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Déjeuner du 03/07/2018 : Chez N/nous…

 

“Le foyer c’est le royaume des illusions, la source des rêves de bonheur.” – Philippe Aubert de Gaspé.

 

Comme à N/notre habitude, je Vous rejoins le mardi midi pour N/notre déjeuner … Ce moment dans la semaine, cette petite parenthèse offerte à N/notre quotidien. Certes, N/nous avons moins de temps que lors de N/nos jeudi soir, mais j’aime infiniment Vous retrouver dans ces moments là également.

Je pousse la porte de Votre bureau, et je souris, surprise de Vous trouver torse nu, assis devant Votre ordinateur.

« Qu’est-ce qui te fais sourire ? »

« Rien rien mon Maître… » d’un air malicieux….

« Ferme la porte »

Je me retourne et vais fermer le verrou.
Je vous suis dans l’escalier. Vous montez à l’étage, et je prends quelques instants aux pieds de l’escalier afin de placer mon collier. Tout en le mettant à mon cou, j’entends que Vous placez mon tapis au salon.
Je gravis les quelques marches qui me séparent de Vous et prend place sur mon tapis.

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Séance du 28/06/2018 : Vivante!

 

« Mais le moment est venu où j’ai compris que je ne pouvais plus me leurrer moi-même, que ce n’était pas un crime d’être vivante, que c’était Dieu qui m’avait faite ainsi, que j’avais besoin d’aimer et de vivre. » – Anna Karénine de Léon Tolstoï

Séparés.

Non parce que N/nous l’avions décidé, ou parce que c’était nécessaire pour N/nous. Non.
Mais par obligation… celle d’une lumière qui s’éteint, d’un dernier souffle venu se briser sur le miroir du temps, celle d’une vie qui s’en va et qui laisse derrière elle les pleurs et la douleur de l’absence.

Un événement qui arrive hélas, bien souvent dans la vie de tout un chacun.

Je ne sais pas comment vous les traversez ces instants là, mais ils sont pour moi difficiles car ils me mettent face à ma plus grande peur : celle de la perte, celle de l’absence, celle de vieillir…ou celle encore de mourir. Oh je sais bien que nous sommes tous amenés un jour à quitter ce monde. Ma crainte est dans ce temps aléatoire que la vie nous donne : peut-être aujourd’hui, peut-être demain… comme une épée de Damoclès que nous avons tous au dessus de nous et qui décide de s’abattre au gré du hasard, ou au gré de nos choix de vie aussi.

Et dans ces moments là, je suis seule. Seule avec mes peines, mes chagrins. Seules avec mon manque, et l’absence.

Et je suis seule face à mes peurs, mes doutes.

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Séance du 21/06/2018 : Un cadeau qui claque !

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“Le cadeau, c’est comme la caresse : il faut le renouveler, on ne s’en lasse pas.” – François Cavanna – Coups de Sang.

Je Vous avais demandé à titre exceptionnel, de bien vouloir me laisser accéder à la salle de bain à mon arrivée chez Vous, afin de me changer et de me présenter à Vous de façon différente.

Je m’engageais dans l’escalier, m’attendant à voir la porte de l’étage fermée, comme à mon habitude. Mais non, elle était ouverte. Ce qui modifiait mon arrivée: j’aurais souhaité pouvoir gratter à la porte, et Vous faire la surprise de mon entrée telle que je l’avais prévue. Rien de grave en soi, je sais m’adapter.

Je rentre dans la salle de bain, enlève ma robe et enfile celle en filet et perles, ainsi que mes talons hauts de 14 cm que j’affectionne beaucoup. Je me place à quatre pattes, et je glisse mon cadeau entre mes dents, pour venir Vous l’offrir: une cravache à claquette large qui m’a tapé dans l’œil, et à laquelle je n’ai pas su résister.

Mon cœur bat la chamade dans ma poitrine lorsque je pénètre dans la pièce, où Vous m’attendez assis dans Votre canapé: je ne sais pas du tout quelle sera Votre réaction, du fait de cette initiative de ma part, initiative à laquelle je ne Vous ai pas habitué, et je ne sais pas si cela Vous plaira ou non. Et malgré mon appréhension, je prends le risque de Vous surprendre.
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Déjeuné du 19/06/2018: Sourire effronté…

« Parce que tu crois que l’amour, c’est sourire, chanter, mettre des belles robes, sourire encore. Moi, je sais que l’amour, c’est être capable de vendre son âme au Diable. » Le chevalier au bouclier vert – Odile Weulersse

Je me suis présentée devant Vous ce mardi, et comme à mon habitude, je Vous ai rejoins à Votre bureau.
Vous m’avez demandé de fermer la porte derrière moi, et de venir m’installer à Vos pieds, à genoux. Vos mots ont fait naître un premier sourire de ma part…. premier sourire qui a toute son importance vu la suite des événements… Cette demande étant assez inhabituelle, elle me plut incroyablement! Me retrouver là, à genoux, à Vos pieds, derrière Votre bureau… attendant patiemment que Vous ayez terminé….

Vos mains glissent sur ma tête,glissent dans mes cheveux, ou sur mes joues… Vous, tout occupé à travailler sur Votre PC, le regard rivé sur Vos écrans… J’en profite pour Vous regarder…Vous admirer…et caler ces images dans ma mémoire…quelques unes de plus dont je peux nourrir mon imaginaire sans fond.

Soudain, un bruit à la porte: un client cherche à entrer. Vous me demandez de me relever et de me mettre sur le côté. Je ne suis ni surprise, ni mal à l’aise. Je suis non seulement là où je dois être, c’est à dire, là où Vous souhaitez que je sois, mais je suis avant tout à ma place. Là debout, ou à Vos pieds. A ma place.
Après avoir traité avec lui, et qu’il soit reparti, Vous me demandez de refermer la porte et de revenir m’installer à Vos pieds.

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Séance du 14/06/2018 : Mais où es-tu $akura?

« L’amour est toujours en manque, il n’est jamais repu, il veut plus et il trouve toujours une façon de parvenir à ses fins, c’est ainsi qu’il nous rend malheureux. Il oscille sans cesse entre le vide et le plein, entre l’être et le nonêtre, entre le plaisir et la souffrance » – Eliette Abécassis

Il y a de ces moments parfaits, ceux que l’on chérit, que l’on souhaite revivre d’une façon comme d’une autre…ceux qui sont remplit d’intensités, ou ceux plus doux, mais tout autant parfaits… ces instants où toute chose est à sa place, dans la logique la plus évidente, parce que non, il n’y a aucune raison que cela soit possible autrement.

Et pourtant… parfois, sans le comprendre vraiment, sans savoir ce qui rend cela possible, ou plutôt impossible je devrais dire… parfois, il y a des moments où la connexion ne se fait pas, où l’on est là sans y être… et arrive mille et une question, avec les doutes, les craintes, les peurs de ne pas avoir su, de ne pas avoir pu, de ne pas être à la hauteur, simplement.

La soirée s’annonçait pourtant agréable:
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Séance du 31/05/18: Délicieusement Troublée…

 

« Une femme est belle quand elle ose être qui elle est, quand elle ose danser sa vie et quand elle ose exprimer ses ressentis.
Elle révèle alors sa sensualité naturelle, en étant simplement elle-même, parfaite, dans sa parfaite imperfection. »- Barbara Gardénia

Je tiens à commencer ce récit par mes plus plates excuses: je Vous promets d’essayer de faire de mon mieux pour le restituer en essayant d’être fidèle au déroulement de cette séance, mais certains moments ont été tellement forts, tellement puissants, que j’ai peur de ne pas pouvoir le restituer correctement.
Certes, je prends toujours quelques notes à mon retour de séance, de façon à en garder l’essence principale… Mais j’étais pour ainsi dire,un peu dans les vapes….sourires….

Je n’aime pas être en retard. Mais ce soir, je sais que je le serais: retenue à la maison par mes obligations maternelles, j’ai pris le départ un peu plus tard que ce que je n’aurais souhaité. Je Vous en informe toutefois.

J’arrive sur le parking et stationne ma voiture. Il me tarde de Vous retrouver. Je jette un œil vers Votre fenêtre, la lumière du couloir est allumée… Je peux donc m’engager vers chez Vous. Je traverse la rue, en robe noire moulante courte, et juchée sur mes talons de 14 cm. Je ne manque pas de me faire remarquée et hélée dans la rue par un troupeau de mâles sans bonnes manières…Je n’aime pas particulièrement ça, car je ne me sens pas spécialement en sécurité, seule dans la rue, même si je sais que Vous n’êtes pas loin: je me réfugie au plus vite dans Votre entrée et tourne le verrou à double tour.

Me voilà en sécurité.
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Séance du 03/05/2018 : Perte de contrôle.

« Il y avait Lui, il y avait elle. Tout le reste n’était rien » – René Barjavel.

Je ne le pensais pas. Je ne le savais pas. J’ai cherché à comprendre cet état dans lequel j’étais hier soir, qui m’a tant perturbé jusqu’à ce matin encore.

Cherchant un cadre « légitime », une certaine forme de « normalité », bien qu’à mon sens rien ne soit à proprement parlé normal, si ce n’est ce qui est usuel aux yeux de tout un chacun (et toujours à mon sens, d’une extrême platitude).

Il semble donc que cet état second dans lequel je me suis retrouvée hier, soit celui-ci… Le Subspace. Je le développerai plus en détails sur autre article.

Toujours est-il, je Vous glisse ici le détail de cette séance, au travers de mes yeux, au travers de ma peau, au travers de mon âme… tout ce qui est passé à travers moi et dont j’ai réussi à garder quelques bribes conscientes malgré un état d’absence, un état quasi second…

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