Séance du 31/08/2017 : La rentrée.

 » Sentir que l’on compte pour quelqu’un que l’on estime autant donne envie de soulever des montagnes, juste pour lire un éclat de fierté dans ses yeux »  –Eva Delambre

 

Ma première séance…. enfin, la première séance du jeudi soir depuis N/nos retrouvailles: plus de temps pour N/nous, sans avoir besoin de surveiller de façon incessante ces minutes qui défilent aussi vite, me laissant parfois encore affamée de N/nous.

Je me gare sur ce parking, où à cette heure de début de soirée, nombre de gens évoluent encore, faisant jouer les enfants dehors, discutant gaiement, parfois bruyamment… La vie des « autres ». Je me suis préparée à la maison, petite robe noire, indécemment trop courte, qui épouse chacune des formes de mon corps … J’espère qu’Il appréciera. Par commodité, j’ai enfilé une jupe et un t-shirt par dessus, la sortie discrète de mon mode vanille si vous préférez. Donc me voilà stationnée. J’ouvre la portière, retire mon t-shirt, dézippe ma jupe de cuir afin de n’avoir que ma mini-robe et mes talons « Fétiches » de 14 cm pour me présenter à Lui. Mon collier orne déjà mon cou depuis mon entrée sur l’autoroute…

Je rentre. Je monte à l’étage, cœur battant mais sereine. Je pousse la porte du salon. Tout est allumé. Aucun bruit. Aucune présence. Mon tapis est en place, devant la fenêtre grande ouverte, volets non fermés. Où est-Il? Je pose ma veste, mon sac et prends place sur mon tapis. Mon regard se pose partout dans la pièce, et je sens sur moi la possibilité d’être vue par cette fenêtre ainsi ouverte.
Je ne suis pas à l’aise. Non pas que j’ai honte d’être ainsi agenouillée, grand dieu non!!! Juste je ne souhaite pas causer de préjudice à mon Maître. Aussi je me déplace légèrement sur le coté de façon à être moins exposée…Comme je l’expliquerais un peu plus tard à mon Maître.

J’attends patiemment, de longues minutes, l’oreille aux aguets, cherchant à deviner où Il pourrait être. Cherchant à comprendre pourquoi toutes les lumières sont ainsi allumées, pourquoi tout est grand ouvert… Quand je l’entends monter. Il vient vers moi, me caresse le visage. Je me blottis contre sa main douce…

Il m’explique avoir quelques soucis sur son « mineur » (certains connaisseurs sauront de quoi il retourne…sourire) et que cela risquait fort d’impacter N/notre soirée. Il se dirige vers la cuisine, N/nous sert un verre de vin et vient prendre place sur le canapé.

 » Tu t’es déplacée? Tu as honte d’être là? A ta place?

 » Non mon Maître, absolument pas…. Mais je ne veux pas Vous causer d’ennuis, simplement » Aussitôt dit, le volet fut baissé.

Claquement de doigt. Je le rejoins, à Ses pieds. Le rituel reste inchangé: je me présente humblement à Ses pieds, et baise chacune de Ses chevilles. Il m’attire à Lui d’une main fermement posée sur ma nuque, empoignant mes cheveux… et je pose ma tête contre Son torse. Je glisse mon visage sur sa peau, afin de m’imprégner de son odeur, de la douceur de Sa peau…Prendre le temps, simplement ça… Profiter de chaque seconde, chaque minute passées ici, à Ses pieds, à ma place. Sans autorisation, j’embrasse parfois Son torse, Sa main… Il la glisse sous mon menton, relevant mon regard vers le Sien :

« Tu as envie de m’embrasser? »

Si j’en ai envie?? Mon corps brûle du désir de Lui voler Sa bouche, de m’y perdre avec gourmandise…

« oh que oui Maître! » les joues rosies de mon désir qui Lui semble aussi évident, aussi transparent…

« Alors fait le. »

Cela peut sembler tellement anodin ce baiser, deux lèvres qui se touchent et s’unissent …. Mais ici, dans ces instants, ce baiser est toujours reçu comme un présent, un moment rare et gratifiant. Sa bouche, Ses lèvres ont pour moi le parfum de l’interdit. Ce geste pourtant si simple habituellement, se révèle d’un érotisme profond tant il est précieux. Un Saint Graal. Et je Vous en remercie mon Maître.

Après l’avoir ainsi embrassé, Il m’invite à le suivre au rez-de-chaussée, Son bureau…. Leçon de « minage » pour commencer la soirée. Peut-être a-t-il penser que cela  me frustrerait ou me contrarierait… Mais je suis là, à genoux à Ses côtés, à l’écouter m’expliquer, me montrer… Et je suis avide de comprendre, avide d’apprendre. Il se fait professeur et moi élève…. Et j’ai encore beaucoup à apprendre! Mais je suis preneuse de Ses leçons particulières. Je L’écoute avec avidité, je Le regarde faire, tentant de comprendre la complexité du problème… J’avoue, je suis un peu perdue. Et je l’admire. Lui, L’homme. Pour Sa capacité à me transmettre Son intérêt pour tout ça, pour savoir éveiller en moi ce besoin d’apprendre…

Au bout d’un temps que je ne saurais compter, pas qu’il me sembla long ou ennuyeux non! Juste que je n’y ai justement pas prêté attention tellement j’étais bien à l’observer, à l’écouter m’expliquer…bref, au bout d’un certain temps, Il me fait remonter pour N/nous préparer le repas.

Je suis dans la cuisine, m’affairant à N/notre dîner, quand Il me rejoint. Venant derrière moi, se collant à moi, déposant un léger baiser dans mon cou…. Un de ces instants parfaits qui ne me font pourtant jamais oublier où est ma place… Un peu plus loin dans la pièce…. Mon tapis.

Il décide alors de mettre de la musique …. Indochine. Bon choix mon Maître, car j’aime énormément…. puis une vidéo historique qui relate les événements de Bazeilles -1870, commémoré chaque année le 31 Août par les Troupes de Marines. Un champ militaire en suivant, qui me renvoi à des souvenirs d’enfance… Il est Lui. Et je le trouve simplement magnifique.

N/nous mangeons au champagne, célébrant « Bazeilles », parlant de choses et d’autres… Et Ses yeux… Son sourire…. Je devine qu’Il apprécie cet instant autant que je l’apprécie… Cela me rassure, bien que je n’en éprouve pas particulièrement le besoin. Mais tout de même, j’aime y lire ce que j’y vois.

A l’issue du repas, Il me fait regagner ma place.

« Déshabille toi! » Je m’exécute avec plaisir. Je reprends ma place sur mon tapis, à genoux.

Il fait le tour de moi, venant Se placer dans mon dos. Le bandeau vient m’ôter la vue, libérant mes autres sens, tous en alerte.

J’entends qu’Il manipule plusieurs de N/nos accessoires…

« C’est la rentrée, le début de la Saison 2…. N/nous allons donc vérifier si tout est en bon état…. »

Chacun des accessoires est alors testé sur moi, et je dois deviner lequel mon Maître choisit de me faire tester : le martinet vient claquer mon cul, même chose avec le paddle, Il me place alors la cagoule… qu’Il me retire ensuite. Aucune appréhension la concernant, et j’en suis extrêmement satisfaite au point d’en esquisser un sourire. Merci mon Maître, Vous avez reussi à me faire vaincre la peur qui y était liée.

Il saisit un autre accessoire, et le met en marche: celui ci, il me faudra deviner duquel il s’agit au bruit qu’il produit. Petites vibrations, il s’agit donc d’un vibro….

« Tiens, on dirait bien que tu as cassé le magic wand…. « 

Sachez que cela me désole, il est plutôt surprenant. Bien que je n’ai pas le souvenir de l’avoir cassé: la dernière fois que Vous Vous en êtes servi avec moi, il marchait très bien…. Sourires.

Mon Maître se lève et vient se placer devant moi. Sa main vient glisser sur mon intimité, déjà humide, glissante de mon désir de Lui. Il me place alors les boules de Geisha, que je reconnais sans difficulté. Vient alors le tour des pinces à seins…. leur morsure sur mes tétons m’avait infiniment manquée.
En suivant, Il me place le baillon-anneau dans la bouche. Prononcer l’identification de l’objet est assez délicat, mais j’y parviens toutefois. Mon Maître en profite alors pour y glisser Sa queue, que je reçois avec un immense plaisir! Mais Il ne s’y attardera pas.

« Lève toi! »

Je me lève, laissant les boules de geisha s’échapper de mon antre liquide. Il me rejoint et me guide.

Le volet roulant baissé, il me fait prendre place devant la fenêtre ouverte. J’entends alors le son du volet roulant se relever. Mains sur le garde corps, entièrement nue, exposée aux yeux du chalan qui probablement se balade dans cette ville aux nuits agitées. A ce moment précis je prends conscience de combien Il a tout pouvoir sur moi, de combien Il a tous les droits. Je suis à la fois honteuse d’être ainsi exposée et infiniment excitée à l’idée d’être vue. Cette situation me rappelle combien je lui appartiens, et quelle est ma condition. Un sourire vient se poser sur mon visage, qu’Il ne manque pas de voir:

 » Qu’est-ce qui te fait sourire? »

« J’aime infiniment cela mon Maître, simplement »

« Quoi donc ? »

« Etre ainsi exhibée ! »

Il vient se positionner derrière moi, et je sens alors son sexe durcir contre mes fesses offertes. Là, peut-être devant le quidam qui promène aux hasard des rues, mon Maître me pénètre. Je suis avide de le sentir en moi, d’autant plus par cette situation nouvelle qu’Il m’impose à cet instant. Mon esprit ne peut se défaire de la possibilité d’être vus, et mon ressenti est à la fois mêlé de honte, de plaisir, et de fierté aussi. Avec un peu de chance, ce soir là, N/nous avons offert à quelqu’un, un spectacle de plaisir et d’ivresse publique.

Il me pénètre, j’ouvre la bouche, prête à gémir mon plaisir de sentir sa queue me pénétrer aussi profondément, lorsqu’Il se penche à mon oreille:

« N/nous allons voir si les apprentissages de la saison 1 sont retenus : je ne veux pas t’entendre, et tu n’as pas le droit de jouir! Crois tu que tu sauras? »

« Oui mon Maître » Et en effet, je m’y prépare déjà depuis un moment à retenir cet instant, celui où je sens cette vague chaleureuse m’envahir, me remonter l’échine d’un frisson d’aliénation, celui où simplement je me dois de me contenir car j’ai conscience de ne pas être là pour servir mon plaisir mais le Sien. Son plaisir, voilà ce qui importe à mes yeux. Et j’aime entendre quand Il m’autorise à jouir, j’aime entendre quand Il m’ordonne ainsi de ne pas jouir… Etre sa marionnette, être son pantin, Le laisser totalement me guider et m’amener là où Il souhaite me voir aller. J’aime qu’Il soit complètement Maître de mon corps, Lui appartenir, infiniment.

Je me place alors dans ma bulle, ressentant chacun de Ses coups de reins, ressentant chacun des vas-et-vient de Sa queue en moi, Ses mains posées soit sur mes hanches, soit sur mon épaule pour en accentuer la force de Sa pénétration… Je bloque en moi ce besoin de Lui exprimer mes plaisirs, car ils sont multiples. Plaisirs d’exhib, plaisirs de chairs, plaisirs de soumission…Mon cerveau et mon corps s’unissent et brûlent tout deux d’un feu intense que seul Lui sait allumer, attiser, canaliser… et je fais silence.

Il s’interrompt. Je suis encore pleine de mille sensations quand Il me fait reprendre ma place à genoux sur mon tapis.

 » Mains en avant! » Je sens la caresse de la corde se poser dans mes mains.

Il m’encorde alors les poignets de façon bien serré, sans pour autant que cela ne soit trop douloureux pour être insupportable. Mais je suis dans l’incapacité totale de bouger mes mains, unie l’une à l’autre. L’angle d’attache me contraint à ramener légèrement les épaules vers l’avant, obligeant les muscles de mes épaules à une légère tension. A ce moment précis l’image du « fil rouge », ce cordon qui unit deux âmes destinées à se rencontrer , refait surface en moi et vient me faire sourire.

 » Front sur le sol! »

Je me place mains en avant, le front posé au sol comme indiqué. Ma croupe offerte. Je sens Sa présence, là, derrière moi, ma respiration s’accélère. Je me concentre, faisant le vide dans ma tête, appréhendant déjà les coups à venir. Ce sont d’abord Ses mains qui viennent claquer mon cul, fermement. Un frisson me parcoure le dos… Il s’éloigne.

« Il semble que tu aies quelques difficultés à les différencier …alors N/nous allons réviser! »

Oupsss…. Je sais déjà de quoi il retourne: badine ou cravache? En effet, j’avoue que j’ai tendance parfois à m’emmêler lors de mes récits.

Ma fesse droite reçoit un premier coup:

 » Je t’écoute »

« Cravache! »

 » Tu m’as demandé il y a peu quels étaient mes accessoires préférés… »

Un autre coup, un peu plus prononcé, sans avoir changé d’accessoire,  sur la fesse gauche:  » Badine!! » Je me suis encore trompée. Décidément!

Et Il alternera ainsi, de la cravache à la badine, de façon régulière, insistant parfois d’un côté plus que de l’autre, me faisant à chaque fois reconnaître l’intensité du coup porté et la douleur qui en résulte pour que mon esprit sache désormais reconnaître sans aucune difficulté celle des deux qu’Il aura choisit d’utiliser sur moi. Et, intérieurement, je me délecte de Ses coups, sachant que mon cul rougit de chacune de Ses marques, sachant pertinemment que je repartirais avec le souvenir de cette séance encré dans ma chair.

Après m’avoir ainsi choyée, honorée, Il me fait à nouveau prendre place sur mon tapis.

« Met toi sur le dos. »

Je me place en position d’attente: jambes allongées, écartées, en appui sur mes coudes. Mon corps vibre encore de Ses coups, et je suis encore dans ma bulle, à la limite de l’euphorie.
Il se dirige vers la cuisine, j’entends la porte du frigo s’ouvrir… un bruit étrange… je suggère des glaçons… Mais alors beaucoup de glaçons… j’imagine que Vous avez surement dû sourire à ma suggestion mon Maître.
Il renouvelle le bruit que je découvre plus métallique…. et… je n’en reviens pas! Des chaines! Ce sont des chaines! Je Lui avais fait part Il y a quelques temps de mon envie de les découvrir, d’en sentir le contact froid et lourd sur ma peau…. Je l’entends Se rapprocher…Mon cœur s’emballe, et je crois qu’à cet instant, je dois afficher le sourire d’une enfant ouvrant ses cadeaux de Noël…. Rires….

Il les pose sur ma peau…la sensation est glacée…. elles étaient placées au congélateur, sans aucun doute possible! Mon corps se cambre tellement le métal froid me mord les chairs, une sensation qui oscille entre plaisir et douleur. Je suis à nouveau poupée entre Ses mains. Il passe cette chaîne autour de mon corps, la faisant passer entre mes cuisses. Le métal glacée me gèle la peau mais de manière agréable, telle une brûlure de froid… je n’aurai jamais imaginé découvrir ça de cette façon.
Ma respiration s’accélère, je sens que j’hyperventile, la tête me tourne….je suis en état d’ivresse…. le plaisir, la surprise, la douleur, la brûlure, Lui…. Lui…. surtout Lui. Infiniment Lui. Je me sens tellement connectée à Lui, tellement belle à cet instant précis, tellement à Lui… Son oeuvre, Son jouet, Sa création… J’ai mille mots, mille images qui défilent dans ma tête…
Je crois deviner qu’Il cadenasse la chaîne pour la maintenir autours de moi. Je Le sens concentré sur Son ouvrage, et je crains qu’Il ne prenne mon sourire, que je n’arrive pas à retirer de mon visage, pour une forme d’irrespect. Mais je n’arrive pas à lutter tellement je suis envahie de sensations nouvelles.
Une fois cadenassée, Il me fait m’allonger sur le dos… mon dos appuie sur les chaines, qui viennent s’inscrire profondément en moi. Il les écarte entre mes jambes, pour libérer l’accès à mon antre qui palpite déjà de Son intention que je devine. Et Il me prend, là, sur le sol, mains liées, corps enchainé…Il me possède entièrement. Et je ressens de façon décuplée chacun de ses mouvements, Sa queue me dévore, me ravage l’esprit et le corps… Il s’arrête avant que je ne puisse jouir, me maintenant toujours aux abords de l’orgasme, sans pour autant me l’offrir.

Il me relève. Debout, bras au dessus de la tête, position difficile de par la tension exercée sur mes épaules de ne pouvoir bouger mes poignets, je suis maintenue ainsi, la corde reprenant sa place dans le crochet vissé à la poutre de Son salon. Sur la pointe des pieds, j’ai peu d’équilibre, et mes mains s’engourdissent légèrement. Ma crainte de ne pouvoir pleinement profiter de la suite de cette séance m’oblige à le Lui signaler. Il détend alors un peu la tension de la corde, pour que mes pieds puissent prendre appui au sol. Je titube légèrement, encore étourdie des derniers instants.

Vient alors le tour du fouet: mon dos, mes hanches, mes fesses ou encore mes cuisses: Des coups appuyés, plus fort qu’à l’accoutumé… Je les laisse m’envahir, mon esprit se referme, uniquement sur Lui, sur ce N/nous, sur N/notre moment… et j’en aime chaque instant. Mes yeux clos derrière mon masque, je L’imagine, debout derrière moi, le fouet à la main, Se délectant du spectacle que je Lui offre et dont Il est le metteur en scène… Le fouet mon Maître… Sa caresse, Vous le savez, m’enivre au plus haut point, elle me transporte. Et elle me transporte d’autant plus lorsque je suis ainsi privée de mes sens, ainsi privée de ma liberté de mouvement. La corde, le fouet, la chaîne…. A nouveau la badine, à nouveau la cravache:  je suis comblée d’attention.

PChacun de Ses gestes, à la dextérité diabolique, je les reçois en essayant de ne pas me laisser envahir par la douleur. Il sait où mon corps est sensible, et Il claque. Je veux la ressentir comme un plaisir, la laisser prendre place dans mon esprit. Je suis comme anesthésiée par la douleur, enveloppée de Sa chaleur. je suis là et ailleurs. Et j’y suis infiniment bien.
Et, Il profite de cet instant de grâce pour Se rapprocher de moi. Calé dans mon dos, Sa bouche se rapproche de mon oreille:

« Souviens toi bien de ça : Tu es la meilleure chienne que je n’ai jamais eu »

Ces mots. La portée de Ses mots sur moi…. Je me sens fière, heureuse, accomplie…et désireuse de le rendre fier encore plus à chaque instant. Je sais combien être Maître exige de qualités physiques et psychologiques peu communes et combien cela impose de responsabilités. Mon Maître me soumet d’un simple regard, d’un geste, d’une attitude, d’un mot. Le mot respect est une évidence pour moi quand il s’agit de Lui, et me soumettre à Lui devient un honneur et un plaisir profond. Je sais que je peux me laisser aller à Ses pieds, comme jamais avant je n’ai lâché prise dans ma vie. Autant Ses mots me submergent, m’envahissent, autant ils me rappellent ma crainte de Le décevoir. Et pourtant, entendre ces mots si doux à mon oreille me fait comprendre la fierté qu’Il a de moi, et c’est là, ma plus belle récompense. Je réalise la chance de l’avoir à nouveau dans ma vie, Lui, cet Homme exceptionnel, qui sait lire en moi, me fait grandir et évoluer positivement, pour qui je me sens capable de tout. Je me sens essentielle à Ses yeux, peut-être nécessaire à Son équilibre. Ces mots me marquent intensément, et laisseront une empreinte indélébile dans ma mémoire. Le pouvoir de Vos mots mon Maître…. pas seulement ceux que Vous me glisser à l’oreille…. tous. Alors quand ils se font rare, quand ils se font distant, comprenez le manque, le doute, la peur.
Mais ceux-là… ceux-là sont inscrit en moi Ad Vitam Aeternam.

Il me délivre de la poutre, retire la chaîne, qui reste cependant accrochée à ma cheville… Il s’installe sur le canapé, et me fait le rejoindre, assise sur Lui, en face à face. Mon bandeau ne me permet pas de jauger Son état d’esprit, j’aimerais pouvoir croiser Son regard, m’y noyer… Mais je dois le deviner au son de Sa respiration, à la pression de Ses mains sur mes hanches douloureuses des coups reçus, je devine Son désir.

Je m’empale sur Son sexe tendu de désir, voulant au plus haut point lui partager mon plaisir.

« Tu peux te laisser aller, je veux t’entendre » 

Et mon bassin épouse la cadence de Ses coups de reins. N/nous ne formons plus qu’un, je suis encore pleine des sensations intenses vécues tout au long de cette soirée… et je perds pied. Complètement. Un orgasme d’une telle intensité, que je crie mon plaisir, sans rien pouvoir contrôler. Mon corps n’est plus que palpitations, décharge de plaisir, mon esprit se joint à mon corps… Aussi étrange que cela puisse paraître, j’ai le sentiment de jouir physiquement et cérébralement…. à l’unisson. Et je m’effondre contre Lui, dans un flot de larmes totalement incontrôlées, prise de spasmes, incapable de bouger plus encore. Il me prend dans Ses bras, me réconforte, Sa main me caresse le dos, les bras… Je le remercie pour cette déferlante de plaisirs, à la fois comblée et surprise de ma capacité à jouir ainsi.

Et pourtant, arrive très vite mon sentiment de culpabilité… je me remets doucement de mes émotions, mon Maître me propose de prendre un thé et de Lui en faire un également.
Je file à la cuisine, prépare nos thés, et m’installe à Ses pieds, sur mon tapis. Le thé est trop chaud pour pouvoir le boire. Je ne trouve pas mes mots, je suis encore un peu égarée dans l’effervescence de ce que je viens de vivre.

 » Va te doucher, prend ton temps »

Je glisse sous la douche, ne sachant pas comment Lui exprimer mon besoin…Je ne veux pas partir sans Lui avoir donné de plaisir. Pas après celui qu’Il m’a donné. C’est impossible. Pour moi la séance ne saurait être complète sans ça.
Sous la douche je découvre les traces rouges laissées par la badine, la cravache ou encore le fouet. Mon cul palpite au contact de l’eau, il est brûlant. L’eau chaude sur ma peau marquée et contusionnée me permet de reprendre mes esprits, de m’apaiser. Et je souris de savoir que je repartirais ce soir avec une partie de Lui physiquement présente en moi.

Je reviens au salon, me rhabille… et me replace à Ses pieds. je cherche en moi le courage de Lui dire mon désir, mon besoin… je prends quelques gorgée de thé….tout en restant silencieuse.

« Tout va bien? »

« oui mon Maître. Enfin…. presque. »

« Explique toi »

 » Je ne voudrais pas partir sans servir à Votre plaisir » Je balbutie, un peu honteuse, j’avoue.

Il me sourit… Et me présente Sa queue toujours tendue… je souris également, et m’empresse de venir la mettre à ma bouche. Je suis aux anges. Je m’applique, jouant de ma langue, tantôt sur Son gland, tantôt sur Sa queue, je Le suce, Le lèche, L’aspire, L’avale…. je continue, gémissante. La bave me glissant aux lèvres. Je me sens pleinement vivante, délicieusement moi. Celle que je dois être, celle qu’Il a fait naître, celle qu’Il éduque de mains de Maître… Et tout en y réfléchissant et m’appliquant, je me sens envahie d’un bien être sans pareil, pourtant le corps douloureux… Et Il vient jouir dans ma bouche, dernier cadeau qu’Il me fait ce soir.

Je regarde alors mon Maître, oui droit dans les yeux, l’esprit encore troublé par tout ce qu’il venait de se passer durant cette séance intense autant physiquement qu’émotionnellement. Peu de gens, de ceux de l’autre côté du miroir, pourrait N/nous comprendre, mais c’est un fait…. je l’aime de plus en plus, si cela est possible, et il faut croire que ça l’est!

Il a cette façon bien à lui de me faire dépasser mes limites, de me pousser toujours plus loin dans mes découvertes, de me faire travailler sur mes peurs et mes doutes. Il est là, toujours quelque part en moi. Bien que je le sente plus occupé et moins disponible, moins disposé à N/nos habituels échanges, j’ai appris à ne plus l’envahir, simplement. Je sais que je suis en Lui également, je sais que je Lui appartiens. Simplement. Et je respecte tout ça le plus naturellement du monde.

Consciente que la nuit est déjà bien entamée, je finis mon thé, et m’éclipse guidée par Lui, vers la sortie.

La route du retour s’effectue sans aucune difficultés… Un sourire magnifique sur mes lèvres m’accompagne tout du long. chaque virage, chaque déformation de la route réveille les marques qu’Il m’a laissée, et c’est délicieux. Arrivée devant chez moi, je regarde encore une fois les marques des cordes à mes poignets…. Cette nuit, et les prochaines à venir sans aucun doute, le pyjama sera de mise.

Merci mon Maître…. Mille fois merci pour cette magnifique séance à Vos pieds.
Il n’ y en avait qu’un capable de faire naître ça en moi, et c’était Vous.

Je Vous aime infiniment: cœur, corps et âme.
A jamais Votre.

« La liberté, c’est de pouvoir choisir celui dont on sera l’esclave » – Jeanne Moreau.

12 réflexions au sujet de « Séance du 31/08/2017 : La rentrée. »

  1. Bonjour Sakura et si je peux me le permettre bonjour à vous aussi Mr Katsuo

    Encore une fois votre plume m’a transporté et m’a fait voyager à vos côtés. Quelle magnifique transition de votre saison 1 à la saison 2. Votre plume a changé Sakura enfin changé non elle a évolué tout comme vous évoluez et c’est magnifique à lire. Mes compliments à votre maître pour cette manière toute à lui qu’il a de vous faire évoluer ainsi.
    Je ne m’étendrai pas sur les émotions transmises par votre récit elles sont comme toujours extrêmement fortes et invitent au voyage mais je vais vous faire une révélation. Elles sont tellement bien retranscrites qu’à certains moments je les ai ressenties moi même donc un grand merci pour cela.

    Je vous souhaite une magnifique saison 2 à tous les 2 et il me tarde déjà de vous relire (gourmand me direz vous? Oui très certainement lol)

    Mes respects à votre maître et à vous même très chère Sakura.

    Respectueusement une douce bise sur le dessus de votre main et sur votre joue si cela m’est autorisé bien entendu et que ce n’est pas déplacé.

    Maître G1

    • Bonjour monsieur,

      Enchantée que votre voyage puisse continuer au travers de mes mots. Et si mes mots sont susceptibles de créer des émotions, alors me voilà d’autant plus comblée, si c’est encore possible, tant mon Maître s’y emploie avec excellence.

      Je N/nous souhaite également une nouvelle saison pleine d’émotions tant pour Lui que pour moi. Le servir, être dévouée à Son plaisir, le laisser me guider, repousser mes limites, assouvir Ses envies voilà quels sont mes souhaits … Et que cela resserre encore plus N/notre lien, que je souhaite des plus forts.

      Merci à vous de me suivre avec tant de fidélité monsieur,

      Une tendre bise à votre Lili,

      Respectueusement,

      Sakura

    • Merci ma douce.

      Rien n’est jamais acquis, ça je l’ai bien compris. Mes doutes, mes craintes… Ma peur de l’abandon se sont envolés… Mais je sais que d’autres démons planent. Un pas après l’autre. C’est un apprentissage long, délicat… Mais nécessaire. Chaque chemin me mène toujours un peu plus vers Lui.
      Je t’embrasse ma chérie 💜💜

    • Bonjour Monsieur,

      Merci de votre commentaire, je suis ravie que mon récit de séance vous ait plu.

      Au plaisir de vous retrouver ici au travers de mes prochains articles.

      Respectueusement,

      Sakura

  2. Bonsoir ma jolie,

    Ton Maître est attentif à tes souhaits et tu as du être vraiment ravie de ce cadeau. Les chaînes te vont à ravir 🙂 Mais quelle idée de les mettre au congel, brrrr, comme si le métal n’était pas suffisamment froid 😉

    Les voisins risquent de s’installer à leur fenêtre en te voyant arriver désormais et doivent beaucoup envier ton Maître. Ca ne m’aurait pas dérangé d’être une passante, le principale précaution étant de s’assurer qu’il n’y ait aucun enfant mais je ne vous apprends rien.

    Ton article m’a remémoré bien des sensations, de l’essayage de tous ces objets à ces pleurs de bonheur et d’intensité, je ne sais même pas quel qualificatif y ajouter, ce sont des moments simplement extraordinaires qui restent graver dans nos mémoires.

    Il m’a non seulement titillée mais m’a également donné une énorme envie d’avoir une séance, me faisant ainsi retrouver l’état d’esprit correspondant à ma place et je t’en remercie.

    Je te souhaite une très bonne soirée et de très belles séances aux côtés ton Maître,

    Je t’embrasse,

    Anaëlle

    • Bonjour ma belle,

      C’est toujours avec un immense plaisir que je te retrouve ici tu sais…
      Mon Maître me surprend tant Il est à mon écoute sans que je ne m’en aperçoive en fait. Pour ce qui est du congélateur, je trouve au contraire l’idée judicieuse de sa part : le froid intensifie encore plus le contact à la peau, et les ressentis sont hautement décuplés! et mon dieu qu’est-ce que j’ai aimé ça!! Rires!!

      Pour la partie exhib, rassure toi, je pense que mon Maître a assez de présence d’esprit pour penser à ne pas choquer la vue encore vierge de chers petites têtes blondes…Sourires. Il est fort probable que personne ne N/nous aient vus… Seul mon Maître sait. Pour ma part, rien que le fait d’imaginer d’avoir pu être vue me suffit. Mon imagination fait le reste…sourires.

      Et si mes mots pu susciter en toi l’envie d’une séance, de te faire retrouver ta place au travers de mes mots, j’en suis honorée, surtout connaissant ton état d’esprit du moment. Je ne te cacherais pas que tes écrits me font entre-apercevoir un autre aspect de ma soumission… Mais je ne suis pas encore à ton niveau, et N/notre relation n’est pas la même non plus. Tant de choses qui font que pour le moment je ne me pose pas de question. On m’a dit que je devais profiter de l’instant présent, alors je m’y emploie.

      Je t’embrasse en retour ma douce,
      Mes profonds respects à Maitre Phoenix.

      Sakura

      • Me voilà intriguée : « Je ne te cacherais pas que tes écrits me font entre-apercevoir un autre aspect de ma soumission ».

        Je comprends ce que tu veux dire quand tu parles de niveau, je me sens encore parfois à mes débuts lorsque je vois d’autres soumises.

        Mais tu sais le niveau n’existe pas, soumise novice ou non, nous nous donnons toutes corps et âme à notre Maître juste pour lire un peu de fierté dans ses yeux et c’est tout ce qui compte.

        La succession d’expériences nous permet d’évoluer dans notre façon d’être, de penser, de vivre notre relation.

        Cela modifie également les ressentis, le truc super dingue et si intense du début parait plus banal, la douleur du petit martinet nous fait éclater de rire en pensant qu’il était autrefois redouté et il y a cette envie/besoin d’aller plus loin.

        Cela ne concerne bien sûr pas que l’aspect physique tu l’as compris, l’appartenance qui nous lie toutes se joue d’abord au plus profond de notre être.

        Je t’embrasse avec tendresse et te souhaite une belle soirée,

        Anaëlle

        • Je n’en suis pas encore à rire quand je reçois le martinet ou autre chose ^^. Mais j’y prends de plus en plus de plaisir j’avoue.

          Après oui j’avoue que  » le truc super dingue et super intense du début  » est nettement atténué. Pourtant mon désir d’être à Ses pieds est toujours là, viscéral. Un besoin quasi vital. Je languis chacun de N/nos instants. Mais je ne subis plus physiquement la douleur du manque.
          Une des nouvelles choses à laquelle je dois m’habituer et comprendre que cela ne fait pas de moi une moins bonne soumise.

          Et oui, je ressens mon appartenance au plus profond de moi. Aujourd’hui je sais que je suis telle qu’Il voulait que je sois. Et j’apprends à gérer N/nos échanges plus espacés, moins de tensions sur ma laisse si j’ose dire… Et ce n’est pas forcément évident… Cela réveille certaines craintes avec lesquelles il me faut apprendre à conjuguer.

          Je te souhaite une douce soirée également.
          Merci d’être là ma douce.

          Je t’embrasse

          Sakura

  3. Bonjour Sakura, très beau récit, une soumise bien dévouée, Maître Katsuo te dresse à la perfection, en attendant ta prochaine séance, et ainsi ton prochain récit!

    Je t’embrasse, Laurent

    • Bonjour Monsieur,

      Merci de votre commentaire, et de votre lecture ici sur mon blog.
      Je Lui suis dévouée Corps, Cœur et Âme, car en effet, Il est un excellent Maître pour moi.

      Au plaisir de vous retrouver ici au travers de mes prochains articles.

      Respectueusement,

      Sakura

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