous Vous interrompez. Je pense à tort que s’en est fini… Car revoilà le martinet !
Ses lanières viennent se poser sur ma peau déjà sensible, et lorsqu’elles glissent à nouveau entre mes cuisses, je souris à l’idée que le cuir sera peut-être imprégné de ma saveur…

Vous m’aidez à me redressez et me ramenez à mon tapis.

« Sur tes coudes. »

Je prends place, sur le ventre, en appui sur mes coudes, visage tourné vers le sol.

Le fouet viens à nouveau claquer ma chair. Je le reçois sur le cul, le dos, les cuisses ou encore les hanches… Et je m’en délecte… Comment ?
Voilà une question qui me traverse l’esprit à cet instant… Comment puis-je consciemment aimer ça ? La douleur de Votre fouet sur moi ? Simple je pense, parce que c’est Vous qui le tenez et que mon corps entier réclame Votre attention, et qu’il se nourrit de cette douce douleur comme un présent que Vous me faites. Mais pour sûr, il a ma préférence.

« Méridienne main aux murs. »

Je monte sur le canapé, pose mes mains sur le mur en veillant à cambrer mes reins pour Vous offrir une vision agréable de ma chute de reins et du reste… Sourire.
A nouveau quelques caresses du martinet. C’est simplement délicieux… Toute cette succession et alternement entre le fouet et le martinet… Je suis gâtée, choyée, honorée… Ravie, conquise… Le plaisir envahie mon esprit à mesure que mon corps réagit à Vos coups.  Soudain, une douleur plus vive sur la fesse droite : La badine ! Oh comme je la crains ! Sa douleur est plus cinglante, plus forte… Et pourtant, je me surprends à l’apprécier. Différemment du fouet ou du martinet, c’est sur, mais sa morsure me pénètre l’âme aussi profondément que la chair. Un nouveau coup et ma jambe se replie d’instinct… Je m’excuse aussitôt de mon réflexe incontrôlé.
Mon corps entier me chauffe, frémit, je sens par endroit des fourmillement tels des picotements dans ma chair réveillée…

Le fouet vient à nouveaux claquer ma peau. C’est au delà du délicieux. Je m’enferme doucement dans ma bulle, dans un état second.
Je gémis non de la douleur, mais du plaisir de la douleur que je ressens, et cet état me surprend toujours autant à chaque fois.
Vous pourriez continuer ainsi un moment que je ne sais où mon esprit pourrait me transporter… Mon Maître, c’est simplement divin.. Vous êtes divinement doué pour réveiller ces sensations extrêmes, d’une douce violence et d’un plaisir sans borne qui me déchaîne le corps et l’âme.

Vous venez vers moi.

« Suce moi. »

Je me tourne alors vers Vous et m’empresse de Vous remercier pour cet instant de grâce, voluptueux… Toute à l’éveil de mes sensations que je pourrais encore pousser plus avant, je m’applique à Vous déguster, de ma langue, de ma bouche, Vous glissant au plus profond de ma gorge. Encore quelques hauts le cœur, mais moins qu’avant et moins fort… Serais-je en progrès ??
A confirmer je pense… Sourire.

Vous me faites reprendre place sur la méridienne, mains au mur.
Je sens que Vous venez Vous placer derrière moi. Les mains ainsi posées en hauteur sur le mur m’empêchent de me cambrer comme j’aimerais, afin de mieux Vous recevoir.

Vos mains viennent claquer mon cul, que je suppose déjà rougi…
Votre main droite vient enserrer un de mes seins, et, tout à me pilonner, Vous venez Vous coller contre mon dos. Je sens Votre morsure entre mon épaule et la base de ma nuque, pas une, pas deux mais trois fois !

C’est un geste qui me fait partir loin dans le plaisir, simplement car ce geste est très bestial, très animal, et que par ce geste Vous marquez mon appartenance. D’ailleurs Vous me le dites :

« À qui tu appartiens ? »

Aucun doute possible pour moi, tant mon corps est parcouru de frissons sous l’effet de Votre morsure. Ohhh comme j’aimerais en garder la trace… Mais Vous êtes sage, prévenant… Le lendemain, une légère marque rougie seulement subsistera. Et je la caresserais souvent afin d’en réveiller le souvenir…

Ce simple geste mon Maître, me rends folle de plaisir, et attise encore plus mon désir si c’est encore possible !!

Vos mots m’attisent… Ils me délivrent de mon carcan de petite bourgeoise comme Vous Vous plaisez à m’appeler. Les miens me brûlent les lèvres… J’ai cette envie de Vous dire combien j’aime ça, combien j’aime Votre façon de me baiser, combien j’aime sentir votre queue me fendre, combien je me sens sans limite sous Vos mains, heureuse et épanouie …

 »Tu es ma bonne petite chienne, vas y !!! je veux t’entendre !! »

Votre impatience ou Votre engouement à me faire jouir me délivre :Je Vous cris ma jouissance, lardant Votre canapé, déjà bien abîmé, de mes ongles.

Je suis haletante, le cœur au bord des lèvres, prête à m’effondrer d’épuisement, et de satisfaction.

Vous Vous levez, allez à la cuisine. Je ne bouge pas. Il n’est plus utile de me le rappeler.. Sourire.
De toute façon, à cet instant précis, j’en suis incapable.

Vous venez vers moi et m’aidez à me redresser.

 »Embrasse moi  »

Mes lèvres viennent se poser sur les Vôtres et je ne résiste pas à Vous mordiller légèrement la lèvre inférieure.
De ce simple baiser, à la fois doux, tendre et puissant… Vous me remplissez de Votre amour.

« Va à la douche et rhabille toi. »

A mon retour, une fois rhabillée, je viens m’asseoir sur le canapé où Vous êtes allongé (cette vision de Vous est un régal à chaque fois !!)

 »c’est bon ? »

 » non… Je voudrais un câlin s’il Vous plaît mon Maître  »

L’intensité de cette séance… Je ne peux pas repartir sans un moment d’apaisement entre Vos bras.

« Viens là « 

Je me glisse contre Vous, Vous passez Votre bras autour de moi, me serrant dans Vos bras, je sens Votre souffle chaud dans mon cou… Ma main vient saisir la Votre, N/nos doigts s’emmêlent…. Le voilà mon moment d’apaisement… Je relâche toute l’intensité de la séance au creux de Vos bras, et ça m’est nécessaire.

 »Tu es mon bonheur  »

Je ne suis pas sûre d’avoir compris.

 » pardon ? Vous pouvez répéter ?  »

« Tu es mon bonheur « 

Ces mots… Le poids de ces mots dans mon esprit… J’en ai la respiration coupée… Merci mon Maître, sachez que Vous êtes le mien également, et que je suis honorée d’avoir pu entendre ces quelques mots de Votre bouche… Vous avez ouvert Votre cadenas de titane quelques instants… Et Vous m’avez comblée de bonheur.

Nous descendons… Vous me raccompagnez à la voiture. Il y a du monde dehors. Ils me feront coucou pour me dire au revoir sur le retour… Sourire …
Vous m’embrassez… Là, dehors.
Bien qu’entre deux voitures, Votre baiser furtif est là … Une première.

Je reprends la route, encore enveloppée de Vous… Sur mon nuage.

Je Vous aime.
De mille et une façon.
Et bien plus encore.

5 réflexions au sujet de « Séance du 30/11/2017 : Bonheur(s) à profusion »

  1. Bonjour encore un très joli texte, une belle découverte. Mais il y a quelques choses qui m’interpelle, n’a tu pas peur que les séances avec le fouet ou autres puissent aller trop loin, comment arrive tu as lui faire autant confiance dans ses gestes. J’ai compris aussi qu’il n’était pas trop démonstrative dans ses sentiments, cela a l’air de changer. Bien que je trouve son rapport envers toi un peu froid. Mais peux être je me trompe. Mais tu as l’air heureux et cela ce ressent dans ton écrit. Au plaisir de te lire

    • Bonjour Pascaline,

      Concernant les séances avec le fouet ou autre comme tu dis, non je n’ai absolument pas peur que cela aille trop loin. Il a toute ma confiance, il connaît mon corps, ses réactions. Et j’ai désormais deux mots d’alerte : un pour signaler que je suis en approche d’une difficulté, et un pour cesser l’action en cours automatiquement.

      Je Lui fais confiance car depuis le début de N/notre relation, et malgré les difficultés que N/nous avons rencontré, Il a toujours été là, à mon écoute, me guidant, me faisant évoluer et évoluant également de Son côté.
      Je Lui fais confiance car je me sens en totale sécurité en Sa présence.
      Je Lui fais confiance car je l’aime Lui, l’Homme et le Maître.
      Je Lui fais confiance car je sais qu’Il m’aime également,  » à Sa façon  » même si je n’aime pas cette expression qui me semble trop limitative.

      Et oui… Il n’est pas expensif dans Ses mots, mais Il l’est dans Ses actes, Ses gestes, Ses regards… Et parfois certaines de Ses paroles.
      Tu le trouves froid, c’est donc que je ne Lui ai pas rendu justice (et je Vous prie de m’en excuser mon Maître).
      Ses baisers volés au détour de la cuisine, Ses caresses, Ses Regards… Tous ces petits gestes aujourd’hui sont plus présents, plus doux… Il m’entoure de beaucoup d’amour, de tendresse et je le ressens. Il n’est pas expressif dans Ses mots, je l’ai compris. J’apprends à lire en Lui différemment… Mais crois moi que d’entendre  » tu es mon bonheur  » prend alors une dimension magnifique, non noyée dans un flot de paroles trop mielleuses, ils prennent une valeur extraordinaire.

      Et oui ma douce Pascaline, N /nous avons travaillé sur N/nous depuis presque deux mois, et aujourd’hui je suis comblée, heureuse… Et toujours amoureuse… Sourire.

      J’ai le Maître qu’il me faut. A mes yeux, Il est parfait…

      Je t’embrasse.

      Sakura

      • Bonjour, mon ressentie ais peux être faussé car je ne vous connais pas physiquement, Tu le décris bien, je dis ce que je ressens mais je suis pas dans la critique. Je vois qu’un lien fort vous unis et merci de tes réponses, cela me permets de mieux comprendre vos sentiments. Je suis admirative de toutes cette confiance, cet amour et ce respect.

  2. Il y a quelques que chose qui m’interpelle dans votre texte, étant que soumise comme pouvez vous exiger un câlin, ce ne sont pas des choses que l’on demande.
    C’est au Maître de décider si vous le mérité ou pas.
    Une soumise n’a aucun droit d’exiger, elle ne peut qu’ émettre des souhaits ou des rêves.
    Si vous venez à demander n’est ce pas inversé les rôles ?
    Ou peut être qu’à ce moment là précis, ce n’est plus un Maître mais juste l’homme que vous aimez.

    • Bonjour Mili Au,

      Dans un premier temps merci de votre commentaire, et je vous prie d’excuser ma réponse tardive, due aux fêtes de fin d’année qui m’ont accaparées.

      En effet, je n’exige rien, je demande parfois, quand le besoin est trop fort ou nécessaire pour conserver mon équilibre qui s’avère encore parfois fragile.
      Mon Maître juge et accède à ma demande ou non.

      J’ai le droit et même le devoir de m’exprimer.
      Et en effet, j’ai autant besoin du Maître que de l’homme: aussi il est parfois difficile pour moi de savoir auquel des deux je m’adresse. Mais je ne me pose plus la question. Si mon Maître estime que je m’égare, Il saura me remettre à ma place.

      J’ai encore le droit de commettre quelques erreurs….sourire.

      Au plaisir de Vous relire ici,

      Amitiés,

      Sakura

Laisser un commentaire