Soumis(e) V/s Esclave….

« Le plus beau voyage, c’est celui qu’on a pas encore fait » – Loïc Peyron

J’imagine sans peine que ce sujet a été abordé un nombre de fois incalculable sur nombre d’autres blogs, ou forums ou je ne sais quoi encore…

Toutefois j’ai besoin de faire ma propre analyse, selon N/nos propres critères et N/nos propres définitions, selon N/notre relation, N/nos avancées, N/nos progrès et autres difficultés…

Pour ma part je ne pense pas avoir LA réponse et je n’essaierai nullement d’imposer ma vision à quiconque. Je peux me tromper, et ce ne sera sans doute pas la première fois.
Mais c’est un sujet ouvert au débat, et j’invite ici mes ami(e)s soumis(es), esclaves, ou Vous même, Messieurs et Mesdames les Dominants/ Maitres et Maitresses,  à venir me faire part de V/votre point de vue sur la différence qu’il peut exister entre ces deux statuts.

Je vous livre ici mon raisonnement, mes interrogations et le cheminement que mon esprit se fraye afin de trouver mes réponses. Pour des raisons de facilité, j’utiliserais le terme « Soumis » au féminin et « Maître » au masculin, car ils me correspondent. Ne m’en tenez pas rigueur. Je V/vous en remercie.

  1. Pourquoi cette question?Si vous avez lu mon dernier article, vous comprendrez aisément pourquoi cette question me vient à l’esprit. Et je pense qu’il est sain également pour chacun de nous de se la poser à un moment donné. Au hasard de mes pérégrinations sur la toile, j’ai pu lire nombre d’articles sur le sujet, tous n’ayant pas une définition identique, certains allant dire qu’il n’y a pas de différence fondamentale non plus… et pourtant, à mon sens, il y en a bien une.
  2. Etre soumise 

    La soumise se donne, se livre à Celui qu’elle a choisi, à Celui à qui elle a donné sa confiance. Selon son degré d’investissement dans la relation D/s, elle se trouve dépendante ou non de cette relation. Elle s’offre pour qu’Il la guide dans ses découvertes, pour qu’Il la pousse dans ses retranchements, pour qu’Il la guide dans ses désirs…bref, pour qu’Il l’aide à se révéler à elle même.
    Pour se faire, la soumise fera part de ses limites, et de ses interdits. Tâche au Maitre d’y travailler pour faire évoluer Sa soumise.
    En échange de Ses « bons soins », la soumise met tout en oeuvre pour veiller aux plaisirs de son Maître. Elle suivra les règles qu’Il aura définit pour elle, sachant que celles-ci sont destinées à la faire progresser, évoluer, tout en satisfaisant son Maître dans le plaisir qu’il peut ressentir à recevoir le cadeau de sa  soumission.
    Toutefois, si une règle allait à l’encontre de ce qu’elle souhaite, elle garde la possibilité d’exprimer son refus, et peut envisager une négociation auprès de son Maître.
    La motivation première de la soumise est donc cette envie de toujours donner plus, d’aller plus loin, de se dépasser, pour son plaisir à elle, mais aussi pour Celui de son Maître, et ainsi le rendre fier d’elle.A mon sens, ce don de soi ne peut se faire sans sentiment: j’ai déjà eu l’occasion d’en parler avec mon Maître, ainsi qu’avec certaines de mes amies soumises également… Imposer un « zéro sentiment » à sa soumise revient à limiter le don qui est fait. Pour se donner « cœur, corps et âme », et surtout en toute confiance, il m’apparaît primordial, nécessaire de Lui donner aussi les clés de notre cœur. Libre à Lui de savoir quel bon usage Il souhaite en faire.La soumise garde une certaine indépendance dans son quotidien « vanille ». Je dis « certaine », car quelques aspects (sport, alimentation par exemple) peuvent être soumis à des règles dictées par le Maître, toujours selon ce qui aura été établit au préalable entre E/eux.

    Pour conclure, je dirais que cette relation Maître/soumise est une relation basée sur l’échange, la communication, avec pour objectif de corriger les défauts de la soumise et de l’amener toujours plus loin, pour faire d’elle une femme forte et épanouie.

  3. Etre esclave 

    « Ce n’est pas se soumettre et servir son Maître parce qu’on aime ça, c’est se soumettre et servir son Maître parce qu’il ne nous viendrait pas à l’esprit de faire autrement (et aimer ça). » Voilà une bien jolie définition du statut d’esclave.L’esclave se donne totalement et sans limite à son Maître. Elle le fait par choix, librement, comme une évidence.
    Par ce choix, elle affirme son désir d’appartenance, sa volonté d’obéissance.
    C’est son cheminement en tant que femme vers la soumission, puis en tant que soumise vers son Maître qui permet ce don total.
    Et ce qui permet ce cheminement, c’est la confiance en l’autre, la connaissance de l’autre: Les limites sont devenues implicites dans la relation, chacun les connait, elles n’ont plus de raison d’être verbalisées. Elles existent, tangibles.Ce lien si particulier rend la relation plus forte, plus intense: L’esclave n’existe que par et pour son Maître, tout comme le Maître n’existe que par et pour son esclave. Ils ne sont plus deux individus distincts au sein d’une même relation, Ils sont la relation. Fusionnant des désirs et plaisirs de chacun.

  4. En conclusion 

    J’utiliserais donc pour conclure la métaphore que j’utilisais un peu plus haut concernant les clés du cœur:
    La soumise possède un jeu de clés de sa vie, de ses désirs, de ses besoins. Elle est libre d’en confier certaines à son Maître, et se garde la possibilité d’en garder certaines pour elle, ou encore, de les reprendre si elle le souhaite.L’esclave ne donne pas de clé. L’esclave donne le trousseau complet à son Maître.

  5. et dans mon cas? 

    Dans mon cas… Je dirais que je Lui ai remis toutes les clés qu’Il a jugé nécessaire de prendre. Se gardant à tout moment le droit de m’en réclamer une laissée sur mon trousseau. Clé que je Lui donnerai sans réfléchir bien évidemment. Pour moi cela a toujours été une évidence.
    Ce qui l’était moins cependant, c’était l’utilisation du mot « Esclave » dans la bouche de mon Maître, ne me sentant pas digne de ce titre.
    Il m’aura fallu les mots clairvoyant d’Anaëlle pour que tout prenne un sens!
    Ces mots, ils ont le sens qu’Il leur a donné. A savoir que s’Il m’estime l’être, c’est que je le suis. Et que je n’ai pas à me torturer l’esprit en tout sens pour savoir de quoi exactement il retourne.
    Si mon Maître m’appelle ainsi alors je me dois de l’accepter, simplement, car c’est ainsi qu’Il me voit et, aujourd’hui j’en comprends le sens, et oui, cela a un sens pour moi.Certains jugeront peut-être que je suis dans l’erreur… Mais  je ne suis pas un « titre »: je ne suis pas moins Sa soumise que Son esclave, s’Il en a décidé ainsi. Je Lui appartient cœur, corps et âme. Et ça, je l’ai assez répété, et j’espère avoir su également le Lui prouver.J’espère ne pas m’être trompée dans mes réflexions, et j’espère également réussir à être digne de ce cadeau que N/nous N/nous faisons mon Maître.

14 réflexions au sujet de « Soumis(e) V/s Esclave…. »

  1. Merci pour ce beau texte ma belle Saku 😊
    Tu sais je désire en finalité ce statut mais en aucun cas maintenant car je n’ai pas acquis l’enseignement du Maître.
    Lorsque le moment sera venu je lui en parlerai puis lui soumettraI mes arguments et il décidera si j’en suis apte.
    Voilà ma belle comment je vois les choses.
    En tout cas c’est un plaisir de te lire ma jolie.

    • Merci à toi Micaelha…

      Je te souhaite donc de faire ce chemin et qu’il t’y accompagne… Et que ce chemin soit rempli de bonheur et de découvertes, pour aboutir à bien d’autres encore.

      Je t’embrasse.
      $akura

  2. Bonsoir Sakura,

    C’est avec intérêt que je Vous lis au fur et à mesure de vos publications. Votre cheminement avec Votre Maître est admirable. J’oserai dire que Vous êtes heureuse et épanouie, malgré tous les doutes, dans Votre relation avec Votre Maître.
    J’aimerai soulever un point que Vous n’avez pas abordé : considérez Vous nécessaire de garder un safeword dans un statut Maître / Esclave ?
    Une telle relation nécessite une confiance absolue, mais aussi une connaissance de la Soumise et de Ses limites quasi-parfaite. Loin de dire que c’est impossible, bien au contraire, je pense que l’erreur est humaine. Nous sommes tous humains, et malgré toute notre bonne volonté et nos meilleures intentions, une erreur peut arriver. C’est d’ailleurs ce genre d’imperfections qui fait la beauté de chacun. Peu importe le choix que Vous ferez, car il n’appartient qu’à Vous et à Votre Maître , je vous suggère, en toute amitié, de bien en parler avec Votre Maître. Je suis persuadé qu’il en a conscience, mais il me paraît primordial que Vous en ayez conscience aussi. Il ne s’agit pas de douter de Votre Maître, mais bien de garder une sorte de bouée de sauvetage en cas de souci.

    Sachez aussi que ma Soumise, Dana, se retrouve dans vos doutes. Elle apprécie de Vous lire car Vous arrivez à mettre des mots là où, d’après Elle, Elle n’arrivera pas à en mettre. Je vous remercie donc de Lui permettre de se retrouver dans vos écrits.

    En vous souhaitant le meilleur avec Votre Maître, à qui Vous transmettrez mes salutations si Vous le voulez bien.

    Cordialement.

    M.Fox

    • Bonsoir Monsieur Fox ,
      Et merci de Votre intervention ici.

      Concernant ces fameux safeword… Sourire… Si d’aventure il Vous prenait l’envie de parcourir mes articles (loin de moi l’idée de vous le suggérer ! Il y en a beaucoup .. Sourire) Vous pourriez y découvrir que je n’ai jamais eu à les utiliser. Est-ce un mal ? Est-ce un bien ? Je ne saurai dire. Ils existent encore, et existeront je pense encore..
      Le seul que j’ai réussi à utiliser est  » vert  », qui pour N/nous signifie  » plus encore  »…

      Mon Maître sait lire à travers moi et semble savoir où et quand s’arrêter pour ne pas m’obliger à dire  » rouge  » qui signifie comme Vous Vous en doutez  » stop  ».
      Je pense qu’il appartient à chacun de définir son propre mode d’emploi. Tout comme chacun défini ce qu’est un Maître, un Dominant, une soumise ou une esclave selon ses attentes et perceptions.
      Il semble que l’adage  » à chacun son BDSM  » prenne ici tout son sens.

      Pour ce qui est de ma confiance en Lui elle est acquise et ce depuis longtemps. Je marche là où il veut que mes pas aillent. Parfois avec maladresse, parfois avec difficulté, mais je ne lâche pas Sa main sur N/notre chemin.

      Je suis ravie de pouvoir aider Votre précieuse soumise dans son cheminement, au travers de mes mots. Je n’avais jamais envisagé en commençant ce Blog que cela arrive un jour… Sourire. Mais cela me réchauffe le cœur et je V/vous en remercie tous deux.

      Et enfin, merci pour Vos agréables mots et Vos souhaits Monsieur, je Vous en souhaite tout autant.

      Respectueusement,

      $akura.

      • Re-bonsoir,

        J’ai lu l’intégralité de Votre blog et suis Vos écrits quand Vous les publiez. Je soulevais simplement le point de « l’erreur », qui est humaine, et donc l’outil, si j’ose dire, qu’est le safeword pour palier à ce genre « d’erreur ». Mais je Vous rejoins totalement sur le fait de définir son propre mode d’emploi. Je me doute que Votre Maître continuera à être attentif à Votre sécurité et Votre bien-être, peu importe le statut choisi. Et si le safeword Vous est inutile, qu’il en soit ainsi, tant que Vous trouvez Votre bonheur aux côtés de Votre Maître, c’est le principal !
        Comme je l’ai dit pas plus tard que tout à l’heure à ma Soumise : on vivra ce qu’on aura choisit de vivre à Notre manière.

        Chacun son chemin, et même si deux chemins se ressemblent, ils restent uniques.

        Très cordialement,

        M.Fox

  3. Bonsoir Sakura

    En effet ce sujet de débat si je puis dire fait débat (rires) on voit fleurir sur les divers réseaux sociaux et autres blogs cette « envie de l’esclave » que ça soit chez les dominants ou chez les soumises aspirants à ce status. Phénomène de mode ? Envie bien réelle ? Mais les différents protagonistes savent-ils ce à quoi cela les engage ?
    Pour commencer je dirais une petite chose, dans la vie en général les mots ont un sens qui leur est propre, ce que j’entends par la c’est que notre belle langue française est suffisamment fournie pour employer les bons mots de la bonne manière et vous êtes la mieux placée pour le savoir quand on lit vos récits.
    Je continue mon développement donc, dans ma vie les mots ont un sens qui leur est propre… Cela est encore plus vrai dans notre milieu où l’utilisation des mots à une importance primordiale… Je continuerai en disant que l’emploi de ces mots ne doit pas se faire à la légère non plus et encore moins quand on fait appel au vocabulaire spécifique à notre milieu…

    Ce qui suit n’engage que moi et mon point de vue qui vaut ce qu’il vaut rires.
    Si on utilise les deux status de manière bien distincte c’est qu’il y a une raison… Une soumise est une soumise… Et une esclave est une esclave… Ceci est fait pour bien différencier les deux status et ce n’est pas pour rien.
    Pour « vulgariser » mon point de vue je vais le faire le plus simplement possible et j’invite les soumises et esclaves à me reprendre si je me trompe bien entendu.
    – Ce qui concerne la soumise :
    À mes yeux une soumise bien que soumise à son maître possède encore la possibilité de dire « non » même si cela ne fait pas partie des limites et interdits mis en avant dans le « contrat » (écrit, tacite ou oral) qui la lie à son maître alors que l’esclave ne possède plus se « droit » s’en remettant au bon vouloir de son propriétaire.
    La soumise possède encore certaines libertés dans sa vie dite « vanille » (choix vestimentaires, en matière d’activités annexes professionnelles ou personnelles, régime alimentaire etc etc) je pense que l’esclave ne possède plus non plus cette liberté.
    La soumise à soumise même si elle l’est au quotidien à son maître possède des moments « vanilles » ou son maître n’a pas le droit de regard si je puis dire alors que l’esclave à mes yeux ne possède plus tout cela s’en remettant le plus souvent totalement à son maître pour tous ces aspects même dits « vanilles ».

    – Du point de vue du maître :
    Je ne dirai pas que « l’investissement personnel » est différent mais un peu quand même je vais essayer de poser mon point de vue de manière claire si j’y arrive rires.
    Une soumise demande énormément de temps et d’attention pour que celle ci ne soit pas laisser à la dérive dans ses pensées et dans ses réflexions pour éviter tout « pétage » de neurone ou retournement de cerveau inutile (sauf quand celle ci est contrôlée mais pour le coup la présence du maître est toujours là) mais du fait que cette dernière possède des temps qui lui sont propres le maître possède aussi du coup des « temps de pause » rires.
    Une esclave demande une attention de tous les instants… Vu qu’elle s’en remet totalement aux choix de son maître pour tout ce qui la concerne dans sa vie les choix du maître doivent être encore plus posés et pesés car ils influenceront le quotidien même de leur esclave.

    Voilà donc la fin de mon raisonnement (enfin vous direz vous qu’est ce que c’était long rires) mais pour vulgariser définitivement et simplifier mon raisonnement à l’extrême un seul mot différencie la soumise de l’esclave… Ce mot est le mot « non » que l’une peut utiliser et l’autre non.

    Pour conclure je dirai que au final c’est un choix… Un choix de vie qui doit être mûrement réfléchit et pas simplement décidé comme ceci. Tout est à prendre en compte d’un côté comme de l’autre.

    J’espère ne pas avoir été trop « pompeux » et qu’il y a encore du monde qui a réussi à tenir jusqu’à la fin rires.
    Voici ma modeste contribution pour faire avancer le schmilblick rires en espérant que cela ait pu aider ne serais-ce qu’un peu .

    Cordialement
    Maître G1

    • Bonjour Monsieur G1,

      Et merci pour votre « petite » contribution. Sourire… je comprends votre point de vue quand au choix des mots utilisés et du poids qu’ils peuvent avoir.
      Mon raisonnement tendait à démontrer quelle était ma vision de ces deux statuts qui pour moi, sont/étaient bien distincts l’un de l’autre.

      Bien évidemment c’est un choix, je le comprends. Tout comme ce fut pour moi un honneur d’entendre mon Maître m’appeler ainsi. Et je l’ai vécu avec une infinité d’émotions… suivi de doutes qu’il N/nous faudra éclaircir ensemble.

      J’espère pouvoir trouver mes réponses.

      Merci pour votre partage de point de vue monsieur,

      Belle journée à vous,

      Respectueusement,

      $akura

      • En effet j’ai fais « light » ce qui peut laisser penser que ma vision des choses est étriquée rires mais c’était surtout dans le but de ne pas partir sur d’autres débats rires.

        J’avais bien compris que ce billet tendait à montrer votre raisonnement et votre vision je l’ai bien compris rires.

        Une chose pour moi serait importante, et sûrement intéressante, à lire. Cela serait d’avoir l’avis de monsieur Katsuo sur le sujet en fait et sa vision à lui des 2 status dont nous parlons ici.
        Cela vous (et nous) aiderait certainement mieux à comprendre le but de l’utilisation de ces mots durant votre moment de jeudi soir. Car je pense que cette petite « réflexion » sur ce billet découle directement de ces mots dits à ce moment là.

        Respectueusement
        Maître G1

  4. Bonjour Sakura,
    Merci de ton avis propre sur ces deux statuts et N:nous permettre de donner N/notre point de vue.

    Pour ma part, je sais qu’il y a une différence entre esclave et soumise; je suis soumise à Mon Maitre ce qui me convient très bien….
    Après avoir beaucoup réfléchi, je ne me vois pas vivre en couple avec Lui et ce pour une raison primordiale pour moi: mes enfants, je n’ai plus eu de compagnon depuis 2015 qui a partagé notre quotidien et même si elles souhaitent mon bonheur, nous avons nos habitudes et sommes heureuses de vivre toutes les trois avant qu’elles quittent le nid maternel.
    J’ai besoin de garder mon libre arbitre en-dehors de N/nos rencontres, sur mes tenues, l’éducation de mes filles, mes sorties, mes loisirs, mon travail.

    Et pourtant cette phrase:
     » Ce n’est pas se soumettre et servir son Maître parce qu’on aime ça, c’est se soumettre et servir son Maître parce qu’il ne nous viendrait pas à l’esprit de faire autrement (et aimer ça). »
    Voilà une bien jolie définition du statut d’esclave.L’esclave se donne totalement et sans limite à son Maître. Elle le fait par choix, librement, comme une évidence.

    me parle car j’ai débuté ma vie de jeune femme dans une relation vanille et petit à petit j’ai senti un manque, un ennui profond.
    Après un nouvel essai avec un compagnon vanille des années plus tard…le même manque, le même ennui alors j’ai pris la décision que je ne devais plus mettre mes envies de côté et que ma soumission devait trouver Celui qui me permettrait d’être sa soumise car je ne peux plus faire autrement.
    C’est viscéral….ce n’est pas une envie mais un besoin, de Lui appartenir en étant sa soumise, selon N/nos règles, N/notre mode de fonctionnement.

    Ceci est mon point de vue qui n’engage que Moi.

    Je t’embrasse Sakura et je te prie de bien vouloir saluer ton Maitre respectueusement de ma part.

    Cordialement,
    Galathee

    • Bonjour ma belle,

      Nos chemins ne sont pas tous les mêmes et c’est ce qui rend chacune de nous unique… Avec ses peurs, appréhensions… Mais aussi ses désirs et besoins.

      Le principal étant de toujours Leur offrir le meilleur de tout ce que nous pouvons leur donner… Avec nos limites propres…
      Et d’y trouver son épanouissement.

      Je t’embrasse et je te dis à très bientôt.

      $akura

  5. Chère $akura,

    Un vaste sujet que celui-là. Et presque autant d’opinions qu’il existe de personnes différentes, même si comme l’a fait remarquer Maître G1, les mots ont leur sens propre.

    Pour ma part, je suis passée du statut de soumise 24/7 à celui d’esclave puis de kajira (toujours en 24/7), cherchant à trouver dans ces différentes terminologies celle qui correspond le plus à ma personnalité.

    Mon opinion (et qui n’est que la mienne), est que comme tu le dis, une soumise donne certaines clés alors que l’esclave donne tout son trousseau (c’est-à-dire tous les aspects de sa vie). Là où je ne suis pas forcément d’accord c’est la notion d’abnégation totale. Je l’ai cherchée longtemps cette fameuse abnégation. Je l’ai touchée du doigt parfois, mais jamais je ne l’ai réellement trouvée. Et je ne sais pas si une abnégation entière existe réellement. Car si on veut être honnête, quand on choisit une relation D/s quelle qu’elle soit, on le fait pour une raison qui nous est propre, pour y trouver une certaine forme de satisfaction, à minima la satisfaction d’un besoin ou le respect de notre nature profonde. Et je suis convaincue (sachant que je peux parfaitement me tromper), que nous restons toutes dans une relation de ce type parce qu’elle nous apporte quelque chose (une chose différente pour chacune), mais quelque chose à nous, pas seulement le plaisir de servir le Maître. Cela peut être un besoin d’être rassurée ou contrôlée, l’envie de lâcher prise, la satisfaction d’un besoin masochiste, le dépassement de soi, l’apprentissage du don, etc. Et même infime, cette petite chose fait que nous nous soumettons et que nous continuons de nous soumettre sur la durée. Dans un rapport M/e, c’est-à-dire un échange total de pouvoir, il y a le mot « échange ». Et même déséquilibré (la satisfaction du Maître devant évidemment rester la priorité), si on veut que cette relation soit pérenne, cet échange est primordial.

    Évidemment, en ayant cette opinion-là, il est logique que je ne me sois pas reconnue dans le mot « esclave » tel qu’il est employé dans l’univers BDSM. Ce n’était tout simplement pas moi. La kajira, qui est pourtant esclave également, a beaucoup plus collé à ma personnalité, à ma nature de femelle puissante et faible à la fois, qui ne s’offre pas mais est conquise par la force du mâle, du Maître.

    Bon, après ces longues digressions, je vais m’arrêter là, en espérant avoir apporté une vision légèrement différente qui éclaire encore les choses sous un autre angle. Le plaisir des différences de personnalité et d’opinion !
    Un bien bel article en tous cas $akura, et qui montre ton engagement envers ton Maître, tes questionnements aussi, bref tout ce qui te fera avancer à Ses pieds, de la façon qu’Il attend de toi.

    Mes humbles respects à Maître Kat$uo et à bientôt !

    Sincèrement,

    élerinna, kajira d’Elendil

    • Bonsoir Elerinna,

      Je m’excuse pour le retard de ma réponse à ton commentaire, mais il est suffisamment riche et développé pour que je prenne le temps de l’analyser et de te répondre.

      Concernant l’abnégation en effet, tu donnes une explication qui a tout son sens… Car bien sûr, la soumise a toujours son besoin de soumission, viscéral, encré en elle… Et même si son but premier reste d’assouvir les désirs de son Maître, c’est ce qui Lui apporte satisfaction au final.

      Et j’avoue que je suis conquise par ta définition de ta personnalité de Kajira « ma nature de femelle puissante et faible à la fois, qui ne s’offre pas mais est conquise par la force du mâle, du Maître. »
      Puissante et conquise… Ces mots sont magnifique… Nos faiblesses enveloppées de leur force… Et ce besoin de les sentir là, présent… Toujours, nous enveloppant…

      Je te remercie pour ton commentaire qui me laisse voir encore la richesse que chacun peut apporter à l’autre, ouvrant des portes vers des chemins différents, et d’autres axes de réflexion… Et en ce moment, des axes de réflexion, je n’en manque pas !
      Au point d’avoir le cerveau qui surchauffe… Au grand dam de mon Maître parfois qui voudrait que je me repose aussi l’esprit… Mais je suis ainsi… Sourire.
      J’avance, je progresse sûrement… Je trébuche encore, je me relève mais je sais que je trébucherais à nouveau…
      Tant qu’Il reste près de moi dans mes chutes, tout va bien. Tant qu’Il m’accompagne, tant qu’Il me guide.

      « l’important ce n’est pas la chute, mais l’atterrissage ».

      Mes respects à Maître Elendil également,
      Et toute ma tendresse pour toi si tu m’y autorises,

      $akura

  6. Bonjour Sakura,

    je découvre avec plaisir votre blog qui va me passer de longs moments ! j’adore votre plume et ça rajoute des 2 blogs que je suis régulièrement (anaëlle et elerinna) ;-).

    Alors pour ma part, je suis esclave de Maître ErosPower. Honnêtement il y a, selon moi, autant de point de vue sur la différence soumise/esclave que de couples D/s. Une connaissance kajira m’a dit hier : « moi, je ne pourrais pas être esclave parce qu’il n’y a pas de règles définies. En tant que kajira, je sais que quand Il m’ordonne telle position, cela a tel but ».

    Gor reste un monde imaginaire mais néanmoins, ceux qui le vivent se servent du livre pour vivre au plus près de cela. De ce fait c’est « cadré ».

    Cependant dans le monde soumises/esclaves, c’est différent. Chaque relation est différente et malgré les règles officielles de soumises : ne pas croiser les jambes, baissez le regard, etc, ce n’est pas toujours respecté et selon moi, tant mieux. j’aime savoir que Maître n’est pas dominé par des règles qu’Il n’a pas choisi, Le regarder dans les yeux puisqu’Il aime ça, etc. je connais des personnes qui se disent soumises alors que selon ma vision, je les pense esclave. Mais c’est au Maître de juger cela.

    Pour moi, une esclave c’est une personne qui se donne sans aucune limites. Les limites existent juste du côté du Maître sur les questions de bon sens. Le bonheur se trouve dans celui du Maître. Pour ma part, je n’ai plus aucun droit d’initiatives et Il gère toute ma vie. C’est ainsi et quand Il est heureux je suis ravie. j’ai refusé intérieurement de me faire tondre, Il le savait mais je n’avais pas le choix, j’ai obéi. C’est la lueur que j’ai vu dans Ses yeux, de me trouver belle ainsi, qui m’a fait l’accepter profondément.
    N/notre relation est dynamique et même si je sais que je ne peux rien Lui refuser, en moi-même j’accepte et me réjouis de choses que je pensais impensable, invivable il y a 3 ans et qui à l’époque n’aurait pas du tout tenté Maître.

    Voilà voilà 😉
    A bientôt sûrement.
    esclave lina propriété d’ErosPower

    • Bonjour Lina,

      Je te remercie pour ton commentaire qui est le bienvenu: je souhaitais aussi cette vision du monde de Gor que je ne connais pas encore très bien.
      En effet, j’abonde en ton sens: il y a autant de relations D/s que de règles différentes c’est sur…chacun trouvant son équilibre selon son propre code.

      Je suis heureuse de te découvrir et espère avoir le plaisir d’échanger avec toi à l’avenir afin de mieux te connaître.

      Je te remercie pour ton partage d’expérience, et te souhaite une bonne lecture ici, au travers de N/nos découvertes et cheminements…

      Transmets mes respects à ton Maître,

      $akura

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