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Séance du 14/06/2018 : Mais où es-tu $akura?

« L’amour est toujours en manque, il n’est jamais repu, il veut plus et il trouve toujours une façon de parvenir à ses fins, c’est ainsi qu’il nous rend malheureux. Il oscille sans cesse entre le vide et le plein, entre l’être et le nonêtre, entre le plaisir et la souffrance » – Eliette Abécassis

Il y a de ces moments parfaits, ceux que l’on chérit, que l’on souhaite revivre d’une façon comme d’une autre…ceux qui sont remplit d’intensités, ou ceux plus doux, mais tout autant parfaits… ces instants où toute chose est à sa place, dans la logique la plus évidente, parce que non, il n’y a aucune raison que cela soit possible autrement.

Et pourtant… parfois, sans le comprendre vraiment, sans savoir ce qui rend cela possible, ou plutôt impossible je devrais dire… parfois, il y a des moments où la connexion ne se fait pas, où l’on est là sans y être… et arrive mille et une question, avec les doutes, les craintes, les peurs de ne pas avoir su, de ne pas avoir pu, de ne pas être à la hauteur, simplement.

La soirée s’annonçait pourtant agréable:
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Séance du 07/06/2018 : Vibrations du corps et de l’esprit.

« On maudit une épreuve, mais on ne sait pas quand elle nous arrive, qu’elle va nous faire grandir et nous emmener ailleurs. On ne peut pas le savoir, la douleur est trop forte pour qu’on lui reconnaisse une vertu. C’est quand la douleur est passée qu’on se retourne et qu’on considère, ébahi, le long chemin qu’elle nous a fait parcourir » – Katherine Pancol.

 

Votre consigne était la suivante:

« Jean moulant, chaussures plates, manteau de cuir et gants ».

A la lecture de ces mots, je me doutais que Vous me réserviez une surprise que j’attendais avec grande impatience. Et l’idée me plaisait beaucoup. Vraiment beaucoup! Elle éveillait en moi non seulement le souvenir mais également le désir… Le désir de la vivre avec Vous, à Vos côtés.
Je Vous ai toutefois demandé la possibilité de prendre une tenue plus « adéquate » pour après la balade. Le port du pantalon en Votre présence n’est pas ce que je préfère je Vous l’avoue. J’aime que mon corps Vous soit exposé, facile d’accès. Vous me l’accordez.

Succession d’essayages pour la tenue en pantalon, qui plus est en chaussures plates (j’aurai opté pour des bottes, car je n’ai que des sandales d’été en plat malgré le nombre impressionnant de chaussures que je possède!). Je me suis apprêtée et j’ai pris la route pour Vous rejoindre.

Je me suis stationnée, jetant un rapide coup d’œil en direction de chez Vous… La lumière du couloir n’était pas allumée. Je verrais bien donc si la porte est ouverte ou pas. Un rapide regard au rétroviseur afin de m’assurer que je sois présentable, et surtout… je passe mon collier. Je le glisse à mon cou, le serre, le caresse. Il est là, il orne mon cou, ma fierté de Vous appartenir. J’ai bien compris que je ne dois plus me présenter à Vous sans lui.
Je sors de la voiture et me dirige vers Votre entrée… Main sur la clenche… la porte s’ouvre. Ouf!

Je monte les marches, prend une dernière grande inspiration pour essayer d’apaiser mes démons intérieurs, et pousse la porte de Votre salon. Vous êtes installé comme à Votre habitude, sur le canapé. Je souris. J’aime Vous voir. Simplement là, Vous savoir près de moi. Ce simple état de fait agit déjà sur mon corps, me faisant frémir de délicieuses envies et autres désirs.
Je dépose mes affaires, et vient prendre place sur mon tapis, à genoux. La position n’est toutefois pas des plus confortable en pantalon et en bottes.
Un léger claquement de doigts :

« A mes pieds »

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Séance du 31/05/18: Délicieusement Troublée…

 

« Une femme est belle quand elle ose être qui elle est, quand elle ose danser sa vie et quand elle ose exprimer ses ressentis.
Elle révèle alors sa sensualité naturelle, en étant simplement elle-même, parfaite, dans sa parfaite imperfection. »- Barbara Gardénia

Je tiens à commencer ce récit par mes plus plates excuses: je Vous promets d’essayer de faire de mon mieux pour le restituer en essayant d’être fidèle au déroulement de cette séance, mais certains moments ont été tellement forts, tellement puissants, que j’ai peur de ne pas pouvoir le restituer correctement.
Certes, je prends toujours quelques notes à mon retour de séance, de façon à en garder l’essence principale… Mais j’étais pour ainsi dire,un peu dans les vapes….sourires….

Je n’aime pas être en retard. Mais ce soir, je sais que je le serais: retenue à la maison par mes obligations maternelles, j’ai pris le départ un peu plus tard que ce que je n’aurais souhaité. Je Vous en informe toutefois.

J’arrive sur le parking et stationne ma voiture. Il me tarde de Vous retrouver. Je jette un œil vers Votre fenêtre, la lumière du couloir est allumée… Je peux donc m’engager vers chez Vous. Je traverse la rue, en robe noire moulante courte, et juchée sur mes talons de 14 cm. Je ne manque pas de me faire remarquée et hélée dans la rue par un troupeau de mâles sans bonnes manières…Je n’aime pas particulièrement ça, car je ne me sens pas spécialement en sécurité, seule dans la rue, même si je sais que Vous n’êtes pas loin: je me réfugie au plus vite dans Votre entrée et tourne le verrou à double tour.

Me voilà en sécurité.
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Le vivre et L’écrire…

« Partir, c’est mourir un peu. Ecrire, c’est vivre d’avantage » – De André Comte-Sponville

Ecrire…
Ecrire au monde pour raconter un silence ou une démesure.
Ecrire pour soi, pour libérer ses mots et ses maux.
Ecrire pour Lui, pour le laisser pénétrer mon âme et mes pensées.

Partager ces petits riens, ou ces grands touts qui remplissent N/notre parcours. Prolonger l’attitude d’un visage, la douceur d’un instant, le rappel d’une musique, la douleur d’un moment, les plaisirs insondables, la réflexion d’un lendemain…
Parfois pour oublier un peu, plonger et disparaître. Sous la surface. Là où les autres n’aiment pas vous poursuivre.
Parfois pour partager, avec l’envie de crier aux yeux du monde mes bonheurs et mes joies, mes doutes ou mes peines. Aux yeux du monde. Là où les autres vous guettent.

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La soumission : un chemin jalonné de difficultés

“Après une nuit de dialogue avec toi-même, l’oppression infinie de ton coeur s’envolera.”- de Yu Dafu. 

Qui oserait penser que cet acte du don de soi, est un long fleuve tranquille? A part celui qui au travers de quelques lectures hasardeuses sur le sujet se laisse berner par des pseudos romans à l’eau de rose, celles et ceux qui comme moi ont fait don de leur corps, de leur âme et de leur cœur à leur Maître savent que chaque jour est différent, et porte avec lui son lot de questions, de difficultés, de désir de dépassement de soi…parfois au prix d’un équilibre quelque peu léger.

L’acte de soumission demande de nombreux efforts, tant dans la façon de penser de manière différente que dans les actes qui en découlent. Les obstacles font partis du chemin que nous empruntons, et parfois, il arrive que nous y trébuchions. Trébucher, tomber, avoir ce sentiment d’échec n’est pas une fin en soi…car il faut réussir à trouver le moyen de se relever. Si possible fièrement, sans oublier jamais ce que nous sommes : de fières soumises.

Il faut alors aller puiser cette force de se redresser, et chercher à comprendre là où nous avons fauté. Ensemble, accompagnée, guidée par son Maître dans l’idéal. Mais ce n’est pas toujours le cas.
Je m’explique:

Il se peut parfois que le chemin de la communication soit momentanément interrompu : par choix, par nécessité, par manque de disponibilité…

Comment réagir? Comment faire face à une chute sans avoir de secours, de directive à suivre dans notre raisonnement, comment éviter de partir en tout sens? Comment retrouver sa confiance en soi quand on se sent abandonnée et sans réponse face à un problème, verbalisé pourtant, mais qui n’obtient aucune réponse. Comment ne pas s’enfoncer plus avant dans ce gouffre des peurs et du sentiment d’abandon?

Je n’ai pas de réponse parfaite, la mienne est celle que j’ai choisi d’emprunter. Je ne sais pas si elle sera suffisante, si elle me permettra de reprendre confiance en moi…pour le moment elle me permet de patienter dans l’attente de jours meilleurs….car j’avoue que pour le moment, je me sens un peu perdue dans ma soumission. Oh pas que je ne pense pas être soumise, non. Cet état de fait est bel et bien réel, c’est là ma nature, celle que mon Maître a su réveiller en moi. Mais ces derniers temps j’ai le sentiment qu’elle s’éffiloche… qu’elle ne Lui est plus autant essentielle et nécessaire qu’elle ne l’est à moi.

Et comme mes questions restent sans réponse… Je suis donc obligée d’aller chercher en moi les réponses à mes propres questions. Ce n’est pas impossible, il s’agit là d’un gros travail d’introspection… qui est à double tranchant: soit j’en ressors plus confiante et je m’accorde le droit de penser que mes réponses sont justes (bien que je n’aurai à ce sujet aucune certitude), soit je commence à douter de moi, de mes capacités, et ma soumission ne sera plus totale aux pieds de mon Maître car j’aurai perdu l’essence même de ce qui m’y aura mené….
Je tiens à préciser que c’est un jeu auquel Il m’accorde de jouer, de par son absence de réponse.

Donc comment réussir à obtenir ses réponses par mes propres moyens?

La première des choses étant d’aller chercher dans des échanges plus anciens avec Lui, les mots rassurants, ceux qui font du bien à mon âme de soumise…une façon de panser mes blessures, d’y passer un baume réparateur. A la question « est-ce que ces mots sont encore valable aujourd’hui? » je réponds oui, sans aucun doute. car si ce n’est pas le cas, il se doit de me le faire savoir. Si un problème subsiste au sein de N/notre relation, Il se doit également de le verbaliser.
Donc ces mots sont sources d’apaisement pour moi.

La deuxième chose étant de comprendre ce qui m’a amenée à ce sentiment d’échec. Quels sont les éléments qui me font douter? Quels sont les failles décelées en moi qui aujourd’hui me font douter de ma capacité à être une bonne soumise? certaines de ces questions n’amèneront aucune réponse valable, car seul Lui auraient les réponses. Alors je tente d’extrapoler, de me rassurer, seule. En cherchant à reprendre confiance en moi.

La troisième chose est de réaliser que s’il y a un problème réel et concret, mon Maître saurait, et même aurait le devoir, de m’en faire part. Donc, les doutes ou questionnements que je peux avoir quant à la qualité de ma soumission, ne peuvent exister réellement tant que Lui ne les remet pas en question.

Il ne reste plus qu’a essayer de comprendre le « pourquoi cette absence de réponse? ce sentiment de fuite de sa part devant mes interrogations »… Il y a bon nombre de facteurs qui peuvent entrer en ligne de compte : des changements significatifs dans Sa vie, une surcharge de travail, un problème de santé, ou simplement peut être que Lui aussi connaît une période de doutes … Il ne faut pas oublier qu’avant d’être un Maître, un Maître est aussi un homme… S’il n’est pas disposé à répondre, au moins est-il disposé à écouter. Et ça, je ne peux pas Lui en faire le reproche. Il est à mon écoute.

Donc voilà, la patience est aujourd’hui mon alliée…patience d’attendre une meilleure disponibilité de Sa part, patience de le voir me rejoindre sur N/notre chemin pour m’aider à en affronter les obstacles qui le jalonne…

Chaque route, chaque chemin a son lot d’obstacle, de difficultés: alors il faut juste s’accrocher et essayer d’y être plus attentive.. Parce que lorsqu’on arrive à franchir ces obstacles, lorsqu’on gravit par soi-même le sommet de ses propres peurs et doutes, on peut à nouveau percevoir l’étendue des paysages merveilleux qui restent encore à découvrir.
Chacun de nous à en soi de nombreuses ressources, variable selon le degré du don de soi et d’abnégation faite à celui à qui on a remis son être dans sa globalité.
Et doucement, on reprend confiance, doucement on se sent fière et heureuse d’y arriver.

Rien n’est impossible à qui le désire vraiment.
Fermez les yeux, respirez calmement…et regardez combien nous avons progressé, combien nous avançons certes parfois sur la pointe des pieds….

Mais à un moment donné, ne faut-il pas lâché la main de l’enfant pour le laisser apprendre à marcher seul , au risque qu’il tombe et se blesse?
Faire ses premiers pas en solo, même à genoux….mais toujours vers Lui, toujours pour Lui.
Car Il est pour moi, ce qu’il y a de plus précieux dans ma vie.

Et Sa main protectrice, Ses mots rassurants sauront retrouvés le chemin de la communication je l’espère. Je ne veux plus en douter.