Déjeuné du 19/06/2018: Sourire effronté…

« Parce que tu crois que l’amour, c’est sourire, chanter, mettre des belles robes, sourire encore. Moi, je sais que l’amour, c’est être capable de vendre son âme au Diable. » Le chevalier au bouclier vert – Odile Weulersse

Je me suis présentée devant Vous ce mardi, et comme à mon habitude, je Vous ai rejoins à Votre bureau.
Vous m’avez demandé de fermer la porte derrière moi, et de venir m’installer à Vos pieds, à genoux. Vos mots ont fait naître un premier sourire de ma part…. premier sourire qui a toute son importance vu la suite des événements… Cette demande étant assez inhabituelle, elle me plut incroyablement! Me retrouver là, à genoux, à Vos pieds, derrière Votre bureau… attendant patiemment que Vous ayez terminé….

Vos mains glissent sur ma tête,glissent dans mes cheveux, ou sur mes joues… Vous, tout occupé à travailler sur Votre PC, le regard rivé sur Vos écrans… J’en profite pour Vous regarder…Vous admirer…et caler ces images dans ma mémoire…quelques unes de plus dont je peux nourrir mon imaginaire sans fond.

Soudain, un bruit à la porte: un client cherche à entrer. Vous me demandez de me relever et de me mettre sur le côté. Je ne suis ni surprise, ni mal à l’aise. Je suis non seulement là où je dois être, c’est à dire, là où Vous souhaitez que je sois, mais je suis avant tout à ma place. Là debout, ou à Vos pieds. A ma place.
Après avoir traité avec lui, et qu’il soit reparti, Vous me demandez de refermer la porte et de revenir m’installer à Vos pieds.

Quelques minutes passent encore, et après avoir mis en ordre Vos affaires, Vous me demandez de monter. Je m’exécute.
Arrivée à l’étage, je dépose mes affaires et viens prendre place à genoux près de Vous.
Vous me rapprochez de Vous, Vous m’embrassez, me caressez, je me love tout contre Vous…Un moment délicieux qui me permet de me sentir simplement moi, ce moi que je me permets d’être quand je suis avec Vous, ce moi infiniment bien à sa place.
Vous glissez Votre main entre mes cuisses, et semblez me trouver suffisamment humide. J’en souris … Un sourire qui se dépose sur mes lèvres, mais que Vous pouvez lire également dans mes yeux….

« Mais?? Tu rigoles ? »

« Non mon Maître! »

En effet, je ne rigole pas, juste j’ai cet immense sourire qui me traverse le visage… et qui doit rayonner je suppose.

Vous me redressez, toujours à genoux, et faites descendre mon string le long de mes cuisses. Mon sourire reste figé à sa place sur mes lèvres. Et je me laisse porter par Vous.
Vous venez Vous placer derrière moi, Vos mains glissant ça et là sur mon corps, pinçant tour à tour un sein sous ma robe, ou glissant sur mon cou ou ma joue… Votre autre main, lovée entre mes cuisses, s’affaire sur mon bouton de rose, que je sens gonfler sous Vos doigts délicieux. Je m’abandonne entre Vos mains, me laissant envahir par l’étrange mélange de Votre douceur et de Votre fermeté.

Puis arrive cette première claque légère et agréable, entre mes cuisses. Je suis surprise au premier abord, mais elle m’irradie le corps de divines sensations, me remontant l’échine jusqu’à exploser dans ma tête pour une autre raison: je suis bien. Je vais bien. Je n’ai pas fait de blocage comme je le redoutais, et cet état là, je Vous le dois: Vous avez su guider ma réflexion, apaiser mes doutes ou mes craintes, canaliser mon esprit tortueux sur l’essentiel. Et chacun de Vos mots en cet instant précis prend une valeur immense à mes yeux. Vous avez su me gérer de façon admirable et je Vous en remercie mon Maître.

Cette réflexion, ce ressenti amène un sourire encore plus prononcé sur mon visage: je ne suis plus aux anges non…je ne suis que bonheur. Celui de Vous appartenir.

« tu ris ? « 

« Non mon Maître je souris. »

« Viens chercher ta sucrerie « 

Vous êtes debout derrière moi… J’entends le bruit de Vos vêtements qui tombent sur le sol. Je tourne mon visage dans Votre direction, j’ouvre la bouche et tire ma langue pour me saisir de Votre queue, toujours derrière moi.

« Je vais te retirer ce sourire »

Vos yeux disent pourtant le contraire et me font comprendre combien Vous aimez me voir joueuse et sereine…. Je me trompe mon Maître ?

Toutefois, Votre main se place sur ma nuque et vient glisser Votre queue dans ma bouche, jusqu’à la garde… Et malgré cette délicieuse gorge profonde, je ne peux m’empêcher de sourire encore.
Je Vous suce, Vous avale aussi loin que possible. Je tiens bon et je me surprends. Vous me poussez plus loin, plus longtemps, jusqu’à ce que le haut le cœur me vienne…

Vous tournez alors mon visage vers Vous, une main sous mon menton, délicatement, Vous redressez mon visage… Mes yeux sont en larmes de ce trop plein de Vous. Mais mon visage est paré d’un sourire insolent.

Dans un sourire, et d’une voix douce Vous me dites :

« hummm… j’aime ces larmes là »

Face à moi, Vous reprenez possession de ma bouche… Et je Vous reçois avec délice et envie. Le regard pétillant de plaisirs et de bonheur.

« Je vais te faire passer l’envie de rire… Je vais te claquer le cul au martinet. »

Sans mot dire, je me place à quatre pattes devant le canapé, bras devant moi, posés sur l’assise. Mon string toujours glissé sur mes genoux, je me cambre afin de recevoir ma « punition » qui bien sûr n’en est pas une… Et je cale ma tête et mon sourire dans l’oreiller devant moi.
Le martinet claque à ma gauche… Vous me prévenez…ce qui a pour effet de me faire me cambrer encore un peu plus et de me faire sourire des plaisirs à venir.

Le martinet mord alors ma chair… D’abord mon cul, puis mes hanches, mes épaules, mon dos, ma nuque … Votre martinet part à l’assaut de mon corps, dans une vague de douce douleur …. C’est délicieux…

Vous posez le martinet et ce sont Vos deux mains qui viennent claquer fortement mon cul, à plusieurs reprises. Un claquement sec, qui m’en fait trembler le corps… Une fois, deux fois..trois fois… à m’en faire frissonner de plaisir.

 »À genoux sur le canapé  »

Je prends place. Je sens Votre corps s’approcher du mien. Je sens Vos mains se poser sur mes hanches, caresser mon dos… Ma nuque.. Et finalement, une de Vos mains glisse à mon cou, l’enserre… Vous êtes en moi.

Vos mots… Ceux que Vous me glissez à l’oreille… Ceux que je Vous fais parfois répéter pour être sûre de les avoir compris:
Vous me dites que je Vous appartiens, que je suis Votre chose, et que Vous faites ce que Vous voulez de moi.
Et Vous voulez qu’à mon tour je Vous répète ces mots… Et ils font échos en moi tant ils sont vrais.

Vous me dites combien Vous aimez que Votre petite bourgeoise vienne se faire baiser… Et puis soudain ces mots:

« Tu es une bombe!! »

Dans mon esprit, cette réponse « Oui! La Votre »

« Est-ce que tu le sais ? Que tu es une bombe? »

« Non pas vraiment… Jolie oui.. Une bombe… Je ne le pense pas. »

Et ce n’est ni par pudeur ou modestie que je Vous réponds ça… Il faut croire que l’image que j’ai de moi dans le reflet du miroir n’est pas celle que Vous voyez au travers de Vos yeux.

Mais justement…l’espace d’un instant, j’ai pu me voir dans Vos yeux, tel que Vous me voyez Vous, au travers de Vos mots…ces mots qui me font un bien immense: Je me sens incroyablement belle sous Vos mains, sous Vos coups de reins.

 »Avoue que tu en joues et que tu aimes ça? »

« Si j’en joue mon Maître, c’est inconsciemment! »

Une chose est sûre pour moi, si j’ai pu en jouer auparavant, aujourd’hui, je n’en joue plus.
Pourquoi?
Simplement parce que je Vous appartiens. À Vous. Et nul autre que Vous.

Vos coups de reins s’intensifient, mon plaisir bourdonne au creux de mes reins et mes râles et murmures Vous manifestent ma faim de pouvoir onduler plus encore de plaisir…

« Silence »

Ce mot qui veut tout dire: ne pas céder, ne pas glisser vers l’abandon, ne pas dériver vers l’extase sourde que j’aime retrouver…. Je n’ai pas encore l’autorisation de jouir. Je bloque mon esprit sur l’instant, je mords mes lèvres, déformant mon plaisir en douleur auto infligée pour réussir à contenir le feu qui brûle dans le creux de mes reins.

Délicieusement pervers, Vous venez me mordre entre l’épaule et le cou, et je gémis: tout mon corps se tend de plaisir, tout mon corps brûle d’un violent désir de plus encore… Vos dents sur ma chair, marquant ma peau, même légèrement …. Mon dieu que c’est divin, affreusement bon… un frisson me parcourt le corps, et me cambre les reins plus encore tant j’aime ça…

Vos mouvements de bassin se font plus rapide, ma respiration s’accélère, et suite à Votre morsure, j’ai de plus en plus de mal à retenir le flot de jouissance qui bouillonne en moi.
L’auriez-Vous senti? Je suppose…

« Lâche toi! »

Le feu vert est donné… et je me laisse submerger par cette vague intense de plaisirs contenus, gardés sous-jacents, sagement enfermés dans le creux de mes désirs. Je laisse aller mon plaisir… Et un orgasme délicieux m’envahit le corps…et l’esprit.
Mais j’en veux plus, j’en veux encore, j’ai faim.
Faim de ces sensations, que je retrouve, celles d’être pleinement moi, sans entraves autres que celles que je me suis choisies.
Faim de Vous, faim de Votre plaisir, celui de Vous entendre gémir, de Vous sentir glisser doucement dans N/notre bulle…
Mon corps s’éveille à nouveau et se déchaîne encore, venant répondre à Vos coups de butoir qui me martèlent encore, éveillant tour à tour mes désirs et plaisirs…

« Mais c’est qu’elle est gourmande et en redemande ! »

« Oui Maître ! »

Mais gourmande de N/nous. De N/nos plaisirs…je les voudrais infinis.
J’accélère les mouvements de va et vient de mon bassin venant s’empaler sur Vous, Vos mains posées sur mes hanches, claquant ça et là mon corps…l’éveillant à nouveau à la douce brûlure de Vos mains.
Vos mains qui se posent un peu plus fermement sur ma peau, sur mes hanches… le bruit de Votre respiration plus sourde… Vos légers râles… Et Votre plaisir qui se délivre dans le creux de mes reins…

Je reste là, en position et sans bouger d’un iota…. comme à mon habitude, attendant Votre signal. Mon corps doucement se remet… légers spasmes, doux tremblements… Mon sourire est toujours figé à mes lèvres, enfoui dans l’oreiller du canapé.

Soudain le martinet revient… Une première caresse franche et cinglante sur mon cul. Je suis surprise…mais son contact m’apaise et me rassure… Pas de douleur vive, juste ce plaisir…. Mon corps retrouve ses sensations, mon esprit est à nouveau connecté à mon corps, et à Vous…  Je redresse  la tête, qui part en arrière sous Vos coups de martinet qui me grisent…Mon sourire insolent ne me quitte pas et ne me quittera pas d’ailleurs, jusqu’à mon départ.
Je m’enferme avec Vous dans ma bulle, enveloppée de Vous, apaisée et en même temps brûlante… Je ne veux pas m’éloigner, je veux rester connectée avec Vous, Vous sentir là, présent, près de moi, je veux garder conscience…et je glisse pourtant doucement…sans pour autant glisser trop loin non plus.

Puis vient l’apaisement… où Vous venez me prendre dans Vos bras, où Vos mains glissent sur ma peau… Où lovée tout contre Vous je m’ennivre de Votre odeur, je m’imprègne de Vous.
Toujours plus, encore…
Et Vos mains qui inlassablement me caressent.

« Ça va ? »

Votre visage est souriant, Votre regard pétillant… Je Vous sens bien, heureux et fier de me retrouver.
N/nous sommes à nouveau N/nous. Il n’y a pas pour moi, de plus belle réponse que celle que je lis dans Vos yeux …
Je Vous regarde, épanouie, rassurée. Je ne me suis pas perdue. Vous êtes venu me chercher, Vous m’avez remise sur le bon chemin. Vous avez saisi ma main, et Vous ne l’avez pas lâchée… Juste Vous avez su me guider dans mes peurs pour que je les domine…

Je lève mon visage vers Vous:

« Oui mon Maître. Extrêmement bien. »

Et bien sûr…. Toujours en souriant.

10 réflexions au sujet de « Déjeuné du 19/06/2018: Sourire effronté… »

  1. Sakura,
    Je suis heureuse de lire que tu te sois retrouvée, que vous vous soyez réunis et que ce sourire est un.sourire de bien être…
    J’aimerai pouvoir à mon tour avoir ces sensations et ce bonheur…
    Pour le moment je dois me contenter de ce que j’ai… même si j’ai parfois l’impression qu’il est autant « dépendant » de moi que je le suis de lui…

    A bientôt,
    Dans l’attente de ton prochain article.

    Tinotte

    • Bonjour Tinotte!

      Merci pour ton joli commentaire. Sois rassurée: il faut Vous laisser le temps de trouver un juste équilibre dans Votre relation. ce n’est pas non plus chose facile entre les désirs de l’un, ou les besoins de l’autre de trouver le point d’équilibre qui puisse satisfaire les deux. Et il y aura toujours des moments où certaines envies prendront le dessus, remettant l’équilibre en cause. Ou certaines remises en question sur la relation qui sèment parfois le doute…

      rien n’est jamais facile en D/s, il ne faut pas croire que cela glisse tout seul… en tout cas, moi, je ne le vois pas comme ça! C’est un travail de longue haleine, qui demande beaucoup de réflexion personnelle, de travail sur soi… et quand une épreuve est passée, une autre se présente toujours quelque temps après. Pour avancer. pour progresser. Mais je te souhaite que cela se fasse comme avec mon Maître : dans le respect de l’autre, et avec amour et bienveillance, toujours.

      Et sache que tout ne passe pas forcément par les mots: parfois ce sont des attentions, parfois des regards, des gestes (je sais que Vous ne Vous voyez pas mais sait-on jamais), parfois seulement parce qu’Il a envie de te faire plaisir … Ils peuvent être surprenant crois moi.

      S’ils nous sont essentiels, n’oublie pas que nous le sommes pour Eux également.

      Je t’embrasse ma douce, et j’espère que tu trouveras ton équilibre assez vite .

      Mes respects à ton Maître,

      Sakura.

  2. Ma chérie voilà un joli texte qui m’a donné bien chaud juste avant d’aller dormir. C’est toujours un plaisir de te lire.
    Je soupçonne ton Maître de tout faire juste pour avoir ton sourire sous les yeux. Et je sais comme il est joli ce sourire.
    Je t’embrasse.
    Mes respects a ton Maître malicieux.
    Marjo Crystal

    • Bonjour ma douce !!

      C’est toujours un réel plaisir pour moi de te voir ici (ce qui sera plus facile désormais puisque facebook m’a encore punie!!! grrrr)

      Je suis ravie de bercer tes nuits d’images et de mots qui te donnent chaud…sourire.

      Je suppose aussi que cette petite arrogance (toute respectueuse soit elle) lui plait également…sinon Il saurait me la faire passer ni une ni deux… je n’en doute pas une minute!

      Et j’aime quand Il me donne ce sourire, quand Il ravit autant mon cœur que mon esprit ou encore mon corps. Je sais la chance que j’ai… C’est ici qu’Il me manque, sur N/notre Blog…. Enfin, ceci est un autre sujet ^^.

      Je t’embrasse fort également.
      Transmets mes humbles respects à ton Maestru.

      Sakura.

  3. Quel article magnifique !!! Il n’y a rien de plus beau que le sourire béat d’une soumise heureuse, choyée et maltraitée 😉 Je souriais moi-même en lisant chaque ligne de cet article !
    Merci infiniment pour le partage Sakura et mes humbles respects à ton Maître.
    Sincèrement,
    élerinna, kajira d’Elendil

    • Merci Elerinna ^^ !

      En effet… J’avoue que ce sourire Béa commence à me plaire sérieusement… Et tout ce qu’il induit de positif avec. Mon bien-être, mon lâcher prise… Les plaisirs qu’Il m’offre, N/notre lien toujours fort… Et simplement la beauté de tout ce qu’Il m’offre.

      Je suis ravie de t’avoir collé ce sourire également.

      Mes humbles respects à Maître Elendil.
      Affectueusement,

      $akura

        • Bonjour Audrey,

          Maître Katsuo est Celui qui a fait de moi une soumise. Il est le seul que j’ai pu connaître et aimé. Et je n’en souhaite aucun autre.

          Je n’ai aucun doute quand à Son amour pour moi… Qu’il a su me prouver ou démontrer par bien plus d’actes que de mots. Il faut savoir les voir et les comprendre.

          Il existe tant de façon d’aimer. Et toute ne passe pas par une vie commune et partagée.

          Je sais que je Lui suis précieuse, autant qu’Il m’est vital, essentiel.

          J’ai ce sentiment aujourd’hui que N/nous avons trouvé N/notre équilibre, entre ce que chacun de N/nous peut offrir à l’autre et ce que chacun attend de l’autre.

          Apprend à lire à travers tout ce qu’il t’offre et je suis persuadée que tu sauras y trouver de l’amour.

          Belle journée à toi Audrey,

          Tendrement

          $akura

  4. Bonjour ma douce,

    Je rattrape mon retard 😉

    Je me suis laissée portée par ton nuage de bonheur, un moment précieux où pendant quelques heures plus rien d’autre ne compte. Ça fait du bien de te lire si heureuse et d’imaginer ce beau sourire sur ton visage.

    Mes humbles respects à Maître Katsuo,

    Je t’embrasse,

    Affectueusement,
    Anaëlle

    • Merci ma douce pour ton message et ton partage de ressentis 💜.

      En effet .. Je crois avoir enfin trouver mon équilibre et avoir compris aussi beaucoup de choses sur moi, sur Lui ou encore sur N/nous.
      Il faut du temps, de la patience et surtout de la persévérance je pense.

      Je suis heureuse de constater qu’Il a su en faire preuve avec moi (et qu’Il sait encore… Sourire)

      Je t’embrasse fort ma belle,

      Transmet également mes humbles respects à Maître Phénix.

      $akura

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