Déjeuné du 29/05/2018 : Pique-Nique

 

 

“Chaque instant est bonheur à qui est capable de le voir comme tel.” –  Henry Miller 

 

Je Vous avoue que je ne m’y attendais pas…

N/nous étions mardi. et comme chaque mardi, je m’apprêtais à Vous rejoindre. Puis est arrivé Votre message, m’indiquant que Vous passiez à Votre appartement … Ici… Chez moi. J’en ai déduit que N/nous déjeunerions là bas.
Sauf que… Vous aviez oublié Vos clés… Sourire (Peut-être qu’il serait pratique à l’avenir que j’en ai un double….juste une suggestion).
RDV était donc pris pour 11h30… et ce serait pique nique. Le lieu? Une écluse qui N/nous laisserait le plaisir de voir passer les quelques bateaux de plaisanciers chanceux.
Un dernier message m’informait que cependant Vous ne Vous attarderiez pas, en raison de Vos obligations professionnelles.

Bien… Je peux le comprendre, et surtout…Vous étiez là. Et, l’idée de ce pique nique improvisé me plaisait: autre lieu, autre temps…simplement différent. Et j’aimais ça.

J’ai pris la route assez tôt pour Vous rejoindre et ne pas être en retard, les minutes N/nous étant comptées.

J’ai fini par Vous trouver…sourire… Et N/nous N/nous sommes installés non loin de la route, près d’un arbre. J’étais mal à l’aise, et je ne savais pas trop comment Vous le dire. N/nous N/nous sommes installés et mon malaise s’est confirmé: trop près de la route. La route qui mène chez moi. J’ai pris conscience que je pouvais simplement être aperçue depuis la route, par une connaissance, un voisin, un parent de l’école… Et je Vous en ai fait part.

Vous avez donc ramassé N/notre déjeuné, ainsi que mon immense plaid encombrant, afin de N/nous déplacer un peu plus en contrebas, moins exposés, plus à l’abri. Il N/nous aura fallu crapahuter le long du canal pour atteindre ce petit espace bucolique, au cadre très printanier (en faisant abstraction des voitures qui passaient un peu plus haut au dessus de N/nous…sourire)

N/nous étions au soleil. Vous en pantalon et T-shirt, moi en jupe et débardeur. Et il faisait chaud. La plus belle journée de la semaine, N/nous avons eu de la chance!
N/nous avons déjeuné: J’ai beaucoup apprécié Votre choix pour mon repas, différent du Votre. Le mien d’ailleurs, nettement plus équilibré que le Votre.
Même chose pour le choix de ma boisson : un thé vert frais parfumé à la cerise. Excellent choix, dont je découvrais l’existence grâce à Vous. Et oui… je Vous ai imaginé dans les rayons de ce supermarché, cherchant ce qui pourrait me plaire, et j’ai aimé ça… des petits gestes certes, mais qui ont le mérite d’exister, d’être là, visibles, et qui me touchent.

Vous m’avez parlé de Votre matinée, N/nous avons parlé de tout un tas de choses, diverses et variées… N/nous avons regardé passé les bateaux traversant l’écluse, le flux et reflux de l’eau qui vient remplir le bassin en contrebas… N/nous avions les oiseaux pour compagnie, le bruit des clapotis de l’eau au passage des péniches, les touristes qui N/nous saluaient à leur passage devant N/nous… Le soleil N/nous brûlait la peau, mais c’était agréable…agréablement chaud.

Vos mains glissaient de temps en temps sur mon bras, ou effleurait mon cou ou ma joue… avec dans Vos yeux, tant de choses à y lire: Vous étiez bien.  Là,  à mes côtés, je pouvais le sentir. Vous étiez détendu,Vous profitiez de l’instant. Et à mon tour, je me suis détendue.
Je me suis allongée sur le ventre, relevant mes cheveux pour libérer ma nuque de leur chaleur… j’avais envie de venir me blottir contre Vous, envie de tendre ma main vers Vous, et de la glisser sur Votre peau… j’avais envie de Vos baisers. Je venais de manger, mais j’avais encore grand appétit… Mais de Vous.

Votre main est venue relever ma jupe sur mes hanches, dévoilant mon cul à ceux qui, sur l’autre rive, pouvaient passer par là: promeneurs ou joggeurs, il n’en manquait pas! Mais je n’en avais cure. J’étais là, avec Vous, et à cet instant, rien d’autre ne comptait.
Votre main, après avoir doucement caressé le bombé de mes fesses, avec ce léger grognement de Votre part, à peine audible, est venue claquer plusieurs fois la partie la plus charnue. Claquées, empoignées… Mes fesses étaient à Vous en cet instant. Et ce fut incroyablement bon sous ce soleil de printemps.
Vous Vous êtes interrompu et avec un sourire taquin dans le regard:

-« Bronze un peu maintenant »

J’ai ri…et sourie:

-« Je vais devoir opter pour le naturisme cet été si je dois les faire bronzer »

N/nous sommes restés ainsi un petit moment. Jusqu’à ce que Vous jugiez nécessaire de me replacer ce morceau de tissus sur mes fesses.
J’étais allongée près de Vous, et je buvais Vos paroles, je me noyais dans Vos regards… l’instant semblait suspendu… J’étais incroyablement bien et Vous sembliez l’être tout autant.

Il n’y avait rien de particulier ce jour là, pas de séance, pas de D/s à proprement parlé. Je suis celle que je suis, en tout temps, à toute heure, et encore plus à Vos côtés comme aujourd’hui.
L’heure avait tourné, et il était temps pour Vous de reprendre la route. Déjà… j’aurais aimé passer mon après midi là, allongée près de Vous, à discuter, à Vous observer… je ne voulais pas que cette parenthèse un peu inhabituelle se referme. Mais il le fallait.

Je me suis rechaussée, ma peau chaude du soleil, et Vous avez rangé et plié N/nos affaires de pique nique.
Vous m’avez reconduite à ma voiture, puis, êtes parti de Votre côté avec la Votre.
La parenthèse venait de se fermer.

Je remontais dans ma voiture, tournant mon rétroviseur vers moi, afin de jeter un rapide coup d’œil à mon image… et là… je réalisais soudain que j’avais passé cette heure à Vos côtés sans mon collier.
Non, je ne l’avais pas mis en sortant de la voiture car trop de passage, non je ne l’ai pas mis au pied de l’arbre non plus, car je n’y étais pas plus à l’aise… j’aurai pu le faire là où N/nous N/nous étions installés après pourtant. Mon collier était dans mon sac.

J’ai ressenti comme un léger malaise: Vous ne m’en avez rien dit. L’aviez-Vous remarqué? Et me revint en mémoire cette phrase que Vous m’aviez dite l’an passé:

 » Tu ne te présenterais pas à ton mari sans ton alliance? alors dis toi que ton collier c’est la même chose avec moi »

Comment ai-je pu oublier? Est-ce dû au fait que mes repères avaient changés? Cela ne changeait rien à ma condition, à ma soumission, à celle que je suis… je ne me suis pas comportée avec Vous différemment de ce que je l’aurai fait si mon collier avait orné mon cou… Mais cela me troublait.
Aussi, je décidais dans l’après midi de Vous envoyer un mail pour Vous en faire part.

Je Vous indiquais que vous n’aviez pas relevé ma faute, et que du coup, j’en déduisais qu’il n’y avait pas de faute commise de ma part. je Vous faisais part de mon malaise post pique nique, qui ne venait cependant en rien entaché l’agréable moment que j’avais pu passer avec Vous… et je Vous taquinais en Vous demandant donc, si je n’avais pas mon collier, avec qui Vous aviez déjeuné?

Votre réponse me fit rire aux éclats tant je la trouvais bien trouvée…Mais elle me toucha aussi beaucoup, elle toucha autant la soumise que la femme que je suis.
Car Votre réponse indiquait simplement que Vous aviez pique niqué ce midi avec la femme, mais aussi avec Votre soumise. Maître comblé que voilà…sourire… et je peux en dire tout autant de mon côté.

La parenthèse, que Vous et moi avions trouvé trop courte, était donc fermée, et mes craintes envolées.

Je me laissais alors rêvasser à ces instants différents que j’avais appréciés, et je m’en régale encore aujourd’hui.
Ces images sous ce beau soleil, Vos sourires,  Vos regards, Votre tendresse et Votre douceur ont fait mon bonheur mon Maître.
Il eut été parfait si j’avais pu goûter Vos lèvres. Oh… je me doute que l’envie y était… Mais soyez rassuré:  mes lèvres sont en bonne voie de guérison, et j’espère que vous saurez les déguster et les torturer à loisir de Vos tendres morsures, car les Vôtres me manquent ardemment.

J’aime me sentir comme je sens en ce moment…à la fois comblée, rassurée, épanouie…Pleine de Vous, entière, complète. En équilibre. Je Vous remercie pour chacun de Vos mots, pour toutes ces choses dites et faites qui m’ont ramenées vers Vous, à ma place. Je Vous avais demandé de prendre la main que je Vous tendais pour me secourir car je sentais que je me noyais… Vous avez attrapé non seulement ma main, mais Vous êtes allé plus loin: Vous êtes allé chercher mon cœur, mon corps et mon âme là où même moi je ne les voyais plus clairement. Et pour tout ça, pour ce geste que je Vous sais parfois difficile à faire, je voulais Vous remercier …Infiniment.

Exceptionnellement Votre Sa(n)kura.

5 réflexions au sujet de « Déjeuné du 29/05/2018 : Pique-Nique »

  1. Sakura,
    Ce n’est pas Mon Maître qui m’a proposé d’aller pique-niquer quand l’été sera là dans les bois mais moi et Il m’a confirmé que dès que ce serait possible N/nous le ferions…j’ai hâte.
    Je suis contente de ce bon moment que V/vous avez passé ensemble ton Maître et toi, que l’absence de ton collier ne te soit pas reproché.
    Bises,
    Galathee

    • Bonjour Galathee,

      Merci pour ton message.
      Je te souhaite un agréable pique-nique aux pieds de ton maître: qu’il soit sage ou non, je ne doute pas qu’il sera un moment des plus agréables.

      Je t’embrasse,

      $akura

  2. Bonsoir Sakura,

    Tu as très bien décris ton pique-nique, je me suis imaginée près de Vous sur la berge…
    Ce moment complice est du bonheur pur et simple, ça met du baume au cœur, la journée est ensoleillée ^^
    Des bisous à paillettes couleur cerise,
    Mes respects à Maitre Katsuo

    Dana, Soumise novice de Maitre Fox

    • Bonjour Dana,

      Oui… j’avoue qu’Il a ensoleillé ma journée, et les suivantes avec (et ici il y en avait bien besoin, vu les pluies que nous avons!)
      Merci de ton message, et bienvenue à toi sur mon Blog.
      je transmettrais tes respects à mon Maître.

      Je t’embrasse,

      $akura

  3. Sakura,

    J’ai eu peu de temps à moi ces derniers jours mais je suis enchantée de lire tes mots. Des mots plein de douceur, de soleil, de poésie et de tendresse.
    Des mots qui me laisse un espoir même s’il est infime pour moi.
    J’espère que d’autres moments comme celui-ci pourront avoir lieu à nouveau.

    Je sais que je suis novice (autrement mais quand même) et ton blog est pour moi un vrai repère. Merci pour ce blog.

    Tinotte

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