Séance du 26/07/2018 : Il était Une nuit…

« On ferme les yeux quand on s’embrasse, rêve, pleure et imagine. Car les plus belles choses de ce monde sont invisibles » – Drake

Je ne vais pas comme à mon habitude, vous raconter méthodiquement le souvenir de cette séance, non.  Je vais axer mon récit sur mes ressentis, et ils sont nombreux.

Résumons déjà la situation: je Vous ai rejoint pour la soirée, à l’issue du dîner, Vous m’avez demandé si je voulais rester pour la nuit. Je suis restée.

Que puis-je en dire?

Déjà le déroulement « au général »: bien qu’il y ait mon tapis, bien que j’ai gardé ma place jusqu’à Vos invitations à Vous rejoindre, j’ai trouvé cette soirée assez particulière. Un vent de « normalité » soufflait sur ces instants. Un mélange entre le vanille et le chocolat, sourire…. Vanille car la soirée fut des plus sage. Et je ne m’y attendais pas, sachant que c’était N/notre dernière soirée avant la longue période des vacances qui N/nous attend.
Je ne m’attendais à rien de spécial non plus, j’ai appris à ne plus me projeter pour ne pas me décevoir seule. Je ne m’attendais donc pas non plus à dormir avec Vous, bien que, tout comme jeudi dernier, j’avais prévu de quoi, juste au cas où tel soit Votre désir.

Juste un moment d’échanges, autour d’un film partagé, d’un repas pris ensemble.
Chocolat dans le sens où malgré cette soirée sans séance, Vous étiez Vous, mon Maître, et moi, Votre soumise. Chacun à S/sa place, dans l’ordre des choses et tout était parfait.

Puis il y a eu ces petits instants: celui où Vous m’avez demandée d’aller préparer Votre serviette à la salle de bain, avant de N/nous coucher. J’étais fièrement installée à genoux, serviette posée dans mes mains tendues devant moi, attendant que Vous veniez prendre Votre douche et peut-être profiter un peu du spectacle de Votre corps sous l’eau ruisselante.
Mais non. La surprise fut toute autre: Vous m’avez rejointe, puis délestée de la serviette, me faisant Vous suivre sous la douche.
Mille images à cet instant m’ont traverséesl’esprit comme Vous Vous en doutez. Entre celles des souvenirs d’instants déjà vécus ensemble sous cette douche, telle la douche dorée que j’ai reçue, ou encore celle plus récente, où Vous m’aviez prise contre la paroi…. et celles que mon imagination débordante pouvait imaginer aussi.
Mais non, rien de cela… A la place, Vous jouez avec l’eau, me mouillant le corps, faisant glisser le jet entre mes cuisses ou sur mon visage, juste avant de sortir de la douche.
Un moment où se mêle encore vanille et chocolat.
Et N/nous voilà tout deux au sortir de la douche,  essuyant chacun les gouttelettes d’eau sur N/notre propre corps. Chacun dans S/sa propre sphère. Avec ce ressenti d’être là, ensemble, dans une normalité des plus déroutante,et pourtant des plus délicieuse.

Et puis vient le moment de se coucher. Celui où, à cause de la chaleur je n’ose pas venir contre Vous. Celui où Vous me saisissez le poignet pour le poser contre Vous en me disant de profiter. Celui où  Vous Vous endormez à mes côtés, et où mes doigts ou mes mains ne cessent de glisser sur Vous. Celui où, grâce à la lumière extérieure, je peux regarder ce corps qui abrite l’Homme et le Maître que j’aime, nu, à mes côtés.
A cet instant, j’ai un désir fou de Vous. Contenu et sagement étouffé tout au long de la soirée. Et je m’interdis quoique ce soit qui puisse nuire à Votre sommeil. Mais ce que je ressens là, d’être ainsi allongée près de Vous, à la fois si proche…et en même temps si inaccessible…. est une torture qui m’empêche de m’endormir.

Et je laisse mon esprit divaguer. Et je repasse les différents moments de cette soirée dans ma tête: attendiez-Vous quelque chose de ma part? Ai-je raté une occasion de me manifester? Ou est-ce simplement que Vous n’aviez pas d’autres envies que cette soirée des plus simple? Et si c’est cela, sachant que N/nous avions une nuit offerte devant N/nous, pourquoi justement ne pas en avoir pleinement profité? Ou alors, dois-je comprendre que la séance n’était pas nécessaire puisque Vous m’offrez la possibilité de dormir à Vos côtés et que c’est de ça que je dois profiter?
Je préfère éteindre ma petite machine infernale, car je sais que je n’aurai aucune réponse à mes questions, et je décide de seulement profiter de ce moment inhabituel. Apaisée.

J’essaie de trouver le sommeil, tout en essayant de graver ces instants rares et précieux en moi, pour pouvoir y plonger lorsque nécessaire et m’y ressourcer.
Je voudrais que l’instant dure indéfiniment, je voudrais ne pas voir la lueur du soleil poindre au dessus des toits, mais je la vois, au travers de mes nombreux réveils nocturnes, où je Vous écoute parler en dormant, où je Vous écoute respirer, où je pose mes mains sur Vous…

La consigne donnée avant de Vous endormir était la suivante:

« Mets ton réveil à 7h30 et réveille moi ».

Inutile de préciser que j’étais réveillée bien avant que mon réveil ne sonne…sourire.
Et Vous Vous êtes également réveillé avant l’heure dite. Je n’ai pas pu Vous réveiller comme je l’aurai voulu donc.

Mais ouvrir les yeux et Vous avoir à mes côtés est indescriptible.

Au réveil, Vous m’autorisez à venir me blottir tout contre Vous. Je ne résiste pas à mon envie de Vous embrasser ça et là… cherchant à savoir si je peux me permettre un peu plus…
Finalement, je cède à mes propres désirs. Je me dis que Vous saurez calmer mes ardeurs si tel n’est pas Votre désir.
Et je glisse de Votre torse à Votre queue… et mon petit déjeuné m’est gracieusement offert.

Je réveille l’Homme, tout en douceur et gourmandise.
Jusqu’à ce que le Maître se réveille également et m’ordonne de me mettre mains au mur, à genoux.
Votre sexe tendu me fend, et mon plaisir matinal a dû réveiller quelques voisins encore endormis…sourire.

Suivra un moment, lovée entre Vos bras. Ou chacun de N/nous prend simplement le temps de profiter de l’instant.

Et la réalité de N/nos obligations viendra mettre fin à ce réveil des plus agréables: Vous partez à la douche, avant de descendre travailler.
Je m’affaire de mon côté, rassemblant mes affaires (j’en oublierai la moitié!). Tentant de mettre de l’ordre dans ce chez N/nous où j’aime évoluer, même seule (j’avoue que je n’ai pas touché au canapé, et pour cause…rire).

Et puis à mon tour de redescendre et venir Vous dire au revoir.

La vie normale reprend son cours, la parenthèse est refermée.

Il était une fois, une nuit à la saveur vanille, sublimée de chocolat. Et pour la gourmande que je suis… j’en ai apprécié toutes les saveurs.

Merci mon Maître de m’avoir offert cet instant à Vos côtés. Merci de ce privilège donné.
Je Vous appartiens, cœur, corps et âme.
Hier, aujourd’hui… et plus encore demain.

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