Déjeuner du 31/07/18: Se dire « Au revoir »

« Les âmes s’effleurent souvent, mais peu se rencontrent vraiment. Quand elles y parviennent, elles échangent la profondeur de leur doute, de leur blessure, de leur lumière dans un instant de tendresse suprême » – John Joos

Prendre cette route encore une fois, voir défiler devant moi ce bitume si familier, qui me mène à Vous. Une dernière fois avant cette pause de 5 longues semaines.
Mon cœur se débat dans ma poitrine, cherchant à fuir ce qu’il ressent: un mélange d’angoisses et d’appréhensions, ou encore de vide… mais à l’inverse un mélange de besoins, d’amour, d’envies… une petite guerre se joue en moi, entre mon bien-être et mes peurs…

J’arrive à Votre magasin, je pousse la porte et tente un sourire, que je sens un peu crispé. Vos yeux se pose sur moi, un léger sourire….

« Ça va? »

« Oui mon Maître »

Bon…pieu mensonge: je vais biologiquement bien….sourire.

« A genoux! »

Sans réfléchir, je pose mon sac à mes pieds et me place à genoux face à la caisse.
Une petite appréhension vient me titiller l’esprit: à tout moment quelqu’un pourrait entrer et me voir ainsi! Mais j’aime cette idée! Et je n’ai aucunement honte de me trouver à genoux, collier au cou. Je suis juste à ma place.
Vous venez fermer la porte derrière moi et me dites de monter à l’étage.
J’arrive à l’escalier, lorsque Vous me plaquez contre le mur, Votre main vient entre mes cuisses, me caresse et Vos doigts me pénètrent.
Vous me faites signe de monter. J’arrive à l’étage, et retrouve mon tapis, posé à sa place. Dessus… Ma cravache. En la voyant, je suppose une punition et je sais que je la mérite. Et je l’attend. Parce que j’en ai besoin.
Je prends place, et Vous sur le canapé. Vos doigts claquent… et je viens Vous saluer comme à mon habitude d’un baiser sur Vos chevilles.
Mon front posé au sol, Vous relevez mon visage vers Vous et venez m’offrir un doux baiser gourmand.

« Sers moi à boire »

Je Vous ramène un verre de limonade et m’apprête à reprendre ma place lorsque,

« Je bois seul ? »

Je souris et retourne me servir également un verre.

Je viens tout contre Vous, et ma bouche vient laisser quelques baisers sur Votre torse…

« Comment vas tu? »

« Bien. »

Je me doute que Vous avez besoin de Vous rassurer sur mon état d’esprit à l’aube de cette période à venir.
Mais j’ai une boule dans le ventre qui me tiraille à l’idée que ces instants soient les derniers avant 5 semaines. La peur de Vous laisser.
Les larmes affleurent déjà à mes yeux, et je cherche à les contenir ou les cacher.

Vos mains parcourent mon corps, retrousse légèrement ma jupe et viennent claquer mon cul.

« Cravache »

Je la prend en bouche et la dépose sur Vos genoux.

Je suis à fleur de peau. La cravache glisse sur ma peau, sur mes seins, caresse mes joues… Et claque mon cul.
N/nos échanges de la veille me bouleversent encore. M’ont mis à vif… Au point de Vous suggérer l’impossible à mes yeux… Me rendre ma liberté… J’ai mal partout en moi, dans ma chair, dans mon âme, dans mon cœur… Mais je ne veux pas ternir ce temps que N/nous avons à partager… Ni revenir sur ce qui a été dit et qui est clos à présent.
Mais je n’ai pas encore eu le temps de « digérer » tous N/nos échanges à cet instant. Votre main vient saisir un de mes seins, le malaxe, le pince… Et vos lèvres le mordillent…
Ma jupe remontée sur la taille Votre main glisse à nouveau entre mes cuisses et fait descendre mon shorty sur mes genoux.

« Tapis »

Je me dirige vers mon tapis, et tente de retirer mon shorty qui entrave mes mouvement.
Vous venez Vous placer derrière moi.

« Que sens tu ? »

« Votre désir mon Maître »

« Mais encore ? »

« Votre queue durcie, tendue de désirs »

Et je me frotte contre. Mon visage cherchant le contact avec Votre membre viril que je sens fièrement dressé tout contre ma peau, au travers du tissus de Votre pantalon.
Vos doigts glissent sur ma joue et mes lèvres viennent les goûter. Les sucer. Les mordiller. J’ai faim de Vous, faim de Vous glisser entre mes lèvres et de pouvoir Vous avaler jusqu’à la hampe.
Votre téléphone sonne alors et interrompt cet instant. Il Vous faut redescendre voir un client…
Je patiente attendant à genoux Votre retour.

Lorsque vous revenez:

« Il semble que mon barbu de client m’ai coupé mes envies… « 

Vous Vous déshabillez et prenez place au salon.

« Lève toi »

Je me relève debout devant vous.

« Recule »

Je fais quelques pas en arrière face à Vous.

« Maintenant,fais moi un streap tease »

Je suis surprise et amusée à la fois. Pourtant, là, sans musique, je me sens maladroite… Grrr je n’aime pas ça !!

« Je ne suis pas habituée mon Maître »

« Alors il faudra t’entraîner » (j’ai devant moi 5 semaines pour le faire…sourire)

J’ai pourtant extrêmement envie de réussir à Vous plaire au travers de cet exercice.

Je me met face à Vous… Et retire peut être un peu trop précipitamment mon haut. Je décide de prendre plus de temps pour la jupe. Je défais le bouton, mon regard dans le Votre… Et glisse le zip de la fermeture éclair. Volte face, je suis dos à Vous.
Je fais glisser la jupe à mi fesses… Et me penche, jambe droite, en avant, à mesure que le tissus en jean glisse le long de mes jambes, mes mains caressant mes muscles.
Je reste penchée ainsi quelques instants Vous offrant la vue sur le bombé de mon cul… Et sur mon antre que je sens frémir à l’idée de savoir Votre regard posé sur moi.
Je pousse du pied ma jupe sur le côté et toujours dos à Vous, dégraffe mon soutien gorge. Une main posé sur le tissus cachant un sein, je fais glisser une première bretelle tout en me tournant vers Vous… J’inverse et change de main pour commencer à faire descendre la seconde lorsque:

« Viens ici »
J’avance doucement vers Vous retirant ce dernier tissu faisant barrage à mon entière nudité et viens m’agenouiller devant Vous.

« Il semblerait que tu aies réussi »

En effet, Votre queue me nargue là, sous mon nez… Et j’ ai envie de la goûter… Encore et toujours.

« Que veux tu? »

« Vous sucer mon Maître  »

« Alors, demande le correctement! »

« S’il Vous plaît mon Maître, j’aimerai pouvoir Vous sucer »

« Je veux que tu me le demandes correctement… Je veux que tu rampes pour réclamer. Montre moi que tu en as envie ! »

Je pars en arrière, et m’allonge au sol pour ramper. La moiteur de mon corps, due à la chaleur environnante, fait que ma peau adhère au sol et ne glisse pas comme j’en ai l’habitude…
Je fais au mieux mais je n’ai aucun doute sur la médiocrité de ma prestation.
J’arrive à Vos pieds:

« C’est ramper ça ? Recommence! »

Je repars et tente à nouveau, mais je ne peux pas glisser… Je me sens incapable…
J’arrive devant Vous.

« Que veux tu ? »

« Je voudrais pouvoir Vous sucer mon Maître »

« Pourquoi ?  »

« Parce que j’en ai envie »

« On est là pour satisfaire tes envies ? »

Je ne peux m’empêcher de rebondir sur une telle perche :

« Non, les Vôtres… Mais aussi un peu des miennes… C’est le but du jeu »

Et je me mords de suite les lèvres de ce mot que je viens d’employer… Car non pour moi, comme pour Vous je l’espère… Ce n’est pas un jeu… C’est beaucoup plus. C’est ce que je suis, ce que Vous avez révélé et fait naître en moi… C’est tellement plus… Ce tellement plus qui parfois Vous fait peur venant de moi.

« Un jeu ??? »

« Non ce n’est pas un jeu… Pardon mon Maître »

« Tu ne sais pas ramper et pour toi, c’est un jeu donc, comme le fait d’apprendre après coup pour Alya »

Je ne l’ai pas vu venir, et je m’attendais pourtant à en reparler… Car au fond de moi, je ressens le besoin d’être punie pour cela. Pour ne pas avoir demander Votre autorisation concernant sa demande, et Vous avoir mis devant le fait accompli.
Peut-être ai je pris plus de liberté, de façon inconsciente, car j’ai ressenti un peu moins de tension sur mon collier ces derniers temps, alors que j’en avais besoin… Et en même temps, je sais que Vous avez su Vous montrer clément envers moi suite aux épreuves que j’ai traversées et à la fatigue qui est la mienne et dont Vous Vous sentez peut-être un peu responsable…
A cet instant ma culpabilité est grande : parce que je ne Vous ai pas satisfait de ma prestation, parce que je n’ai pas fais ce que j’ai toujours fait auparavant, demander l’autorisation, parce que je me suis laissée affaiblir par les aléas de ma vie vanille, parce que je n’ai pas la résistance physique et émotionnelle pour ne pas faillir, et ne pas être fatiguée… Mais j’ai fais le choix de Vous seconder, et même si ce n’est pas de tout repos, cela reste extrêmement plaisant pour moi de me rendre utile pour Vous.
Mais c’est un tout… Entre décès d’un grand parent, maladie d’un de mes parents, mes problèmes de couple… Vos récentes confidences sur Vos états d’âme du moment… Je suis un mélange de craintes et d’angoisses que je refoule pour ne pas être submergée. Et à cet instant, je comprend mon erreur… Je n’ai pas su Vous le faire voir suffisamment pour que Vous puissiez m’aider à traverser cette période.
Et je me rend compte que j’aborde N/notre séparation avec beaucoup d’appréhensions, car je ne suis simplement pas sereine, et que trop de questions que je refoule, restent sans réponse.
Du temps que mon cerveau fasse cette analyse, vous êtes parti à la cuisine sans que je n’y prête attention.
Et je sens sur ma fesse, la dureté de la badine venir appuyer doucement ma chair.

« Tu sais ce que cela vaut »

Un premier coup tombe. Pas assez fort. Je ne compte pas. Délibérément.

« Une punition mon Maître »

Un deuxième coup. Toujours pas assez fort.
Les larmes me montent. Non pas de la douleur, mais du soulagement. J’en avais besoin… Et alors qu’un troisième coup tombe, plus sec et douloureux, mon visage vient s’enfouir dans l’assise du canapé, afin de cacher mes larmes que je peux enfin laisser sortir pour trouver ma paix intérieure dans Votre correction.

« Je ne t’entend pas ?!! »

« Zéro… »

Votre main repousse mes cheveux et me tourne le visage vers Vous.

« J’aime voir tes larmes !! »

Un autre coup.

« un ! »

Il y en aura cinq que je compterais.
J’en aurai souhaité plus. Pour pouvoir relâcher complètement toutes ces tensions en moi, pour pouvoir faire le vide et laisser s’évanouir ce combat intérieur que je mène avec moi même.
Vous posez la badine et venez Vous asseoir devant moi. Ma tête sur Votre torse, mes larmes coulent encore…

« J’aime tes larmes. Et je suis fier de toi! »

Votre ton est doux. Protecteur et bienveillant.

Fier de moi ? De quoi puis-je être fière là de suite ? D’avoir relâcher le trop plein ? Je pourrais me répandre au sol tellement je suis bouleversée… Mais Vous êtes fier de moi… Et ces mots sont d’un réconfort sans nom. J’embrasse Votre torse, glissant ma langue entre mes larmes, sur Votre peau.
Je lève mes yeux vers Vous, ma bouche et mon regard viennent demander l’autorisation de pouvoir Vous sucer.
Votre main sur ma nuque vient m’offrir ce que j’ai tant eu de mal à obtenir. Je Vous prend en bouche et me délecte de Votre goût… Ma langue glisse, je Vous happe, Vous aspire… De légères pressions en douces aspirations, je Vous branle de mes lèvres…

« Je pourrais jouir dans ta bouche tellement tu t’appliques! »

Je souris… Quelques gouttes de Votre semence sont venues se glisser sur mon palais pour mon plus grand plaisir. Et Vous sentir si dur, si droit… Si fier me comble au possible. J’en mourrais d’envie.

« Dis moi combien tu aimes ça »

« J’aime Vous sentir glisser en moi »

« Mais encore? »

« J’aime Vous sucer, Vous lécher.. J’aime faire jouer ma langue sur Votre queue… J’aime Vous sentir me remplir la bouche » et à chacun de mes mots, j’accompagnais le geste en rapport.
Tantôt Vous léchant, Vous aspirant, tantôt enroulant ma langue sur Votre gland, gonflé de désirs, tantôt m’empalant la gorge au plus profond… Avec cette envie de Vous offrir ma bouche à baiser…

Vous redressez ma tête en attrapant ma chevelure et me tirer en arrière vers mon tapis…bien que ferme, Votre geste est rempli de douceur et de prévenance pour moi.

Vous me faites me placer jambes repliées sous moi, écartées, et le buste couché en arrière. Je remercie mes abdos de réussir à tenir la positon sans avoir mal ! Sourire…
Votre main reste en soutien sur ma nuque… Et Votre autre main vient caresser mon mont de vénus… Le caresser, le claquer… Et le claquer encore… Je glisse… J’avance doucement dans ma bulle de réconfort, pourtant je brûle de Vos claques entre mes cuisses, qui restent pour moi un exercice délicat… Et soudain, c’est un doigt qui me pénètre à nouveau. Je suis trempée. Un (deux ?) autre(s) suivra (suivront ? ) … Venant flatter ma chair et m’enflammer le corps et l’esprit… Je gémis sous l’assaut de Vos doigts à la fois vils et bienfaiteurs… Vous jouez de mon corps cambré et tendu pendant de longues et agréables minutes… Et j’en frissonne de plaisir. Puis Vous Vous arrêtez.

« Redresse toi  »

Je tends une dernière fois ma ceinture abdominale pour me redresser… Et je suis surprise d’y arriver sans difficulté !
Je suis à genoux face à Vous.
Vous placez un oreiller devant moi.

« Allonge toi sur le dos »

Je m’allonge. Vous relevez mes jambes, les plaçant une à une sur Vos épaules dans un geste lent et doux, Votre regard plongé dans le mien.
Face à Vous.
Je suis face à Vous.
Ces moments si rares… A cet instant l’émotion me submerge en une vague d’intensité incroyable.
Je peux loger mon regard dans le Votre. Ce regard qu’il m’est interdit de voir lorsque je suis prise en levrette soit, relativement souvent.
Un plaisir psychologique d’une intensité violente… Et puis je sens Votre queue rentrer en moi et me fendre profondément.
Je pousse un cri de plaisir et de surprise… J’en avais presque oublié combien cette position était pour moi stimulante et génératrice d’orgasmes !!!
Double cadeau donc…

« Profites en. Regarde moi. Et marque ta mémoire de ces images »

5 semaines… 5 pu**in de semaines !!!
A nouveau un mélange d’émotions entre le plaisir que Vous me donnez, celui de pouvoir inscrire ce regard rempli de désirs, d’envies… A la limite de l’indécente folie qui Vous habite et qui Vous va si bien… Et celui de l’appréhension d’être séparée de Vous si longtemps.

Vos mots viennent m’achever.

« Qu’y a-t-il ? »

Ma main glisse sur Votre joue autant que les larmes sur mes joues.
Et dans un sourire :

« Je Vous aime! »

« Je t’aime aussi !! »

Vos mots viennent s’inscrire au fer rouge dans mon cœur, sur ma peau, dans mon esprit…
Je voudrais pouvoir figer cet instant, et le revivre en boucle, encore et encore… M’y perdre dans la folie, y noyer mon chagrin, et ne plus rien ressentir d’autre que cette parfaite symbiose de N/nos deux âmes unies dans le jeu de N/nos deux corps enchevêtrés l’un à l’autre.
J’explose d’une jouissance sans autorisation. Ou je ne l’ai pas entendue. Je crois deviner un « J’aime t’entendre » mais je ne suis pas sûre.
Et Vous jouissez juste après moi.

Je reste allongée, hébétée, le visage remplie des larmes que Vous venez de m’offrir. Secouée…

M’avez vous baisée ? M’avez vous fait l’amour ? Un peu des deux je pense.
Qu’importe le mot, il n’y en a pas de parfait…
N/nous avons simplement été N/nous.

Vous mon Maître, mon Amour, ma vie, mon Seigneur … Mon pourvoyeur de larmes et de plaisirs.

Moi, Votre soumise, Votre complice, Votre dévouée, Votre toute à Vous… Le précieux joyau que Vous avez ciselé, façonné… Et qui s’épanouie dans le plus beau des écrins : Vos bras.

Oh oui je Vous aime, dans toute la démesure qui est la mienne. Ni un peu, ni beaucoup… Et sûrement pas trop.
Je Vous aime comme jamais je n’ai aimé. Avec une violence perverse et romantique, vicieuse et inconditionnelle.
Puissiez Vous m’aimer ainsi aussi…

Il ne m’aura manqué qu’une chose avant de partir: Vous entendre me dire que j’allais Vous manquer. Je ne peux que l’espérer donc.

Bonne Vacances mon Maître… Le compte à rebours commence….

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